[REPORTAGE] Rencontres du SOLIMA Creuse, vers une SMAC creusoise ?

Peu avant les fêtes de fin d’année se tenait à Guéret un temps de concertation entre différents acteurs du département et de la région :  des artistes, des représentants de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), des associations creusoises dans le secteur culturel ainsi que des salariés du Réseau des Indépendants de la Musique. Retour en texte et en images sur cette journée « Musiques actuelles en milieu rural : un levier de développement local ».

Ce report a été réalisé par Hugo, volontaire en service civique au RIM.

Le SOLIMA Creuse ou Schéma d’Orientation des Lieux de Musiques Actuelles en territoire creusois, est une structure ayant pour objet depuis 2017, de dynamiser les actions culturelles sur son territoire, à l’image de cette réunion d’acteurs dans l’espace André Lejeune.


La matinée fut consacrée à présenter le SOLIMA Creuse, ses apports, ses intervenants réguliers, les résidences territoriales qu’il met en place – dont bénéficie notamment l’artiste Angéla Flahaut – ainsi que son projet d’accompagnement sur les rails, dont a bénéficié l’artiste Mathieu Delarbre.

Parmi les intervenant, nous avons pu retrouver :

  • Rémi Faure (SOLIMA Creuse – voir interview en fin d’article).
  • Véra Bezsonoff (FEDELIMA).
  • Marianne Valkenburg (DRAC – voir interview en fin d’article).
  • Nos deux artistes Angéla et Mathieu cités plus tôt.
  • Florent Teulé (RIM).
  • Jean-Michel Lucas (intervenant Droits Culturels).
  • Angélique Védrine (Département Creuse).
  • Hervé Herpe (la Guéretoise).
  • Pascal Gaméra (La Naute à Champagnat).
  • Eric Correia (Conseiller Régional Nouvelle-Aquitaine).

Un collège d’acteurs venant de différents horizons, mais tous réunis pour répondre à des problématiques communes et apporter leur pierre à l’édifice d’une journée bien animée.

Nos intervenants du jour !

Organisation du SOLIMA

Le début d’après midi fut dédié à la mise en œuvre de petits « ateliers-débats » sur différents thèmes donnés. On y retrouve pêle-mêle, des sujets comme l’égalité homme-femme, les droits culturels – où M. Jean-Michel Lucas est intervenu –  la question du financement et des subventions dans les musiques actuelles… Le tout animé par les salariés du RIM et des adhérents au SOLIMA.

De gauche à droite : Jean-Michel Lucas, Florent Teulé et Rémi Faure.

Une fois le bilan de ces ateliers effectués, l’heure était venue pour le SOLIMA Creuse d’aborder une des thématiques phares du champ d’action de la structure : la mise en place d’une SMAC (Scène de Musiques ACtuelles) Creusoise, qui aurait la particularité de ne pas être liée à une salle en particulier, mais à tout un champ de lieux de musiques actuelles qui formerait, par la force de ce collectif, la SMAC en Creuse, désirée par les différents acteurs du département.
Les objectifs de ce fonctionnement seraient entre-autres de valoriser les actions du département, de favoriser l’accès à la culture et à la musique, et de ne pas tomber dans le piège de centraliser le cœur de l’activité sur une seule ville du département.


Enfin, la soirée s’est achevée sur deux concerts, celui d’Angela Flahaut et de Aldidmat (groupe de Mathieu Delarbre), deux artistes bénéficiant des modules d’accompagnements et de résidence du SOLIMA, de façon à mettre en pratique ce pourquoi cette structure existe avant tout : la diffusion de musiques actuelles.


Envie d’en savoir plus sur cette journée ? Jetez un œil à la synthèse de cette journée réalisée par le collectif Zélie !

Article du 25/01/2019 de lamontagne.fr

Site du SOLIMA Creuse

Chronique Radio pulsar du 07/01/2019 (Interviews de Rémi Faure et de Marianne Valkenburg)

Chronique du 26/01/2016 sur les droits culturels, par Radio Pays de Guéret (intervention de Jean-Michel Lucas)

En vidéo : la dynamique des musiques actuelles en Creuse

 

[REPORTAGE] Quand le punk devient un objet de science

« Hybride, insaisissable, artistique, politique, précurseur, en perpétuelle réinvention… comment définir le punk ? »

Le Monde revient sur le projet « Punk Is Not Dead » mené par une équipe de chercheurs pour retracer l’histoire de la scène punk en France. Pour en conserver les traces, ils parcourent les garages et salles de concert qui ont fait vivre ce patrimoine culturel pendant près de 40 ans. La Rock School Barbey, Vicious Circle, La Fanzinotheque ou encore Strychnine chez nous sont autant de témoins historiques de cette « contre-culture », qu’il est urgent de préserver avant que les supports ne disparaissent.

Reportage :


Le punk, symbole de résistance et de liberté

Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà « célèbres » à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région, montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou au contraire qui suscite méfiance et défiance.

