[TREMPLIN] Candidatures Jazz ConneXion 2021

Jazz au Phare – Ile de Ré, La Rochelle Jazz Festival et Cristal Production organisent tous les ans une « scène révélation » baptisée Jazz conneXion pour porter sur le devant de la scène les nouveaux talents de la Nouvelle-Aquitaine.  Le tremplin s’adresse à des musiciens amateurs, semi-pro ou professionnels ayant un lien avec la région Nouvelle-Aquitaine. Il représente une véritable opportunité de jouer dans des conditions scéniques professionnelles et devant un public éclectique.

Les formations sélectionnées se produiront sur la scène du off du festival Jazz au Phare, au rythme d’un groupe par jour. Les candidats ont 1 h pour convaincre et leur prestation devra comporter :

2 compositions originales + l’interprétation et l’arrangement de 2 standards imposés qui sont pour cette édition:

  • Libertango, composition d’ Astor Piazzola
  • Spain de Chick Corea

Le groupe lauréat du tremplin 2021 se verra attribuer :

Par Jazz au Phare : une date de programmation dans le cadre du festival 2022

Par La Rochelle Jazz festival : une date de programmation dans le cadre du festival 2022

Par Cristal Groupe : l’enregistrement d’un EP à L’Alhambra Studios.

 

Pour participer au tremplin:

• Le groupe doit comprendre au moins un musicien domicilié en Nouvelle-Aquitaine.

• Ne pas avoir déjà signé avec une maison de disque.

• Le leader doit avoir moins de 35 ans.

La présélection est effectuée sur dossier qui doit être transmis au plus tard le 15 juin 2021 à Cristal Production et doit comprendre :

• Une biographie, des articles de presse, 3 titres à écouter (maquette, lien sur internet), et des coordonnées.

Envoyer le dossier à : production@cristalprod.com

[PÉTITION] pour les pratiques en amateur

Alors nous allons ouvrir… Cet épais silence qui pèse sur les pratiques en amateur.

 Le collectif Alors nous allons ouvrir a lancé une pétition pour la réouverture des salles de répétition, des salles de spectacles, des espaces de travail et de collaboration pour toutes les pratiques artistiques en amateur des adultes, en fonction des situations sanitaires locales :

« Voici une année que la « culture » est à l’arrêt.
Les théâtres sont occupés. Les emplois sont menacés, les incertitudes et la précarité s’accentuent. 
L’enjeu économique et social est évident dans tous les secteurs du partage et de la convivialité : associations et collectifs citoyens, cafés, restaurants, les musées, cinémas, théâtres, les lieux de sport aussi.

Mais la culture, c’est bien plus qu’un « accès à », bien plus qu’un art de vivre. C’est l’expression de notre humanité, ce qu’il y a de plus intrinsèque, de plus ténu, de plus évident. Nous n’osons même plus dire essentiel. Et qui tricote avec l’envie, le plaisir, la passion. Avec la nécessité aussi : s’exprimer, se connaitre, se choisir, se réunir, s’organiser, créer, montrer, s’entraîner, se tromper, recommencer, avancer.
Depuis un an, des milliers de pratiques artistiques et culturelles sont à l’arrêt et complètement passées sous silence. La crise exacerbe ce qui était déjà à l’œuvre ou latent. Les amatrices et les amateurs en sont la preuve : invisibles depuis longtemps, ne faisant l’objet d’aucune prise en compte, d’aucune mesure spécifique, d’aucune considération.

Pourtant la richesse du territoire est immense, offrant un maillage foisonnant de pratiques, dans les villes et les villages, dans les quartiers prioritaires et les zones dites « blanches ».  De manière structurée en stages, ateliers, associations, ou informelle, entre amis et en collectifs, de manière passionnée, toujours.

Nos pratiques, notre autonomie, notre urgence de faire ne fait l’objet d’aucun alinéa, d’aucune ligne, dans les décrets qui se succèdent depuis le 29 octobre 2020 et qui limitent drastiquement l’accès aux ERP. Si les ateliers pour les mineurs, les projets d’éducation artistique et les ateliers avec des personnes en fragilité sont pour partie autorisés, l’immense majorité des pratiques des amatrices et des amateurs est à l’arrêt. Les répétitions elles-mêmes sont interdites. Aucun aménagement n’est envisagé, aucun calendrier de reprise n’est à l’étude, l’horaire du couvre-feu s’ajoutant aux contraintes à prendre en compte. Pire, il semble n’y avoir aucune urgence à soulever ces questions alors que les responsables d’établissements ont démontré qu’il est possible de mettre en place des protocoles sanitaires efficaces.

Nous représentons des organisations diverses, dont la spécialité est d’accueillir et de faciliter des pratiques, des spectacles, des parcours amateurs ; conscientes du contexte et formées à mettre en place des protocoles adaptés. Des structures qui reçoivent ou non de l’argent public et qui surtout mobilisent : énergie, engagement, ressources individuelles, pour encourager la créativité, initier des alternatives, favoriser des gestes artistiques, des plus classiques aux plus insolites, insolents, délicats : autant de projets aujourd’hui empêchés.

