FORMA #3 est le forum de rencontre des professionnels de l’accompagnement dans les musiques actuelles avec les musiciens et porteurs de projets de Nouvelle-Aquitaine en recherche d’informations, conseils et contacts. Après deux éditions ayant réuni plus de 100 participants aux Abattoirs à Cognac en 2015 & 2016, FORMA fera cette année étape à Limoges, à Irrésistible Fraternité, les 15 & 16 juin.
PROGRAMME
VENDREDI 15 ET SAMEDI 16 JUIN / Dès 10h
CONFÉRENCES ET RENCONTRES PROS
Vendredi 15 :
- 10h30 – 12h | Les coopérations entre écoles de musiques et acteurs musiques actuelles
- 14h15 – 16h15 | Restitution des résultats de la concertation régionale sur le développement artistique menée par la Pépinière du Krakatoa
- 16h30 – 18h30 | Échanges sur l’info-ressource musicale en Nouvelle-Aquitaine
Samedi 16 :
- 10h00 – 11h30 | Restitution du projet de compagnonnage (résidences croisées) du DAV Massif Central menée par RPM
SAMEDI 16 JUIN / Dès 13h30
SPEED MEETING ET TABLES RONDES
Musiciens et porteurs de projets musicaux régionaux, venez rencontrer plus de 25 intervenants professionnels de la filière musicale en Nouvelle-Aquitaine !
En rendez-vous individuels :
- Structurer et développer son groupe/projet
- Produire et booker des concerts ou une tournée
- Etre visible dans les médias
- Communiquer sur son groupe/projet
- Faire un point administratif et juridique
- Gérer et percevoir ses droits d’auteur
- Se préparer techniquement à un concert, tournée, résidence
- Enregistrer son EP/album en studio
En tables rondes collectives :
- Autoproduction, financement participatif, label… Quelle solution pour mon EP/album ?
- Comment trouver des dates et s’exporter au delà de sa ville, région ou pays ?
- Dirigeant bénévole dans le milieu associatif : une responsabilité morale, humaine et légale.
Pour découvrir la liste des intervenants, les photos des éditions précédentes et vous inscrire, rendez-vous ici :

Après une assemblé générale palpitante à Poitiers, dans l’enceinte incroyable du Confort Moderne version 2.0, il est temps de revisser la caboche entre les deux épaules et de souhaiter comme il se doit la bienvenue à nos 3 nouveaux adhérents de la saison !
G4F Records est un label spécialisé dans la musique à l’image (le jeu vidéo, le cinéma, l’animation…). Ils éditent, font la promotion et distribuent de la musique provenant des arts numériques et de l’entertainment.
Artistes : Toxic Avenger, Caprenter Brut, Danger …
La particularité des Ateliers Musicaux Syrinx est d’offrir à tous sans condition d’âge ni de niveau, une pratique musicale de qualité, avec des musiciens qui ont tous une approche artistique de leur instrument. En plus des cours, les Ateliers Musicaux Syrinx développent l’apprentissage de la scène et du spectacle vivant. L’association regroupe à ce jour 300 adhérents et 19 salariés. Elle accueille également 3 compagnies dans ses locaux ainsi qu’une dizaine de groupes en répétition.
Depuis presque 30 ans, l’Association Tuberculture oeuvre pour la diffusion de la culture grâce à une programmation d’artistes éclectiques et soutient la création culturelle en accueillant des artistes pour la création de spectacle.
Grâce à une saison culturelle à la Boite en Zinc riche et un festival de 4 jours pendant l’été, Tuberculture réussit son pari “d’apporter la culture au milieu des champs.
Le projet « Va Sampler Ta Grand-Mère » est un projet pédagogique et artistique porté par Hart Brut + Pagans, structure situé à Lucq-de-Béarn (64). Pour tout comprendre, rien de tel que de donner la parole à l’un de ses protagonistes. Le RIM a donc posé quelques questions à Romain Baudoin, membre d’Hart Brut, du groupe Artús et acteur de ce projet original.
