
Pour cette assemblée générale de printemps, la belle équipe de l’association Ampli s’est portée volontaire pour nous accueillir à La Route du Son, scène de musiques actuelles située à Billère (tout près de Pau), les mardi 14 et mercredi 15 mai 2019 ! Retrouvez le programme ci-dessous !
Pour toute complément d’information, contactez Léa : lea.gilbert@le-rim.org !

9h30 – 13h (5 séquences au choix) / Ampli
Espace disque libre (retours d’expérience)
Séquence proposée par Éléonore (RIM)
Distribution numérique, pour quelle solution opter, quels interlocuteurs privilégier ? Un grand tour de table permettra aux labels, producteurs, développeurs et tout adhérent intéressé par les enjeux de la musique enregistrée d’échanger sur ses pratiques en partageant interrogations, compétences ou expérimentations.
Table ronde enseignement artistique
Proposée par Stéphane Alaux (directeur du CIAM) et Daniel Rodriguez (directeur de La Locomotive).
Cette table ronde a pour objectif de partager les expériences et problématiques liées à l’enseignement artistique, pour dégager des solutions communes et des propositions collectives (notamment auprès des partenaires publics). Nous commencerons par un état des lieux des structures présentes, puis aborderons les questions de la structuration des équipes pédagogiques (management, implication des professeurs dans le projet associatif) et des cadres légaux et conventionnels (difficulté de mise en place, manque de moyens, de connaissance, besoins en formations…).
Réunion métier administrateur.rice
Proposée par Delphine Tissot (administratrice du Krakatoa)
Afin de mieux nous connaître, nous rencontrer, échanger sur nos pratiques ou sur les sujets d’actualités, je vous propose de se retrouver à l’occasion de cette AG. Vous pouvez me faire part de vos souhaits et des sujets que vous souhaiteriez aborder lors de ce premier temps de travail ensemble : administration@krakatoa.org .
Action culturelle : entre innovation et adaptation
Atelier proposé par Stéphane Cortijo (responsable action culturelle, Ampli)
Par engagement et/ou par mission, nous intégrons et mettons en valeur l’action culturelle (ateliers, médiation…) dans nos projets d’activité. À partir de nos expériences respectives, nous vous proposons d’échanger sur les bonnes pratiques et les dispositifs existants afin de projeter nos projets vers de nouvelles pratiques (nouveaux angles?).
Atelier festivals – échange de savoirs et parole commune – Quelle stratégie individuelle et collective face aux problématiques que rencontrent les festivals ?
Atelier proposé par Thomas Desmaison (Festival ô Les Choeurs), Fred Lachaize (Reggae Sun Ska) et Victor Crespi (Coconut Music Festival)
À la suite des deux premières concertations sur la thématique des festivals / manifestations et aux vues de l’actualité en Nouvelle-Aquitaine, il apparaît urgent de permettre aux porteurs de projets de manifestations de s’outiller, à la fois matériellement et en termes de compétences, afin de consolider et pérenniser leurs activités. Nous vous proposons ainsi cet atelier comme un espace de partage de savoirs et d’interconnaissance, en présence de quatre témoins spécialisés dans des domaines soulignés par nos échanges précédents. L’objectif ? Repartir avec plus de ressources pour affronter l’équation économique qui se complique actuellement pour de nombreuses manifestations. Et définir une parole commune.
14h – 15h30 (3 séquences au choix) / Ampli
Concrétisation du fonds de trésorerie solidaire du RIM (vote) : Annulé et remplacé
La séquence initialement dédiée au vote des modalités de fonctionnement du fonds de trésorerie solidaire est reportée, la rencontre du 26 mars dernier entre le RIM et la Région n’ayant pas encore permis d’aboutir à une solution à court terme de garantie financière de ce fonds. La Région, manifestant un intérêt pour ce projet, souhaiterait en effet préalablement associer les fonds territoriaux France Active dans la mise en place de ce projet et accompagner le RIM dans l’établissement du modèle économique de ce dispositif. Cette séquence sera ainsi remplacée dans le cadre de l’AG par :
- un point d’actualités sur la démarche du fonds de trésorerie solidaire et le fonds développement économique de la Région.