Bordeaux constitue un creuset essentiel du punk en France et une des étapes essentielles de ce projet. Bordeaux, c’est évidemment la ville, ses groupes, ses musiciens, ses figures de la punkitudes, ses lieux incontournables, ses radios libres, ses labels et disquaires indépendants, les rubriques dans la presse locale, les lieux informels, friches et squats. Mais au-delà du cœur urbain Bordeaux capte aussi les initiatives sonores et rebelles venues de la périphérie girondine et du grand Sud-Ouest pour la période plus récente. Faut-il s’étonner de cette vivacité ? Bordeaux, cultivant une posture de rébellion héritée de l’histoire, a fait preuve d’énergie et d’inventivité pour résister musicalement à l’image bourgeoise de « Belle endormie » qui lui collait à la peau.

Les initiatives pionnières (Festival punk de Mont-de-Marsan, 1976, 1977 au cours desquelles s’illustrent les Bordelais de Strychnine ouvrant pour Clash), les rivalités légendaires avec Toulouse autant que les liens avec l’Angleterre constituent des pistes à exploiter pour comprendre et définir la force, l’empreinte et l’identité punk de la scène locale.

La démarche de PIND

Ce programme de recherche repose sur la collecte d’archives et de témoignages ouverte à tous, et sur des journées d’études et de rencontres.

Trois grands défis sont au cœur du projet :

  • Préserver une mémoire fragile en train de s’éteindre en raison de la vulnérabilité des acteurs et de la fragilité et du caractère périssable des supports matériels consubstantiels à l’idéologie punk prônant la débrouille et le bricolage.

« il y a une urgence parce que si on ne récolte pas ces supports-là, si on ne les collecte pas maintenant, on ne pourra plus écrire cette histoire… on est pressés »

  • Casser les formes d’illégitimité de l’objet en montrant l’intérêt de valoriser l’étude de ce segment illégitime des musiques populaires entendu comme un prisme pour observer le fonctionnement de la société contemporaine, et en montrant ce qui rend le punk français irréductible à ses homologues anglo-américains.
  • Replacer la musique au cœur de l’objet, entendue comme une matérialité sonore particulière produite et utilisée socio-culturellement qui caractérise, identifie et définit le style musical punk.

La confrontation de quatre axes de recherche permettrait de définir et identifier la culture punk : le temps, l’espace, la violence, et les systèmes de représentation.

Cet article peut vous intéresser : « Bordeaux Destination Rock : 33 albums incontournables de la scène rock bordelaise »

 

[CONCERTATION] Développer durablement les musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine

Dans le cadre du Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés en Nouvelle-Aquitaine, l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine, le CNV et le Réseau des Indépendants de la Musique (RIM), organisent une journée de concertation le :

Lundi 11 mars 2019
De 09H30 à 17H
Le Krakatoa
3 Avenue Victor Hugo
33700 Mérignac

À l’heure où les enjeux sociétaux (social, économique, énergétique, environnement) interrogent la pérennité de nos organisations, cette journée de concertation a pour but de collecter les besoins des acteurs de la filière pour accompagner le développement durable des projets. En 2018, une mesure expérimentale sur la transition énergétique a été réalisée. Suite à un retour sur cette expérimentation, des échanges seront prévus pour imaginer l’avenir de cette mesure.

Inscription ici


PROGRAMME

09H30 | Accueil

10H – 10H30 | Introduction de la journée

10H30 | Intervention de l’association Négawatt: présentation du scénario de transition énergétique pour la France 2017 -2050

11H15 | Retour sur la mesure Transition Énergétique 2018 du Fonds Créatif dans le cadre du Contrat de Filière

12H30 | Déjeuner

14H | Présentation de projets innovants en matière de Transition Énergétique en Nouvelle-Aquitaine

14H30 | Débat : mettre en place la responsabilité sociétale dans ma structure, ça veut dire quoi ?

15H30 | Débat : « De l’expérimentation à la mesure » : comment traduit-on ces enjeux et leviers d’actions dans les politiques publiques ?

17H | Pot convivial

—–
Florent TEULÉ / Ugo CAZALETS
Email général : contact@musiquesactuelles-na.org

Téléphone : 05 56 84 15 26
Site internet : musiquesactuelles-na.org

[BÉNÉVOLES] bénéficiez de droits de formation grâce au Compte d’Engagement Citoyen (CEC)

Le Compte d’engagement citoyen (CEC) est un nouveau dispositif intégré au Compte personnel d’activité (CPA) que chaque personne de plus de 16 ans peut ouvrir. Les bénévoles éligibles peuvent y déclarer leur activité associative et bénéficier de droits à formation financés par l’État en reconnaissance de leur engagement.

Toutes les infos ici

Qui est concerné?

Sont éligibles les bénévoles membres de l’instance de direction d’une association (conseil d’administration, bureau…) et les bénévoles qui encadrent d’autres bénévoles. Ils doivent avoir consacré à leur bénévolat au moins 200 heures dans l’année, dont au moins 100 heures dans la
même association.

