[EUROPE CRÉATIVE] pour l’innovation trans-sectorielle

« Le programme Europe Créative va davantage financer l’innovation trans-sectorielle, comme les contenus documentaires du secteur culturel. Nous allons injecter plus de flexibilité dans nos actions afin de soutenir des initiatives associant les secteurs de la culture et du numérique », déclare Gabriele Bertolli, team leader, Programme Creative Europe Media de la Commission européenne, lors de la table-ronde « Culture et Patrimoine : audace, innovation et opportunités » présentée par News Tank Culture au festival Sunny Side of the Doc, à La Rochelle (Charente-Maritime) le 25/06/2018.

Au cours de cette table-ronde analysant comment « les musées, sites patrimoniaux, festivals ou lieux de spectacle commandent, produisent, coproduisent ou inventent des formes documentaires nouvelles, toujours plus immersives », Laure Pressac, responsable de la mission stratégie, prospective et numérique du CMN, déclare que « pour [eux], le numérique permet de connecter le passé et le futur. »

News Tank rend compte des échanges.

Les intervenants

Gabriele Bertolli, team leader, converging media and content, programme Europe Créative Media, DG Connect, Commission européenne• Guilaine Legeay , chargée de conception multimédia, musée du Louvre-Lens• Muriel Meyer-Chemenska, directrice de l’agence Métapraxis design muséographique• Laure Pressac, responsable de la mission stratégie, prospective et numérique du Centre des monuments nationaux• Bertrand Dicale, modérateur (News Tank Culture)

[PRODUCTION] Le choix d’une structure de production : disque et spectacle

Organiser un spectacle ou produire un disque nécessite un cadre juridique adapté. La structure permettant de mener à bien ces activités pourra être, suivant le cas, une association ou une structure commerciale (SARL, EURL, Scop…).

Avant de vous orienter vers des activités de production de spectacles ou de disques, le choix d’une structure s’impose pour demeurer dans la plus stricte légalité aussi bien au niveau juridique que fiscal. Toutefois, la préférence pour l’une ou l’autre de ces structures va orienter sensiblement votre façon de travailler et aura des conséquences importantes sur le fonctionnement de votre projet. Plusieurs solutions sont possibles avec leurs avantages et leurs inconvénients. Il n’existe pas vraiment de structure totalement adaptée à ce genre de projet ; aussi, il vous faudra opter pour l’une d’entre elles.

>> Lire la suite

Source : L’Irma

[INTW] Rapprocher la culture et l’ESS

Culture Veille a réalisé plusieurs interviews pendant la 4e édition du Forum Entreprendre dans la Culture, organisé à Paris du 30 mai au 1e juin. À cette occasion, Bernard Latarjet a présenté son rapport « Rapprocher la culture et l’économie sociale et solidaire », il évoque le Contrat de Filière Musiques et Variétés et l’exemple de la Nouvelle Aquitaine.

https://cultureveille.fr/interviews-forum-entreprendre-dans-la-culture-paris-2018/

 

[BIM !] Une radio éphémère et participative à Angoulême !

Musiques Métisses, Radio Pulsar, BeaubFM et La Nef se sont associés le temps d’une semaine pour la création d’une radio éphémère, ouverte non seulement à la culture mais aussi aux étudiants et aux acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire. La bien nommée BIM ! a  vu défiler à ses micros différents acteurs du territoire sur des thématiques de leurs choix, du 21 au 26 mai !

>> Écouter les podcasts ici !

BIM c’est quoi?

« Mettre un peu de bazar dans vos voitures, casques… à base de musiques actuelles, d’infos étudiantes, d’économie sociale et solidaire. BIM une expérimentation pendant une semaine sur la capacité à fédérer, à s’exprimer, laisser libre cours à l’improvisation. Une semaine pour pouvoir se planter, avoir la chance d’essayer. »

L’objectif?

Créer une radio associative basée à Angoulême, qui serait le reflet du dynamisme local. Une belle aventure, qui répond à l’envie d’avoir une radio qui ressemble aux acteurs et qui ferait la promotion des artistes locaux, des courants émergents des musiques actuelles nationales et internationales, et qui parlerait de l’actualité culturelle qui anime le territoire mais aussi des actions locales en lien avec le monde étudiant et l’économie sociale et solidaire.

