Musiques Métisses, Radio Pulsar, BeaubFM et La Nef se sont associés le temps d’une semaine pour la création d’une radio éphémère, ouverte non seulement à la culture mais aussi aux étudiants et aux acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire. La bien nommée BIM ! a vu défiler à ses micros différents acteurs du territoire sur des thématiques de leurs choix, du 21 au 26 mai !
« Mettre un peu de bazar dans vos voitures, casques… à base de musiques actuelles, d’infos étudiantes, d’économie sociale et solidaire. BIM une expérimentation pendant une semaine sur la capacité à fédérer, à s’exprimer, laisser libre cours à l’improvisation. Une semaine pour pouvoir se planter, avoir la chance d’essayer. »
L’objectif?
Créer une radio associative basée à Angoulême, qui serait le reflet du dynamisme local. Une belle aventure, qui répond à l’envie d’avoir une radio qui ressemble aux acteurs et qui ferait la promotion des artistes locaux, des courants émergents des musiques actuelles nationales et internationales, et qui parlerait de l’actualité culturelle qui anime le territoire mais aussi des actions locales en lien avec le monde étudiant et l’économie sociale et solidaire.
Ce nouveau média fera également la part belle au monde de l’image.
C’est possible (et fortement recommandé), il vous suffit de prendre un peu de votre temps pour remplir ce petit sondage en ligne, merci de vos retours !
Vous êtes professionnel-le de la médiation ? Vous cherchez à innover dans votre domaine, à échanger des bonnes pratiques?
Le LABA propose aux acteurs un projet de mobilité à Plovdiv en Bulgarie du 14/01/2019 au 18/01/2019, pour les former sur leur capacité à innover, à travers une immersion chez un partenaire qui mène des activités culturelles spécifiques pour l’inclusion des publics roms.
Au programme : visites de lieux de vie culturels, d’insertion et de formation informelle, activités dynamiques d’échanges entre équipes sur la culture des populations roms et les outils de médiation à développer, rencontres avec d’autres travailleurs de la jeunesse européens pour élargir leur panel de méthodes et former un réseau informel de médiateurs.
En 2016, 4 appels à projets ont été lancés dans le cadre du Fonds Créatif Nouvelle-Aquitaine : « développement artistique », « coopérations professionnelles », « soutien aux labels indépendants structurants » et « développement numérique et nouveaux usages « .
Que sont devenus les projets lauréats? Où en sont-ils de leur déploiement?
Nous sommes allés à la rencontre du label Banzaï Lab, lauréat de l’appel à projets « développement artistique » et porteur du projet La Mue. Point d’étape.
Rappel du projet en trois lignes :
LA MUE “Laboratoire d’Accompagnement des Musiques Urbaines Émergentes”, a pour objectif de favoriser l’émergence de nouveaux talents en Nouvelle-Aquitaine. C’est un dispositif de détection et d’accompagnement qui s’est construit dans une dynamique de coopération territoriale avec des acteurs professionnels autour d’une stratégie favorisant le développement artistique.
RIM : Quel a été l’élément déclencheur du projet?
Banzaï Lab : L’association ASIL a pour objet « la promotion et la diffusion de projets artistiques interdisciplinaires, de musiciens et de groupes musicaux ». Dès 2010, nous avons tenté de formaliser la fonction de développeur en Musiques Actuelles par le biais d’une typologie des accompagnements opérationnels.
Suite à de nombreuses rencontres professionnelles, nous avions pris conscience de l’aspect novateur de notre positionnement. En France, il existait extrêmement peu de structures associatives de développement artistique et socioprofessionnel appréhendées, comme nous le faisons, de manière globale et simultanée. Banzaï Lab est donc un projet pilote. Notre fonctionnement expérimental sera progressivement modélisable.
RIM : En quoi l’aide accordée a-t-elle permis à votre projet de se réaliser?
Banzaï Lab : En 2016, nous avons été lauréats de l’appel à projet Développeurs d’Artistes lancé dans le cadre du Fonds Créatif Nouvelle-Aquitaine. Nous avons reçu une subvention de 10 000€. Cette première reconnaissance manifeste d’une institution publique est venue souligner le travail de développement artistique mis en œuvre depuis 2008 par l’ASIL autour du projet Banzai Lab. En 2017, la Région Nouvelle-Aquitaine a renouvelé son soutien à notre projet de structure dans le cadre du dispositif d’aide au label structurant.
