Journée de restitution de l’enquête sur les musiciennes en Charente

Mercredi 22 Juin – 9h30 à La Nef 

En 2019, 17% des artistes programmé·e·s dans les lieux musiques actuelles étaient des femmes, et elles ne représentaient que 15% des adhérent·e·s des studios de répétition.

Depuis septembre 2021 la Nef observe les musiciennes charentaises et leurs parcours, dans les lieux d’enseignement, en studios de répétition, les carrières des artistes professionnelles locales, pour comprendre leurs projections et saisir les ruptures ou problématiques spécifiques.

Cette journée de restitution a pour but de partager entre professionnel.les les résultats de cette enquête, d’entendre des témoignages d’artistes et de chercheur·euse·s, d’échanger entre porteur·euse·s de projet sur les actions à mettre en place localement.

Déroulé de la journée : 

Matinée :
9h30 : Accueil
 

10h00 : Présentation des résultats de l’enquête, mise en perspective et débat

12h30-14h00 : Repas

 
Après-midi
Quelles actions à envisager dans nos structures ?
En partenariat avec la Fédélima.

Comment travailler avec les pouvoirs publics sur ces enjeux ?

16h00-17h00 : Clôture de la jounée
 
En présence de Reine Prat, autrice et ancienne haute fonctionnaire à la Direction Générale de la Création Artistique.
Une journée en partenariat avec la Fédélima et le RIM.

⚠️Inscriptions obligatoires⚠️
Merci de confirmer votre présence à la restitution, au déjeuner et aux ateliers à g.robin@lanef-musiques.com 

[CONFORT MODERNE] 3 offres d’emploi à pourvoir !

Depuis 1985, le Confort Moderne, géré par l’association l’Oreille est Hardie, s’engage dans la création, la production et la diffusion d’œuvres originales dans le domaine des musiques actuelles, de l’art contemporain, de la transmission et de l’édition / recherche.

Il se vit comme un laboratoire stimulant d’échanges productifs et actualisés entre, d’une part, les milieux de la musique et de la scène (labellisée SMAC) et d’autre part ceux de l’exposition et de l’image (lieu labellisé Centre d’Art Contemporain d’Intérêt National). Chaque production mise en œuvre par le Confort Moderne, dans ou hors les murs, relève d’un projet artistique affirmé.

Pour ce faire, elle déploie des actions de diffusion, d’accueil et de médiation, d’éducation artistique, d’aide à la création et à la production, d’accompagnement et de développement de projets artistiques, d’édition et de vente d’œuvres de l’esprit.

3 offres d’emploi sont à découvrir ci-dessous :

[RENCONTRE] Avec Stéphane, nouveau directeur des Abattoirs (Cognac)

L’association West Rock a trouvé un nouveau directeur pour Les Abattoirs, « SMAC assimilée » située à Cognac. Stéphane Rageot a pris ses fonctions en janvier, pour gérer ce projet culturel et artistique qui s’articule autour des axes suivants : la diffusion, l’enseignement musical, l’accompagnement des pratiques, la sensibilisation des publics et le développement territorial par l’animation et l’évènementiel.

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Stéphane RAGEOT se passionne pour la musique depuis son plus jeune âge. L’étincelle se produit dès ses 15 ans avec son premier concert lors des Trans Musicales de Rennes (d’où il est originaire) en 1986. Dès cet instant c’est aussi une attirance pour découvrir l’envers du décor qui finalement l’amène à intégrer une première association organisatrice d’évènements en 1988, c’est le début d’un process qui l’amène à la professionnalisation.

Plusieurs expériences dans les milieux musicaux de Rennes, une expérience longue en animation radio, forgent un parcours qui aboutit un jour à une envie de passer encore un cap : en faire son métier. Alors soutenu par l’équipe des Trans Musicales, avec lequel il est en relation grâce à ses activités d’organisateur, il intègre une formation dispensée par l’IRMA spécialisée musiques actuelles.

