[TOUR DE FRANCE AGI-SON] Étape en Nouvelle-Aquitaine

À l’heure où les professionnels ont besoin de visibilité pour préparer la reprise d’activité, avec toutes les contraintes que cela implique, il est urgent de ne pas laisser le décret « Son » dans un statu quo réglementaire. AGI-SON s’y emploie en organisant un tour de France #2 à l’été/automne 2021.

AGI-SON a créé une infographie pour décrypter les prescriptions du décret « Son » en pointant celles qui sont applicables et celles qui sont inadaptées aux spécificités du spectacle vivant musical.

De nouveaux supports ont été créés pour vous faciliter la lecture :

Le pitch :

Le sujet de la nouvelle réglementation sonore est étroitement lié au plan de relance des concerts et festivals. Le réseau national AGI-SON, regroupant plus de 50 organisations professionnelles, alerte depuis la parution du décret 2017-1244 du 7 août 2017, dit Décret « Son », sur les problématiques (voir infographie) soulevées par ce texte qui ne prend pas en compte les spécificités du spectacle vivant musical.

Le tour de France AGI-SON #2 a pour objectif d’aller dans chaque région à la rencontre des élus, des professionnels du secteur culturel et des acteur associatifs concernés par les problématiques et les enjeux de la nouvelle réglementation sonore.

 

Les publics ciblés : 

Les élus, les professionnels du secteur culturel et les acteurs associatifs concernés par la nouvelle réglementation sonore.

 

Le déroulé :

 Les étapes s’articulent en deux temps :

  • Une plénière
    « UN « DÉCRET SON » À L’ÉPREUVE DU TERRAIN » 

  • Une table ronde 
    « POUR UN « DÉCRET SON » QUI NE RÉDUISE PAS LA SCÈNE AU SILENCE ». 

 Chaque étape sera diffusée simultanément en streaming sur Culturelink.

ÉTAPE EN NOUVELLE AQUITAINE

L’étape en Nouvelle-Aquitaine aura lieu le Lundi 27 septembre à l’occasion du festival Les Francophonies  à Limoges avec le RIM et la Fédération Hiéro.

Programme :

14h15-15h : Plénière « Un décret « son » à l’épreuve du terrain »

15h15 à 17h30 : Table ronde « Pour un décret « son » qui ne réduise pas la scène au silence »

[BIENVENUE !] 5 nouvelles structures rejoignent le RIM

 

 

 

 

 

 

Parce qu’il nous apparaît plus que jamais essentiel de se rapprocher, pour se soutenir dans ce contexte extrêmement difficile pour l’ensemble de la filière culturelle, le RIM est heureux d’accueillir 5 nouveaux adhérents au sein du réseau !

OCTOFOLIES

Pomarez (40)

Les Octofolies sont un festival de musiques actuelles et de sensibilisation à la préservation de l’environnement situé dans un petit village des Landes. Il a lieu chaque été sur deux soirées de concerts et une journée d’animations et d’ateliers. L’objectif du festival est de diffuser des esthétiques musicales peu représentées dans son territoire rural et de montrer par l’exemple qu’il est possible, facile et bénéfique d’agir en faveur de l’environnement. Afin de toucher le plus grand nombre, l’entrée du festival est à prix libre depuis 2018.

ALLEZ LES FILLES

Bordeaux (33)

ADMAA / Allez les filles a pour objectif premier de contribuer au développement de la culture émergente locale, par le biais d’une dynamisation des tissus associatifs locaux, poursuivis par l’intermédiaire du développement d’une programmation musicale innovante, associant aussi bien d’importants spectacles d’artistes internationaux que des groupes locaux en développement.
Allez Les Filles est l’organisateur du festival estival Relache.

TECHNOPOL

Bègles (33)

Cela fait 24 ans que Technopol a pour objectif de promouvoir et défendre les intérêts des musiques électroniques en France et à l’étranger. L’association, interlocutrice privilégiée des amateur·ice·s et professionnel·le·s des musiques électroniques, agit en médiatrice et lobby auprès des institutions politiques, favorise la structuration de l’écosystème en déployant des actions fédératrices et des formations, organise des événements à fort rayonnement et soutient les structures grâce à son média.

MICS, Mission de Coopération des Smac de l’agglomération bordelaise.