Un des axes de notre projet était d’organiser un tremplin de musiques urbaines à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine et en coopération avec des acteurs de la filière sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi nous avons attribué 5000€ de la subvention perçue en 2016 pour lancer ce nouveau projet.
Nous avons alors organisé le tremplin LA MUE, l’objectif de ce projet est de favoriser l’émergence de nouveaux talents dans la région. À l’issue du tremplin et des différentes phases de sélection, 3 lauréats bénéficieront d’un accompagnement spécifique selon les dotations du “Prix Banzai Lab”, du “Prix des Pros” et du “Prix du public”.
Ainsi, les 5 artistes finalistes ont participé à la finale du tremplin le mardi 10 avril 2018 à la Rockschool Barbey. Tous ont présenté des performances live de grande qualité. Le prix Banzaï Lab a été attribué à l’artiste « Obsimo », le prix des Pros a été attribué au groupe « Génial au Japon », le prix du public a été attribué dans un deuxième temps au groupe « Met-H-Ode ».
Crédits photo : Astrid Lagougine
En quoi ce projet permet-il de répondre à des besoins (de la structure, du territoire, ou du secteur)?
Le constat partagé par plusieurs acteurs fait écho au fait qu’avant le projet LA MUE, il n’existait pas de dispositif de détection et d’accompagnement de cette envergure en Nouvelle-Aquitaine. Seulement des dispositifs à l’échelle nationale ou des anciennes régions.
La nouvelle configuration territoriale de la Nouvelle-Aquitaine ouvre un vaste chantier de collaboration professionnelle dans le champ des musiques actuelles avec la création du RIM. Le projet LA MUE permet de créer du lien entre les acteurs (Artistes, SMAC, Label, Médias, Fédération) dans ce nouvel environnement géographique.
Il existe un vivier important de projets artistiques en Nouvelle-Aquitaine et nombreux, ne sont pas accompagnés par des SMAC. La première édition de LA MUE a révélé que 80% des 147 projets artistiques ayant postulés pour être accompagnés par le dispositif n’étaient pas suivis par des SMAC.
Ce dispositif fédérateur suscite de la part des différents acteurs des musiques actuelles un fort intérêt : 147 groupes de musique et 20 partenaires impliqués. C’est pourquoi notre ambition est de pérenniser le projet LA MUE sur le long terme à la fois sous l’angle du dispositif d’accompagnement et sur la préfiguration d’un développement d’échelle des partenaires réunis autour du projet.
Crédits photo : Astrid Lagougine
Typologie et rôle de chacun des partenaires dans le projet :
Structure de diffusion et d’accompagnement : • Fédération Hiero : Limoges, 87 – ass 1901 – Membre du Jury LA MUE
• L’Ampli : Pau, 64 ass 1901 – Membre du Jury LA MUE – SMAC
• Le Sans Réserve : Périgueux, 24 ass 1901 – Membre du Jury LA MUE – SMAC
• Rockschool Barbey – PAD : Bordeaux, 33ass 1901 – Membre du Jury LA MUE – SMAC
• Rocher de Palmer Musiques de nuit : Cenon, 33 ass 1901 – Membre du Jury LA MUE – SMAC
• KRAKATOA – TRANSROCK : Mérignac, 33 ass 1901 – Membre du Jury LA MUE – SMAC
• Rock et Chansons – AREMA : Talence, 33 ass 1901 – Membre du Jury LA MUE – SMAC
• En Vie Urbaine : Niort 79 – ass 1901
• SMAC d’agglo : Bègles 33
Média :
• Beaub FM : Limoges, 87 – ass 1901 – Membre du Jury LA MUE
• O2 Radio : Bordeaux, 33 – ass 1901
• La grande Radio : Bordeaux, 33 – ass 1901
• Muzzart : Bordeaux, 33 – ass 1901
• Radio Campus Bordeaux : Bordeaux, 33 – ass 1901
• Aquitaine Online : Saint Medart en Jalles, 33 – SARL
Studio d’enregistrement :
• Milk Music : Bordeaux, 33 – Association déclarée
Crédits photo : Astrid Lagougine
Crédits photo : Astrid Lagougine
Un projet soutenu par le Contrat de filière musiques actuelles et variétés en Nouvelle-Aquitaine : État, CNV (Centre National de la chanson, des Variétés et du jazz) et Région Nouvelle-Aquitaine.
