Retour (en images) sur l’atelier Contrat de Filière Musiques Actuelles aux BIS 2018.
Suite à la signature d’un 1er contrat de filière musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine en 2017, l’État souhaite en faire un nouvel outil de l’action publique sur les territoires pour répondre aux enjeux de l’écosystème musical à travers le financement de coopérations, d’expérimentations, en instaurant un dialogue pérenne entre parties prenantes. Une table ronde organisée lors des BIS à l’initiative des réseaux régionaux a permis d’en savoir plus sur les objectifs et enjeux de ces contrats.
Des conventions CNV aux contrats régionaux de filière !
Depuis quelques années, les collectivités territoriales, le CNV et l’État travaillent à la construction de dispositifs territoriaux en collaboration avec les réseaux régionaux et les acteurs des musiques actuelles. Plusieurs conventions régionales ont été signées entre l’Etat, les collectivités et le CNV. En septembre 2017, un contrat de filière a vu le jour en Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit d’une première étape vers les nouveaux modèles de contrats de filière qu’aujourd’hui l’État souhaite déployer plus largement pour répondre aux enjeux de l’écosystème musical à travers le financement de coopérations, d’expérimentations et la mise en œuvre de formes originales d’actions, le tout en instaurant un dialogue pérenne avec les parties prenantes. La table ronde animé par Gilles Cattagnac (Irma) et organisée lors des BIS 2018 à l’initiative des Pôles et réseaux régionaux de musiques actuelles a permis d’en savoir un plus sur le sujet.
Présenté comme un « nouvel outil de coordination de l’action publique sur les territoires », le contrat de filière régional pour les musiques actuelles s’inscrit dans le prolongement des conventions CNV réalisées depuis 2012, et vise à créer de nouveaux dispositifs d’accompagnement des acteurs pour leur permettre de faire face aux mutations actuelles que connait le secteur. Les dispositifs d’accompagnement issus d’un contrat de filière peuvent avoir pour objectifs d’encourager l’adaptation aux enjeux numériques ou environnementaux, d’accompagner les mutations professionnelles ou l’évolution des compétences, de susciter la coopération entre les acteurs, de créer des dynamiques artistiques et territoriales, d’impulser l’évolution des modèles économiques ou encore de repenser les modèles de gouvernance…
Dominique Muller (Délégué musique adjoint de la DGCA/Ministère de la culture)
Ainsi, les conventions régionales avec le CNV, puis le 1er contrat de filière en Nouvelle-Aquitaine en 2017, ont constitué un véritable support pour définir un cadre national pouvant s’adapter à chaque région, sans volonté de modéliser excessivement précise Dominique Muller (Délégué musique adjoint de la DGCA/Ministère de la culture), lors de la table ronde des BIS 2018 : « C’est le fruit de l’expérimentation de nombreuses conventions qui nous a permis de définir des objectifs pour un cadre national qui soit ensuite adapté dans chacune des régions, (…) de donner des lignes fortes tout en préservant le travail qui allait ensuite se dérouler dans les régions ». Au sein du Ministère de la culture, ces contrats favorisent des collaborations entre la DGMIC (Direction générale des médias et des industries culturelles) et la DGCA (Direction générale de la création artistique), comme l’indique Anne-Claire Gourbier (Cheffe du bureau du financement des industries culturelles de la DGMIC/Ministère de la culture) : « L’enjeu de ces contrats c’est de raccorder ces deux pans de l’action publique (spectacle vivant musical et musique enregistrée) qui aujourd’hui dans un contexte de transition numérique sont de plus en plus imbriqués. C’est cette notion de 360° que l’on essaye de mettre à l’œuvre. L’idée, c’est vraiment de développer des choses qui soient complémentaires et nouvelles par rapport à ce qui existe ».
Anne-Claire Gourbier (Cheffe du bureau du financement des industries culturelles de la DGMIC/Ministère de la culture)
Une gouvernance favorisant la co-construction dans le temps !