- un débat autour de la présentation des propositions de refonte de l’axe « développement artistique » et, plus généralement, sur la place de la dimension artistique dans le RIM.
Tout savoir sur les outils numériques du RIM pour ses adhérents
Démo proposée par Soo (développeuse web, RIM)
Découvrez les outils numériques développés par le RIM : Pages promo, Portail Médias, Espace adhérent, Compilation… Si vous êtes déjà utilisateur d’un de nos outils, vous pouvez participer au tour de table numérique. Objectifs : améliorer nos outils et trouver de nouvelles idées de projets innovants et utiles.
Musiques actuelles et handicap
Atelier proposé par Stéphane Cortijo (responsable action culturelle, Ampli)
Les notions de publics dits « éloignés – empêchés » et d’inclusion animent depuis peu les politiques publiques de la culture. À partir du projet « musique, numérique et handicap » d’AMPLI et sur le principe d’un atelier de partage d’initiatives et d’expériences, la place du handicap dans le secteur des musiques actuelles et les mesures d’accompagnement seront interrogées : quelle prise en compte? quelles initiatives? quelles mesures incitatives? quels freins?
15h45 – 18h : débat animé par l’UPB / Salle Robert de Lacaze
Musiques actuelles, « qui fait quoi » ? Rôles et fonctions de chacun… du fantasme à la réalité.
Débat ouvert à tous, en présence des partenaires publics, animé par l’Université Populaire de Bordeaux.
Les musiques actuelles rassemblent un grand nombre d’acteurs… et presque autant de clichés (voire de fantasmes) sur les activités des uns et des autres. Mais au fait… Vous êtes-vous déjà demandé qui fréquenterait vos salles de concerts sans les producteurs phono ? Qui achèterait vos disques sans les radios? Qui enregistrerait dans vos studios sans les écoles de musiques ? Qui jouerait à votre festival sans les développeurs d’artistes ?
Chacun a une place, et un rôle à jouer dans (choisissez parmi les propositions suivantes) la filière / le vaisseau / l’écosystème / la famille / la chaîne alimentaire. À partir de témoignages d’acteurs du terrain, nous tâcherons de lever le voile sur les véritables fonctions de chacun, de comprendre leurs enjeux, leurs réalités, et de mettre en évidence les liens et les complémentarités. Tout ça sans prononcer le mot « écosystème »… Réussirons-nous ?!
Nous profiterons de ce débat pour vous annoncer l’ouverture d’un nouveau chantier au RIM « égalité-mixité : de la parité à la lutte contre la discrimination, comment passer à l’action ! » et répondre à vos questions !
18h30 : Apéritif & soirée RIM
Soirée ouverte aux adhérents du RIM, acteurs musiques actuelles, partenaires, partenaires publics et bénévoles sur inscription uniquement.
Contactez Léa : lea.gilbert@le-rim.org.
9h – 13h : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE BILAN 2018 / salle Robert de Lacaze
Cette assemblée générale aura pour but d’amender les bilans de l’année 2018. Nous vous présenterons les actions mises en place par le RIM tout au long de l’année, ainsi que le bilan moral et financier. Le temps de débat sera pour vous l’occasion de poser toutes vos questions et de donner votre avis !
Attention : pour que la délibération soit valable, il faut que la moitié au moins des structures adhérentes soient représentées. Assurez-vous de la présence d’au moins une personne de votre structure pour représenter toute la diversité du réseau. Si personne ne peut être présent, assurez-vous de bien donner votre pouvoir à un autre membre du RIM.
14h – 16h : Atelier webmarketing, big data et informatique décisionnelle / Ampli
Ciblage des campagnes promo, achat publicitaire, impact des réseaux sociaux, statistiques d’écoutes et ventes, météorologie, que faire de toutes ces variables ? Capter, structurer, consolider ou encore rendre exploitables des données issues de sources variées est incontournable. Par où commencer ? Yann Lourenco, directeur des agences bordelaises et toulousaines de Next Decision, interviendra sur le comment et le pourquoi traiter et maîtriser ses données. Démo d’outils de Business Intelligence faciles d’accès (ex : Microsoft « Power BI ») ou encore présentation de micro-maquettes « cas pratique » issues des fichiers-témoins d’adhérents RIM. Cet atelier vous donnera les clés pour évaluer le volume de données qui vous concerne, et identifier vos besoins – collectifs ou individuels – d’accompagnement.