Bordeaux (33)

Première du genre en France, cette structure de coopération réunit 4 Scènes de Musiques Actuelles (label national délivré par le Ministère de la culture) au service d’une vision partagée du territoire musical de demain, en lien avec les lieux, les équipes, les acteurs de la filière musicale, les artistes, les publics, les populations, les pouvoirs publics (État, Région, Département, Bordeaux Métropole, villes de Bordeaux, Cenon, Mérignac et Talence).

LES VIVRES DE L’ART

Bordeaux (33)

Les Vivres de l’Art est un projet artistique global organisé autour de l’atelier de Jean-François BUISSON (artiste sculpteure) , et implanté dans les anciens abattoirs des Vivres de la Marine. À la fois projet de réhabilitation d’un patrimoine historique, témoin du passé portuaire de la ville, et pôle artistique tourné vers la création actuelle, le lieu regroupe des ateliers d’artistes, une galerie, une place publique ré-aménagée en «Open B’Art» pour consommer librement sans modération de l’art, et un jardin partagé. L’association a pour but de favoriser la mise en réseau d’artistes, mais aussi de provoquer la rencontre avec les publics à travers une programmation culturelle éclectique et atypique, dans une dynamique d’ouverture et de partage.

 

Retrouvez tous les adhérents du RIM ici

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[RENDEZ-VOUS DU RIM] Les différentes facettes de la reprise

Le Réseau des Indépendants de la Musique organise un temps d’échange le jeudi 17 juin 2021 à L’espace Brémontier (Arès, 33) à destination des acteurs des musiques actuelles de Nouvelle-Aquitaine.

C’était long, on peut pas dire que c’était bon. Après tant de visioconférences plus ou moins heureuses, les temps collectifs du RIM font leur grand retour en présentiel le 17 juin prochain à l’espace Brémontier, à Arès (33). Au-delà d’un cadre bucolique sur le bassin d’Arcachon, le RIM vous propose de vous réunir pour un évènement placé sous le signe des retrouvailles et de la convivialité.

La reprise commence à poindre. Ce retour de la vie culturelle tant attendu par les équipes culturelles pose des défis de taille.

Au cœur de tout cela, la santé au travail dans un secteur qui a traversé une période de troubles inédite pose question. Assurer une reprise dans l’intérêt et pour le bonheur de toutes et tous ne peut pas se faire au détriment de la santé des professionel·les. Les métiers de la culture sont associés à la passion des personnes qui les exercent. Cette passion peut cacher des situations de mal-être qui ne doivent pas gâcher la fête que constitue cette reprise.

  • Comment appréhendez-vous la reprise d’un point de vue de santé au travail ?
  • Sur quels leviers s’appuyer pour assurer le bien-être de tous et toutes ?
  • Comment participer ensemble à une reprise à la hauteur de nos envies ?

Autant de facettes à explorer ensemble le jeudi 17 juin dans ce Rendez-vous du RIM à destination des acteurs des musiques actuelles de Nouvelle-Aquitaine de 11h30 à 18h en chair et en os pour notre plus grand plaisir.

PSSST ! Le lendemain, KiéKi Musiques organise pour les professionnel.le.s la troisième édition de [Privé 2 Concerts], au même endroit ! Retrouvez le programme et le formulaire d’inscription de cet évènement ici.

Programme RENDEZ-VOUS DU RIM / Les différentes facettes de la reprise :

Jeudi 17 juin

  • 11h30 : Accueil des participants
  • 12h – 14h : Repas
  • 14h – 15h30 : Premier module « (Re)structurer son activité dans un contexte post-crise »
  • 15h30 – 16h : Pause
  • 16h – 17h30 : Deuxième module « Santé au travail : attention à la surchauffe »
  • 18h : Fin et apéritif convivial offert par le RIM

[BIENVENUE] 7 nouveaux adhérents nous rejoignent !

 

 

 

 

 

 

Parce qu’il nous apparaît plus que jamais essentiel de se rapprocher, pour se soutenir dans ce contexte extrêmement difficile pour l’ensemble de la filière culturelle, le RIM est heureux d’accueillir 7 nouveaux adhérents au sein du réseau !