C’est le virage attendu entre une activité amateur et une professionnalisation. En effet, au cours de cette formation on lui propose de venir travailler sur le dossier de DSP (délégation de Service Publique) au sein de l’association ArtsAttack, organisatrice du festival Nördik Impakt), avec à la clé un poste dans ce qui va devenir Le Cargö de Caen. C’est ensuite 17 années passées au sein de cette structure, qui mêle activité de salle et festival, en tant que directeur artistique, qui modèlent définitivement Stéphane RAGEOT en un acteur des musiques actuelles.

Ces années amènent aussi la reconnaissance du milieu musical. Il est appelé par le ministère de la Culture pour être membre expert au sein d’une commission du CNV (Centre National des Variétés, aujourd’hui CNM), Il intègre un groupe de travail « Programmation » au sein de la FEDELIMA, il représente sa structure au sein de la fédération « Deconcert » (fédération internationale des festivals rassemblant les Vielles Charrues, Eurockénnes de Belfort, Sziget festival, Dour, Paléo, ….).

Ce parcours se poursuit aujourd’hui avec un nouveau challenge pour prendre la direction-programmation des Abattoirs de Cognac. Un projet prometteur pour lui car il lie un lieu de diffusion et une école qui travaille l’apprentissage et l’éveil artistique. Un projet comme un pont qui ouvre les perspectives d’un environnement propice au travail de l’éducation artistique et l’accompagnement des projets musicaux.

[COMMUNIQUÉ] Pour la reprise des concerts debout !

Communiqué

Lors de l’allocution du 27 décembre dernier, le Premier ministre a annoncé l’interdiction des concerts debout ainsi que celle des rassemblements de plus de 2 000 personnes en intérieur et de 5 000 personnes en extérieur à compter du 3 janvier 2022 et pour une période de trois semaines, cela en vue d’endiguer le nouveau pic épidémique au lendemain des fêtes de Noël.

Nos organisations sont en colère suite à ces annonces qui n’ont donné lieu à aucune concertation préalable avec la profession et les désapprouvent radicalement.

En effet, au printemps dernier, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a conclu que la présence au concert-test d’Indochine organisé en lien avec le Prodiss « n’a pas été associée à un surrisque de transmission du (Covid-19) », y compris « en configuration debout, sans distanciation physique » et ce « chez des personnes masquées avec un test antigénique négatif dans une salle fermée ».
Cette étude a pu depuis être corroborée par d’autres, telles que celle de l’Institut Pasteur qui juge les lieux culturels à faible risque, ou encore celle publiée fin novembre 2021 dans The Lancet qui a montré que les concerts qui se sont tenus entre fin mai et mi-août ne représentaient pas de risque supplémentaire de contracter le variant Delta.

Aussi nous dénonçons une nouvelle fois la stigmatisation du secteur des musiques actuelles dans le cadre de cette épidémie.
Nous servons encore de bouc émissaire au Gouvernement, puisqu’à la période de Noël, les salles de concert étaient en effet fermées, comme chaque année, en raison des fêtes de fin d’année.
En aucun cas, donc, les concerts debout n’ont pu concourir au pic épidémique survenu au lendemain des fêtes de Noël.

Par ailleurs, nous révoquons le traitement inéquitable que le Gouvernement réserve à notre secteur et demandons à ce qu’il cesse au plus vite. En effet, la reprise de nos activités depuis le 1er juillet dernier est déjà extrêmement complexe après tant de mois de fermeture.

Nous demandons une reprise des concerts debout dans les meilleurs délais et dans les mêmes conditions que celles imposées aux autres établissements recevant du public (ERP).
En effet, rappelons que les salles de concert sont d’ores et déjà soumises aux règles de présentation du pass sanitaire et de port du masque.

Les pratiques culturelles comme celle des musiques actuelles favorisent la production de sens, la sociabilité et l’ouverture au monde, autant de sujets vitaux actuellement pour notre démocratie.

La FEDELIMA et le SMA