L’objectif des contrats régionaux de filière musiques actuelles est de regrouper et de prendre en considération les différents acteurs et de les relier dans une dynamique commune de développement au service des artistes, des populations et du territoire. Philippe Nicolas (Directeur du CNV) poursuit : « L’enjeu principal, c’est un enjeu de gouvernance. Son corollaire en termes de méthode et d’état d’esprit, c’est la co-construction. On vient vraiment sans idées préconçues. Le diagnostic se fait avec les acteurs, et c’est sur la base de cette réalité que l’on va donner sa forme définitive au contrat de filière. Aucun contrat ne ressemble au contrat voisin, même si il y a évidemment des points communs ». Boris Colin (Co-président de Haute-Fidélité, Pôle régional musiques actuelles des Hauts-de-France) confirme « Pour que cela fonctionne, il faut que la place des acteurs soit vraiment garantie. (…) On a maintenant des réseaux régionaux qui sont là, pour certains, depuis des dizaines d’années sur les territoires et qui souvent y représentent la filière. Il y a une vraie maturité de ces réseaux qui représentent chacun des centaines d’adhérents, et font de la co-construction avec les collectivités depuis des années. C’est vraiment le bon échelon pour installer le dialogue et expérimenter des choses ». Selon le cadre méthodologique actuellement en discussion, la gouvernance du contrat de filière s’organise autour de l’Etat, de la Région, du CNV, et potentiellement d’autres collectivités territoriales. Elle associe les réseaux d’acteurs en fonction de leur structuration collective. En Nouvelle-Aquitaine, « l’animation et la coordination stratégique ont été confiées au RIM (Réseaux des Indépendants de la Musique) » précise Frédéric Vilcocq (Conseiller culture & économie créative au Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine).
Philippe Nicolas (Directeur du CNV)
Boris Colin (Co-président de Haute-Fidélité, Pôle régional musiques actuelles des Hauts-de-France)
Un contrat évolutif qui s’inscrit dans le temps !
Pour Frédéric Vilcocq « Il s’agit d’un processus long (…) dont l’un des objectifs principaux est la mobilisation des dispositifs de droit commun, car les acteurs musicaux sont des acteurs légitimes pour mobiliser des dispositifs de développement économique, d’innovation, de recherche, d’export… » Il revient sur la réflexion qui a conduit à la mise en place du 1er contrat de filière en Nouvelle-Aquitaine : « Les crédits culture étaient plutôt en phase de stagnation, et on a considéré que la mobilisation des fonds européens et du droit commun à l’intérieur d’une région était le seul levier dynamique pour pouvoir mettre en place de nouveaux dispositifs, et avoir la possibilité d’intervenir sur l’ensemble de la diversité des acteurs de la filière. (…) Auparavant, complète-t-il, on finançait le secteur dit-associatif, le secteur subventionné, et les entrepreneurs du SV, soit du côté de la culture, on les prenait pour des businessmen, soit du côté de la direction du développement économique, on les ramenait à leur statut de simple acteur culturel ». C’est pourquoi, selon lui, la légitimité des acteurs culturels à aller chercher des dispositifs de droits communs est l’une des forces du contrat de filière quand cela est clairement inscrit comme un objectif du contrat.
Frédéric Vilcocq (Conseiller culture & économie créative au Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine).
Par ailleurs, toujours pour Frédéric Vilcocq « l’autre point important, c’est le caractère imminent évolutif de ces contrats qui doivent permettre d’associer des partenaires supplémentaires, à la marge de la filière (le monde du numérique), et de pouvoir les faire entrer dans une gouvernance collective, totalement inclusive avec des règles très claires de manière à pouvoir travailler ensemble ». Ainsi, chaque axe d’un contrat de filière peut être amené à évoluer pendant la durée du contrat. Le cadre méthodologique préconise d’ailleurs « une durée relativement longue, de 4 ans minimum ». Ainsi, en fonction des nouveaux enjeux ou selon l’évolution des parties prenantes, de nouvelles mesures peuvent être proposées en faveur des acteurs de la filière et s’ajouter, sans se substituer, aux dispositifs d’aides existants.