ZAÏZAÏ RADIO

ANGOULÊME (16)

Zaï Zaï, c’est une radio de découverte musicale et du son, qui diffuse et fait entendre les esthétiques musicales peu représentées sur les ondes, dont les musiques actuelles ! Zaï Zaï, c’est une radio qui bouge pour faire entendre les voix des divers acteurs de la vie culturelle et associative d’Angoulême et de son agglomération, de Charente et de Nouvelle Aquitaine ! Zaï Zaï, c’est plus qu’une radio:  un laboratoire et un espace de parole qui tend le micro aux habitants et permet à tous d’acquérir les différents savoir-faire liés aux métiers de la radio. C’est un média citoyen d’expérimentation ! Zaï Zaï, c’est un élan créatif ouvert à tous ! Zaï Zaï, c’est un cri de ralliement dans le paysage charentais pour celles et ceux qui souhaitent ouvrir grand les oreilles ! Zaï Zaï met l’écoute au cœur de la cité de l’image !

DE LA NEIGE EN ÉTÉ

SAINT-SULPICE-DE-FALEYRENS (33)

Fondée en 2018 par Pierre Alberici, Guillaume Mangier et Frédérique Vaucanson, DE LA NEIGE EN ÉTÉ est une association à but non lucratif favorisant le développement de projets entrepreneuriaux et artistiques dans le secteur des Musiques Actuelles.

  • Réunir des professionnels du développement artistique par une gouvernance collégiale et fondée sur une mutualisation des compétences et des moyens.
  • Concevoir des interventions (stages, cours, ateliers, parcours d’accompagnement ou missions d’expertise) avec les partenaires, au service de leurs projets.
  • Accompagner l’émergence et la structuration de projets musicaux portés par des artistes et/ou des entrepreneurs culturels.
  • Favoriser les passerelles entre enseignement, formation professionnelle et accompagnement artistique.

OFFICE MONSÉGURAIS DE LA CULTURE ET DES LOISIRS

MONSÉGUR (33)

L’activité musicale de l’office monségurais de la culture et des loisirs s’articule autour de plusieurs actions :

  •  Le festival « Les 24h du swing » qui a fêté ses 30 ans récemment. Une 100aine de bénévoles sont engagés sur l’événement,
  • Des classes jazz de la maternelle au lycée (projet monté à la base pour contrecarrer la menace de fermeture du collège de la ville),
  • Le swing club : des concerts réguliers dans un restaurant de la ville repris par des bénévoles,
  •  Jazz en balades : des concerts sur le territoire de la communauté de communes.

LES ZAR’PÈTES

VILLENAVE D’ORNON (33)

L’association a pour but de développer des projets culturels et artistiques notamment par la production et/ou la diffusion de spectacle vivant, qui s’inscrivent dans les valeurs de l’éducation populaire. Elle a aussi pour objectif d’encourager les jeunes à s’investir dans des projets culturels, en lien – direct ou pas – avec le festival et l’association, et de les accompagner dans la réalisation de leurs actions. L’association mène divers projets tels que l’organisation de soirées, du festival, de tremplins, de vides-greniers, etc.

LA TANIÈRE RECORD

SAINT-PERDON (40)

La Tanière est la première chaine Youtube française de sessions en prises live.
Depuis 2017, c’est plus de 100 groupes qui se sont produits à La Tanière. L’objectif principal de notre chaîne est de faire découvrir chaque semaine un nouveau groupe français, tous styles confondus

 

CRISTAL GROUPE

LA ROCHELLE (17)

La musique est au cœur de nos activités, mais nos métiers sont multiples ! Fondée depuis plus de 20 ans, Cristal Groupe est une maison à plusieurs facettes : multiculturelle, multi activités et multi services. Elle ne cesse de se réinventer afin de demeurer pertinente dans un secteur en perpétuelle mutation, et de rester à l’écoute des besoins de ceux qui font la musique, pour la scène, pour le disque ou pour les images…

DÉRAPAGE PRODUCTION

BORDEAUX (33)

Fondé en 2000, Dérapage Productions se consacrait alors principalement à la diffusion d’artistes musiciens issus de la scène des musiques dites « urbaines ». Avec la volonté de s’élargir, de soutenir, de révéler et d’accompagner les artistes, Dérapage Prod s’est ouvert au management et à la production. Musique du monde d’ici et d’ailleurs, de la fusion des styles en tous genres, de la vibration et des métissages artistiques.