Ce nouveau média fera également la part belle au monde de l’image.

Retrouvez toutes les émissions en podcast ici.

C’est une affaire à suivre de très près…

Envie de vous exprimer ?

C’est possible (et fortement recommandé), il vous suffit de prendre un peu de votre temps pour remplir ce petit sondage en ligne, merci de vos retours !

[RESSOURCE] La sortie de disque de A à Z

Même si la formation et l’expérience – même empirique – restent incontournables, certains ouvrages font référence en matière d’activité discographique, afin de bien mettre le pied à l’étrier :

  • Je monte mon label de Jean-Noël Bigotti, aux éditions Irma,
  • ou encore Réussir le développement d’un projet musical professionnel de Laurent Cabrillat, édité par Milk Music

Avant de se lancer, ou bien au tout début de l’aventure, la Fédération des Labels Indépendants Nationale (Félin) publiait également un mini-dossier fort utile sur les 10 points du jeune label.

Dans ce paysage de ressources, il fallait également penser à réunir en un coup d’œil quelques repères pour cadrer le suivi de projets. Pour tous les cas de figure, le RIM propose ici une méthodologie permettant de voir de manière synthétique le déroulé d’une production de A à Z. Que ce soit pour une sortie express liée à une tournée, une référence dans les tuyaux depuis trop longtemps, ou juste pour prendre le temps de bien s’organiser et optimiser sa stratégie pour le meilleur impact possible : retrouvez ci-dessous une conduite de projet disque. Adaptable à loisir, elle peut faire office de feuille de route à imprimer, rayer, ou faire évoluer selon ses propres fonctionnements !

[AIDE] Professionnels de la médiation : postulez à l’aide Mobilité !

Vous êtes professionnel-le de la médiation ? Vous cherchez à innover dans votre domaine, à échanger des bonnes pratiques?

Le LABA propose aux acteurs un projet de mobilité à Plovdiv en Bulgarie du 14/01/2019 au 18/01/2019, pour les former sur leur capacité à innover, à travers une immersion chez un partenaire qui mène des activités culturelles spécifiques pour l’inclusion des publics roms.

Au programme : visites de lieux de vie culturels, d’insertion et de formation informelle, activités dynamiques d’échanges entre équipes sur la culture des populations roms et les outils de médiation à développer, rencontres avec d’autres travailleurs de la jeunesse européens pour élargir leur panel de méthodes et former un réseau informel de médiateurs.

Vous avez jusqu’au 30 juin 2018 pour postuler !

Dossier de présentation

Cliquez ici pour postuler


Un appel à projets lancé dans le cadre du Contrat de Filière musiques actuelles et variétés en Nouvelle-Aquitaine, signé par le Ministère de la Culture, le CNV, la Région Nouvelle-Aquitaine et le Réseau des Indépendants de la Musique, et coordonné par Le LABA.

[À L’ANTENNE] Les métiers de programmateur et de régisseur d’une scène de musiques actuelles

Comment la programmation d’une salle est-elle réalisée ? Quels enjeux pour le programmateur ?  Quelles sont les réalités du secteur ? Comment s’organise l’accueil d’un groupe ? Quelle équipe autour du régisseur général ? Quelles relations entre équipes techniques et équipes artistiques ?

Guy Garcia, directeur et programmateur du Sans Réserve, Scène de Musiques Actuelles à Périgueux et son régisseur général, Laurent Lapierre vous parlent de leurs métiers, en compagnie de Rémi Chastenet, délégué territorial du RIM, à l’antenne de Radios Libres en Périgord.

 

À réécouter également :

L’histoire du label SMAC et le métier de chargé-e de communication :

Grande émission sur les musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine :

> À écouter ici (en direct de l’AG du RIM les 15 et 16 mai au Confort Moderne).

Votre été festivalier en Nouvelle-Aquitaine :

> À écouter ici (à l’antenne de Radio Pulsar)

[MÉCÉNAT] Une plateforme pour trouver des mécènes en Nouvelle-Aquitaine !

Plateforme numérique de mécénat en nature dédié à la culture en Nouvelle-Aquitaine !