Un diagnostic permanent
Toujours selon le cadre méthodologique proposé, le contrat de filière doit s’appuyer sur une observation continue et un diagnostic partagé, faire état des caractéristiques du territoire et du développement des musiques actuelles en son sein, tout en identifiant les manques, les besoins et les enjeux stratégiques communs. Le contrat de filière doit ainsi permettre d’identifier précisément les éléments de « la chaîne de valeur » de la filière des musiques actuelles dans ses dimensions artistique, culturelle, sociétale et économique, au regard de sa structuration à travers différents « métiers ».
Il se dessine donc aujourd’hui un déploiement des contrats de filière à l’échelle nationale, témoignant de la réussite de l’expérimentation en Nouvelle-Aquitaine. Lors de la présentation du projet de loi de finances 2018, le ministère de la Culture a annoncé que « des moyens seront consacrés au développement des contrats de filière régionaux de musiques actuelles conclus entre l’État, les régions et le CNV afin de rendre plus cohérente et plus efficace l’intervention publique au sein de cette filière en pleine mutation ». Les contrats de filière représentent déjà « 1 million d’euros », selon Philippe Nicolas, et peuvent ouvrir « un champ des possibles très important pour les acteurs culturels ».
Après plusieurs mois d’investissement dans leurs structures respectives, les volontaires en Service Civique de la convention RIM se sont retrouvés cette semaine pour des temps collectifs de partage et d’échange.
Animés par l’Université Populaire de Bordeaux, de nombreux ateliers ludiques se sont succédés tout au long de la semaine. Le maître-mot, fédérer ces acteurs des musiques actuelles de demain dans un esprit de convivialité.
Répartis en deux groupes, les volontaires ont pu, entre autres, mutualiser leurs ressources pour réfléchir à des thèmes comme la place du volontariat dans leur structure, les modèles économiques et modalités de financement du secteur associatif, sa démocratie et sa gouvernance ou encore le lien entre musique et politique.
Au milieu de ces sessions de réflexions, la journée du mercredi a permis de réunir les 45 volontaires dans le magnifique cadre du deuxième étage du Marché des Douves, aux Capucins, à Bordeaux.
La matinée, consacrée à la rencontre, a amené nos volontaires en terrain inconnu et leur a permis de tisser du lien avec leurs alter-ego officiant dans d’autres structures, mais surtout, sur d’autres territoires.
L’après-midi, lui, a initié de vastes questions, volontairement polémiques, comme celle de la condition de volontaire en Service Civique, et la notion de sous-salariat qui peut parfois lui être sous-jacente.
L’objectif du RIM et de l’Université Populaire de Bordeaux, à travers ces modules ludiques, est de susciter l’esprit critique, de créer un esprit de cohésion et de faire perdurer les relations initiées au-delà de la stricte mission en Service Civique. Dans l’idéal, les volontaires garderont du lien qui favorisera, à terme, leur intégration future sur le marché de l’emploi … une sorte de mise en abîme du réseau.
Animé par ADI Nouvelle-Aquitaine, le Réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine fédère et anime plus de 300 partenaires de l’écosystème de l’Innovation. Les missions du réseau sont : détecter les entreprises potentiellement innovantes, accompagner les parcours d’innovation, promouvoir une culture d’innovation, animer des dynamiques territoriales et des communautés d’acteurs.
En 2017, le Réseau lance l’Atlas de l’Innovation : un site public pour référencer l’ensemble des acteurs de l’innovation en Nouvelle-Aquitaine. Actuellement 600 acteurs de l’innovation sont référencés !
https://www.innovez-en-nouvelle-aquitaine.fr/ — Cliquez sur la carte pour découvrir le site
Pour le Réseau et ADI, l’innovation sociale est une forme d’innovation majeure. Afin de vous mettre en visibilité, il vous est possible de vous inscrire sur la plateforme ! Vous avez deux fonctions qui peuvent vous permettre de vous mettre en évidence sur l’économie sociale et solidaire et l’innovation sociale : la typologie et/ou la compétence .
