[CAFÉ DE L’ESPACE] Technicien.ne de développement associatif et animateur.trice

CDD de remplacement d’un congé maternité, prise de poste aléatoire suivant le début du congé maternité : 23 Avril + ou – 2 semaines.

Le Café de l’Espace est une association d’animation de la vie locale proposant une programmation annuelle sociale et culturelle.

Vos missions :

-Développement de projets :

• Élaboration de dossiers de subventions
• Mener un diagnostic de territoire
• Recherche de donateurs et de mécènes
• Interlocuteur de l’association avec la Poste ( l’Association est Relais Postal)
• Suivi comptable
• Représentation institutionnelle

• Missions partagées avec l’ensemble de l’équipe : Tenue du relais postal, tenue de bar et travail en réseau.

Travail en soirée, grande polyvalence et autonomie.

Connaissances des métiers de l’animation, notamment de la méthodologie de diagnostic, bonne qualité rédactionnelle, notion de comptabilité.

POSTULER

[CDF2020-2023] Ouverture des candidatures à 3 appels à projets !

La Région Nouvelle-Aquitaine, la DRAC Nouvelle-Aquitaine, le Centre national de la musique et le Réseau des Indépendants de la Musique (RIM), ont signé le troisième contrat de filière (2020-2023) en faveur des musiques actuelles et des variétés en région Nouvelle-Aquitaine.

Le Contrat de filière, espace de dialogue et d’innovation, vise à répondre aux problématiques des acteurs du secteur des musiques actuelles et des variétés de Nouvelle-Aquitaine.

Au sein du contrat de filière, le fonds créatif, abondé par l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine et le CNM (Centre national de la Musique), coordonné par le RIM (Réseau des Indépendants de la Musique) permet de lancer des appels à projets expérimentaux co-construits avec les acteurs dans le cadre des concertations.

Appels à projets 2020

Développement des coopérations professionnelles

Soutenir des coopérations innovantes et la mise en commun de compétences en vue de construire des partenariats durables autour d’enjeux d’utilité sociale pour l’ensemble de l’écosystème musical.

PAGE DE L’APPEL À PROJETS

Soutien aux projets culturels de proximité

Soutenir les lieux ou projets de diffusion ou de pratiques, dédiés aux musiques actuelles ou nés d’initiatives portées par des acteurs d’autres secteurs d’activité (médias, cafés cultures, etc.) dans la mise en œuvre de leur projet culturel de proximité.

PAGE DE L’APPEL À PROJETS

Transition énergétique des festivals

Accompagner les festivals de musiques actuelles dans l’élaboration d’une stratégie permettant la mise en œuvre de leur transition énergétique.
Cet accompagnement doit permettre une meilleure compréhension des enjeux énergétiques afin de donner les outils nécessaires à la conception et l’élaboration d’une stratégie globale à long terme.

PAGE DE L’APPEL À PROJETS

[RESSOURCE] RDV du Fil Spécial « 30 ans du Krakatoa »

En mars, le Krakatoa fête ses 30 ans avec un anniversaire à l’image de notre scène de musiques actuelles :

• une programmation excitante, exigeante et éclectique pour tous,
• un accompagnement professionnel et artistique reconnu,
• un travail de médiation approfondi au cœur du territoire,
• une attention portée aux publics (petits et grands) et aux artistes,
• et la passion de la création !

Le Krakatoa, c’est tout cela !

 

Krakatoa_pastille 30 ans

Mercredi 11 mars – RDV du Fil – 14h

Spécial 30 ans du Krakatoa
Rencontre avec d’anciens artistes accompagnés par la pépinière”

Cette année le Krakatoa a 30 ans, et comme le disent Jacky et Benji «  On fait le Bilan calmement en s’remémorant chaque instant. ». Ainsi nous vous proposons un rendez-vous du fil un peu spécial, afin de tirer le fil d’ariane de 27 ans de création et de professionnalisation dans le secteur des musiques actuelles. Vous pourrez ainsi  échanger, discuter avec d’anciens artistes soutenus et rencontrer l’équipe du Krakatoa chargée de l’accompagnement.

☰ Intervenants : 

Des anciens artistes accompagnés par la Pépinière du Krakatoa :

Des membres (actuels et anciens) de l’équipe du Krakatoa :

  • Isabelle Bousquet (ex chargée d’accompagnement)
  • Didier Estebe (Fondateur et directeur du Krakatoa)
  • Frédéric Vocanson (chargé d’accompagnement à la Pépinière du Krakatoa et au Fil Sonore)

☰ Informations pratiques : 

Le Krakatoa 3, avenue Victor Hugo. 33700 Mérignac.