Les collectifs, compagnies, troupes, ensembles de musique et de danse, chorales, orchestres, associations, les regroupements d’amateurs·trices sous toutes leurs formes, dans tous les domaines artistiques, étouffent de ne pas jouer, de ne pas pouvoir même se réunir.
Avant de constituer des groupes organisés, ces pratiques concernent des personnes : des étudiant·e·s, des jeunes qui voient leur avenir sacrifié ; des actifs·ves dont le mode de vie est bouleversé, parfois souffrant de nouvelles conditions de travail ou d’avoir perdu le leur ; des personnes âgées, des retraité·e·s ou des personnes qui simplement s’investissent pleinement dans des activités collectives, partagent leurs talents, leurs convictions, participent de la dynamique des territoires et des idées.

Toutes ces personnes ne trouvent plus de sens dans l’isolement.

Malgré la pandémie, le désir, l’envie et le manque l’emportent.
La peur n’est pas absente, mais elle n’empêche pas la reprise des pratiques dans un cadre privé, non sécurisé. Malgré l’interdiction, les répétitions reprennent, les pratiques collectives se multiplient dans les parcs, chez les un·e·s les autres. Il nous appartient d’accueillir ces pratiques de manière décente, dans le respect des protocoles sanitaires et avec la vigilance nécessaire. »

 

La MPAA à invité les signataires et intéressés à prendre la parole lors de la visio « MIDI LES AMATEUR.TRICE.S » pour témoigner de ce qui nous manque, de ce que nous pouvons faire et pour préparer la suite.

Webinaires / Ici c’est Cool – Fondation des femmes

Ici c’est cool s’associe, comme en 2020, avec Stand Up, un programme international de formations, simple et efficace, lancé par l’ONG Hollaback! et la Fondation des Femmes. L’objectif est de sensibiliser et former le plus grand nombre de personnes à intervenir en toute sécurité lorsqu’elles sont victimes ou témoins de harcèlement sexuel dans les lieux publics. Cette sensibilisation est adaptée pour les interactions que l’on peut avoir dans un festival comme dans une salle de concert.

Comment aider ? Comment faire face à cette situation ? Découvrez la méthode des 5 D (Distraire, Déléguer, Documenter, Diriger, Dialoguer) : des gestes simples mais déterminants !

Inscrivez-vous, au choix, à un temps de formation :

Vendredi 23 avril de 12h30 à 13h30

Vendredi 30 avril de 10h à 11h 

Lancement de l’Appel à projets « Citoyenneté Eurorégionale » 2021


L’Eurorégion Nouvelle-Aquitaine Euskadi Navarre ouvre son Appel à projets transfrontalier dédié à la Citoyenneté Eurorégionale. Il permet de soutenir les projets et les acteurs de la Culture, du sport, de l’éducation, de la jeunesse et du plurilinguisme et s’articule autour de la maxime « mieux se connaître pour mieux coopérer » Cette procédure de soutien aux acteurs de la coopération entre les trois territoires est dotée d’une enveloppe de 500 000 €. A titre indicatif, l’Appel à projet 2020 avait permis de soutenir 19 projets.

Quand et comment ?

Le dépôt des candidatures se fait du 22 mars au 31 avril 2021, uniquement par voie numérique et exclusivement depuis le site web de l’Eurorégion.

Pour qui ?

Pour les associations, institutions, privés, fondations, entreprises, auto-entrepreneurs… Les projets doivent réunir au moins un partenaire issu de chacune des trois régions Nouvelle-Aquitaine, Euskadi, Navarre.

Combien ?

Le montant maximum de la subvention accordée par l’Eurorégion peut atteindre 50% du coût total du projet, dans la limite de 30 000€. Le projet doit être autofinancé à hauteur de 20% au minimum.

Pour plus d’informations, veuillez suivre ce lien ou contacter Marie Heguy-Urain, gestionnaire de l’Appel à projet (marie.heguy-urain@euroregion-naen.eu /  +33 6 23 15 95 95 )

CNM : Cycle de webinaires dédiés à la prévention des violences sexistes et sexuelles

Depuis janvier 2021, le Centre national de la musique conditionne l’ensemble de ses aides financières au respect de son protocole de lutte contre les violences sexistes et sexuelles élaboré en concertation avec les professionnels du secteur musical.

 Pour vous accompagner dans la mise en place d’actions de prévention, de sensibilisation et de formation dans vos structures, le CNM vous propose « On en parle ! », un cycle de webinaires qui donne la parole aux acteurs spécialisés dans la prévention des violences sexistes et sexuelles dans la musique.

Ces webinaires ont pour objectif de vous présenter des bonnes pratiques et pistes d’actions ciblées sur vos différents enjeux, ainsi que de vous permettre d’échanger avec les professionnel(le)s spécialistes de ces thématiques lors d’un temps de questions / réponses.

Ces webinaires sont gratuits, accessibles sur simple inscription (dans la limite de 100 personnes par webinaire).

Mardi 2 mars de 17 h à 18 h 30 : La formation, levier de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et pour l’égalité des genres : comment se former et former ses équipes ? Avec Pluségales et La Petite

Mercredi 10 mars de 17 h à 18 h : Organisateurs de concerts : impulser une démarche de prévention des violences sexuelles, sexistes, homophobes et racistes. Avec Ici c’est cool !