Vous avez besoin de développer ou de faire évoluer votre activité grâce à des outils numériques? Votre investissement de transformation numérique peut-être soutenu par des fonds européens et régionaux.
Depuis 2017, un nouveau dispositif est proposé : le chèque transformation numérique.
Une aide peut être accordée pour 50% du projet d’investissement(plafond de l’investissement de 150000€).
Retrouvez plus d’information sur le site de la Région Nouvelle-Aquitaine : https://les-aides.nouvelle-aquitaine.fr/fiche/cheque-transformation-numerique/
Ce dispositif d’aide a vocation à être ouvert de manière permanente de façon à accompagner les projets d’entreprises tout au long de la période de programmation des Programmes Opérationnels FEDER-FSE 2014-2020.
Les candidatures sont ouvertes ici pour les appels à projets 2018 du Contrat de filière musiques actuelles et variétés en Nouvelle-Aquitaine… Où en sont les projets lauréats en 2017? Focus sur les avancées de certains d’entre eux !
Structure porteuse : Einstein on the Beach Nom du projet : Nouvelle-Aquitaine – Grande Factory
Développement de la collaboration entre Einstein on the Beach et Jazz à Poitiers, deux principales structures de production et diffusion de musique improvisée, expérimentale et autres recherches sonores en Région Nouvelle Aquitaine pour développer un réseau intra-régional de création et diffusion dédié aux pratiques musicales innovantes.
Plusieurs dates ont été organisées et ont eu lieu du 30 novembre au 9 décembre 2017 à Pau, Poitiers, Bayonne et Bordeaux. Jazz à Poitiers et Einstein on the Beach poursuivent leur ping-pong musical à échelle régionale. Après l’accueil de la création 2017 « Le Lobe » en décembre à Bordeaux, c’est Rühland qui s’est produit à Poitiers le 24 janvier dernier.
Structure porteuse : La Motte des Fées
Nom du projet : Festival de la Motte, 9ème édition
Le festival de la Motte est un festival qui se déroule au milieu des bois sur le site d’une motte féodale. Deux soirées sont organisées avec environ 7 groupes par soir. Deux scènes sont présentées : une grande scène avec des artistes confirmés et une petite scène avec des artistes locaux. Cette année, un partenariat s’est créé avec la salle de musiques actuelles de La Rochelle « La Sirène » afin de faire découvrir des groupes sur la petite scène et de mettre en place un projet culturel auprès des jeunes du canton.
Le festival a bien ouvert ses portes. Le jeudi soir, les enfants participant à la chorale du collège de Matha ont eu l’honneur d’ouvrir le bal avec l’artiste Hildebrandt, sur la Scène de la Sirène. L’ambition de ce partenariat avec la Sirène et Hildebrandt est d’enrichir le parcours d’éducation artistique et culturelle des élèves.
Structure porteuse : La Route Productions
Nom du projet : Les DANA en mouvement (développeurs d’artistes de nouvelle-aquitaine)
Nous sommes neuf développeurs d’artistes de Nouvelle-Aquitaine réunis dans le but commun de donner plus de visibilité et de poids à nos activités dans la filière des musiques actuelles. Une aide à la mobilité sur des festivals importants du territoire français nous aiderait à valoriser notre travail et participer à l’essor économique et créatif de la Nouvelle Aquitaine.
Réalisation de 500 totebags, 2500 livrets et 2000 double CD. C’est aussi 10 structures présentes pour représenter les 24 structures qui composent les DANA.
Les BIS furent un événement important pour représenter les DANA, cependant l’aventure ne se termine pas là. Il s’est créer une véritable cohésion de groupe et il y a donc une volonté de poursuivre. Plusieurs structures présentes sont prêtes à représenter leurs artistes sous la casquette DANA lors du Printemps de Bourges, MaMA évent et autre rencontre pro.