Réunis à l’Assemblée nationale le lundi 16 avril dernier, les fédérations nationales et réseaux régionaux de la musique ont appelé de leurs vœux une concertation large sur les politiques publiques en faveur de la musique. Les 120 participants, représentant la pluralité des musiques d’aujourd’hui ont partagé leurs analyses respectives des enjeux auxquels sont confrontés les différents maillons de la filière musicale, convergeant en premier lieu sur la nécessaire défense des initiatives. Lors de ce temps, Jocelyn Borde, président de la Fraca-Ma a pris la parole au nom de la Coopération des Pôles et Réseaux régionaux de musiques actuelles. Vous trouverez ici son texte d’intervention
« Les Pôles et Réseaux pour lesquels je m’exprime aujourd’hui fédèrent les acteurs des musiques actuelles au niveau régional.
Ils créent des espaces pérennes de dialogue et favorisent ainsi la prise en compte de l’ensemble de l’écosystème musical et rendent possibles des coopérations sur de nombreux enjeux artistiques, culturels, économiques et sociétaux.
C’est fortes de la diversité qu’elles représentent que ces organisations souhaitent mettre en partage leurs diagnostics et préconisations en matière de politiques publiques liées au domaine musical.
Depuis le rôle essentiel joué par la France dans l’adoption de la déclaration universelle sur la diversité culturelle, l’objectif des Droits culturels des personnes s’impose peu à peu dans la politique culturelle française.
La loi NOTRe en a défini les contours et l’éthique et la loi LCAP, insistant sur la nécessaire articulation entre l’État, les collectivités et les acteurs pour la mise en œuvre d’une politique « construite en concertation avec les acteurs de la création artistique« .
Il convient ainsi de rappeler avec force les recommandations de l’ONU qui énonce clairement que le respect des Droits culturels est indissociable du « droit de prendre part au développement de la communauté à laquelle une personne appartient, ainsi qu’à la définition, à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques et de décisions qui influent sur l’exercice des droits culturels […] ».
Ce document impose par ailleurs aux États « l’adoption d’une législation appropriée et la création de mécanismes efficaces qui permettent aux personnes, individuellement, en association avec d’autres […] de prendre part effectivement à la prise de décisions […] »
Les pôles et réseaux régionaux souhaitent ainsi affirmer, au regard de la loi et de l’enjeu universel des Droits culturels, leur volonté d’assumer une responsabilité partagée avec les partenaires publics et les acteurs culturels, tel que cela est défini par l’ONU : « Les communautés et les associations culturelles jouent un rôle fondamental dans la promotion du droit de chacun de participer à la vie culturelle aux niveaux local et national, en coopérant notamment avec les États parties à l’exécution des obligations qui leur incombent […] »
Le respect des droits culturels et de la diversité artistique et culturelle est une question fondamentale pour les politiques culturelles.
Les structures que nous représentons contribuent à la diversité culturelle par la multiplicité de leurs identités, formes, publics, créations, activités et disciplines artistiques. Différentes et complémentaires, elles participent à l’évolution de la société et à l’enrichissement sensible et intellectuel des individus qui la composent.
La prise en compte de cette diversité des initiatives est indispensable pour permettre la diversité culturelle et artistique. C’est particulièrement vrai pour le secteur musical, composé aujourd’hui d’une myriade de petites et très petites entreprises (majoritairement associatives), mais également par des entreprises d’envergure nationale, voire internationale, ainsi que par des structures publiques. Les musiques actuelles ne peuvent véritablement se développer sans un maintien, et même un renforcement, de cette diversité et la recherche d’un meilleur équilibre au sein de cet écosystème.
Or, force est de constater que la concentration économique à l’œuvre aujourd’hui est une véritable menace pour la diversité des structures que nous représentons. Dans ce cadre, les politiques publiques, à travers leurs cadres d’intervention au niveau national et territorial, doivent contribuer à garantir le développement équilibré de la filière.
Les musiques actuelles sont bien plus qu’un mouvement artistique. Elles portent en elles une dimension culturelle et sociétale qui ne doit plus leur être nié.