La plateforme SYNAPSÆ facilite et sécurise les relations de mécénat en nature (c’est-à dire non-financier) entre professionnels de la culture et entreprises de Nouvelle-Aquitaine, dans un rapport « gagnant-gagnant » pour leur stratégie de développement respective, et conformément aux dispositifs fiscaux prévus dans le cadre de la loi du 1er août 2003 relative au mécénat.

L’objectif de cet outil unique en son genre est d’encadrer et de valoriser le don ou la mise à disposition, par des entreprises régionales de toutes tailles, de locaux, matériaux ou matériels inexploités ou sous-utilisés, ou encore de technologies ou de compétences, en réponse aux besoins exprimés sous forme d’annonces par des structures culturelles du territoire.


Comment ça marche?

« Je suis opérateur culturel » :

Pour être éligible, la structure culturelle doit être reconnue « d’intérêt général », c’est à dire qu’elle doit répondre à ces 3 conditions :

    • son activité est non lucrative et non-concurrentielle
    • et ne profite pas à un cercle restreint de personnes
    • et sa gestion est désintéressée

L’intérêt général d’une œuvre est avéré dès lors qu’elle revêt un caractère culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique ou à la diffusion de la culture ou de la langue.

En savoir + sur les conditions d’éligibilité de la structure culturelle


« Je suis une entreprise » :

Conformément à l’article 238 bis du Code général des impôts, l’avantage fiscal offert par le Mécénat s’applique à toute entreprise :

  • fiscalement domiciliée en France
  • et assujettie à l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu (cas des entreprises sous forme individuelle ou professions libérales) selon un régime réel d’imposition
  • ou partiellement ou temporairement exonérée d’impôt par application d’un abattement sur le montant du résultat imposable (report possible de la déduction fiscale sur les 5 exercices suivants)

Ne sont pas concernées les entreprises ou exploitants :

  • soumis au régime de la micro-entreprise
  • ou exonérés de l’impôt sur les sociétés en vertu d’une loi particulière

Il revient à l’entreprise de s’assurer de son éligibilité à bénéficier du dispositif de réductions fiscales sur les dons en mécénat, conformément à la législation en vigueur en France.


Vous êtes éligible?

Inscrivez-vous vite sur la plateforme ici !


SYNAPSÆ est lauréat de l’appel à projets « Services numériques innovants » 2016 du Ministère de la Culture et de la Communication et de l’appel à manifestation d’intérêt « Le Numérique au service de l’Économie collaborative » 2015 de l’ex-région Aquitaine.
Il est soutenu par la Direction de l’Environnement – Service de l’Économie circulaire de la région Nouvelle-Aquitaine, cofinancé par l’Union européenne avec le fonds FSE

La plateforme, propriété de l’association Aquitaine Culture, est éditée, sous licence d’exploitation non-exclusive, par le Fonds de dotation Aquitaine Culture*.

FORMA, le FORum des Musiques Actuelles – moins d’une semaine pour vous inscrire !

FORMA #3 est le forum de rencontre des professionnels de l’accompagnement dans les musiques actuelles avec les musiciens et porteurs de projets de Nouvelle-Aquitaine en recherche d’informations, conseils et contacts. Après deux éditions ayant réuni plus de 100 participants aux Abattoirs à Cognac en 2015 & 2016, FORMA fera cette année étape à Limoges, à Irrésistible Fraternité, les 15 & 16 juin.

PROGRAMME

VENDREDI 15 ET SAMEDI 16 JUIN / Dès 10h
CONFÉRENCES ET RENCONTRES PROS

Vendredi 15 :

  • 10h30 – 12h | Les coopérations entre écoles de musiques et acteurs musiques actuelles
  • 14h15 – 16h15 | Restitution des résultats de la concertation régionale sur le développement artistique menée par la Pépinière du Krakatoa
  • 16h30 – 18h30 | Échanges sur l’info-ressource musicale en Nouvelle-Aquitaine

Samedi 16 :

  • 10h00 – 11h30 | Restitution du projet de compagnonnage (résidences croisées) du DAV Massif Central menée par RPM

 

SAMEDI 16 JUIN / Dès 13h30
SPEED MEETING ET TABLES RONDES

Musiciens et porteurs de projets musicaux régionaux, venez rencontrer plus de 25 intervenants professionnels de la filière musicale en Nouvelle-Aquitaine !