Structure porteuse : Pays’Sage Nom du projet : Maillage de compétences / Projet fédérateur
L’association Pays’Sage, dans une dynamique d‘aller vers la mutualisation des réseaux, des connaissances, des savoir-faire, veut entamer la mise en place d’un maillage de compétences avec différentes structures. Cette coopération entre le Café de l’Espace et l’Entente Sud-Est Creuse et Festiv’Art en Berry se fait sur différents de niveaux et sur un temps réparti sur l’année.
Pays’sage investit de multiples lieux du territoire creusois (et au delà!) jusqu’à fin mars dans le cadre de ses Bistrots d’Hiver !
Structure porteuse : La Dynamo
Nom du projet : mini-festival de La Dynamo
Festival Niortais, itinérant, proposant des concerts de style différents sur des lieux culturels, dans la rue en déambulation, dans un bar, chez un commerçant, au cœur de la ville, et surtout chez les habitants ! En plus, une proposition « citoyenne » : troc’fringues, conférences, stands d’informations, gestion éco-responsable, éthique et local…
>> Où en sont-ils? L’association la Dynamo organise ce 1er avril son premier mini festival à travers les rues de Niort. De la place des Halles à l’Alternateur, en passant par le Camji ou en s’arrêtant pour deux concerts intimistes chez l’habitant, venez découvrir ou participer aux trocs, expos et concerts !
Structure porteuse : Baco Records Nom du projet : remettre l’artiste, l’œuvre et la création au cœur des échanges en favorisant l’indépendance, les circuits courts et de proximité
Avec l’arrivée du numérique et de la distribution digitale, nous avons dû revoir notre modèle économique et imaginer des solutions permettant de lutter contre la baisse du chiffre d’affaire liée à la « dématérialisation » de la musique. Nous pensons que la désintermédiation, la diversification de nos activités et la remise de l’œuvre et des artistes au cœur des échanges nous permettra de continuer à nous développer.
Structure porteuse : Microcultures Nom du projet : Microcultures v3
Microcultures s’apprête à lancer la nouvelle version de son portail de production à destination des acteurs indépendants de la musique. L’orientation sera donnée vers les coopérations avec les autres structures (labels, collectifs, structures d’accompagnement) et le soutien à l’auto-production des artistes, via un module technique de crowdfunding et une proposition de services ad hoc, adaptés aux besoins de ces différents acteurs.
Des expérimentations ont lieu et donnent lieu à des corrections en direct Nouvelle transition marketing/technique envisagée courant 2018 qui réorienterait l’activité sur la production exécutive en déléguant l’activité de crowdfunding
L’A (Agence Culturelle Nouvelle-Aquitaine) publie la 6ème édition de son rapport « 20 notions et chiffres du spectacle vivant en Nouvelle-Aquitaine, consultez le ci-dessous !
Mêlant visualisations graphiques, données chiffrées et témoignages d’experts et de la profession, cette nouvelle synthèse dresse les repères essentiels du spectacle vivant sur l’emploi, la formation, le financement public ainsi que les équipes artistiques, les festivals, les structures de création ou de diffusion.
Produit par le Pôle Observation-ressources de l’agence, 20 notions et chiffres clés est le fruit d’un travail au long cours impliquant la collaboration de la DRAC, de la Région et de nombreux partenaires tels que Audiens, Pôle Emploi, l’AFDAS, ainsi que des réseaux, des fédérations et d’autres agences culturelles.
Traversée par les droits culturels, cette nouvelle édition est l’outil indispensable pour connaître et comprendre le spectacle vivant en Nouvelle-Aquitaine aujourd’hui.
Nicolas, délégué territorial vous explique ce qu’est le Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés en Nouvelle-Aquitaine, à l’antenne de Radio Pulsar.