COMMENT VENIR ?
Attention cet événement est sur inscription uniquement, si besoin contactez Léa : lea.gilbert@le-rim.org
Adresse Ampli :
51 allée Montesquieu, 64140 Billère
Adresse Salle De Lacaze :
Rue de la Mairie, 64140 Billère
En train, depuis la gare de Pau :
En voiture – covoiturez !
Pensez à la plateforme de covoiturage que le RIM vous met à dispo ici !
Places de parking gratuites autour d’Ampli.

Tulle Agglo rejoint le Groupement d’intérêt public Cafés-Cultures, qui propose un site internet pour faciliter la programmation de concerts et spectacles dans des cafés, hôtels et restos.
Source : La Montagne
« Dix minutes et pas plus. C’est le temps nécessaire aux cafés, hôtels ou restaurants, assure Samia Djitli, pour s’inscrire et demander un accompagnement financier dans le cadre d’une programmation culturelle, qu’il s’agisse d’un concert, d’une lecture, d’un spectacle de danse ou encore de théâtre ».
Lire l’article ici ou ci-dessous
«La philosophie est de privilégier la simplicité, éviter toute la paperasse. Tout se passe par le site du GIP. Seules trois conditions sont nécessaires pour pouvoir bénéficier de cette aide :
- être déjà affilié au Guso -Guichet unique du spectacle occasionnel
- être un restaurant ou un débit de boisson d’une capacité de moins de 200 personnes
- appartenir au secteur des établissements HCR, hôtels, cafés, restaurants »
Merci La Montagne pour cet article !
site internet du GIP Cafés-Cultures
Nous sommes ravis d’oeuvrer aux côtés de Des Lendemains Qui Chantent et de l’Agglo de Tulle pour accompagner les acteurs à l’usage de ce dispositif !
Aujourd’hui chargée de communication et de vie associative de La Locomotive (Tarnos) association qui gère également Le Magnéto (Bayonne) , Camille est une ancienne volontaire en service civique. Aujourd’hui, c’est elle qui accompagne les volontaires et encadre leurs missions au sein de La Locomotive… À l’occasion de la publication de + de 50 missions de service civique pour 2018/2019, elle nous livre ici ses impressions de tutrice et d’ancienne volontaire… En y glissant quelques précieux conseils !
La belle équipe de La Locomotive !

RIM : Quel est ton meilleur souvenir de professionnelle dans les musiques actuelles ?
J’ai beaucoup de très bon souvenirs depuis mon arrivée dans l’association, donc c’est difficile de n’en choisir qu’un… J’ai décidé de parler de la fois où, lorsque que j’étais encore volontaire en service civique j’ai eu l’opportunité d’organiser un concert moi-même de A à Z, accompagnée par mes collègues, le programmateur et le directeur de la Locomotive !
Dans le cadre de sa mission de service civique, un.e volontaire a l’opportunité de réaliser un projet personnel si il.elle le souhaite, j’avais donc choisi d’organiser un concert avec un groupe que j’aimais bien et dans un style qui n’était pas tellement représenté au Magnéto (la salle de concert gérée par l’association). J’ai donc pu expérimenter toutes les étapes de l’organisation d’un concert et sortir un peu du cadre de ma mission ce qui a été très enrichissant pour moi. Le soir du concert, bien que j’avais fait en sorte que tout se déroule comme il faut, j’étais un peu stressée ! J’avais peur que le public ne vienne pas, en effet au Magnéto c’est toujours la surprise car il est très rare que nous fassions des pré-ventes donc impossible d’avoir une idée de la fréquentation en amont. Au final, c’était un super soirée, le public est venu nombreux et tout s’est bien déroulé, j’étais hyper fière !
Photos du concert de Phases Cachées organisé par Camille @Magnéto – crédits : Adrien Sanchez
RIM : Au contraire, peux-tu nous citer une difficulté à laquelle tu as été confrontée ?