Bonjour Romain, pour commencer peux-tu nous présenter les deux structures dont tu t’occupes, Hart Brut et Pagans?
Hart Brut est à la base une structure de production artistique permettant aux membres d’ARTÚS de développer leurs projets . Depuis peu, Hart Brut a intégré les filles de COCANHA et on peut considérer aujourd’hui que nous avons un fonctionnement de compagnie plus que de boite de prod. Nous sommes organisés et solidaires, c’est ce qui nous permet de créer et de vivre tout en ayant des pratiques artistiques à l’abri du succès commercial.
Pagans est un label discographique. Au départ, il servait uniquement à diffuser les productions des membres d’Hart Brut mais assez rapidement nous avons eu des demandes extérieures, parfois d’enregistrements magnifiques qui nous tenaient à cœur et qui, nous le pensons, n’auraient peut être pas trouvés preneur… alors nous avons commencé à ouvrir le catalogue et à produire ou coproduire des artistes assez divers mais tous très engagés dans leur pratique.
D’où est venu cette idée de projet « Va sampler ta grand-mère » et en quoi consiste-t-il?
« Va sampler ta grand mère » est un projet pédagogique et artistique. Avec ARTÚS nous travaillons depuis presque 18 ans sur le « patrimoine culturel immatériel » de notre territoire, c’est ce qui nous donne le point de départ pour imaginer, se projeter et créer à travers l’improvisation et ensuite la composition. L’esthétique du groupe est à cheval entre du « rock in opposition », des musiques dites traditionnelles, des musiques expérimentales… Mais finalement nous aurions pu avoir la même démarche créatrice avec un style hip hop, métal, pop… peu importe, ce qui est original c’est le processus de création autour de la connaissance de son patrimoine culturel, écologique, historique …
Nous proposons donc cette aventure à des groupes de musique actuelle, faire une création de 2 ou 3 morceaux, dans leur esthétique, mais en prenant comme point d’entrée un élément de leur patrimoine.
Nous sommes là pour les aider et/ou pour jouer avec eux. C’est très enrichissant pour eux comme pour nous et les résultats sur plus de 10 ans de projets sont vraiment très surprenants.

Crédit : hartbrut.com
Ce projet est réalisé avec plusieurs partenaires de la Nouvelle-Aquitaine et même au-delà (Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand). Pourquoi avoir choisi ces partenaires et quel est leur rôle?
On a besoin d’au moins 2 partenaires:
Une structure capable de motiver des groupes à venir participer au projet, donc le plus souvent nous travaillons avec des structures de diffusion de musique actuelle ayant également une activité de répétition (SMAC ou autre).
Une structure ressource qui a de la matière patrimoniale à mettre à disposition en cas de demande particulière. Ce sont le plus souvent des structures d’archivage qui ont une demande de valorisation de leur collecte.
Hart Brut et Pagans sont deux structures qui se distinguent particulièrement en proposant une esthétique hybride entre musiques traditionnelles et plus contemporaines, ce que vous appelez le « Néo-Trad ». Pourquoi avoir choisi de défendre cette ligne éditoriale singulière?
On n’a pas choisi… on rêverait que nos pratiques soient la norme et non des pratiques en marge, d’ailleurs j’ai tendance à dire que c’est le centre qui nous fuit ! Si nous pouvions toucher plus de monde et nous faire plus entendre on aurait encore plus de choses à exprimer et on serait très heureux, mais malheureusement le combat contre la culture de masse est inégal et nous devons nous organiser pour résister et éviter les consensus, la normalisation.
C’est effectivement complexe de définir notre pratique qui est singulière. Pour moi nous ne sommes que rarement des musiciens trad, nous ne faisons pas du néo trad car il n’y a rien de nouveau, nous ne faisons pas de la world music acculturée mondialisée, … le terme le plus adapté est « musique d’essence patrimoniale » qui a été défini par Franck Tenaille, mais il est pompeux et la notion de patrimoine souvent abstraite et « vieillotte » alors sur scène on dit « bonjour on est ARTÚS, on fait du rock ! »
Quel bilan peux-tu déjà tirer du projet « Va sampler ta grand-mère » et comment imagines-tu son avenir?