En rendez-vous individuels :

  • Structurer et développer son groupe/projet
  • Produire et booker des concerts ou une tournée
  • Etre visible dans les médias
  • Communiquer sur son groupe/projet
  • Faire un point administratif et juridique
  • Gérer et percevoir ses droits d’auteur
  • Se préparer techniquement à un concert, tournée, résidence
  • Enregistrer son EP/album en studio

En tables rondes collectives :

  • Autoproduction, financement participatif, label… Quelle solution pour mon EP/album ?
  • Comment trouver des dates et s’exporter au delà de sa ville, région ou pays ?
  • Dirigeant bénévole dans le milieu associatif : une responsabilité morale, humaine et légale.

 

Pour découvrir la liste des intervenants, les photos des éditions précédentes et vous inscrire, rendez-vous ici :

 

 

[ADHÉRENTS] Du nouveau dans le réseau !

Après une assemblé générale palpitante à Poitiers, dans l’enceinte incroyable du Confort Moderne version 2.0, il est temps de revisser la caboche entre les deux épaules et de souhaiter comme il se doit la bienvenue à nos 3 nouveaux adhérents de la saison !


 G4F Records est un label spécialisé dans la musique à l’image (le jeu vidéo, le cinéma, l’animation…). Ils éditent, font la promotion et distribuent de la musique provenant des arts numériques et de l’entertainment.
Artistes : Toxic Avenger, Caprenter Brut, Danger …

 


La particularité des Ateliers Musicaux Syrinx est d’offrir à tous sans condition d’âge ni de niveau, une pratique musicale de qualité, avec des musiciens qui ont tous une approche artistique de leur instrument. En plus des cours, les Ateliers Musicaux Syrinx développent l’apprentissage de la scène et du spectacle vivant. L’association regroupe à ce jour 300 adhérents et 19 salariés. Elle accueille également 3 compagnies dans ses locaux ainsi qu’une dizaine de groupes en répétition.


Depuis presque 30 ans, l’Association Tuberculture oeuvre pour la diffusion de la culture grâce à une programmation d’artistes éclectiques et soutient la création culturelle en accueillant des artistes pour la création de spectacle.
Grâce à une saison culturelle à la Boite en Zinc riche et un festival de 4 jours pendant l’été, Tuberculture réussit son pari “d’apporter la culture au milieu des champs.

[À ÉCOUTER] Les adhérents et partenaires du RIM en plateau radio

Quels sont les enjeux des acteurs de musiques actuelles? Quel dialogue avec les partenaires publics? Quelles relations entre structures d’accompagnement et artistes? Médias : quelle est leur place dans la médiation culturelle? Voici quelques un des sujets abordés avec les adhérents et partenaires du RIM durant ce plateau radio organisé durant l’assemblée générale du RIM , les 15 et 16 mai au Confort Moderne (Poitiers).

Ce plateau radio a été co-organisé par Radio Pulsar, Beaub FM et R.I.G.

Émission à écouter ci-dessous. Animation : Dominique Lopez, Radio Pulsar.

Retrouvez la liste des intervenants ainsi que quelques extraits de l’émission retranscrite ci-dessous.

1ère partie : Qu’est-ce que le RIM? Quels sont les enjeux pour les acteurs musiques actuelles? Les musiques actuelles, une définition? Et quid des droits culturels?

Franck Cabandé, directeur de Beaub Fm et élu au CA du RIM

Nicolas Antoine, délégué territorial du RIM

Florent Teulé, directeur du RIM

Damien Morisot, co-président du RIM et directeur de Des Lendemains Qui Chantent

Nicolas Antoine : « Il y a eu la volonté assez vite des acteurs au moment de la fusion des Régions de se fédérer à l’échelle de ce nouveau territoire, pour êtes plus nombreux, plus forts, vis à vis des collectivités, des partenaires publics… Et aussi de se croiser et de coopérer à un plus grand nombre dans ce nouvel espace de jeu qu’est la Nouvelle-Aquitaine. Donc de manière concrète le RIM compte 130 adhérents aux activités très diversifiées : on a des festivals, des salles de concerts des labels, des radios, des structures qui font de l’enseignement artistique, des gens qui font de la médiation, de l’action culturelle… »