Mardi 23 mars de 17 h à 18 h : Violences sexistes et sexuelles : la question du consentement au cœur de la prévention. Avec Consentis

Mardi 30 mars de 17 h à 18 h : Festivals : mettre en place un dispositif de prévention des violences sexistes et sexuelles en milieu festif.
 Avec Les Catherinettes

Mercredi 7 avril de 17 h à 18 h : Prévenir les violences sexistes et sexuelles dans les structures du monde de la nuit et des musiques électroniques. Avec Act Right

Mardi 20 avril de 17 h à 18 h : Sensibiliser aux stéréotypes et au sexisme pour casser la reproduction des inégalités. Avec Maud Raffray activatrice d’égalité femmes-hommes

Mardi 4 mai de 17 h à 18 h : Publics, bénévoles, salariés, partenaires : mettre en place une sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles adaptée à ses différents interlocuteurs ? Avec Serein.e.s

[REPRISE] La Nouvelle-Aquitaine propose une expérimentation avec suivi scientifique, pour la réouverture des lieux culturels

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Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Eric Correia, conseiller régional en charge de l’économie créative, ont tenu une conférence de presse ce jeudi 4 février 2021 à la Rock School Barbey à Bordeaux.

Elle s’est également tenue en présence d’Éric Roux, directeur de La Rock School Barbey et co-président du Réseau des Indépendants de la Musique, Mathieu Dassieu, directeur du label Baco Music et président de la Fédération nationale des labels et distributeurs indépendants, Joël Brouch, directeur de l’Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Carole Le Rendu, directrice de l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) et docteur en sciences de gestion.

Cette conférence de presse visait à :

  • présenter l’expérimentation de protocoles sanitaire et scientifique en vue de la réouverture des salles, lieux culturels et festivals, en partenariat avec l’Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM),
  • et demander la mise en place d’un groupe de travail pour une meilleure exposition des artistes et des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public.

Ces deux demandes ont fait l’objet d’un courrier envoyé à Jean Castex, Premier ministre, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, Delphine Ernotte-Cunci, présidente de France Télévisions, et de Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France.

Le RIM est fier d’être partenaire, depuis le mois de juillet 2020, de l’ITEMM (Institut technologique Européen des Métiers de la Musique) pour l’expérimentation de l’outil nommé « OPÉRA » (Outil Probabiliste pour l’Évaluation du Risque par Aérosols) consistant à développer ce simulateur pour permettre aux gestionnaires de lieux culturels d’évaluer, au travers de 30 paramètres, la probabilité de transmission par aérosols de la CoVid-19 auprès des personnes présentes dans leur lieu : salle de concert, cinéma, musée, théâtre… Parmis ces 30 paramètres figurent par exemple la jauge, la configuration de la scène, la durée du spectacle, le système de ventilation…

Cette proposition d’expérimentation s’appuie sur le partenariat du Conseil régional avec l’ITEMM et permet de mobiliser l’outil OPÉRA (Outil Probabiliste pour l’Évaluation du Risque par Aérosols) développé depuis la rentrée 2020. Ce modèle travaille sur la propagation par aérosols et s’applique bien sur des situations avec usages de masques.

En effet, l’ITEMM développe depuis plusieurs semaines, via son Pôle d’Innovation, ce projet nommé OPÉRA. Il s’agit d’un programme de recherche en vue de la reprise des activités du spectacle vivant dont l’objectif est de nourrir un dialogue robuste et objectivé, entre toutes les parties prenantes nécessaires aux décisions de réouverture des lieux. OPÉRA permettra également d’orienter les décisions vers des stratégies locales, spécifiques à chaque configuration de lieux, en vue du meilleur rapport risque/viabilité-faisabilité/localisation.

nouvelle-aquitaine expérimentation protocole sanitaire pour la reprise des lieux culturels

La proposition de la Région Nouvelle-Aquitaine au gouvernement est donc de conjuguer le modèle OPÉRA avec l’ensemble des mesures et protocoles déjà définis avec les autorités sanitaires, et de mettre alors en place un groupe de travail, en lien avec le conseil scientifique régional, l’ITEMM et les agences et réseaux culturels.

Ce protocole expérimental singulier permettrait :

  • d’intégrer le projet OPÉRA avec d’autres propositions telles que la modélisation
    des flux de personnes, traceurs de dépôts de virus sur points contacts (poignées, interrupteurs…), logistique associée aux configurations (files d’attentes, sièges…), protocoles de désinfection de salles,
  • de proposer un regard spécifique sur les espaces de circulation,
  • de déterminer des configurations types : nombre de personnes par type de lieux et durées préconisées, espaces et modalités des flux entrants et sortants, présentant par
    comparaison avec l’actuel, moins de risques.

Deux types d’approches seraient alors développés en lien avec l’ITEMM :

  • un premier niveau d’évaluation et de comparaison pour un lot important de salles (au moins 300), par le simulateur,
  • un niveau qualitatif, permettant sur un nombre plus réduit de salles (une dizaine de salles sur plusieurs villes test) d’affiner et d’optimiser sur les lieux des villes concernées, les différentes configurations possibles en durée, jauge du public, impacts sur le spectacle, l’accueil, les scénarios de circulation, le tout défini avec d’autres contributeurs du groupe de travail.