Le prochain comité d’engagement du Fonds d’urgence au spectacle vivant se tiendra le vendredi 13 avril 2018
La date limite de dépôt des dossiers est le : jeudi 1er mars2018
Le Fonds d’urgence au spectacle vivant a pour mission de soutenir les entreprises du secteur privé du spectacle vivant et les entreprises subventionnées entrant dans le champ de la taxe sur les spectacles qui connaissent des difficultés depuis le 13/11/2015 directement liées aux conséquences des attentats.
Pour les demandes liées au surcoût sécurité, il n’est pas nécessaire de renseigner les éléments financiers en revanche, il vous sera demandé de fournir des justificatifs pour étayer votre demande (facture et/ ou devis). En cas d’interrogation, n’hésitez pas à joindre les services du CNV avant de déposer votre dossier.
Une seconde session se tiendra dans le courant du deuxième semestre, la date sera communiquée ultérieurement.
Ce fonds est soutenu par : le ministère de la culture, le CNV, la SACEM, la mairie de Paris, l’ADAMI, la SCPP, la SACD, la SPPF et l’ADAGP.
Éric Roux, coprésident du RIM, fondateur et directeur de la Rock School Barbey, vient d’être élu vice-président du CESER Nouvelle-Aquitaine (Conseil Économique Social et Environnemental Régional). Décryptage.
Existant sous sa forme actuelle depuis la loi du 12 juillet 2010, le CESER remplit une mission de consultation auprès des instances politiques de la Nouvelle-Aquitaine. Ne prenant aucune décision mais émettant des avis, il participe activement à l’administration de la région.
Le 23 Janvier 2018, Dominique Chevillon a été élu président du CESER Nouvelle-Aquitaine. Avec lui, c’est une nouvelle assemblée de 180 membres qui s’installe pour un mandat de 6 ans.
Durant la mandature 2016-2017, le CESER N-A a produit 20 rapports ou contributions, 80 avis sur des sujets d’intérêts majeurs, près de 250 auditions et une vingtaine de présentations publiques dans les territoires.
Nous avons interrogé Eric Roux, co-président du RIM, directeur de la Rock School Barbey, élu vice-président du CESER Nouvelle-Aquitaine, pour mieux comprendre cet organe régional.
Peux-tu nous présenter brièvement comment fonctionne le CESER ?
Eric Roux : Le CESER est la deuxième chambre de la région Nouvelle-Aquitaine, la première étant celle des élus du Conseil Régional. Il est constitué de 4 collèges :
– Un collège de représentants de syndicats de salariés
– Un collège de représentants de syndicats patronaux
– Un collège cadre de vie et solidarité
– Un collège de personnalités qualifiées
Il y a 180 membres, 58 personnes par collège, sauf le collège 4 où ils ne sont que 6.
Le 23 Janvier, nous avons procédé à l’élection du bureau, composé de 32 membres. Il y a un président, 20 vice-présidents, répartis entre « présidents de commission » et « rapporteurs de commission » et 11 secrétaires.
Pour traiter les sujets, nous disposons de plusieurs commissions :
– 5 commissions sont thématiques. Pour exemple, la commission 5, celle qui nous concerne le plus, regroupe des champs divers comme la vie sociale, la santé, le sport, et la culture.
– 5 commissions sont transverses. Elles se chargent de thèmes comme l’international, le transfrontalier, le transrégional ou encore d’évaluations de politiques publiques de la région.
Enfin, une dernière commission est en charge de faire le lien avec des personnes issues de la société civile hors CESER. Elle se nomme « Veille et prospective », ou « Section ».
A côté de tout cela, existe un cabinet du CESER, composé d’un directeur et de chargés de missions. Ils accompagnent les commissions tout au long de l’année, et de manière régulière.
Quel est son rôle sur la région Nouvelle-Aquitaine?
E.R. : Le CESER est généralement défini comme la représentation de la société organisée.
De manière concrète, les études dont on s’empare sont celles que le préfet ou la région nous demandent d’effectuer pour eux. On appelle ça des « saisines ». Le CESER peut également « s’auto-saisir » pour manifester l’envie d’étudier tel ou tel sujet, auquel cas l’étude est également menée. Chaque délibération, qui va passer en commission permanente du Conseil Régional, fait, au préalable, l’objet d’un avis du CESER. La commission dont c’est la thématique analysera les propositions qui la concernent et formulera un avis et une préconisation.