Je pense que l’une des difficultés à laquelle je suis confrontée serait le syndrome de l’imposteur. J’ai eu la chance de ne pas avoir galéré à chercher du travail dans le secteur culturel contrairement à plusieurs personnes dans mon entourage quand bien même j’avais peu d’expérience professionnelle dans ce milieu et que je ne suis même pas musicienne ! J’ai également la chance de travailler dans une association qui a certes des difficultés, comme beaucoup, mais où l’ambiance de travail est bonne et qui porte des valeurs qui me correspondent. Je suis tout à fait consciente de la difficulté de s’insérer professionnellement dans le secteur culturel et à fortiori dans celui des Musiques Actuelles. Sachant cela, je me surprend régulièrement à questionner ma légitimité à occuper ce poste plutôt que quelqu’un d’autre et à me demander si je suis suffisamment compétente et douée dans ce que je fais. Je pense que c’est un symptôme assez classique d’un manque de confiance en soi, qui j’espère va s’estomper avec le temps.
RIM : Pourquoi est-ce important pour toi (et pour vous à La Locomotive) d’accueillir des volontaires en service civique ?
À titre personnel, je pense qu’une mission de service civique effectuée dans un secteur qui nous intéresse où qui nous intrigue peut être un tremplin pour l’avenir. Quand on a la vingtaine, que l’on sort des études et que l’on ne sait pas trop vers quoi s’orienter pour la suite ou bien qu’on cherche du travail sans succès, ou encore que l’on souhaite trouver un moyen de s’occuper, de se rendre utile ; je suis persuadée que le volontariat nous fait avancer d’une manière ou d’une autre. Soit en confortant le projet que l’on avait en arrivant, soit en s’orientant vers un chemin que l’on n’avait pas forcément envisagé.
D’après ce que j’ai pu observer, le.a volontaire sort toujours enrichi.e de cette expérience, qui est à la fois une expérience professionnelle mais surtout une expérience humaine, faite de rencontres, de découvertes et d’ouverture d’horizons.
Du coté de la structure également cela s’avère très enrichissant d’accueillir un.e volontaire, car chacun.e arrive avec sa personnalité, ses envies et ses attentes ce qui permet de renouveler les propositions et d’avoir un regard neuf sur les actions menées et la manière de fonctionner.
D’autre part, les points qui sont faits avec chaque volontaire tout au long de son parcours nous incitent à ré-interroger à la fois sa posture, sa place au sein de l’équipe, les missions qui lui sont confiées et son accompagnement, ainsi que le rôle de chacun.e au sein de l’association.
Je suis persuadée que cela est important pour conserver des rapports humains sains et productifs entre les salariés, les bénévoles, le Conseil d’Administration et les volontaires, et donc à terme cela est aussi bénéfique pour l’association en tant que telle, les adhérents et les publics.
Journée service civique à l’Atabal (Biarritz)

RIM : Comment travaillez-vous ensemble avec les volontaires au quotidien ?
Pour nous, le temps de sa mission, le.a volontaire fait partie intégrante de l’équipe. Les axes de travail sont annoncés en début de mission et discutés ensemble. Nous essayons ensuite de segmenter chaque axe en plusieurs tâches/étapes afin que le.a volontaire puisse avancer. Nous faisons régulièrement des points sur l’état de progression des axes de travail et les difficultés rencontrées afin de pouvoir réagir et s’adapter, en se partageant les taches entre salariés par exemple, ou en prenant plus du temps pour clarifier certains points.
En début de mission, le.a volontaire est généralement très encadré.e par le directeur et moi-même puis au fur et à mesure qu’il.elle se sent plus à l’aise, il.elle devient plus autonome. Je pense que les volontaires sont conscients qu’il peuvent nous solliciter à tout moment pour poser des questions ou demander de l’aide.
Nous essayons au maximum de convier le.a volontaire aux réunions et aux échanges qui pourraient être intéressants pour lui.elle. Nous tentons de lui faire comprendre qu’il.elle peut proposer des projets qui sortent du cadre de sa mission, qu’il.elle peut émettre des idées, des pistes d’améliorations et qu’il.elle peut intervenir sur l’ensemble des sujets.