Comprendre le modèle « OPÉRA » :

Ce modèle permet d’évaluer, au travers de 30 paramètres, la probabilité de transmission par aérosols, de la Covid-19 auprès de tous les types de population présents dans les lieux culturels et de leurs activités spécifiques (cinéma, spectacle, musée). Certains des 30 paramètres (circulation du virus, port du masque, règlementations VMC renouvellement d’air, jauge des lieux, durée des spectacles…) sont ainsi mis à jour, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, dans le modèle.

Collecte des données techniques et épidémiologiques (en lien avec l’ARS et le Conseil scientifique) :

L’autre objectif de ce partenariat Région/ITEMM est de pouvoir travailler avec différentes salles de spectacle, toutes esthétiques confondues, lieux d’accueil du public (salles de répétition, studios, salle de cours…) pour collecter, sur le territoire régional, les 5 caractéristiques techniques nécessaires pour évaluer le risque associé à chaque situation et chaque configuration.

 

Mise en ligne d’un simulateur de calcul de risque – renforcement des protocoles sanitaires :

Un simulateur pour les gestionnaires de salles et les décideurs publics, sera ainsi disponible afin que chacun puisse évaluer le risque relatif à la configuration des lieux et de la forme du spectacle. Les opérateurs pourront décider de faire varier des paramètres clés afin de diminuer le risque en accord avec les attentes des pouvoirs publics sanitaires et leurs propres contraintes : durée d’un spectacle, jauge public, stratégie de renouvellement de l’air, espaces et modalités de circulation du public (entracte, espaces conviviaux, entrée/sortie durant le déroulement, camping pour les festivals…).

Déjà 300 candidats volontaires

Plus de 300 lieux culturels et collectivités se sont aujourd’hui portés volontaires pour tester le dispositif, ce qui démontre la forte attente des acteurs pour la reprise d’activité. Si le gouvernement donne son accord, le dispositif d’expérimentation pourrait être mis en place dans 12 lieux tests sur chacun des 12 départements de Nouvelle-Aquitaine.

Oeuvrer pour une meilleure exposition des artistes et des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public.

Autre requête à l’ordre du jour de cette conférence de presse : demander la mise en place d’un groupe de travail pour une meilleure exposition des artistes et des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public.

Cette demande a également fait l’objet de courriers envoyés à Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, Delphine Ernotte-Cunci, présidente de France Télévisions, et Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France.

En effet, le récent rapport du réseau international d’audit EY, publié le 29 janvier dernier, et commandé par les organisations de défense des droits des auteurs et des créateurs de l’Union européenne, révèle les chiffres de la crise de la Covid-19 pour le secteur culturel. Sans surprise, rien qu’en termes de chiffre d’affaires, le milieu, regroupant la télévision, le cinéma, la radio, la musique, l’édition, les jeux vidéo, les arts de la scène et les arts visuels, a plongé de 31,2 % par rapport à 2019. Le spectacle vivant (- 90 % entre 2019 et 2020) et la musique (- 76 %), en quasi arrêt depuis près de 11 mois, sont au bord de l’asphyxie économique malgré l’engagement massif de l’État et des collectivités, avec les dispositifs transversaux et sectoriels d’accompagnement économique du monde de la culture.

Cette « invisibilité » de la création sans possibilité de diffusion, conjugué au manque de perspective pèse lourd sur le moral des artistes-compositeurs- interprètes, et empêche toute projection vers l’avenir. De plus, la prolongation de l’intermittence jusqu’en août 2021 est une décision précieuse, mais qui ne peut masquer la situation dramatique notamment des musiciens artistes-interprètes qui perçoivent une rémunération notoirement faible pour la diffusion de leurs enregistrements sur les plateformes de streaming alors que ces dernières profitent largement de la crise sanitaire.

Afin de compenser ces effets négatifs, il semble à la Région plus que jamais nécessaire de travailler à un renforcement de l’exposition de la diversité de la création musicale, théâtrale, chorégraphique dans les médias, notamment de service public.

Si le Conseil régional se félicite des initiatives communes avec Radio France et France Télévision pour mobiliser radio et télévision de service public afin de mieux exposer le spectacle vivant et la création contemporaine, il y a toutefois un hiatus entre le discours et la réalité de la représentation de la diversité dans les médias. En effet, dans le cadre du Contrat de filière Musique initié en 2015 avec le CNV et l’État, co-construit avec le RIM (Réseau des Indépendants de la Musique) et la FÉLIN (Fédération Nationale des Labels et Distributeurs indépendants), et l’expertise de l’agence OARA (Office artistique de la région Nouvelle-Aquitaine) sur le spectacle-vivant, le Conseil régional mène une réflexion sur la place des labels indépendants et des artistes dans les médias audiovisuels nationaux publics et privés.

L’analyse des données collectées met clairement en évidence une sous-représentation des artistes signés par des labels indépendants (TPE producteur et éditeur phonographique indépendant sans lien capitalistique avec une « majors companies » ni aucun contrat de distribution avec une « majors companies ») dans les médias de service public.