Couverture de la lettre du CESER / NA! N°8, Janvier 2018.
Tu es avant tout un acteur des musiques actuelles à Bordeaux en tant que directeur de la Rock School Barbey, et l’un des co-présidents du RIM. D’où est venue l’envie de d’intégrer le CESER ?
E.R. : Avant tout, nous aurions pu choisir quelqu’un d’autre qu’un des co-présidents du RIM. Il se trouve néanmoins que j’ai une relation qui dure depuis quelques années avec le CESER. Aujourd’hui je pense que si le RIM n’avait aucun représentant au CESER nous aurions du mal à identifier sa fonction.
J’ai eu la chance, quand j’habitais Bordeaux, de côtoyer un chargé de mission, toujours en fonction au CESER par ailleurs, qui s’appelle Jean-Claude Guicheney. Nous avons eu l’occasion de nous rencontrer et de discuter du CESER.
Peu de temps après, il m’a semblé important que les musiques actuelles investissent cette institution pour continuer un travail d’irrigation de la société, où nous (le RAMA) étions déjà majoritaires en termes d’écoutes et de pratiques. Il m’a semblé évident que notre voix devait être portée au sein des institutions publiques de manière conséquente.
Je me suis attelé à comprendre comment il était possible de se faire nommer par le préfet pour intégrer le CESER, et ceux qui me connaissent savent que je ne lâche rien, jusqu’au jour où nous avons convenu avec le directeur régional des affaires culturelles (DRAC) de l’époque, François Brouat, d’une potentielle arrivée de notre réseau au CESER. Nous n’avions pas, à l’époque, de poste clairement identifié comme « musiques actuelles », même si ça y ressemblait beaucoup. A la deuxième mandature, un peu tronquée du fait de la fusion des régions, nous avons eu un poste un peu moins bancal. Nous étions 3 organes locaux à bénéficier d’une représentativité, le RAMA, la FEPPIA et Musiques de Nuit, qui officiait comme pôle régional Jazz à cette époque.
Pour la mandature actuelle, nous avons un poste clairement identifié « musiques actuelles » au nom du RIM. C’est donc une petite victoire, mais une victoire tout de même ! Par ce biais, nous avons assis la place des musiques actuelles dans un organe comme le CESER, mais également permis aux acteurs du secteur de clairement identifier sa fonction.
Quelle importance cela a-t-il ?
E.R. : Dès 2008, un an après la première mandature, nous avons inscrit une étude sur les musiques actuelles, qui a pris effet sur toute l’année 2009 et remise en 2010. Elle nous a permis de franchir un nouveau palier dans la représentativité que l’on mérite au regard de notre fonction pour la société. Le rapport a été voté à l’unanimité, et je pense que ça a permis à certains membres du CESER d’identifier les « musiques actuelles », ou du moins le terme, duquel je reste convaincu qu’ils étaient complètement étranger.
Il y a un aspect symbolique donc, mais pas que … Le CESER s’est rajeuni mais, à l’époque, je faisais partie de la jeune garde du CESER, et les plus âgés venaient me voir pour me dire « mon fils / petit-fils il fait aussi ce dont vous venez de parler ». Outre l’anecdote, ça prouvait bien que ça inscrivait le secteur et notre travail dans une réalité.
Même si certains sujets sont assez éloignés de nos problématiques musicales, il est important de contribuer à la dynamique globale, puisque l’on se retrouve dans de très nombreux champs abordés, de l’économie sociale et solidaire à l’environnement.
Cliquez sur l’image pour consulter le rapport
Comment la voix des « musiques actuelles » est-elle reçue ?