RIM : Pourquoi avez-vous choisi d’être accompagnés par le RIM dans cette démarche ?
L’accompagnement du RIM sur le service civique permet pour le.a volontaire d’avoir plusieurs temps dans l’année pour rencontrer d’autres volontaires qui sont e.ux.lles-mêmes dans des structures similaires à la sienne avec des missions, des problématiques, des questionnements similaires. Je pense que cela induit à la fois un sentiment d’appartenance à un groupe, une prise de recul sur son quotidien dans la structure et parfois la constitution d’un début de réseau professionnel, en effet outre les volontaires d’autres structures musiques actuelles, le.a volontaire est amené.e à rencontrer également certains salariés des structures du RIM.
De plus le RIM propose un accompagnement adapté aux Musiques Actuelles avec la mise en place de journées thématiques à destination des volontaires pour découvrir des métiers ou des pratiques inhérentes au secteur (technique son, métiers de la com, développement durable, bénévolat,…). D’autre part les démarches administratives sont simplifiées et la communication est fluide du fait du travail effectué par la coordinatrice Service Civique du RIM.
Promo 2017 – 2018 des volontaires en service civique

RIM : Un bon conseil de tutrice à donner aux volontaires en service civique?
Mon conseil serait de ne surtout pas hésiter à communiquer si quelque chose ne va pas, si on ne se sent pas à l’aise, que l’on rencontre des difficultés, qu’on souhaiterai un accompagnement plus approfondi ou que l’on a des questions à poser. Et également de profiter au maximum car 8 mois ça passe vite !
Pour contacter Camille et lui poser vos questions :
Camille Fuchs : communication@loco-motive.fr
Parole de volontaire :
Jean-Baptiste – ancien volontaire à Musicalarue
Bons souvenirs, difficultés, apprentissages, rencontres… À l’heure de la publication de plus de 50 missions de volontariat au sein des structures musiques actuelles de Nouvelle-Aquitaine, Jean-Baptiste, ancien volontaire de l’association Musicalarue, revient sur son expérience… Et vous livre ses bons conseils pour un volontariat réussi !
Lire son interview ici.
Musiques Métisses, Radio Pulsar, BeaubFM et La Nef se sont associés le temps d’une semaine pour la création d’une radio éphémère, ouverte non seulement à la culture mais aussi aux étudiants et aux acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire. La bien nommée BIM ! a vu défiler à ses micros différents acteurs du territoire sur des thématiques de leurs choix, du 21 au 26 mai !
>> Écouter les podcasts ici !

BIM c’est quoi?
« Mettre un peu de bazar dans vos voitures, casques… à base de musiques actuelles, d’infos étudiantes, d’économie sociale et solidaire. BIM une expérimentation pendant une semaine sur la capacité à fédérer, à s’exprimer, laisser libre cours à l’improvisation. Une semaine pour pouvoir se planter, avoir la chance d’essayer. »

L’objectif?
Créer une radio associative basée à Angoulême, qui serait le reflet du dynamisme local. Une belle aventure, qui répond à l’envie d’avoir une radio qui ressemble aux acteurs et qui ferait la promotion des artistes locaux, des courants émergents des musiques actuelles nationales et internationales, et qui parlerait de l’actualité culturelle qui anime le territoire mais aussi des actions locales en lien avec le monde étudiant et l’économie sociale et solidaire.
Ce nouveau média fera également la part belle au monde de l’image.
Retrouvez toutes les émissions en podcast ici. 
C’est une affaire à suivre de très près…
Envie de vous exprimer ?
C’est possible (et fortement recommandé), il vous suffit de prendre un peu de votre temps pour remplir ce petit sondage en ligne, merci de vos retours !

En 2017, trois appels à projets ont été lancés dans le cadre du Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés en Nouvelle-Aquitaine : « développement des coopérations professionnelles », « soutien aux labels structurants », « développement numérique et nouveaux usages ».
Quelques mois après leur sélection, nous nous sommes interrogés : que sont devenus les projets lauréats? Où en sont-ils de leur déploiement?
Nous sommes allés à la rencontre de Jean-Michel Leygonie, directeur du label Laborie Jazz, dans leurs locaux de Limoges.