Comment on fait?

L’activité bénévole étant inconnue de l’administration, le bénévole doit la déclarer sur « Le compte bénévole » : https://www.associations.gouv.fr/compte-benevole.html

Il peut transmettre autant de déclarations que d’associations éligibles dans lesquelles il est investi. Pour le bénévolat de 2017, la déclaration est possible jusqu’au 28 février 2019. En 2019, le bénévole pourra déclarer son activité de l’année précédente entre le 1er mars et le 30 juin.

Sa déclaration est automatiquement transmise au dirigeant de son association qui se sera désigné comme « valideur CEC » sur « Le compte association » : www.associations.gouv.fr/valideur-cec.

Le dirigeant devra attester de l’éligibilité du bénévole. Par précaution, le bénévole a tout intérêt à s’assurer qu’un dirigeant s’est bien identifié comme tel sur « Le Compte association » de son association pour y recevoir sa déclaration.

Toutes les infos ici

 

[VIE ASSOCIATIVE] Interpellez vos parlementaires grâce au Mouvement Associatif !

Le Mouvement Associatif a créé une plateforme destinée aux associations, permettant d’interpeller les parlementaires : Interpellez vos parlementaires.

« Les associations sont partout, dans les villages, les villes, à l’échelle du département ou de la région. Elles sont une réalité quotidienne pour chacun de nous et sont des lieux essentiels qui animent un territoire, font vivre le lien social, permettent les rencontres et les échanges. Crèches, maisons de retraite, associations de parents d’élèves, clubs sportifs ou clubs cinéma, lieux de culture ou de mobilisation militante, les associations développent des activités pour tous et toutes, créent des passerelles entre elles pour inventer de nouvelles façons de faire, permettent l’implication de chacun pour transformer le quotidien.

Bien sûr, tous les acteurs publics reconnaissent que la vie associative est importante. Mais les déclarations ne suffisent pas, il faut des actes ! Mobilisons-nous ensemble pour des moyens à la hauteur de ce que représentent les associations dans notre pays, et ce dès le projet de loi de finances 2019″.

[INTERVIEW] JC présente Microcultures : production musicale à la carte

Microcultures Records, label indépendant basé à Poitiers, créé par Jean-Charles Dufeu en 2010 propose une nouvelle version de son site internet, plateforme destinée aux artistes voulant s’auto-produire dans de bonnes conditions. L’occasion pour le RIM d’aller faire un tour chez Microcultures, de revenir sur les activités du label et de conjecturer sur l’avenir du disque…

Cet article a été réalisé par Hugo, volontaire en service civique au RIM.

RIM : Bonjour Jean-Charles, peux-tu nous définir Microcultures en quelques mots ?

Jean-Charles Dufeu : C’est une structure de production musicale composée d’un label indépendant et d’une structure d’accompagnement. Cette dernière propose un service à la carte aux artistes auto-produits qui ont des besoins un peu spécifiques auxquels on peut répondre en production exécutive.

RIM : Comment la structure s’est-elle créée ?

JCD : Elle a été créée fin 2010 par deux associés (le deuxième associé ne fait plus partie de la société), je venais de quitter Amazon pour qui j’ai travaillé 4 ans, pour monter Microcultures. Cela s’est fait de façon classique et rudimentaire avec les moyens du bord, on a investi chacun 10 000 € à l’époque, un capital assez modeste mais qui nous permettait de lancer l’activité. Une activité de production, de label indépendant mais avec un système de financement participatif, c’était à l’époque assez nouveau en France et cela s’est largement développé depuis. Ce système-là était un moyen pour nous de financer nos projets, on testait à la fois le marché de la musique et de la production ainsi que le crowdfunding qui était nouveau pour tout le monde y compris pour nous.

RIM : Le crowdfunfing a été un peu le fer de lance du projet…

JCD : Ce fut un outil important dans le fonctionnement, qui nous semblait intéressant, que ce soit pour des raisons économiques afin d’équilibrer un budget fragile ou pour des questions de communication, de nouveaux usages, de communauté, de marketing… Cette double identité musique et crowdfunding fut assez déterminante pour nous. Les gens nous identifient un peu au deux encore aujourd’hui même si on prend peu à peu nos distances avec ce système.

La proximité, l’activité, la bienveillance institutionnelle et le financement… Ce sont plutôt de bonnes nouvelles et des facteurs de développement que je n’anticipais pas.

RIM : Le déménagement depuis Paris vers Poitiers et dans la région Nouvelle Aquitaine a-t-il permis de trouver un cadre propice au développement de la structure ?