E.R. : Tout le monde est sensible à notre discours. Si on n’est pas très sensible à la musique, on a au moins quelqu’un dans sa famille qui pratique ou qui écoute. Ça permet de mettre enfin un terme et une réalité sur notre fonction. On jouit, je pense, d’une place estimée. On est sorti des « gentils hurluberlus » qui s’intéressent à des trucs que personne n’écoute.
Quels sont vos sujets de réflexion prioritaires pour 2018?
E.R. : Malheureusement, il est encore trop tôt pour cela. Ces priorités devraient être fixées très prochainement ! Il faut noter que, cette année, on dénombre 53 % de nouveaux membres. Ce n’est pas rien compte-tenu de la difficulté à identifier les jeux d’acteurs, l’histoire et les fonctions au sein du CESER, ça prend du temps pour pleinement prendre sa place, et la mesure de son rôle.
On passe cette année de 266 membres à 180. Qu’est-ce que cela peut-il changer dans le dialogue en interne ?
Je pense qu’on pourra enfin se retrouver réellement en séance plénière. Si nous étions 266, c’est parce-qu’il avait été décidé de fusionner les anciens CESER, à savoir celui d’Aquitaine, celui de Poitou-Charentes et celui du Limousin… et on rentrait tout juste dans l’hémicycle du Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine. On savait qu’il était impossible de conserver ce nombre sur la durée. Pour notre secteur, cette réduction était aussi une problématique à prendre en compte, puisqu’il fallait assurer sa place au sein des 180 restants, mais aujourd’hui, on y est. Ce qui est sûr, c’est qu’on travaillera mieux avec un nombre plus restreint. Je pense, ceci dit, que nous serons rarement réunis à 180 en séance …
Prenant place à La Cité De La Mode Et Du Design à Paris, les 14 et 15 Septembre derniers, la Conférence Nationale de la Vie Nocturne a regroupé :
La Plateforme de la Vie Nocturne a été créée le 12 janvier 2017.
Elle constitue un espace de réflexion et de propositions réunissant élus et techniciens
des collectivités et de l’Etat concernés par la Vie Nocturne, organisations professionnelles, universitaires, experts et citoyens. Elle offre une approche à la fois
globale, transversale et experte à ses membres partenaires, afin de mieux
comprendre ce qui se joue la Nuit, construire des clés d’analyses et de stratégies, pour
qu’elle devienne un atout pour les territoires.
Pour lire le rapport issu de cette rencontre, cliquez sur le lien ci-dessous :
3 nouveaux membres dans la famille, c’est pas tous les jours, alors ça se fête !
L’un vient de Gironde et abrite en son sein des associations aux esthétiques et aux activités variées.
Un autre vend de la bière, fait à manger, mais surtout, programme des concerts de qualité toute l’année à Poitiers.
Enfin, direction le nord de la région pour un festival consacré aux musiques actuelles à la programmation éclectique et qui s’étend sur 6 jours, répartis sur deux semaines.
L’OVERGROUND
Talence (33) – T2
L’Overground est une fédération d’associations regroupées dans un même lieu et agissant dans différents secteurs d’activités : le développement culturel et artistique, l’éducation à l’environnement, le commerce équitable, l’éducation populaire.
Bienvenue au Festival Nouvelle(s) Scène(s), Festival de musiques actuelles, nouvelles et expérimentales. Découvrez leurs artistes et leur programmation : http://www.nouvelles-scenes.com
Nous leur souhaitons une longue route, pérenne, et nous sommes heureux de nous en faire les copilotes le temps d’un (long) trajet.
Cette démarche, à l’initiative d’AGI-SON, est proposée dans toute la France et a pour but d’offrir des moyens de protection adaptés aux pratiques musicales avec des conseils de prévention et d’utilisation associés, à des tarifs négociés : 89 € TTC la paire de bouchons moulés (au lieu de 175 € prix tarif individuel).
Ces protecteurs auditifs sont réalisés en silicone souple et munis de filtres spécifiques pour la pratique et l’écoute de la musique, disponibles en 6 niveaux d’atténuation (au choix parmi -10, -15, -17, -20, -26 et -27 dB).