L’occasion de revenir sur la genèse du label, et de faire un point sur les deux projets lauréats des appels à projets « développement numérique et nouveaux usages » et « soutien aux labels structurants ».
RIM : Bonjour Jean-Michel. Avant toute chose, pouvons-nous revenir sur l’histoire du label Laborie Jazz ?
Le label Laborie a été officiellement créé en avril 2006. Il existait, auparavant, en région Limousin, une fondation qui s’appelait « La Fondation Laborie en Limousin ». Dans cette fondation, une activité musicale reposant sur la musique baroque existait depuis de nombreuses années, avec l’ensemble baroque de Limoges, qui faisait partie du schéma directeur du Ministère de la Culture sur les ensembles classiques et baroques nationaux. À la suite des années Lang, il y a eu un système d’aides mis en place pour ces grands ensembles et la Région Limousin a été aidée et soutenue par le Ministère pour la création d’un ensemble baroque en Limousin, qui a alors été fléché financièrement.
Un lieu avait fait l’objet d’une acquisition en 1996, Laborie en Limousin, à 10km de Limoges. Assez rapidement, la structure associative qui portait cet ensemble a souhaité s’ouvrir à d’autres répertoires musicaux. J’étais personnellement identifié dans la région sur le jazz, ayant dirigé le festival Jazz en Limousin de 1989 à 1996. La présidence et la direction de ce lieu ont fait appel à moi pour le volet jazz, chose que j’ai acceptée en 2002. Nous avons simplement copié à l’époque ce qui se faisait dans le champ baroque.
En 2006, nous avons décidé de créer un label discographique à deux départements : Laborie Classique et Laborie Jazz. Laborie Classique était dirigé artistiquement par le chef d’orchestre de l’ensemble baroque de Limoges, Christophe Coin. Pour la partie Jazz, j’ai porté un projet qui reposait uniquement sur la signature de jeunes compositeurs français ou internationaux. On excluait déjà du projet tout ce qui relevait du domaine de l’interprétation. Naïve, notre distributeur, n’avait à l’époque que ses propres productions jazz, et a rapidement cherché à miser sur un label français qui rentrait sur le marché.
Entre 2006 et 2015, le label s’est clairement identifié au niveau européen et même international, par l’obtention de récompenses et de prix, notamment aux Victoires de la Musique, aux Django D’Or, plusieurs récompenses à l’académie Charles Cros. On a très rapidement obtenu un focus sur des artistes comme Yaron Herman, Emilien Parisien et Anne Paceo. Ils avaient à l’époque entre 20 et 25 ans, ils en ont aujourd’hui 10 de plus. Ils sont porteurs de tout un tas de jeunes artistes qui s’engouffrent dans leur mode de carrière. On a franchi différentes étapes avec eux, et lorsque le label s’est arrêté, ces artistes ont continué à me faire confiance et ont attendu quelques mois le temps qu’on remette une structuration en place autour du projet.
Je suis désormais président et directeur du label à 100%, devenu, depuis, une SAS.
Laborie Jazz sortira le mois prochain son 50e album. Jusqu’au mois d’avril, nous ne ferons que des productions, pour ensuite commencer à faire des licences. Le label a porté intégralement les coûts de production des 50 albums, même à l’époque de la fondation Laborie. J’ai pu développer l’activité par les sociétés civiles du secteur (ADAMI, SPEDIDAM, FCM, MFA…) et par les ventes d’album. Je bénéficiais de certains avantages, notamment celui de disposer d’un lieu pour l’organisation des concerts, mais l’activité du label n’a bénéficié à l’époque d’aucun financement du Ministère ou de la Région.

Depuis 2016 et la fusion des régions, nous nous sommes rendus compte que des dispositifs existaient sur le territoire, notamment ceux liés aux labels phonographiques. J’ai pu rencontrer Frédéric Vilcocq (Conseiller Culture et Économie Créative à la Région Nouvelle-Aquitaine) concernant ces dispositifs et les programmes ont pu s’enchaîner. D’abord l’aide à l’édition phonographique, puis, par le biais de l’adhésion au RIM (Réseau des Indépendants de la Musique), les deux appels à projets qui font l’objet de cette discussion.