« Les musiques actuelles c’est toute la musique, sauf la musique classique et la musique contemporaine… Ça laisse une grande latitude d’activités !  On a autant des adhérents qui vont faire du rock, du hip hop, de la pop, parfois un peu de tout, que des adhérents très spécialisés parce que c’est un choix de leur part, une ligne artistique affirmée au sein de leur projet d’activité. Forcément, certains labels vont plutôt produire du jazz, d’autres de la musique traditionnelle… C’est très diversifié, et le RIM n’intervient pas sur la ligne artistique des adhérents, ils sont tout à fait libres de leurs choix de programmation et leurs choix artistiques, ce n’est pas là qu’est notre vocation. Notre vocation c’est de les accompagner sur leur structuration, leurs pratiques administratives, juridiques, le recherches de financement, de nouveaux partenaires, la connaissance entre les structures du territoire… »

Franck Cabandé :  » Le but du jeu c’est que les publics, les auditeurs puissent accéder à ce qui leur semble pertinent dans leurs choix culturels, c’est ce qu’on appelle l’expression des droits culturels : c’est le fait que chaque auditeur, chaque public, chaque spectateur puisse accéder à ce qui lui semble pertinent par rapport à sa culture ».

« Le RIM c’est aussi faire monter en compétences des structures comme des radios, des labels etc, pour faire en sorte que l’on puisse mieux approcher nos publics, mieux faire notre travail, arriver à ce que les bénévoles se sentent mieux dans nos structures… C’est un panel complet d’interventions, et en tant que média c’est quelque chose de très intéressant pour nous ».

Florent Teulé : « Ce qu’on peut cerner de cette 1ère année du RIM c’est qu’il y a un enjeu extrêmement fort de coopération des acteurs. On était sur des choses très cloisonnées auparavant, il y avait le « nous » en Limousin, le « nous » en Aquitaine, le « nous » Poitou-Charentes, mais aussi le « nous » radios, le « nous » SMAC, le « nous » labels indépendants, le « nous » centre de formation professionnelle… Et le secteur d’activité des musiques actuelles était très morcelé. Ce qu’on cherche à faire aujourd’hui c’est casser ça et créer le plus de ponts possibles. Notre principale ligne de force est là : croiser tout ça, mieux dialoguer avec nos partenaires et se reconnaître comme légitimes pour parler d’emploi, de développement durable, d’économie sociale et solidaire, de parité, etc ».

Damien Morisot : « Il y a quand même une pierre importante qui a été posée cette année c’est la signature par l’État, le CNV, la Région et le RIM du Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés Nouvelle-Aquitaine le 1er septembre 2017, un élément fondamental de la façon de concevoir la politique sur ce secteur-là en Nouvelle-Aquitaine. C’est un document qui fixe les modalités de co-construction de la politique publique pour 3 ans sur ce territoire, et dont  le RIM est signataire au côté des partenaires publics pour imaginer ensemble. Ce n’est pas anodin de la façon de rendre effective la question des droits culturels et de la responsabilité sociétale. »

Franck Cabandé : « Le but du jeu c’est de pouvoir travailler avec d’autres types d’acteurs, et de travailler autrement, notamment avec des labels, avec des salles… Par exemple en tant que média, le RIM nous a aidés sur la question de comment transmettre cette envie de créer un média radio ailleurs que sur le territoire. »

Nicolas Antoine : « Nous avons une quarantaine de labels adhérents, et une action très concrète mise en place par le RIM c’est d’avoir un réseau de distribution alternatif de disques sur toute la région. On s’appuie sur un réseau de libraires et de disquaires indépendants pour distribuer les disques des labels régionaux, notamment dans des zones où parfois le libraire est le seul point culturel. Ce réseau de distribution permet aux labels régionaux d’accéder à un réseau de points de vente pour distribuer les productions des artistes émergents locaux ».

Où trouver les disques des labels du RIM?

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2ème partie : Comment les pouvoirs publics s’emparent-ils des des musiques actuelles ? Quels échanges entre les élus et les acteurs des musiques actuelles ?

Benoît Tirant, élu du territoire Haut-Poitou et Clain / Six Vallées / CA du Grand Poitiers / Vienne et moulière / Chauvinois, en charge de la Politique de la Ville, Région Nouvelle-Aquitaine.

