Technopol implante sa première antenne régionale en Nouvelle-Aquitaine

L’association Technopol, engagée depuis 1996 dans la reconnaissance et la valorisation des musiques électroniques, a annoncé la création de sa première antenne régionale en Nouvelle-Aquitaine. Le président de l’association Tommy Vaudecrane et les référents de l’implantation de l’antenne Kevin Ringeval et Ziggy Hugot ont donné une conférence de presse à Bordeaux le 20 octobre 2020. Nous y étions présents, compte-rendu.

Pour donner un bref contexte sur l’état des musiques électroniques en France, il est à noter que l’esthétique est entrée dans le corpus des musiques actuelles depuis 1998 sous l’impulsion de la Commission Nationale des Musiques Actuelles. Les musiques électroniques sont écoutées par 30% des jeunes de 18 à 25 ans et représentent 40% du résultat de la musique française à l’export.

Technopol se voit comme un réseau qui représente les différents types d’expression et les différents métiers qui composent les musiques électroniques en tant qu’esthétique culturelle.

« L’avenir est dans les territoires »

C’est la maxime qui préside à la volonté du réseau Technopol de s’implanter sur le territoire, après avoir mené le chantier de la légitimation de l’esthétique auprès des partenaires publics. Dans un contexte de crise sans précédent pour le secteur culturel, les acteurs des musiques électroniques orientent leur réflexion sur l’avenir de la pratique de ce champ culturel. Notamment, la responsabilisation de la scène sur les enjeux écologiques en développant des circuits-courts artistiques pourrait créer un cercle vertueux entre le développement de nouveaux artistes et de nouvelles structures.

Une implantation autour de quatre axes prioritaires

Le projet d’implantation de l’antenne de Technopol s’articule autour de quatre chantiers prioritaires identifiés par l’association en Nouvelle-Aquitaine:
créer de l’interconnaissance entre les acteurs régionaux afin de permettre la mutualisation d’idées, de compétences, de matériel,
– récolter et recenser les problématiques spécifiques aux musiques électroniques sur les territoires,
organiser le repérage de talents dans l’optique de la mise en place de circuits-courts artistiques,
défendre les intérêts de la nuit auprès des collectivités territoriales et des préfectures.

L’initiative de Technopol s’inscrit dans une démarche de co-construction avec les acteurs régionaux des actions qui doivent permettre au milieu des musiques électroniques néo-aquitain de monter en professionnalisation et de pérenniser son existence.

Crédit photo : Julie Bruhier

[SUCCÈS] Paul Lay lauréat des Victoires du Jazz 2020

Les Victoires du Jazz récompensent annuellement depuis 2002 des artistes du monde du jazz qui ont marqué l’année par leurs sorties ou leurs performances.

Avec la sortie de son album « Deep Rivers » en janvier 2020 chez Laborie Jazz, le pianiste orthézien Paul Lay s’est ouvert la voie de la reconnaissance par ses pairs. Il a été désigné lauréat d’une Victoire du Jazz début octobre dans la catégorie « artiste instrumental ».

Paul Lay n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne les récompenses. Sur la dernière décennie, il s’est vu décerner des distinctions au Prix de Soliste du Concours de la Défense, au Concours de Piano-Jazz de Moscou, au Concours Martial Solal, au Concours de Montreux, au Prix de l’Académie Charles Cros avec son deuxième album « Mikado», et au Prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz.

La récompense obtenue aux Victoires du Jazz vient ainsi consacrer une collaboration fructueuse entre l’artiste et son label Laborie Jazz, maison de disque basée à Limoges et adhérente du RIM. Paul Lay a sorti cinq albums chez Laborie :
– « Unveiling » en 2010,
– « Mikado » en 2014 ,
– « The Party » en 2017,
– « Alcazar Memories » la même année,
– « Deep Rivers », paru en janvier 2020.