[REPRISE] La Nouvelle-Aquitaine propose une expérimentation avec suivi scientifique, pour la réouverture des lieux culturels

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Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Eric Correia, conseiller régional en charge de l’économie créative, ont tenu une conférence de presse ce jeudi 4 février 2021 à la Rock School Barbey à Bordeaux.

Elle s’est également tenue en présence d’Éric Roux, directeur de La Rock School Barbey et co-président du Réseau des Indépendants de la Musique, Mathieu Dassieu, directeur du label Baco Music et président de la Fédération nationale des labels et distributeurs indépendants, Joël Brouch, directeur de l’Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Carole Le Rendu, directrice de l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) et docteur en sciences de gestion.

Cette conférence de presse visait à :

  • présenter l’expérimentation de protocoles sanitaire et scientifique en vue de la réouverture des salles, lieux culturels et festivals, en partenariat avec l’Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM),
  • et demander la mise en place d’un groupe de travail pour une meilleure exposition des artistes et des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public.

Ces deux demandes ont fait l’objet d’un courrier envoyé à Jean Castex, Premier ministre, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, Delphine Ernotte-Cunci, présidente de France Télévisions, et de Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France.

Le RIM est fier d’être partenaire, depuis le mois de juillet 2020, de l’ITEMM (Institut technologique Européen des Métiers de la Musique) pour l’expérimentation de l’outil nommé « OPÉRA » (Outil Probabiliste pour l’Évaluation du Risque par Aérosols) consistant à développer ce simulateur pour permettre aux gestionnaires de lieux culturels d’évaluer, au travers de 30 paramètres, la probabilité de transmission par aérosols de la CoVid-19 auprès des personnes présentes dans leur lieu : salle de concert, cinéma, musée, théâtre… Parmis ces 30 paramètres figurent par exemple la jauge, la configuration de la scène, la durée du spectacle, le système de ventilation…

Cette proposition d’expérimentation s’appuie sur le partenariat du Conseil régional avec l’ITEMM et permet de mobiliser l’outil OPÉRA (Outil Probabiliste pour l’Évaluation du Risque par Aérosols) développé depuis la rentrée 2020. Ce modèle travaille sur la propagation par aérosols et s’applique bien sur des situations avec usages de masques.

En effet, l’ITEMM développe depuis plusieurs semaines, via son Pôle d’Innovation, ce projet nommé OPÉRA. Il s’agit d’un programme de recherche en vue de la reprise des activités du spectacle vivant dont l’objectif est de nourrir un dialogue robuste et objectivé, entre toutes les parties prenantes nécessaires aux décisions de réouverture des lieux. OPÉRA permettra également d’orienter les décisions vers des stratégies locales, spécifiques à chaque configuration de lieux, en vue du meilleur rapport risque/viabilité-faisabilité/localisation.

nouvelle-aquitaine expérimentation protocole sanitaire pour la reprise des lieux culturels

La proposition de la Région Nouvelle-Aquitaine au gouvernement est donc de conjuguer le modèle OPÉRA avec l’ensemble des mesures et protocoles déjà définis avec les autorités sanitaires, et de mettre alors en place un groupe de travail, en lien avec le conseil scientifique régional, l’ITEMM et les agences et réseaux culturels.

Ce protocole expérimental singulier permettrait :

  • d’intégrer le projet OPÉRA avec d’autres propositions telles que la modélisation
    des flux de personnes, traceurs de dépôts de virus sur points contacts (poignées, interrupteurs…), logistique associée aux configurations (files d’attentes, sièges…), protocoles de désinfection de salles,
  • de proposer un regard spécifique sur les espaces de circulation,
  • de déterminer des configurations types : nombre de personnes par type de lieux et durées préconisées, espaces et modalités des flux entrants et sortants, présentant par
    comparaison avec l’actuel, moins de risques.

Deux types d’approches seraient alors développés en lien avec l’ITEMM :

  • un premier niveau d’évaluation et de comparaison pour un lot important de salles (au moins 300), par le simulateur,
  • un niveau qualitatif, permettant sur un nombre plus réduit de salles (une dizaine de salles sur plusieurs villes test) d’affiner et d’optimiser sur les lieux des villes concernées, les différentes configurations possibles en durée, jauge du public, impacts sur le spectacle, l’accueil, les scénarios de circulation, le tout défini avec d’autres contributeurs du groupe de travail.