Frédéric Vilcocq, Conseiller Culture,  Économie Créative à la Région Nouvelle-Aquitaine

Sylvain Cousin, directeur à Radio Pulsar et élu au CA du RIM.

Benoît Tirant : « Il a fallu lancer le défi de réunir, notamment les musiques actuelles. Et ce défi a été tenu. Ce qui est important, c’est que dans le Contrat de Filière, le souhait d’Alain Rousset était que le RIM soit signataire, et c’est le cas aujourd’hui ».

« L’intérêt du Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés en Nouvelle-Aquitaine, et notamment dans le cadre de la concertation territoriale, c’est que ce que propose la région puisse répondre aux besoins des acteurs. C’est ça co-construire une politique  publique. C’est aussi changer la politique publique lorsqu’elle ne convient pas aux acteurs, puisque le monde change de manière permanente ».

« Nous avons inscrit dans le cadre du schéma de développement économique de la Grande Région la possibilité pour les acteurs de la culture, et notamment du RIM, de pouvoir faire appel au droit commun, c’est à dire développer une entreprise, l’exporter… Ces questions là n’étaient pas si évidentes il y a quelques années ».

Damien Morisot : « La Région Nouvelle-Aquitaine est la première à avoir autant développé un secteur de l’ESS sur lequel nombre d’acteurs culturels (et pas uniquement musiques actuelles) émargent aujourd’hui, en plus de ce qu’ils peuvent aller chercher sur les fonds culturels. C’est très complémentaire ».

« Il reste toujours des choses à améliorer, notamment sur les délais d’instruction des dossiers. Les acteurs sont confrontés à des réalités (comme le besoin en fonds d’urgence) qui échappent aux délais administratifs. Est-on ensemble en capacité de répondre à ces besoins-là, qui relèvent parfois d’opportunités avec des délais très courts… Est-on en capacité d’inventer ça? C’est un sujet dont nous avons débattu aujourd’hui. Le chantier est ouvert et doit être avancé. Je n’ai pas de crainte sur notre capacité de pouvoir s’interroger ensemble [avec la Région] sur comment y arriver ».

Florent Teulé, directeur du RIM

« La co-construction de la politique publique doit se baser sur une relation de confiance réciproque. C’est ce qu’on a réussi à construire au fil des années et qui nous a permis d’avancer. Ce qui n’empêche pas que la confrontation est possible, elle fait partie du débat démocratique normal entre un secteur professionnel qui est clairement en plein dans l’intérêt général, donc on a un enjeu démocratique à discuter des politiques publiques. Cette relation de confiance se tisse sur le long-terme…. Autant on constate une évolution importante à la Région Nouvelle-Aquitaine sur le croisement des politiques publiques, autant il nous reste à tirer le fil du dialogue entre les différents échelons de collectivités ».

« La loi en matière culturelle dit que la politique culturelle doit être coordonnée, discutée, articulée entre les différents échelons de collectivités et l’État, et en concertation avec les acteurs. Ce chantier là est parfois encore un peu complexe à mettre en place car évidemment chaque niveau de collectivité a ses enjeux, ses urgences, ses contraintes administratives, son histoire… Nous sommes en train, avec la Région et le Contrat de Filière en train d’essayer de mettre en place les conditions pour que tout cela soit possible. »

Frédéric Vilcocq, Conseiller Culture,  Économie Créative à la Région Nouvelle-Aquitaine

« Ce qu’il faut voir, c’est que cette histoire  s’est construite en quasiment 13 ans. Si on a signé le Contrat de Filière (et même si on est fiers de dire qu’on est la 1ère collectivité à l’avoir fait) c’est un processus qui a démarré en 2004/2005, vraiment lancé qu’en 2006, et que c’est 11 ans après qu’on arrive à avoir la maturité – et du côté de la collectivité, et du côté des acteurs, pour signer ce contrat. Donc bien évidemment qu’on va essayer d’être très proactifs auprès d’autres collectivités pour qu’elles s’engagent sur la même dynamique et sur les mêmes règles éthiques sur lesquels nous nous sommes mis d’accord avec le RIM et les acteurs : avoir un espace partagé de dialogue franc, qui peut être aussi une zone « de confrontation » où on se dit les choses, mais la règle de départ c’est : ce qu’il se dit autour de la table n’est jamais utilisé contre l’acteur »

« C’est cette confiance que l’on a établi durant près de 13 ans qui donne la garantie autant aux acteurs et à la collectivité pour que nos dispositifs soient pertinents »

« il faut aussi pouvoir adapter les enjeux de la filière à ceux de la collectivité, c’est le chantier que l’on va effectivement lancer.