Laborie Jazz rencontre le succès sur la scène nationale des Victoires du Jazz pour la deuxième fois consécutive. En 2019, la batteuse et compositrice Anne Paceo, également produite par Laborie, avait remporté le titre d’«Artiste de l’année».

MEWEM 2021 LANCEMENT DES CANDIDATURES

 

 

 

 

 

 

Les candidatures pour la nouvelle édition MEWEM sont ouvertes du 15 octobre au 1er décembre 2020 ! Dédié aux entrepreneuses culturelles, ce programme offre la possibilité d’être mentorée par une professionnelle du secteur mais également d’assister à des workshop sur des thématiques ciblées. A vos formulaires !

LA GÉNÈSE DU PROJET

Depuis 2018, la FELIN (Fédération Nationale des Labels et Distributeurs Indépendants) encourage les femmes de l’industrie musicale à entreprendre à travers un programme de mentorat : M E W E M (Mentoring Program for Women Entrepreneurs in Music Industry).

En effet, il existe 3 freins pour les femmes entrepreneuses : l’accès au réseau, l’accès aux financements, et le manque de modèles féminins de réussite.

C’est sur la base de ce constat que la FÉLIN a lancé MEWEM qui est le premier programme de mentorat destiné aux femmes entrepreneuses de l’industrie musicale en France.

LE POOL DES MENTORES

Cette année, 13 mentores ont été sélectionnées : 8 étaient déjà mentores l’an dernier et ont souhaité renouveler leur présence ; les 6 autres ont intégré la promotion suite à un travail de recherche.

Leurs parcours professionnels remarquables, les postes qu’elles occupent actuellement et la complémentarité des profils va contribuer au maintien d’une qualité et d’un niveau incontestable pour cette troisième édition.

  • Aurélie Thuot – Adone Production
  • Clarisse Arnou – Yotanka
  • Clothilde Chalot – NoMadPlay / NoMadMusic
  • Geneviève Girard – Azimuth Prod
  • Juliette Metz – Encore merci !
  • Katel – Fraca!!!
  • Lily Fisher – Zenith Paris
  • Marie-Anne Robert – Believe
  • Marie Sabot – We Love Green
  • Natacha Ordas – Soonvibes
  • Pauline Duarte – Epic Records
  • Rachel Cartier – Deezer
  • Virginie Borgeaud – Double V

Campagne #TuJouesBienPourUneFille

Dans le cadre de la Saison Égalité Musiques Actuelles, HF Île-de-France a lancé une campagne de sensibilisation pointant la faible représentation des femmes dans le secteur des musiques actuelles, nommée #TuJouesBienPourUneFille.

Cette campagne, réalisée en partenariat avec l’association Femmes Photographes, met en scène des professionnelles des musiques actuelles : musicienne, chanteuse, compositrice, rappeuse, groupe de rock, ingénieure du son, professeure, créatrice de label, directrice de scène de musiques actuelles et programmatrice.

L’objectif de cette campagne, qui est l’aboutissement de trois ans de travail avec les structures de musiques actuelles, est non seulement d’interpeller le secteur et d’informer les publics sur la faible représentation des femmes dans ce secteur, mais également d’offrir des modèles d’identification aux jeunes filles pour les encourager à se tourner vers les carrières musicales.

> Cette campagne est disponible à la location pour les établissements publics et culturels. Plus d’information ici.

Les 10 visuels de cette campagne :

STOP à la stigmatisation de la filière musicale ! Lettre ouverte aux Ministères

À l’attention de 

Monsieur Jean CASTEX, Premier ministre,

Madame Roselyne BACHELOT, ministre de la Culture,

Monsieur Gérald DARMANIN, ministre de l’Intérieur,

Stop à la stigmatisation

Madame et Messieurs les ministres,

Le contexte actuel, marqué par la crise sanitaire, amène les pouvoirs publics à prendre des mesures strictes afin de lutter contre l’épidémie de Covid-19, ce que nous pouvons comprendre. Cependant, nous observons ces dernières semaines des décisions nous interpellant, voire nous choquant, ciblant expressément le champ des pratiques musicales, sans que ceci ne soit justifié par la moindre considération sanitaire spécifique. Ainsi et à titre d’exemple, le 29 septembre, dans un arrêté, la préfecture du Morbihan a choisi d’interdire « la tenue de rassemblements festifs à caractère musical et la circulation des véhicules transportant du matériel susceptible d’être utilisé pour une manifestation festive à caractère musical (…) » (étant entendu qu’il s’agit d’une catégorie spécifique de rassemblements), ainsi que « la diffusion de musique amplifiée sur l’espace public quelle qu’en soit l’origine ».