A titre d’exemple :

  • Sur les 82 titres en rotation sur la playlist France Inter (semaine du 13 janvier 2021), les labels indépendants en représentent seulement 5.
  • Si France Bleu met en avant l’actualité culturelle locale et les scènes régionales dans ses programmes, malheureusement sa playlist est composée en quasi-totalité de titres issus de majors du disque.
  • En 2019-2020, seulement 16% des labels indépendants ont obtenu une chronique dans une émission de France Télévision principalement sur un programme de France 3 région, dont 3 sur l’émission musicale « Basique » diffusée sur France 2. Dans le paysage musical, Radio France propose chaque année 50 journées spéciales, plus de 1 000 titres diffusés par jour, 1 000 concerts enregistrés et diffusés et le soutien de plus de 800 évènements musicaux. Elle bénéficie d’un pouvoir de prescription auprès du grand public et joue un rôle majeur dans l’accompagnement des nouveaux talents.
  • En 2019 et en 2020, 60% des labels indépendants ont présenté au moins 1 titre aux commissions de programmation des antennes de Radio France. 40% ont obtenu une entrée en playlist pour au moins 1 titre et ils sont seulement 16,3% à en avoir plus de 5, principalement sur FIP, mais aussi en rotation sur France Inter et RFI.

2021 marque certes un nouvel élan de l’engagement de Radio France vers le secteur musical puisque la Maison de la radio change de nom pour devenir la « Maison de la radio et de la musique » et annonce de nouveaux programmes pour promouvoir la diversité musicale sur ses antennes. Et France Télévisions lance « Culturebox » sur la TNT, autant de bonnes nouvelles qui seraient complètes si une meilleure exposition des artistes implantés en région et celles des labels indépendants dans le paysage radiophonique et audiovisuel public était envisageable.

C’est la raison pour laquelle la Région Nouvelle-Aquitaine œuvre pour la mise en place d’un groupe de travail avec Radio France et France Télévisions pour améliorer la présence des artistes et des labels de nos territoires.

La presse en parle

La Montagne

« La Nouvelle-Aquitaine veut tenter une expérimentation unique au monde pour permettre la réouverture des salles de spectacle.

Voilà une initiative qui pourrait mettre du baume au cœur des professionnels de la culture, de Guéret à Saint-Jean-de-Luz. Comme ailleurs. La région Nouvelle-Aquitaine souhaite lancer dès que possible une expérimentation de protocoles sanitaire et scientifique en vue de rouvrir des scènes culturelles et festivals. Elle n’attend que le feu vert du ministère de la Culture. »

Le Nouvel Obs’

« La Nouvelle-Aquitaine veut tester un protocole sanitaire pour rouvrir les lieux culturels
Le président de la région Alain Rousset a présenté une proposition d’expérimentation qui s’appuie sur un programme d’intelligence artificielle, basé sur « 30 paramètres ». »

Rue 89 Bordeaux

« La Nouvelle-Aquitaine veut tester un protocole sanitaire pour rouvrir les lieux culturels
La Région a présenté une expérimentation de protocole sanitaire soumise au ministère de la culture en vue de la réouverture des lieux culturels. En cas de feu vert, un concert test pourrait avoir lieu dans chacun des 12 départements de Nouvelle-Aquitaine.
« 

La Nouvelle République

« Le projet est ambitieux. Alors que Marseille et Paris s’apprêtent à accueillir des concerts-tests avec près de 1.000 spectateurs qui seront suivis par les scientifiques de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la Région Nouvelle-Aquitaine souhaite tenter une autre forme d’expérimentation scientifique, avec le même but : pouvoir enfin rouvrir les salles de spectacles, les musées et les cinémas… »

[RESSOURCE] Lien Orientation Informations Culture

loic lien d'information orientation culture

LOIC : Lien d’orientation et d’informations pour les acteurs culturels de la Nouvelle-Aquitaine

Projet Pluri-partenarial Ministère de la Culture / Région Nouvelle-Aquitaine / Département de la Gironde / Ville de Bordeaux

Agec & CO avec l’appui de L’A. Agence culturelle Nouvelle-Aquitaine

Devant l’ampleur de la crise sanitaire, l’État (Drac Nouvelle-Aquitaine), la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département de la Gironde et la Ville de Bordeaux – ont choisi de regrouper leurs efforts afin de permettre la mise en place d’un dispositif d’orientation et d’informations s’adressant à l’ensemble du secteur culturel : structures, opérateurs, artistes, intermittents qui, face à une situation exceptionnellement complexe, se retrouvent en grande fragilité.

Les collectivités réunies ont fait appel à l’association CO – Pôle Culture & Richesses humaines pour la mise en place d’une équipe apte à répondre aux attentes du secteur.

Cette plateforme souhaite fournir les informations nécessaires en temps de crise tout en proposant un suivi personnalisé pour aider les acteurs dans leurs démarches ou éclairer leurs interrogations. Elle permet de réunir l’ensemble des informations liées à la crise sanitaire et aux dispositifs temporaires mis en place.

Elle se présente comme un premier niveau de réponse avant des démarches plus structurantes. Naturellement ce dispositif se conçoit en complémentarité totale en particulier avec L’A. déjà très active et très sollicitée comme avec les autres agences régionales et départementales (OARA, ALCA , IDDAC)  ainsi que les réseaux professionnels.