2017 fut une période de sortie d’actionnariat, même si 4 albums ont vu le jour. Cette année on est sur un grosse dizaine de sorties et, concrètement, on n’a pas le choix si on veut survivre aux 3 années qui viennent : le temps que le streaming se structure pour financer les artistes et les professionnels du secteur, et éviter que les majors ne cannibalisent le secteur.
Peux-tu nous expliquer ta démarche et les actions en cours concernant l’appel à projets « Numérique et nouveaux usages » ?
Avant tout, il faut savoir que nous sommes aujourd’hui distribués dans 16 pays.
Il y a 4 ou 5 ans, j’ai souhaité réfléchir à l’élaboration d’un partenariat en Chine. J’ai sollicité une collaboratrice chinoise qui vit actuellement au Canada, et qui a deux sociétés : une liée au jazz et à la production, et l’autre à l’événementiel politique en Chine pour le Canada. Elle est depuis un certain nombre d’années très intéressée par notre activité et la qualité de nos productions et de nos artistes.
L’an dernier, nous avons été le premier label indépendant français à signer un accord de distribution physique et numérique avec la Chine, avec une société qui s’appelle Starsing Music, l’un des premiers opérateurs chinois de distribution musicale.
Aujourd’hui, notre outil de communication principal est notre site internet. On y trouve toutes les informations concernant nos artistes, le label, les supports médias, l’accès à l’achat des disques, les téléchargements, etc. C’est un site qu’on a sorti au début de l’année 2016 et qu’on a soigné.
Très rapidement, il y avait une incohérence entre la présence du label à l’export et le fait que ce site ne soit qu’en français. Le volume d’informations du site rendait complexe le fait de le traduire intégralement. On avait commencé un travail avec un stagiaire trilingue, mais on a mis ça de côté en gardant à l’esprit que ça restait un de nos gros chantiers.
Dans le même temps, notre intégration au marché chinois a avancé. J’ai pu aller en Chine en 2016 pour voir comment ça se passait sur place. Ça n’était pas ma première fois sur le territoire chinois, mais j’ai été vraiment surpris par l’avance qu’ils ont sur la France concernant les moyens d’écoute, le lien entre musique et smartphone, leur approche du streaming… Pour moi nous sommes encore bien loin derrière eux.

On pourrait se demander pourquoi si peu de labels occidentaux ont signé un contrat de distribution avec la Chine, mais la raison est assez simple : parce-que les catalogues trop conséquents sont négociés sur des centaines de milliers d’euros. Laborie a 50 albums au catalogue, 7 actuellement distribués physiquement. On ne représente donc pas grand chose, mais ça nous permet de grandement faciliter les négociations.
Il me semble essentiel aujourd’hui que notre espace français puisse être accessible au public chinois, et donc, entièrement traduit.
Dès la remise de l’appel à projets à l’automne, on s’est mis sur la traduction du site en anglais. Il est donc entièrement bilingue depuis début février. Toutes les actualités sont traduites, et dès début avril, l’intégralité du site sera également accessible en chinois.
Pour les années à venir, l’objectif est aussi de mettre nos supports en traduction chinoise. Aujourd’hui, on jouit de la distribution numérique et bientôt physique de tous nos supports, et comme le veut le principe de la manufacture chinoise, les supports sont directement fabriqués là-bas.
Dans cette logique d’échange, un artiste du label partira en tournée en Chine tous les 6 mois. Actuellement, on prépare celle de Paul Lay, qui se produira sur plusieurs semaines au mois de mai. Très rapidement, quand nous avons évoqué l’évolution et l’explosion du marché chinois, nous avons saisi la chance de gagner énormément de temps, notamment dans le dialogue et les négociations. On a mené un gros chantier sur la mise en place des dates et les conditions, notamment financières, qui sont souvent un peu faibles là-bas. On tente donc d’amener l’éthique du marché musical français. Sans le binôme avec un acteur local, on aurait eu énormément de mal à obtenir nos conditions. Au-delà de la distribution, c’est donc une aubaine de pouvoir profiter d’une présence sur le territoire pour représenter le label.