Les réseaux territoriaux défendent et mettent en œuvre le dépassement des segmentations historiques du secteur musiques actuelles, mais aussi celles des politiques publiques. En assumant de prendre en considération un écosystème de plus en plus complexe, bien au-delà des seuls acteurs culturels, les réseaux permettent d’agir, au plus près des acteurs concernés, sur les principales politiques transversales au cœur des enjeux de société :
créativité, citoyenneté, liberté, responsabilité
participation,production, diffusion et internationalisation
développement des territoires, proximité et mobilité
développement de l’emploi et des compétences
formation et insertion
développement économique et numérique
transition énergétique, développement durable et responsabilité sociétale
recherche et innovation
gouvernance
Cette approche systémique des musiques actuelles doit trouver une traduction dans le projet de Centre National de la Musique, tant dans ses missions (concerter, construire, innover, redistribuer, réguler) que dans son processus de création.
C’est pour répondre à cet enjeu que les Pôles et Réseaux territoriaux demandent, aux côtés et en complémentarité des fédérations nationales de notre secteur, une participation pleine et entière à la mise en œuvre d’une co-construction de ces nouveaux modèles de politiques en faveur des musiques actuelles.
A l’heure des lois NOTRe et LCAP, à l’heure également de la gestion par les Régions des programmes opérationnels européens ou des Schémas Régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation, la réflexion et la mise en œuvre des politiques publiques de la culture ne peut se faire sans un dialogue étroit et permanent avec les territoires.
C’est un des objectifs de l’interpellation des organisations à l’initiative de cette journée de Concertation. L’État doit être garant, directement ou par le biais de son établissement national, d’une conception et d’un déploiement équitable et concerté de la politique culturelle sur les territoires.
Dans ce cadre, il apparaît nécessaire de renforcer les dynamiques de co-construction engagées localement.
Et ce, afin de favoriser un développement culturel en répondant aux enjeux de tous les territoires, dans leur articulation avec une vision nationale renouvelée.
À ce titre, la mise en œuvre de Contrats de filière « musiques actuelles et variétés » ambitieux, surtout s’ils sont signés aux cotés des Régions, de l’État et du CNV, est perçue par les acteurs comme une opportunité de repenser les politiques publiques en faveur des musiques actuelles.
Les enjeux sont majeurs :
accompagner les acteurs de la filière dans les mutations qu’ils rencontrent afin de sécuriser leur développement et d’encourager l’innovation,
adapter les acteurs aux enjeux numériques, environnementaux, sociaux, sociétaux et économiques,
expérimenter une politique publique conjointe en faveur des musiques actuelles, impulsant ainsi une articulation progressive des politiques publiques de droit commun,
élaborer, et c’est bien la question que nous abordons aujourd’hui, une mécanique de concertation pérenne avec la filière et la diversité de ses partenaires publics et privés.
Si les pôles et réseaux se sont constitués progressivement dans des contextes différents, leurs similitudes sont de plus en plus fortes.
La réorganisation récente des régions a favorisé depuis plus de trois ans des dynamiques de regroupement et une forte ouverture des réseaux à l’ensemble de l’écosystème musical.
Preuve de la volonté des acteurs musicaux de se rassembler dans leur diversité pour travailler ensemble et contribuer collectivement à faire progresser les pratiques, en complémentarité et parfois même à l’initiative de structurations ou d’innovations nationales.
Les 14 Pôles et Réseaux régionaux représentent à ce jour plus de 1200 structures du secteur des musiques actuelles : managers, salles de concerts, tourneurs, structures de formation ou d’accompagnement, festivals, labels indépendants, cafés-culture, studios d’enregistrement et de répétition, collectifs d’artistes, écoles de musique, médias indépendants, etc.
Ceci tout en dépassant, depuis longtemps déjà, les segmentations esthétiques et juridiques des musiques actuelles. Au sein des réseaux se croisent tous les métiers, toutes les musiques, tous les modèles économiques et toutes les dynamiques culturelles.
Ils représentent ainsi plus de 4000 salarié.e.s permanent.e.s.
C’est une diversité et une force inédites qui font des Pôles et Réseaux des espaces permanents de concertation pour l’ensemble des parties prenantes des musiques actuelles.
Ils portent des missions d’intérêt général qui, en complémentarité du processus de concertation, permettent d’accompagner durablement le développement et la structuration de l’écosystème musical.