Comprendre le modèle « OPÉRA » :

Ce modèle permet d’évaluer, au travers de 30 paramètres, la probabilité de transmission par aérosols, de la Covid-19 auprès de tous les types de population présents dans les lieux culturels et de leurs activités spécifiques (cinéma, spectacle, musée). Certains des 30 paramètres (circulation du virus, port du masque, règlementations VMC renouvellement d’air, jauge des lieux, durée des spectacles…) sont ainsi mis à jour, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, dans le modèle.

Collecte des données techniques et épidémiologiques (en lien avec l’ARS et le Conseil scientifique) :

L’autre objectif de ce partenariat Région/ITEMM est de pouvoir travailler avec différentes salles de spectacle, toutes esthétiques confondues, lieux d’accueil du public (salles de répétition, studios, salle de cours…) pour collecter, sur le territoire régional, les 5 caractéristiques techniques nécessaires pour évaluer le risque associé à chaque situation et chaque configuration.

 

Mise en ligne d’un simulateur de calcul de risque – renforcement des protocoles sanitaires :

Un simulateur pour les gestionnaires de salles et les décideurs publics, sera ainsi disponible afin que chacun puisse évaluer le risque relatif à la configuration des lieux et de la forme du spectacle. Les opérateurs pourront décider de faire varier des paramètres clés afin de diminuer le risque en accord avec les attentes des pouvoirs publics sanitaires et leurs propres contraintes : durée d’un spectacle, jauge public, stratégie de renouvellement de l’air, espaces et modalités de circulation du public (entracte, espaces conviviaux, entrée/sortie durant le déroulement, camping pour les festivals…).

Déjà 300 candidats volontaires

Plus de 300 lieux culturels et collectivités se sont aujourd’hui portés volontaires pour tester le dispositif, ce qui démontre la forte attente des acteurs pour la reprise d’activité. Si le gouvernement donne son accord, le dispositif d’expérimentation pourrait être mis en place dans 12 lieux tests sur chacun des 12 départements de Nouvelle-Aquitaine.

Oeuvrer pour une meilleure exposition des artistes et des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public.

Autre requête à l’ordre du jour de cette conférence de presse : demander la mise en place d’un groupe de travail pour une meilleure exposition des artistes et des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public.

Cette demande a également fait l’objet de courriers envoyés à Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, Delphine Ernotte-Cunci, présidente de France Télévisions, et Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France.

En effet, le récent rapport du réseau international d’audit EY, publié le 29 janvier dernier, et commandé par les organisations de défense des droits des auteurs et des créateurs de l’Union européenne, révèle les chiffres de la crise de la Covid-19 pour le secteur culturel. Sans surprise, rien qu’en termes de chiffre d’affaires, le milieu, regroupant la télévision, le cinéma, la radio, la musique, l’édition, les jeux vidéo, les arts de la scène et les arts visuels, a plongé de 31,2 % par rapport à 2019. Le spectacle vivant (- 90 % entre 2019 et 2020) et la musique (- 76 %), en quasi arrêt depuis près de 11 mois, sont au bord de l’asphyxie économique malgré l’engagement massif de l’État et des collectivités, avec les dispositifs transversaux et sectoriels d’accompagnement économique du monde de la culture.

Cette « invisibilité » de la création sans possibilité de diffusion, conjugué au manque de perspective pèse lourd sur le moral des artistes-compositeurs- interprètes, et empêche toute projection vers l’avenir. De plus, la prolongation de l’intermittence jusqu’en août 2021 est une décision précieuse, mais qui ne peut masquer la situation dramatique notamment des musiciens artistes-interprètes qui perçoivent une rémunération notoirement faible pour la diffusion de leurs enregistrements sur les plateformes de streaming alors que ces dernières profitent largement de la crise sanitaire.

Afin de compenser ces effets négatifs, il semble à la Région plus que jamais nécessaire de travailler à un renforcement de l’exposition de la diversité de la création musicale, théâtrale, chorégraphique dans les médias, notamment de service public.