JCD : Eh bien oui. Ce n’était pas un déménagement pour raison professionnelles mais personnelles, sans attentes particulières car je ne connaissais ni Poitiers ni la région, j’y allais en toute naïveté, mais ça a été une bonne surprise. Cela fait deux ans maintenant que je suis ici et que Microcultures à déménagé son siège social. Les points positifs :

  • La bienveillance et l’accueil du réseau des acteurs locaux (autres labels, structures d’accompagnement, le RIM…). Il y a un tissu très favorable aux rencontres, les gens ici se connaissent tous dans le milieu de la culture vu que c’est une petite ville. À Paris on a un peu ce phénomène là mais il y a une forme de concurrence/compétition. Ce n’est pas le cas à Poitiers et c’est très agréable, on rencontre très vite les gens, ça va vite de prendre un café, de faire connaissance… Ce qu’à Paris, on ose peut être moins faire. Même dans d’autres secteurs hors de la culture, on retrouve ce côté là.
  • La deuxième bonne surprise est que l’ex Poitou-Charentes était une région ayant l’habitude d’investir dans la culture. On le ressent à l’échelle du label, il y a des financements qui existent et qui sont abordables mais surtout des gens dont c’est le métier sont là pour nous rappeler que ces financements existent, ce n’est pas le cas à Paris.
  • Troisième point, la scène musicale est très active dans la région. C’est quand même agréable d’arriver dans une ville où l’on sent qu’il se passe quelque chose. À l’échelle des artistes, il y a pas mal de dispositifs qui existent, un tissu porteur (festivals, initiatives, événements) une activité que l’on ressent tout de suite… C’est assez plaisant tout ça, la proximité, l’activité, la bienveillance institutionnelle et le financement… C’est plutôt de bonnes nouvelles et ce sont des facteurs de développement que je n’anticipais pas. Je ne suis pas venu ici par opportunisme mais je suis agréablement surpris, c’est sans regret.

RIM : Votre travail s’articule entres deux axes principaux : la production de disques et l’accompagnement d’artistes : peux-tu décrire en détail le processus suivi pour mener à bien ces deux missions ?

JCD : Il y a deux branches assez distinctes dans le modèle économique mais les deux sont très liées. Ce qui va distinguer notre position de producteur de notre position d’accompagnateur c’est la relation que l’on va avoir avec les artistes.

  • En tant que producteur/label, notre position implique une prise de risque, un investissement financier, opérationnel, de temps, d’énergie, émotionnel car on investit une relation avec l’artiste. Ce sera récompensée ou non, que ce soit financièrement ou sous d’autres formes (en terme de notoriété, marque ou réseau). On est  dans le même bateau que l’artiste, ça ne marchera pour nous que si ça marche pour lui. On est sur un engagement contractuel, nous sommes éditeurs et l’artiste nous cède ses droits pour plusieurs années. Le plus souvent, on s’engage sur cette partie avec des artistes avec qui on a un historique, parce qu’on à déjà eu une première expérience en production exécutive.

En tant que producteur / label, on est dans le même bateau que l’artiste, ça ne marchera pour nous que si ça marche pour lui.

  • L’accompagnement, ou production exécutive, en fait c’est très similaire. Notre boulot c’est de sortir un disque dans les meilleures dispositions possibles, coordonner la promotion, la distribution, la fabrication, de conseiller, d’encadrer, de manager… En production exécutive on agit en tant que prestataire : juridiquement, on n’a pas de lien contractuel avec notre artiste. Il s’accorde avec nous sur la prestation qu’il veut viser, elle est cadrée mais elle lui assure toute sa liberté artistique, sa liberté de décision. C’est lui qui a le « final cut » sur les décisions stratégiques, nous allons avoir un rôle de consultant, de manager. L’artiste a pleine propriété de ses œuvres et disques, de son répertoire… On est dans un rôle de prestation où nous allons faire en sorte que cela se passe le mieux car notre rémunération va en dépendre, c’est une relation cadrée par un devis, une relation commerciale où on répond à un besoin d’un artiste, on l’identifie, on le chiffre… Par exemple si l’artiste à besoin de faire presser 500 disques digipack avec livret 12 pages on va faire un devis pour ça, il donne son accord ou non, puis nous nous rémunérons généralement en prenant une commission de gestion.

En production exécutive, on agit en tant que prestataire : juridiquement, on n’a pas de lien contractuel avec notre artiste

                 Jean-Charles Dufeu dans les locaux de son label

RIM : Vous êtes répartis sur trois sites de travail (Bruxelles, Paris et Poitiers), peux-tu nous présenter l’équipe ? Comment vous organisez vous au quotidien ?

JCD : On avait mis ça sur l’ancien site internet mais c’est plus du marketing… J’ai un associé à Bruxelles qui peut initier des projets là bas. Il n’intervient pas pour la structure au quotidien mais de façon plus ponctuelle. En revanche sa présence est réelle. Pour le cas de Paris c’est moins usurpé car j’y ai tout d’abord passé 15 ans dans le cadre de Microcultures mais on a aussi une intervenante à Paris qui travaille au quotidien pour nous et avec qui on est en contact très régulièrement. Au quotidien on est essentiellement trois :

Margot Beck à Paris en freelance depuis trois ans pour nous, il y a une vraie relation partenariale, elle s’occupe de toutes les demandes de subventions pour la structure ou les artistes, de la comptabilité, de la gestion et de l’administration dans sa globalité et elle fait occasionnellement de l’accompagnement d’artistes sur les questions de financement participatif.