Ils rappellent l’importance d’agir en proximité. Une proximité loin de tout repli sur soi, tournée vers les grand enjeux et interlocuteurs nationaux et européens.
Un grand nombre d’innovations du secteur sont d’ailleurs directement issues des territoires. Pour ne citer que quelques exemples :
l’expérimentation du dispositif d’aide à l’emploi artistique dans les Cafés-Cultures en Pays-de-la-Loire avant son déploiement national
la création d’un Contrat de Filière régional musiques actuelles et variétés en Nouvelle Aquitaine
la création d’un fonds de trésorerie mutualisée dans le Grand-Est
le déploiement de Métiers Culture, plateforme emploi-formation-compétences en région Centre-Val de Loire
la co-fondation en Ile de France, avec la Fedelima et le SMA, d’une solution nationale de billetterie solidaire portée par la Coopérative Socoop
Plus globalement, l’émergence artistique, les droits culturels, le développement territorial, l’emploi, la formation et l’insertion, l’accompagnement de l’entrepreneuriat, le développement économique, la prise en compte des structures de production et de développement artistique, les méthodes d’observation et les démarches responsables sont autant de thèmes sur lesquels les pôles et réseaux régionaux ont su faire la démonstration de la maturité collective des acteurs de musiques actuelles.
Les acteurs de musiques actuelles, inscrits dans une démarche éthique liée à la diversité artistique et culturelle, sont un atout pour l’ensemble des échelons territoriaux.
Leurs mises en réseaux multiples témoignent d’un engagement responsable exemplaire en faveur d’un développement concerté, solidaire et coopératif de leur secteur.
Aux côtés des organisations fédératives ou syndicales nationales, les réseaux régionaux disposent d’une vraie légitimité et apparaissent comme des interlocuteurs pertinents et précieux dans la dynamique de co-construction des politiques publiques :
diversité professionnelle de leurs adhérents et partenaires,
diversité des territoires et respect de la complexité en leur sein même,
capacité à agir sur le fonctionnement même de l’écosystème (coopérations, accompagnements, etc.),
porosité de leurs actions vers d’autres formes culturelles, sociales et économiques,
mise en place d’actions et de dynamiques privilégiant les circuits courts,
capacité de pondération des phénomènes de concentrations (industrielles et territoriales) en cours au sein de la filière
Œuvrant pour l’intérêt général, disposant d’une expertise sur les spécificités et enjeux territoriaux, les réseaux ont atteint un niveau de maturité tel qu’ils sont une partie prenante légitime et un interlocuteur incontournable de la co-construction de politiques publiques ambitieuses et renouvelées en faveur des musiques actuelles.
Aussi, aujourd’hui, ils souhaitent :
réaffirmer leur complémentarité, leur articulation et leur coopération avec les organisations nationales présentes ici
être reconnus pour leurs missions d’intérêt général, encore ignorées par de trop nombreux partenaires publics et par les réflexions sur le futur établissement national de la musique,
être reconnus et soutenus comme des interlocuteurs majeurs et centraux, tant pour la structuration et le développement des musiques actuelles que pour l’élaboration des politiques publiques nationales et territoriales,
défendre la nécessité d’un nouveau modèle de développement global capable de dépasser la segmentation de la filière pour s’emparer autant des enjeux transversaux de l’écosystème (numérique, emploi, économie, développement durable…) que de la notion de développement territorial.
Ce dernier point est tout sauf anodin. Il sous-tend un effort partagé de réalignement, depuis les territoires jusqu’à l’organisation du Ministère de la Culture, en passant par les Contrats de Filière, l’évolution de l’organisation interne du secteur et de son futur établissement national. Il ne peut plus être question uniquement de métiers ou d’esthétiques. Il doit être maintenant question des enjeux transversaux, fondamentaux, que nous partageons tous.
Au final, il s’agit bien de coopération. Il s’agit bien, pour nous tous ici – citoyens, acteurs musicaux, réseaux territoriaux, fédérations nationales, syndicats, collectivités, établissement public national, État – de dépasser les contradictions afin d’assumer collectivement ce que préconisent les principales normes internationales de développement durable, ce que portent les grands textes internationaux et ce que nous dit l’état de droit : nous sommes les parties prenantes d’un fait de société. Nous devons en assumer collectivement la responsabilité. »