Comment peut-on justifier cette stigmatisation assumée des pratiques musicales ? En quoi le « transport de matériel » peut-il être interdit, alors que dans le même temps, de nombreux professionnels tentent de faire survivre leur activité dans des théâtres, salles de concert, cafés culturels, ceci dans le plus strict respect des consignes et normes sanitaires ? En quoi la diffusion de musique amplifiée, « quelle qu’en soit l’origine », représenterait un risque ?

Nous voyons dans ces décisions une bien triste méconnaissance de ce que représentent les pratiques musicales, une association implicite à des « dérives », loin de leur réalité artistique. De plus, ces décisions locales viennent nier l’expertise des professionnels du spectacle vivant musical, tout à fait compétents pour proposer des rendez-vous culturels adaptés à la situation sanitaire. 

Nous souhaitons vous rappeler que depuis de nombreux mois et comme nous l’a suggéré Monsieur le Président le 6 mai dernier, les artistes, technicien·ne·s et structures organisatrices tentent de réinventer leur activité, de proposer aux personnes de leurs territoires des temps artistiques qui puissent s’adapter au contexte, malgré une grande incertitude et des consignes bien trop souvent contradictoires.  Par là même, ils continuent à répondre à des objectifs forts de politiques publiques, en permettant, en des moments où le lien social est moins évident, de mettre les personnes en relation et en dialogue, en rompant l’isolement, en assurant les conditions du vivre ensemble. Le tout sans mise en danger des personnes, et en leur assurant un cadre sanitaire optimum, selon les obligations auxquelles ils souscrivent en tant que professionnels. Cibler explicitement et dans des textes officiels les rassemblements musicaux, ainsi que la diffusion musicale, revient à nier cela.

Nous vous invitons à reconsidérer ce positionnement, que ce soit à l’échelon national ou local, via les Préfectures. Il est possible de travailler avec les acteurs et actrices du champ musical, d’inventer des propositions – y compris dans l’espace public – qui soient cohérentes avec les impératifs sanitaires, de se nourrir de nos expertises plutôt que de les ignorer. Lorsque des mesures globales sont nécessaires, il est primordial de ne pas cibler de manière différenciée la musique, alors que celle-ci ne représente objectivement pas de danger particulier par rapport à toute autre pratique collective. Il convient enfin de toujours privilégier le dialogue et la co-construction, plutôt que des décisions unilatérales venant aggraver une situation déjà fort préoccupante.

Nous sommes, comme de nombreux autres actrices et acteurs du champ musical, résolu·e·s à être associé·e·s à une réflexion collective, pour imaginer ensemble des solutions crédibles, respectueuses des personnes et rationnelles. 

Dans cette attente, nous vous assurons, Madame et Messieurs les ministres, de nos sentiments les meilleurs.

Les premières organisations signataires :

FAMDT – Fédération des Actrices et acteurs de Musiques et Danses Traditionnelles

FEDELIMA – Fédération des lieux de musiques actuelles 

FERAROCK – Fédération des Radios Associatives Musiques Actuelles

PAM – Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud & Corse

FNAR – Fédération Nationale des Arts de la rue

GRAND BUREAU – Réseau musiques actuelles Auvergne-Rhône-Alpes

OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie

RIM – Réseau des Indépendants de la Musique en Nouvelle-Aquitaine

ZONE FRANCHE – Le Réseau des Musiques du Monde