Judicaël Dacosta est plus positionné sur la gestion du label et prestation de service sur toute la partie production exécutive. Sur les questions de fabrication il gère les devis, les coûts, les questions techniques relatives à la fabrication, au BAT (Bon à tirer avant de fabriquer le disque, c’est l’aperçu du résultat avant l’impression), aux validations graphiques… Il connaît très bien les questions de distribution et ses compétences lui permettent d’avoir une bonne expertise budgétaire…

– Et moi je coordonne le tout, je suis à la direction artistique du label en relation avec tous les artistes signés, je choisis les disques diffusés ou non.

RIM : Votre principe de production de disques repose sur le financement participatif, pourquoi ce choix en particulier ? Comment vois-tu l’évolution de ce modèle sur le long terme ?

JCD : Ce n’est pas le seul schéma du modèle économique, ça fait partie de notre ADN et notre identité initiale, j’y suis toujours très attaché. Cela fait partie du modèle car c’est un excellent outil, c’est flexible, modulaire, on en fait ce que l’on veut, il n’y a aucune contrainte de timing, financièrement les artistes ou partenaires de projets peuvent se fixer les objectifs qu’ils souhaitent. C’est un outil qui a une valeur ajoutée incroyable quand il est bien maîtrisé. Mais il y a à boire et à manger, il y a eu pas mal de dérapages où le financement participatif était utilisé à tord et à travers.

Comme tout nouveau système on passe par plusieurs phases :

  •  Première phase : Celle des débuts, tout le monde est très enthousiaste et dithyrambique. 
  • Deuxième phase : Après un certain temps d’adaptation, on met en avant les limites et on dénigre l’outil.
  • Troisième phase : Au bout de plusieurs années, on est plus objectif sur le système. On en vient à peser le pour et le contre et à mieux l’utiliser.

En France on se situe à la fin de la phase deux. Personnellement, je pense que le financement participatif est bien en terme de communication et de production. Mais d’un autre côté on voit des artistes qui se cassent les dents dessus, ils sont sur un vecteur de communication où ils sont culpabilisants ou absents. Le crowdfunding n’est ni bon ni mauvais en soit, ça peut être un super outil.

Quand le financement participatif est bien utilisé, cela peut être un superbe outil

 

RIM : Jusqu’à tout récemment, votre site internet, une plateforme de diffusion et de promotion pour les artistes de votre label est en V3. La nouvelle version du site est sortie, quelles nouveautés apporte-t-elle ?

JCD : La nouvelle version du site est la plateforme la plus satisfaisante pour nous mais également la plus simple techniquement et en terme d’usage.
Elle synthétise ce qu’on fait depuis deux ou trois ans sans communiquer dessus, c’est un site de service vraiment à disposition des artistes qui va proposer nos prestations sur l’ensemble de la chaîne de production et qui va présenter l’ensemble des activités sur lesquelles on pourra se positionner.

Le crowdfunding sera une des portes d’entrée non obligatoire mais ce ne sera pas la seule. C’est un pur site de ressources et d’informations, de premiers conseils pour auto produire son disque, les questions à poser, les erreurs à éviter et évidemment une porte d’entrée qui pourra nous permettre de nous positionner sur les besoins exprimés par les artistes.

C’est une innovation d’usage et pas du tout une innovation technique, qui d’ailleurs a été largement soutenu par la région Nouvelle Aquitaine. Notre site est en fait une vitrine, un flyer en ligne qui permet d’accéder à nos services qui proposent une solution, une alternative entre auto production et le label. C’est un peu la troisième voie entre la veille industrie classique – où la recherche du label était indispensable – et la voie de l’auto production complètement DIY (Do It Yourself) où l’artiste fait tout lui même. A mon sens, l’artiste ne peut pas absolument tout gérer tout seul, on ne peut pas être bon partout. Nous pouvons prendre le relais sans pour autant être label et prendre des droits sur les chansons.

RIM : Judicaël Dacosta, prestataire de Microcultures, possède également un autre label «Only Lovers Records», vos deux labels sont adhérents au RIM. Travaillez-vous en collaboration avec d’autres structures/adhérents du réseau ?