Très positif, on l’a proposé plus d’une dizaine de fois et à chaque fois ce fût une aventure différente et enrichissante. Je ne compte plus les projets qui sont nés de ça, nouveaux groupes, disques concepts, groupes changeant de direction, musicien se mettant à un instrument trad. ou à chanter dans une langue différente… on est encore en contact avec la plus part des participants et on continue à porter le projet dans toute la France.
Un documentaire est sorti sur le net l’an dernier pour ceux qui voudraient avoir une idée plus précise du projet :
Quel est le premier album de musique que tu as acheté?
Ouf! pas facile… je ne sais vraiment plus!
La première cassette enregistrée que j’ai eu c’était du hard rock très puissant que m’avait donné un grand de mon quartier à Capbreton. Je l’ai considéré comme le Graal absolu pendant plus d’1 ans sans savoir ce que c’était, mes parents ne savaient pas ce que j’écoutais dans mon walkman et j’avais la sensation que je ne pouvais pas leur parler de cette musique qui me bouleversait, que je sentais anticonformiste et peut être même interdite?!?… j’ai su plus tard que c’était « Back in Black » d’AC/DC … j’avais 12 ans.
Quel projet d’une autre structure te fait rêver?
Il y en a plein heureusement!!
Je choisirai cependant le spectacle « HOSPITALITE » de Massimo Furlan, porté par la compagnie « Lagunarte ». Il parle de l’hospitalité aujourd’hui : qu’est-ce qu’accueillir ? Qui est celui qui demande un refuge ? Qu’est-ce que je peux lui offrir ? Qu’est-ce qu’il m’apporte ? Comment est-ce qu’il me change ? Comment je le change ? Tout ça à travers notamment l’identité basque et plus précisément du village de Labastide Clairence.
Une problématique universelle traitée par l’ultra localisme ! Ca me touche.
Peux-tu nous citer ton souvenir le plus marquant dans le milieu musical?
Nigel Eaton avec « Page et Plant » à Toulouse en 1996 qui se pointe tout seul avec sa vielle à roue devant 2000 personnes et qui tabasse en solo pendant 10 mn… Avec mes potes on était venu écouter du rock et finalement ça a changé ma vie : « comment !? On peut faire ça avec l’instrument de mon père !!! Bon ok, je pose ma gratte et je m’y colle… »
Quel est ton dernier coup de cœur musical?
Richard Dawson, notamment l’album « Nothing important! ». Un chef d’œuvre pour moi, je l’écoute sans me lasser depuis 2 ans ! J’ai pas mieux.
Un son à nous faire écouter?
Ben sans faire de communautarisme, je choisirai la prochaine sortie de PAGANS, « L’esprova » de Sourdure
Merci à Romain pour le temps accordé à nos questions
Les contrats PEC– Parcours Emploi Compétence – (ou CEC – Contrat Emploi Compétence, en attendant la dénomination officielle) sont l’alternative proposée aux contrats aidés, anciennement CAE – Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (dans le milieu non-marchand).
La décision, en fin d’été 2017, de stopper toute possibilité de recrutement en CAE, et de ne pas renouveler ceux déjà en vigueur avait créé du remous dans le monde associatif français. Depuis lors en attente d’un nouveau type de contrats à destination du monde associatif, les acteurs entrevoient en 2018 la possibilité de profiter de nouveau de contrats co-financés par l’état.
La Nouvelle-Aquitaine présente un foyer associatif en perpétuel mouvement. Avec près de 161.000 salariés répartis dans 15.000 associations employeurs (chiffres 2016), la région concentre un nombre de demandes important de création d’emploi.
Qu’est-ce que le PEC ?