Les réseaux professionnels ont, pour leur part joué un rôle décisif dans l’accompagnement de leurs adhérents dans cette situation inédite. Ils se sont fait le relais des aides proposées dans le cadre des différents outils de relance et ont explicité, lorsque nécessaire, les textes ou procédures souvent complexes. Par ailleurs de nombreux dispositifs d’aides financières ont été mis en place par les différentes collectivités, spécifiquement en réponse à la crise sanitaire.

La très grande précarité des structures culturelles provoquée par la crise sanitaire, en particulier pour les petites structures qui ne disposent pas en interne de ressources suffisantes ou qui ont des difficultés à trouver information ou subsides d’urgence, mais également celles qui frappent les artistes, les auteurs, les traducteurs a incité les collectivités à donner une réponse concertée et collective.

A partir du 27 janvier 2021, cette plateforme web sera activée accompagnée d’une équipe projet, visant à optimiser le recours aux divers systèmes d’aides existants. Cette plateforme permet notamment l’accès aux Informations et ressources publiées dans le cadre de la crise sanitaire (Annonces gouvernementales, Textes règlementaires, Dispositifs d’aides des collectivités territoriales, Établissements publics et Organismes de Gestion Collective, FAQ…).

Par ailleurs, pour les personnes et structures les plus fragilisées ou pour les questions les plus techniques, un accompagnement personnalisé auprès d’accompagnants spécialisés sera possible par le biais de la plateforme avec un espace dédié à chacun.

Cette cellule d’informations et d’accompagnement vient en complémentarité et de manière concertée avec les actions d’ores et déjà activées par certains réseaux et institutions régionales au bénéfice de l’ensemble des champs de la création et des industries culturelles. Ce dispositif est conçu comme une expérimentation dans le cadre de la crise sanitaire.

Voir : Vos interlocuteurs en région

Cette plateforme a été mise en place avec le concours de Annabelle Oliveira et l’association CO – Pôle Culture et Richesses humaines qui en assurent la construction et le développement.

Lancement de l’enquête flash #2 Culture vs Covid-19

Le RIM se mobilise depuis bientôt un an, au côté de l’UFISC, ses organisations membres et plusieurs organisations, réseaux, fédérations, auprès des structures artistiques et culturelles et de l’ensemble de nos concitoyen·ne·s pour faire face à l’extension et à l’impact de l’épidémie de COVID-19.

En avril dernier, cette Mobilisation et Coopération Art et Culture contre la COVID-19 lançait une grande enquête nationale sur l’impact de la crise sanitaire sur les acteur∙rice∙s artistiques et culturel∙le∙s et les mesures et accompagnements pour y faire face (dont les résultats sont consultables en ligne).

Nous souhaitons aujourd’hui approfondir collectivement, à l’aune de cette première enquête et de l’année écoulée, notre connaissance commune des difficultés et des problématiques que vous rencontrez aujourd’hui.

C’est pourquoi nous participons à la diffusion et à la réalisation de cette seconde enquête flash, de rayonnement national et adressée à l’ensemble du champ culturel.

Aussi, nous vous invitons à prendre quinzaine de minutes pour répondre au questionnaire en ligne accessible au lien ci-dessous :

 Alors que l’année 2020 vient de s’achever, nous souhaitons désormais disposer d’indicateurs précis permettant la comparaison entre les exercices réalisés 2019 et 2020 des structures, afin de mesurer l’impact réel de la crise sur l’économie et l’emploi dans le secteur des arts et de la culture.

Les renseignements que vous nous donnerez permettront ainsi d’affiner nos arguments auprès des pouvoirs publics – gouvernement et collectivités – concernant les aides et dispositifs à poursuivre, à renforcer ou à réinventer pour maintenir notre secteur en activité à travers des remontées objectives et de terrain. Ils nous permettront également de poursuivre et de renforcer notre accompagnement au plus près des réalités de chacun∙e !

Pour toute question ou information complémentaire concernant cette enquête, vous pouvez nous contacter directement ou envoyer un message à : enquetecovid19@ufisc.org

Nous vous remercions vivement pour votre implication !

[CONTRIBUEZ] Questionnaire STARTER : spectacles et tournées d’artistes écoresponsables

Afin de recenser les retours d’expérience et les bonnes pratiques existantes sur l’accueil éco-responsable des artistes, les différents partenaires du projet STARTER* (Spectacles et Tournées d’ARTistes Eco-Responsables) sollicitent leurs membres via ce questionnaire. Le recueil de ces informations permettra de définir les priorités de ce groupe de travail, de dresser un panorama d’expérimentations déjà mises en œuvre et de créer une base de données d’initiatives pensée comme une boîte à outils efficace, pratique et partagée.

ATTENTION : les questions concernent spécifiquement l’accueil des artistes (riders, fiches techniques, tables de régie/catering…) et non les démarches éco-responsables globales des organisations.

Les partenaires du projet STARTER se sont engagés à ne pas exploiter les informations récoltées à des fins commerciales ou marketing. 

Nous vous remercions pour votre contribution attendue avant le 31 mars 2021. (durée estimée entre 15 et 20 minutes).