JCD : Oui ça peut être le cas mais à mon goût on ne le fait pas assez. On a monté une soirée avec le Confort Moderne, on avait fait une soirée avec le Plan B qui n’existe plus malheureusement… Maintenant qu’on va avoir un outil clair, on sait quoi en faire et comment l’utiliser, c’est vraiment quelque chose qu’on a envie de développer. On veut se faire connaître au sein du réseau et communiquer sur notre outil qui aurait l’option d’être utilisé par d’autres labels. On a un peu travaillé de façon informelle avec Talitres à Bordeaux, on espère qu’on pourra le formaliser avec notre nouvelle mouture de site…

En fait on n’a pas vraiment pour l’instant de logique de partenariat très formalisé, chose que l’on aimerait bien faire par exemple avec Poitiers Jeunes ou le Confort Moderne, avec des studios, avec des salles de concerts de la région… il y a plein de choses à faire. Il y a aussi d’autres plateformes, je pense notamment à Purple Base à Bordeaux qui propose des services aux artistes, du booking… C’est aussi quelqu’un avec on pourrait collaborer. Il y a plein de synergies possibles, depuis qu’on est arrivé on a pas encore fait beaucoup de communication, on était plutôt dans une période de remise en question dont on est en train de sortir avec ce nouvel outil. On pourra aborder ces questions de partenariats, de collaborations désormais.

RIM : Comment vois-tu le futur de la scène indépendante, de la musique enregistrée ainsi que du support physique ?

JCD : On est obligé d’y réfléchir, parce que quand on voit les relevés de ventes, quand on discute avec les distributeurs, avec les attachés de presse, ces questions là affleurent tout de suite. Alors évidemment les signaux ne sont pas forcements très encourageants notamment pour les distributeurs, le corps de métier le plus affecté par la crise du disque, mais mon opinion est que les règles sont en train de changer. Le CD est un support en train de terminer sa course, il y a aussi une forme de nostalgie par rapport à ça…

RIM : Le support physique semble être devenu une sorte d’objet de collection…

JCD : Oui il y a aussi cette forme de bibliothèque, les gens ne sont pas forcément prêts à jeter leur livres même si ils ont des liseuses… Le streaming, le téléchargement, c’est quelque chose qui peut être très excitant aussi, on en est qu’aux premières années. Il y a plein de choses à explorer, pour tirer son épingle du jeu il faut commencer à se soucier très sérieusement de ces problématiques là, chose que nous ne faisons pas assez à Microcultures, ou du moins trop peu, mais certains distributeurs historiques du marché ne le font pas du tout.

Le numérique doit être une des priorités de réflexion, mais à côté de ça de nouvelles choses sont apparues comme le crownfunding.  Il y a aussi des perspectives de développement qui vont un peu changer, on va vendre peut être un peu moins de disques dans 5 ans, mais un travail sur la musique à l’image, les playlists, le streaming peut compenser. On ne peut pas regretter cette évolution, on ne reviendra pas à l’âge d’or du CD, du support physique… Il faut accepter l’idée que ça devient un marché de niche, pour collectionneur, mais ça reste un marché ! Il faut l’aborder comme tel en privilégiant peut être des objets un peu collectors, une peu luxueux… Nous devons réussir à recréer de la valeur.

Ma vision du marché à venir n’est ni optimiste, ni pessimiste, il va y avoir plein de changements. Nous ne maîtrisons pas encore ce qu’il va se passer, il faut être à l’affût, faire preuve d’adaptabilité, se montrer assez réactifs, ne pas s’accrocher aux vieux standards car ce n’est pas comme ça que ça va marcher. Quelque chose est en train de se dessiner, peut être que la distribution dans 5 ans ou 10 ans n’aura plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui.

 

Questions Bonus

 

RIM : Quel est le premier album de musique que tu as acheté ?

JCD : Le premier album que j’ai acheté avec mes économies était « Off The Ground » de « Paul McCartney »

RIM : Quel projet d’une autre structure te fait rêver ?

JCD : Plusieurs projets portés par des jeunes structures sont excitants, parmi ceux dont j’aime le principe, il y a « Groover », qui est une plateforme de promotion pour les artistes et attachés de presse.

RIM : Peux-tu nous citer ton souvenir le plus marquant dans le milieu musical ?

JCD : Mon premier concert de rock, j’y suis allé avec mon grand frère sans les parents, c’était Jeff Buckley, c’est un peu étonnant car sa notoriété à explosé après sa mort, j’avais écouté son album à sa sortie… J’avais 14 ans et c’était un concert assez marquant, ça a été assez fondateur, 80 % des choses que j’écoute sont liées à mon adolescence.

RIM : Ton dernier coup de cœur musical ?

JCD : « Queen of the Meadow » dont l’album est sorti fin octobre, un très beau disque, belle découverte sur les derniers mois. Sur l’année je dirais « Laish », un vrai coup de cœur. Sinon mon coup de foudre de ces deux dernières années, c’est un groupe du label, ce qui est plutôt rassurant ! C’est un groupe Français : « Nesles » et son album « Permafrost ». C’est mon album fétiche de 2017, un album coup de foudre de ces 24 derniers mois.

RIM : Un son à nous faire écouter ?

JCD : Vous pouvez piocher dans toute cette sélection, mais je dirais « Empty Room » de « Queen of the Meadow ».

 

 

 

Interview réalisée le 29/11/18.