Ⓣ Tram A : arrêt Fontaine d’Arlac
Ⓑ Bus n°48, 42, 23
Ⓥ Vcub : Fontaine d’Arlac
Ⓥ Voiture: Rocade sortie n°12 / St Jean d’Illac

Gratuit sur inscription – Nombre de places limité     

 

ÉVÉNEMENT FACEBOOK

SITE DU KRAKATOA

RÉSERVER VOTRE PLACE

[FELIN] Les distributeurs physiques rejoignent la Fédération Nationale des Labels

Depuis 2009, la Félin défend la place du disque physique parce qu’elle est centrale dans l’économie des labels indépendants TPE. En effet, 50 à 80% de leur chiffre d’affaires est généré par les ventes de disque physique. Une tendance qui n’est toujours pas démentie 10 ans plus tard, sans compter les nouvelles perspectives de développement importées d’un marché du vinyle américain en pleine explosion.

Aujourd’hui les distributeurs se réinventent, au delà de la pseudo opposition numérique / physique qu’ils voient plutôt comme complémentaires. Parce que l’objet disque est toujours le support physique de l’œuvre musicale, que sans lui c’est tout un secteur qui est impacté : la scène, la promotion.

Parce que leur travail se fait en grande partie sur le terrain, ils visent à ce que les CD et vinyles soient mis en place dans les rayons des grandes enseignes, des médiathèques, des disquaires indépendants au sein d’un maillage territorial maitrisé, des métropoles à la plus petite commune.

Labels et distributeurs indépendants sont, à ce titre, des professionnels qui appartiennent pleinement à la chaine de valeur de la musique. Leur ADN se retrouve dans la défense de la diversité culturelle, à travers la variété des esthétiques musicales qu’ils représentent. Des esthétiques qui ne connaissent pas toutes la bascule du streaming, nous pensons au rock, à la chanson, la pop française, au jazz, aux productions locales avec un fort ancrage territorial…

La Félin travaille, depuis 5 ans, à des solutions concrètes avec tous les distributeurs, pour renforcer leur compétitivité sur le marché de la distribution. A travers des politiques publiques notamment, tel que l’accès à l’aide à l’innovation et à la transition numérique de la DGMIC.
C’est donc naturellement que leur rencontre s’officialise aujourd’hui, avec la formalisation d’un regroupement des distributeurs physique et numérique indépendants, au sein de la Félin.

Dans un contexte de création du Centre National de la Musique, maison de toutes les musiques, de toutes les esthétiques qui a pour objet de réunir toute la filière, la Félin s’attachera désormais à défendre avec la même énergie les labels indépendants TPE et les distributeurs physiques et numériques.

 

[MANIFESTE] Quelle culture pour la Réunion ?

photo de campagne 2015-2021 arborant le slogan "La Réunion Positive !"

crédit photo : IMAZPRESS – http://www.ipreunion.com

Une filière mise en danger

Le Conseil Régional de La Réunion a voté fin janvier, contre toute attente (et à l’encontre des orientations budgétaires présentées fin 2019), un budget pour la culture, avec une coupe de 5,3 millions d’euros, ce qui représente une baisse globale de -39%, et dans le détail -73% pour les associations culturelles, -72% pour l’éducation artistique, -56% pour la littérature et les langues régionales, -52% pour les manifestations culturelles, -33% pour les lieux et salles, -100 pour les aides à l’export… Il s’agit d’une situation de désengagement sans précédent dans l’histoire de l’île et dans des proportions inégalées.

Face à la réaction massive des acteurs culturels, le Président de Région s’est engagé
devant les médias et par courrier à ce que le budget alloué à la culture dans le budget
voté le 30 janvier dernier, soit « réabondé pour retrouver le niveau d’intervention habituel
et conséquent de La Région », lors d’une Décision budgétaire Modificative (DM) en juin
2020. Celle-ci demeure néanmoins hypothétique car inféodée à la (bonne) gestion
budgétaire du Conseil Régional.

Appel à la co-construction

Les acteurs culturels restent donc mobilisés pour co-construire les conditions de survie des artistes, des équipes, des emplois, des lieux, des manifestations, des publics et des projets que chacun d’entre eux porte au service du territoire réunionnais.

Il s’agit dans un premier temps de mettre en place avec les services de La Région un rééquilibrage au sein de l’enveloppe votée, afin de préserver les activités des structures sur ce début d’année 2020 et dans la perspective du budget réajusté. En parallèle, doivent être élaborées conjointement les conditions préparatoires pour la DM du mois de juin.

Il nous semble aussi primordial de créer au plus vite des espaces de dialogues entre la Région, les autres collectivités, l’État et les représentants du secteur, de nature à favoriser la concertation indispensable à la co-construction de politiques publiques en faveur de la culture.