*Liste des partenaires du projet STARTER : Artistes citoyens en tournée / COFEES – Collectif des Festivals Eco-Responsables et Solidaires en région Sud / Conseil québécois des événements écoresponsables / Elémen’terre / FEDELIMA – Fédération de lieux de musiques actuelles / France Festivals / Grand Bureau / Le Collectif des festivals / REDITEC / REEVE – Réseau des Eco-Evénements en Pays de la Loire / RIF – Réseau des musiques actuelles en Île-de-France / Le Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire / Le Réseau des Indépendants de la Musique / Le SMA – Syndicat des Musiques Actuelles

[Foire aux questions : pour quelles activités mon établissement peut-il recevoir du public ?]

cover FAQ recevoir du public covid

[Questions / Réponses : pour quelles activités mon établissement peut-il recevoir du public ?]

En cette rentrée, vous êtes nombreux à vous interroger pour savoir pour quelles activités il est possible de recevoir du public dans vos établissements. Le SMA a compilé pour vous les questions les plus fréquentes de sa permanence juridique. Leur référence juridique est le décret du 29 octobre 2020, qui est régulièrement modifié.

Il est aussi possible que votre préfecture ait pris des mesures complémentaires sur certains points. Renseignez vous sur leur site et les réseaux sociaux. Les réponses ci-dessous ne tiennent pas compte des variantes locales.

Le ministère de la Culture a livré au SMA ses interprétations du décret :

 

1. Doit-on toujours salarier strictement tous les musiciens qui viennent pour une résidence, un rendez-vous conseil ou une répétition accompagnée par exemple ? 

Non, mais attention au respect du droit du travail. Selon le décret (article 45), il est possible d’accueillir dans les ERP de type L (dont les salles de concert) « l’activité des artistes professionnels », sans plus de précisions. Le décret ne prévoit pas d’obligation de salarier les artistes pour les accueillir si le droit du travail ne vous y oblige pas (pas de lien de subordination entre la salle et les artistes). S’ils ne sont pas salariés, la question qui se pose est celle du justificatif, s’ils circulent en horaire de couvre-feu.

 

2. Peut-on accueillir une réunion de notre Conseil d’administration ? 

Oui. L’article 28 du décret liste plusieurs activités pour lesquelles n’importe quel ERP peut accueillir du public. « les réunions des personnes morales ayant un caractère obligatoire » font partie de cette liste.

 

3. Peut-on accueillir les cours du Conservatoire dans nos locaux (salle de concert, ERP type L) ? 

Non. Le décret autorise l’accueil du public en fonction du type d’ERP et en fonction de l’activité. Dans les salles de spectacles, si on suit la lettre du décret, il est uniquement possible d’accueillir des personnes « pour l’activité des artistes professionnels » et la liste des activités prévues à l’article 28. « L’organisation d’épreuves de concours et d’examens » font partie de cette liste mais pas la formation. Nous avons interrogé le ministère de la Culture sur ce point et ils considèrent qu’ils n’est pas possible d’accueillir du public à quelque titre que ce soit dans les salles de concert.

 

4. Peut-on accueillir des pros, sur invitation, pour une sortie de résidence ?

Oui. Selon une note d’information du ministère de la Culture reçue en novembre (toujours d’actualité sur ce point) : « L’ouverture aux seuls professionnels des sorties de résidence, filages ou répétitions générales est possible. Elle doit cependant rester exceptionnelle, limitée aux seuls professionnels concernés par la production ou la diffusion du spectacle, et dans le respect strict des gestes barrières ».
Voir aussi le question/réponse du ministère de la culture

5. Peut-on accueillir des élèves pour la répétition d’une création avec des artistes professionnels qui sera ensuite (quand on pourra rouvrir) diffusée dans des conditions professionnelles ? 

Oui. Selon une note d’information du ministère de la Culture reçue en novembre (toujours d’actualité sur ce point) : « En ce qui concerne la participation des amateurs aux activités artistiques, elle n’est possible que dans les cas où ces amateurs font pleinement partie d’un spectacle professionnel ayant vocation à tourner, et non dans le cadre d’un projet d’action culturelle, même si celui-ci était censé donner lieu à représentation. ».
Voir aussi le question/réponse du ministère de la culture

6. Est-il possible d’organiser des spectacles pour scolaires dans une salle de concert (ERP type L) ? 

Non. Selon l’article 45 du décret, pour les ERP de type L, seules les salles à usage multiple (autrement dit, les salles polyvalentes) peuvent accueillir des groupes scolaires et périscolaires et les activités encadrées pour les enfants. Cela exclut les salles de spectacle, qui ne sont ouvertes que pour l’activité des artistes professionnels et les activités listées à l’article 28 du décret.

Selon une note d’information du ministère de la Culture reçue en novembre (toujours d’actualité sur ce point) : « En ce qui concerne les activités d’EAC, elles demeurent possibles dans les établissements scolaires et les lieux d’accueil de la petite enfance. En revanche, elles ne sont pas possibles dans les CTS ou dans les ERP de type L (à l’exception des salles de fêtes, salles polyvalentes, salles de quartier) pour les groupes scolaires et périscolaires. »

 

7. Est-il possible de prévoir des cours en présentiel durant le couvre-feu ? Les professeurs et les élèves peuvent-ils se déplacer jusqu’à leur domicile à l’issue de ces cours ?