[REPORT] Du son pour l’audition, spectacle pédagogique de la Fédération Hiero

Le 17 décembre, au CCM Jean Moulin à Limoges, se sont tenues deux représentations du spectacle porté par la Fédération Hiero « Du Son Pour l’Audition » avec le groupe Dirty Rodeo. Nous avons pu assister à la deuxième séance au milieu de jeunes collégiens du Limousin et profiter de ces deux heures de spectacle. Retour en images et… en son !

Ce report a été réalisé par Hugo, volontaire en service civique au RIM.

> écouter le podcast ici

L’événement se démarque par son format « concert pédagogique ». Ainsi, le duo Dirty Rodeo, composé de Paul à la guitare et au chant, Alexandre à la batterie et au chant, accompagnés par Vortex, l’ingénieur son, nous parlent en compagnie de Jérémy Galliot – entre deux morceaux mêlant riffs énergiques et catchy résolument Rock – de différents thèmes regroupant le fonctionnement du son, l’évolution des technologies dans les musiques actuelles, l’arbre généalogique de ces dernières ainsi que les risques auditifs et comment s’en prémunir. Le tout en restant accessible et sur un ton léger, non-culpabilisant, avec humour et pédagogie.

Nos artistes du jour !

Le groupe Dirty Rodeo : à gauche Paul (Guitare), à droite Alexandre (Batterie).

Le spectacle a été étudié et pensé pour être en accord le plus possible avec les goûts des adolescents et pré-adolescents, pour un impact optimal, que ce soit au niveau des musiques utilisées à titre d’illustration (où l’on retrouve des artistes comme Nekfeu, Sia, Fall Out Boy, Little Big…) – des musiques suggérées par des lycéens locaux où l’équipe du spectacle s’est rendue quelques jours pour construire le projet avec eux – ou au niveau de l’interaction avec le public, qui dynamise l’ensemble et permet de l’éloigner d’un cadre trop scolaire.

Jérémy Galliot de la Fédération Hiero Limoges, créateur du spectacle.

Notre jeune public attentif lors de la conférence.

Le jeune public à été réceptif à cette approche, pour le plus grand bonheur de leurs enseignants, s’estimant satisfaits de cette représentation et s’impliquant dans le spectacle avec enthousiasme.

Le concert s’est effectué avec une dose de son autour des 84dB, permettant de se passer de bouchons d’oreilles, pour rester dans une logique de confort et être en accord jusqu’au bout avec les actions menées lors de ce projet. L’expérience est donc réussie pour les Dirty Rodeo, qui se produiront hors de ce cadre le 2 Février au CCM John Lennon à Limoges avec d’autres artistes, et la Fédération Hiero.


Liens Utiles :

Du Son Pour L’audition : Notre chronique diffusée sur Radio Pulsar !

Site d’AGI-SON

La musique des Dirty Rodeo en écoute ici.

Jérémy Galliot : L’interview complète.

Dirty Rodeo : L’interview complète.

[BÉNÉVOLES] Compte engagement citoyen : comment ça marche ?

Comment les associations peuvent se saisir
concrètement du Compte Engagement Citoyen?

La réponse en ligne et en direct
Mardi 7 février 2019
14h30-15h30

S’INSCRIRE AU WEBINAIRE

Dans le cadre du lancement, en début d’année, du Compte Engagement Citoyen (CEC) qui permet aux bénévoles de déclarer leurs engagements dans la vie associative, Le Mouvement associatif choisit d’organiser un webinaire afin d’informer les associations sur les modalités de déclaration et de validation de ce service en ligne.

Pour rappel, il est possible de déclarer ses activités bénévoles associatives éligibles réalisées en 2017 sur le compte bénévole jusqu’au 28 février 2019. Les activités bénévoles associatives réalisées en 2018, quant à elles, peuvent être déclarées du 1er mars au 30 juin 2019 et validées jusqu’au 31 décembre 2019.

Au programme du webinaire :

× Présentation des modalités de déclaration et de validation du CEC
× Démonstration de l’outil en ligne

par Amandine Hubert et Philippe Mobbs de la Direction de la Jeunesse, de l’Education Populaire et de la Vie Associative (DJEPVA), Ministère de l’Education nationale

Le webinaire sera animé par Lucie Suchet, responsable plaidoyer du Mouvement associatif.

Organisé par Le Mouvement associatif avec le soutien de CHORUM

[REPORTAGE] Une « Bande à Part » pour l’apprentissage musical dans les zones rurales !

« BIS, le magazine de la curiosité » est allé à la rencontre d’une « Bande à part », celle de l’Institut des Musiques Rock, du Café Lib et de la commune de Bourrou, qui ont uni leurs forces pour apporter l’apprentissage de la musique dans des zones rurales !

L’Institut des Musiques Rock, c’est quoi?