Cette co-construction est indispensable pour être en cohérence avec les réalités de La Réunion et s’aligner sur les lois NOTRe et CAP (loi relative à la liberté de la Création, à l’Architecture et au Patrimoine) qui ré-affirment la mission de la collectivité régionale en faveur du développement économique, social et culturel territorial.

La culture ne peut être une variable d’ajustement

La culture et le spectacle vivant occupent une place cruciale dans l’histoire de La Réunion et dans la construction de notre identité commune. Les artistes et opérateurs culturels irriguent la société réunionnaise, favorisent la cohésion sociale et le vivre ensemble. Ils sont autant de balises qui accompagnent chacun dans sa vie quotidienne comme dans sa représentation du monde. Ils assurent des missions de service public et d’éducation populaire indispensables à notre démocratie.

Les acteurs du spectacle vivant et de la culture sont les premiers garants du respect des droits culturels des personnes, pour faire « mieux humanité ensemble 1 ». La mise en danger de l’intégrité de notre filière apparaît donc comme une négation des principes de diversité culturelle et de dignité des personnes, tels que les défend l’UNESCO.

La culture représente aussi 2,3% du PIB de la France (plus que le secteur automobile et pharmaceutique), avec près de 600.000 actifs, dont un tiers des effectifs dans le spectacle vivant. À La Réunion, le poids économique de la filière créative est également considérable et le seul secteur du spectacle vivant compte plus de 200 structures et 1.200 professionnels, acteurs économiques à part entière, qui œuvrent autant au rayonnement de la culture réunionnaise qu’ils sont des moteurs de l’attractivité de notre territoire. Leurs activités impactent directement les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie-restauration, des transports, des médias, etc….

Et demain ?

La situation que nous connaissons démontre la fragilité de l’équilibre en construction depuis une trentaine d’année au sein du secteur culturel. Nous avons su nous adapter à de nouvelles contraintes artistiques, à des médiums en évolution, à des modes de représentations et de rapport au « public » et à la médiation en constante interrogation.
Nous avons su construire un écosystème avec des partenaires publics variés dont les prérogatives ont changé avec le temps mais pour qui la place de la culture ne s’est pas démenti. Nous, artistes et opérateurs culturels, nous sommes professionnalisés et structurés. Nous avons intégré les enjeux du numérique et de la nécessaire hybridation de nos ressources, avec la constitution de fonds propres et de partenariats privés. Nous sommes non seulement en phase avec notre époque mais aussi alignés sur notre histoire et les pionniers d’une société mondialisée en recherche permanente de sens et de valeurs. Nous sommes porteurs d’innovation et les piliers d’une économie sociale et solidaire au service de l’intérêt général. C’est pourquoi le soutien public à la culture n’est pas une alternative, mais une absolue nécessité, qui ne peut être remise en question selon des choix politiques et les aléas budgétaires qui en découlent. « La subvention publique relève du contrat social et républicain porteur de missions de service public, à mêmes de garantir l’existence de créations qui n’existent qu’à cette condition de financement. C’est un accord conclu entre l’artiste et la société dans une « exception » aux logiques du marché ».

C’est donc cette conviction commune que les artistes et les acteurs culturels de La Réunion veulent porter sur leur territoire et au-delà, avec la Région Réunion, l’Etat et les collectivités.

Quels sont la place et le sens de la culture à/de La Réunion ? Nous voulons y répondre ensemble. La bannière de -73% pour les associations culturelles est un symbole que chacun doit s’employer à faire vivre en solidarité, tant que les ajustements budgétaires nécessaires n’auront pas été effectués, dans une vision co-construite de notre avenir ultra-marin.

A quoi servent les artistes dans ce monde qui préfère les chiffres aux lettres et dont la folie des chiffres menace de nous faire chavirer dans le chaos ? Que celui qui n’a besoin ni de chansons, ni d’images, ni de poèmes, ni de romans, ni de films, ni de pièces de théâtre, ni de musique pour que se dise sa vie quand il ne sait plus la dire, pour que s’écoule son chagrin quand il ne sait plus pleurer, que celui-là tranche la gorge aux oiseaux. Que celui qui n’a pas besoin d’artiste retienne ses larmes à jamais et brise par avance ses éclats de rire

Yvon LE MEN

Manifeste du réseau des acteurs culturels du spectacle vivant de La Réunion KOLÈT’ et des représentants de la filière culturelle réunis.

Contact :
KOLÈT’
Réseau des acteurs du spectacle vivant de la Réunion
kolet.mission@gmail.com
+262 6 93 32 13 11