« La donne nouvelle c’est l’inscription pour la première fois, dans la loi NOTre, et dans la loi LCAP, de la culture comme responsabilité partagée. La culture devient ainsi une compétence aussi importante que les autres pour les collectivités. Il faut travailler là-dessus pour mettre en place cette responsabilité conjointe, partagée. Et la loi va même plus loin car elle indique que cette responsabilité doit être systématiquement concertée avec les acteurs… c’est aussi une nouveauté, et même une victoire »

Les musiques acteurs peuvent être des leviers d’insertion? Quelle est la Politique de la Ville à ce sujet?

Benoît Tirant, élu du territoire en charge de la Politique de la Ville, Région Nouvelle-Aquitaine

« À l’intérieur même de la Région, nous sommes en concertation permanente avec l’ESS,  le développement économique, avec le Service Culture, avec le Service des Sports. Et ce qu’on souhaite, c’est que dans les quartiers  de Nouvelle-Aquitaine, ce service dédié à la Politique de la Ville puisse être une porte d’entrée, ensuite soit on active le droit commun, soit on active des financements spécifiques ».

« Nos priorités au service Politique de la Ville sont l’emploi, le développement économique, la lutte contre l’échec scolaire, les questions de mobilité, et le soutien aux associations »

Le fait que les acteurs musiques actuelles se positionnent sur des champs comme le champ social ou l’économie ne leur pose-t-il pas des problèmes d’identité? Est-ce que ça ne perturbe pas leur positionnement?

 Florent Teulé

« Fondamentalement, ils ont toujours été positionnés sur tous ces champs-là. L’émergence des musiques actuelles (pas seulement le rock & roll mais aussi les musiques traditionnelles, le jazz,

les musiques du monde, le hip hop etc) touche à quelque chose de fondamental chez l’être humain. Ça touche à la question de son rapport aux autres, de son rapport au monde. Donc, en existant (pour certains depuis 20 ans, pour d’autres depuis 50 ans comme l’UPCP Métive) les acteurs interrogent la société sur tous les champs d’intervention. Ce qui a changé aujourd’hui c’est la prise de conscience que les structures de musiques actuelles ont un impact sur l’emploi, sur l’insertion, sur le respect… Et cette prise de conscience a nécessité du côté des acteurs, de monter en compétences, du côté des collectivités, de considérer qu’ils sont légitimes sur l’ensemble des champs et de requestionner les projets en prenant conscience que chacun a une responsabilité… La révolution est peut-être là ».

Damien Morisot

« Il reste beaucoup d’acteurs, y compris au RIM, qui sont en situation d’extrême fragilité, en situation d’extrême précarité pour certains personnels dans les structures, donc ce n’est pas idyllique. Ce qu’on décrit là et ce qui fonctionne bien c’est la mécanique, pour autant la vie ou la survie des structures est toujours en permanence sur le fil »

Sylvain Cousin

« Le secteur de la musique devient aussi un levier fort d’attractivité des territoires, il est parfois vu comme un moyen d’améliorer le marketing territorial et l’image des collectivités, ce qui peut  parfois fourvoyer les objectifs initiaux comme la diversité culturelle…Quid des collectivités qui produisent elles-même de la culture en lieu et place des professionnels des musiques actuelles locaux? »

Victor Crespi, président du Coconut Music Festival

 

3ème partie – Médiation culturelle, quelles relations entre les structures d’accompagnement et les artistes?

Guillaume Chiron, curateur Éducation et Recherche au Confort Moderne

Olivier Péters, directeur de l’Ampli

Victor Crespi, président du Coconut Music Festival

4ème partie – Médias : quelle est leur place dans la médiation culturelle?

  • Top 40
  • Coopérations avec les acteurs
  • Médiation des musiques actuelles sur le territoire
  • Quelle place face aux mass médias?

Franck Cabandé, directeur de Beaub Fm et élu au CA du RIM

Hervé Le Roux, animateur à Radio R.I.G

Écoutez l’émission dans son intégralité ici :