Par ailleurs, nous avons aussi pour ambition de repérer dès que possible un ou une jeune artiste sur le territoire chinois pour le/la signer sur le label. Forcément, ça sortira avant tout en Chine, mais l’objectif est avant tout de conserver l’identité du label, fondée sur la découverte.
Peux-tu nous expliquer ta démarche et les actions en cours concernant l’appel à projets « labels structurants » ?
J’ai toujours eu en tête de pouvoir soutenir les jeunes compositeurs de ma région. La particularité du Limousin est qu’il est pauvre en jeunes compositeurs Jazz et musiques improvisées. Ça s’explique par le fait que le conservatoire régional ne comporte pas de département jazz. Tout va avec depuis 15 ans malheureusement. Les régions qui ne sont pas rentrées dans le virage des départements jazz au conservatoire sont dans un état de désert complet.
Laborie a pu signer deux artistes compositeurs locaux. L’un s’appelle Vincent Mondy, un clarinettiste limougeaud et un autre qui est un accordéoniste de Brive. Deux albums dont nous sommes très fiers sont parus sur le label. Ça démontre tout de même le peu de signatures que nous avons pu concrétiser en 10 ans. L’ouverture sur la Nouvelle-Aquitaine fait que je m’ouvre aussi à un territoire beaucoup plus vaste et dans lequel il y a plein d’acteurs. Le fait que Laborie puisse être aujourd’hui en résonance avec sa région nous offre l’opportunité de repérer et concrétiser des projets avec des artistes locaux.
On vient également de signer une jeune saxophoniste de Limoges qui s’appelle Silvia Ribeiro Ferreira, et dont le disque sort au mois de septembre, et un jeune guitariste que l’on a enregistré en décembre, qui est originaire d’Oloron… On redémarre une action très active vis-à-vis de ces musiciens régionaux, et ils sont persuadés, tout comme nous, que le label peut être un vrai tremplin dans leur jeune carrière.
On commence à organiser des concerts pour ces artistes-là. Comme les agences de booking sont surchargées et qu’on ne peut pas se permettre de risquer un quelconque accord avec l’une d’entre elles, on a monté un département « spectacle vivant » en 2018.
L’ouverture sur la Nouvelle-Aquitaine a-t-elle permis de favoriser des rapprochements avec des structures culturelles ?
Oui c’est le cas. Nous avons monté un partenariat avec Action Jazz qui nous paraissait naturel compte-tenu de leur activité et de leur implication sur le territoire.
Aussi naturellement s’est illustrée une collaboration avec le Rocher de Palmer. J’avais côtoyé Patrick Duval au moment de Musiques de Nuit en 1996. Même s’il me connaissait depuis un moment, nous aurions eu du mal à trouver une entente sur le long terme. Aujourd’hui, on n’a pas poussé la chose jusqu’à envisager un partenariat systématique, mais Palmer recevra nos artistes très régulièrement. Ça fait 3 fois que l’opération a lieu, et même si le système demande à être peaufiné, nous en sommes très heureux.
Nous collaborons aussi avec l’OARA. J’avais rencontré Joël Brouch il y a 3 ou 4 ans, dans un contexte lié au centre culturel de Brive. Dans la foulée, il nous a accueilli pour discuter de nos projets. Aujourd’hui ça débouche sur deux semaines de résidence au mois de mars. Deux artistes y seront présentes, Silvia Ribeiro Ferreira et Anne Paceo.
À l’inverse de beaucoup de limousins qui se demandent aujourd’hui à quelle sauce ils vont être mangés, l’ouverture sur la Nouvelle-Aquitaine a été une vraie bouffée d’oxygène pour nous. Jusqu’à la période de la fusion des régions, je me suis interdit de prendre du temps pour regarder plus loin que l’activité stricte du label. Mais quand on partage un territoire, et des axes de travail communs avec des partenaires, la région en étant un important, il m’est apparu évident et naturel le fait de tisser du lien professionnel fort.
La Nouvelle-Aquitaine a facilité notre dialogue avec les instances publiques et nous a déjà ouvert de nombreuses portes, et continuera de nous en ouvrir j’en suis sûr.