Oui. Contrairement à d’autres catégories d’établissements (par exemple les magasins ou les bibliothèques), les ERP de type R ne sont pas soumis à l’obligation de fermer entre 20h et 6h. 

Les professeurs et les élèves peuvent se déplacer en période de couvre-feu car ils sont dans l’exercice de leur activité professionnelle ou de leur formation (article 4). En cas de contrôle ils devront être en mesure de présenter une attestation et un justificatif.

 

8. Les cours pour les adultes sont-ils possibles en présentiel et en individuel ?

Cela dépend du cursus. Le 6° de l’article 36 du décret prévoit que, quand la formation ne peut pas être assurée à distance: 

– Les établissements d’enseignement artistique peuvent ouvrir pour accueillir les pratiquants professionnels et les formations délivrant un diplôme professionnalisant ;

– Les seuls établissements d’enseignement artistique publics (conservatoires) peuvent ouvrir pour les élèves inscrits dans les CHAM, les séries du bac STMD, les troisième cycle et les cycles de préparation à l’enseignement supérieur. Dans ce cadre, ils peuvent accueillir des élèves de tout âge et même pour l’art lyrique ;

– Les conservatoires et les autres établissements d’enseignement artistique peuvent accueillir les élèves des autres cycles et cursus mais uniquement les mineurs et pas pour l’art lyrique à comprendre stricto sensu comme le chant d’opéra). Voir aussi le question réponse en lien. Retenez bien que « Les pratiques artistiques de loisir ne sont pas autorisées ». 

À noter également, qu’il est possible d’accueillir les stagiaires pour les besoins de la formation professionnelle, lorsqu’elle ne peut être effectuée à distance. Il y a par ailleurs des dispositions spécifiques pour les établissements d’enseignement supérieur artistique (CNSMD notamment), qui peuvent accueillir les étudiants « pour les formations et travaux pratiques qui ne peuvent être réalisés à distance compte tenu de leur caractère pratique ».

 

Source : SMA, le 14/01/2021

[VIDÉO] Les droits culturels en 3 minutes

Le CESER a réalisé cette courte vidéo pour expliquer les droits culturels, en toute simplicité.

« Chacun et chacune a le droit en toute liberté, de choisir et de partager ses appartenances, ses affinités et ses pratiques culturelles dans le respect des autres, de créer et d’être créatif, d’accéder et de participer à la vie culturelle dans toutes ses formes… »

En Nouvelle-Aquitaine, 30 000 associations culturelles œuvrent pour le respect de ces droits culturels, pour toutes et tous. Plus de 400 000 personnes prennent part à la vie culturelle du territoire !

IN AND OUT OF THE LIGHT – The Apartments

 

  • Album : IN AND OUT THE LIGHTS
  • Artiste : THE APARTMENTS
  • Date de sortie : 18/09/2020
  • Label : TALITRES

Écrire que The Apartments entretient une relation particulière avec le public français serait un euphémisme.

En 2015, Peter Milton Walsh, la plume et la voix du groupe australien, mettait fin à 18 ans d’attente en dévoilant sur le label Microcultures, No Song, No Spell, No Madrigal. Un album de deuil et d’adieu, déchirant à bien des égards, empreint surtout d’une beauté et d’une pudeur ineffables.

Bien avant, au mitant des années 80, un groupe d’étudiants organisait à Tours l’un des premiers concerts français de la formation. Hommage leur soit ici rendu. Les diamants noirs des Australiens sont devenus depuis de véritables compagnons de route. En 2009, le journaliste Emmanuel Tellier convint Walsh de remonter sur scène. L’histoire bégaye, parfois pour le plus grand bonheur de nombre d’entre nous.

L’enregistrement de In and Out of the Light, le septième album studio de The Apartments, débute à Sydney mi-2019 où résident Peter Milton Walsh et Eliot Fish (basse), et se parachève en début d’année, quelques jours avant le début du confinement en Australie. Entre temps en France (Natasha Penot et Antoine Chaperon) ou à Londres (Nick Allum), diverses pièces instrumentales furent enregistrées, pour finalement rejoindre les compositions.

Au fil de ces 8 titres, on accompagne des personnages qui, à la suite d’une perte ou d’un changement brutal, partent à la recherche de nouvelles voies et de nouvelles espérances. « They drove on through the fading light. I’ll never leave you, that’s what I said, I’ll never leave you » chante Peter Milton Walsh sur le titre final de ce nouvel opus. Tout est là. Éternelle mélancolie, éternelle élégance.

Peter Milton Walsh forme le groupe The Apartments à Brisbane en 1978, collabore avec The Go-Betweens en tant que guitariste alors qu’ils signent avec le label Beserkley Records, avant de quitter l’Australie pour rejoindre New York puis Londres quelques années plus tard. Il intègre la maison de disques anglaise Rough Trade et publie son premier album studio en 1985 « The Evening Visits … and Stays For Years ». New Rose publie « drift » en 1992 (réédité par Talitres en CD en 2010 puis en format vinyle fin 2017).

Le groupe sera en tournée européenne début 2021.