Si le Conseil régional se félicite des initiatives communes avec Radio France et France Télévision pour mobiliser radio et télévision de service public afin de mieux exposer le spectacle vivant et la création contemporaine, il y a toutefois un hiatus entre le discours et la réalité de la représentation de la diversité dans les médias. En effet, dans le cadre du Contrat de filière Musique initié en 2015 avec le CNV et l’État, co-construit avec le RIM (Réseau des Indépendants de la Musique) et la FÉLIN (Fédération Nationale des Labels et Distributeurs indépendants), et l’expertise de l’agence OARA (Office artistique de la région Nouvelle-Aquitaine) sur le spectacle-vivant, le Conseil régional mène une réflexion sur la place des labels indépendants et des artistes dans les médias audiovisuels nationaux publics et privés.

L’analyse des données collectées met clairement en évidence une sous-représentation des artistes signés par des labels indépendants (TPE producteur et éditeur phonographique indépendant sans lien capitalistique avec une « majors companies » ni aucun contrat de distribution avec une « majors companies ») dans les médias de service public.

A titre d’exemple :

  • Sur les 82 titres en rotation sur la playlist France Inter (semaine du 13 janvier 2021), les labels indépendants en représentent seulement 5.
  • Si France Bleu met en avant l’actualité culturelle locale et les scènes régionales dans ses programmes, malheureusement sa playlist est composée en quasi-totalité de titres issus de majors du disque.
  • En 2019-2020, seulement 16% des labels indépendants ont obtenu une chronique dans une émission de France Télévision principalement sur un programme de France 3 région, dont 3 sur l’émission musicale « Basique » diffusée sur France 2. Dans le paysage musical, Radio France propose chaque année 50 journées spéciales, plus de 1 000 titres diffusés par jour, 1 000 concerts enregistrés et diffusés et le soutien de plus de 800 évènements musicaux. Elle bénéficie d’un pouvoir de prescription auprès du grand public et joue un rôle majeur dans l’accompagnement des nouveaux talents.
  • En 2019 et en 2020, 60% des labels indépendants ont présenté au moins 1 titre aux commissions de programmation des antennes de Radio France. 40% ont obtenu une entrée en playlist pour au moins 1 titre et ils sont seulement 16,3% à en avoir plus de 5, principalement sur FIP, mais aussi en rotation sur France Inter et RFI.

2021 marque certes un nouvel élan de l’engagement de Radio France vers le secteur musical puisque la Maison de la radio change de nom pour devenir la « Maison de la radio et de la musique » et annonce de nouveaux programmes pour promouvoir la diversité musicale sur ses antennes. Et France Télévisions lance « Culturebox » sur la TNT, autant de bonnes nouvelles qui seraient complètes si une meilleure exposition des artistes implantés en région et celles des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public était envisageable.

C’est la raison pour laquelle la Région Nouvelle-Aquitaine œuvre pour la mise en place d’un groupe de travail avec Radio France et France Télévisions pour améliorer la présence des artistes et des labels de nos territoires.

La presse en parle

La Montagne

« La Nouvelle-Aquitaine veut tenter une expérimentation unique au monde pour permettre la réouverture des salles de spectacle.

Voilà une initiative qui pourrait mettre du baume au cœur des professionnels de la culture, de Guéret à Saint-Jean-de-Luz. Comme ailleurs. La région Nouvelle-Aquitaine souhaite lancer dès que possible une expérimentation de protocoles sanitaire et scientifique en vue de rouvrir des scènes culturelles et festivals. Elle n’attend que le feu vert du ministère de la Culture. »

Le Nouvel Obs’

« La Nouvelle-Aquitaine veut tester un protocole sanitaire pour rouvrir les lieux culturels
Le président de la région Alain Rousset a présenté une proposition d’expérimentation qui s’appuie sur un programme d’intelligence artificielle, basé sur « 30 paramètres ». »

Rue 89 Bordeaux

« La Nouvelle-Aquitaine veut tester un protocole sanitaire pour rouvrir les lieux culturels
La Région a présenté une expérimentation de protocole sanitaire soumise au ministère de la culture en vue de la réouverture des lieux culturels. En cas de feu vert, un concert test pourrait avoir lieu dans chacun des 12 départements de Nouvelle-Aquitaine.
« 

La Nouvelle République

« Le projet est ambitieux. Alors que Marseille et Paris s’apprêtent à accueillir des concerts-tests avec près de 1.000 spectateurs qui seront suivis par les scientifiques de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la Région Nouvelle-Aquitaine souhaite tenter une autre forme d’expérimentation scientifique, avec le même but : pouvoir enfin rouvrir les salles de spectacles, les musées et les cinémas… »