Adhérent du RIM, l’Institut des Musiques Rock est une école de musiques actuelles associative située à Périgueux. Elle dispense des cours d’instruments et de chant, soutient celles et ceux qui jouent en groupe, produit des concerts, accueille des musiciens professionnels et bien plus encore. Toute l’année, l’IMR propose des cours d’instrument, des modules, des master class, un labo créatif, des ateliers d’éveil musical… L’IMR a aussi pour vocation d’apporter l’apprentissage de la musique dans des zones rurales.

« Le plaisir et l’envie sont les clés de tout apprentissage. Transmettre la musique, la passion, l’autonomie sont nos objectifs à l’IMR depuis sa création en 1998. Du cours individuel aux ateliers de jeu en groupe, de vos premières notes sur un instrument au concert, l’IMR vous accompagne à votre rythme. L’IMR, c’est votre école des musiques actuelles, que vous souhaitiez débuter ou vous professionnaliser, quelle que soit votre esthétique musicale de prédilection. »

Cédric Blasinski Lescure, directeur de l’IMR.

[RENCONTRES] Journée de l’Entrepreneuriat Culturel et Créatif

Le RIM participera à la première journée de l’Entrepreneuriat Culturel et Créatif, organisée par le Forum du Rocher de Palmer pour faire se rencontrer porteurs de projets culturels et professionnels de l’accompagnement.

Au programme : rencontres professionnelles, village de l’accompagnement, tables rondes, accélérateur de projets, ou encore sieste musicale… Rendez-vous le 27 novembre, de 9h30 à 18h au Rocher de Palmer !

Rencontres professionnelles

Des rencontres professionnelles pour échanger sur l’accompagnement des porteurs de projet, la culture et l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires, la place de l’ESS…

Village des acteurs de l’accompagnement

vous avez déjà ou souhaitez développer un projet ? Venez rencontrer les acteurs qui peuvent vous accompagner.
Avec Le Laba, Atis, Le Social Lab, Anabase, l’Iddac, L’A, Haut-de-Garonne-développement,Coop-Alpha, Smart…

Accélérateur de projet

Une journée chrono avec des professionnels de l’accompagnement pour « accélérer » votre projet ! Une sélection sera faite en amont.
Avec Le Social Lab et Atis.

Le Forum du Rocher assiège… le Rocher !

Les entrepreneurs du Forum du Rocher prennent la parole et possession du Rocher de Palmer ! Musique, social, santé, culture, numérique… Venez découvrir les projets (et surprises) de la pépinière et du coworking du Rocher.

Tout au long de la journée… détente & travail

Besoin de travailler ? De prendre un rdv sur la journée ? De faire une pause ou envie de faire une sieste musicale ? Un espace de travail et des transats vous attendent !

After-ECC pour clôturer la journée !

Programme complet de la journée

Gratuit sur inscription (places limitées).

Journée organisée avec le soutien de l’Iddac Gironde et L’A. Agence culturelle Nouvelle-Aquitaine

[PRATIQUES RESPONSABLES] Journée pro sur l’alimentation responsable le 22 novembre

Le RIM, en partenariat avec plusieurs acteurs de l’ESS organise une journée professionnelle sur l’alimentation responsable, le 22 novembre à Rock & Chanson (Talence).

Cette journée à été pensée pour mettre en relation les structures professionnelles à la recherche de solutions concrètes pour améliorer leurs pratiques de consommation avec des acteurs ayant développées une offre adaptée et innovante dans ce domaine.

Parmi elles, on retrouve :

  • Café Michel, une SCOP proposant des consommables (café, thé, sucre…) biologiques et équitables,
  • la Table de Cana, traiteur ayant développé un projet autour de l’insertion par l’activité économique,
  • les Détritivores, association de récupération de déchets verts à composter
  • Unikeco, structure proposant une offre globale de vaisselle compostable

Au programme

Inscriptions

Inscrivez-vous ici

Si vous souhaitez plus d’informations sur cette journée ou être informé des prochaines dates, contactez Malika : malika.vignon@le-rim.org

[IMAGINA MUSIC] Recherche un local à Bordeaux Bastide

Imagina Music est une association qui favorise le développement d’artistes et la découverte musicale pour tous les publics à partir de 3 mois.

Nous sommes actuellement à Bordeaux bastide dans un local de 35m² comprenant 2 pièces et un sanitaire. une salle faisant office d’accueil et de bureau et une autre pour nos activités mais ne pouvant accueillir que 5-6 personnes d’où une grosse difficulté pour développer les activités collectives et pour accueillir nos 87 adhérents (année 2017-2018)

Nous recherchons donc un local d’environ 70 à 80 m² sur la rive droite et plus particulièrement à la Bastide, comprenant plusieurs pièces dont une d’un minimum de 20 m² et d’autres plus petites que l’on pourra aménager et insonoriser pour les cours de musique. Un aménagement ERP serait souhaitable.

Une mutualisation est envisageable avec d’autres associations.

Contact :
Nom : Nadine OLLIVIER-DUVIGNEAU
Tél : 0671210642
E-mail : dir.imaginamusic@gmail.com