Le Parcours Emploi Compétence est entré en vigueur le 16 janvier 2018. Avec cette refonte, l’accent est mis sur l’accompagnement de publics dans une situation de difficulté d’insertion dans l’emploi. Les contrats auront une durée de 9 à 12 mois, renouvelables dans la limite de 24 mois (soumis à condition), de 20h hebdomadaires (possibilité de 35h mais surplus non pris en charge par l’état) et impliqueront 3 parties : l’employé, l’employeur et le prescripteur.
L’employeur n’est pas nécessairement un salarié de la structure. Toute personne impliquée dans celle-ci (bénévole, membre du conseil d’administration …) pourra se constituer tutrice d’un employé PEC.
Le prescripteur (Pôle Emploi / Mission Locale / Cap Emploi) se portera garant de la montée en compétences de l’employé tout au long de son contrat. Au préalable de la signature du contrat, les 3 parties détermineront les besoins en compétences de l’employé, lui permettant, à terme, de développer son parcours professionnel et de prétendre plus efficacement à un poste pérenne dans le domaine souhaité. Dans cette même logique, l’intervention d’un organisme de formation pourra être sollicitée pour accompagner l’employé sur la durée. Point important : la formation suivie n’est pas nécessairement diplômante, mais doit toujours s’inscrire dans une logique de développement de compétences adaptées au parcours professionnel souhaité par l’employé. Un suivi sera effectué de la part du prescripteur tout au long de la formation, et sera conclu par un bilan, 3 mois avant la fin du contrat.
Côté financement, 1,6 milliard d’euros seront débloqués pour l’année 2018. En Nouvelle-Aquitaine, environ 13.000 contrats PEC sont envisagés cette année. L’aide apportée par l’état aux employeurs des PEC se fera à hauteur de 50% du montant pour les renouvellements (basculement depuis un CAE) ou les nouveaux contrats, et 60 % pour les employés bénéficiaires du RSA.
Contrairement au CAE, qui permettait aux jeunes diplômés en situation de recherche d’emploi d’accéder à une première expérience professionnelle, le PEC cible un public de tous âges éloigné du marché du travail, tel que les personnes en situation de handicap et les résidents des QPV (Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville). L’accès à l’emploi pour les jeunes sera transféré sur tout autre dispositif d’accompagnement ou de formation adapté à la situation du demandeur d’emploi.
Points de vigilance
« Le CUI-PEC est juridiquement comme le CUI-CAE mais sa mise en place est différente car il est
plus exigeant en terme d’accompagnement et de formation du salarié. En effet, la formation est
obligatoire, doit être pré-qualifiante mais elle n’est pas prise en charge par l’État. Il faut donc se
rediriger vers les OPCA, le CPF ou pôle emploi. En plus, la durée moyenne est plus courte dans
l’association (10 mois en moyenne). » – Michel Abhervé, Université de Paris Est Marne la Vallée
- La formation interne ne sera pas considérée comme de la formation pré-qualifiante,
- le Plan d’investissement compétence (PIC) en sortie de PEC peut contribuer à la formation (mais pas pendant le CUI-PEC),
- le cahier des charges définissant l’évaluation de la montée en compétences n’est pas défini. De plus, la notion de compétences se veut très englobante, mais on est en droit de se demander comment elle pourra être valorisée sur le long terme, et notamment au sein d’autres structures, si la formation suivie par le salarié n’est pas diplômante. La question d’une VAE est ressortie du débat, mais la durée d’un contrat est trop restreinte pour y prétendre au sortir d’un PEC.
A noter qu’il devrait néanmoins être possible, à priori, pour les groupements d’employeurs d’embaucher des salariés PEC si le groupement est constitué d’associations.
Le Mouvement Associatif National se bat pour que le dispositif soit aménagé pour prendre en compte les projets associatifs et les primo-employeurs et ne pas être que dans une démarche d’insertion du dispositif qui serait alors réservé aux SIAE (Les Structures d’Insertion par l’Activité Économique) qui ont la compétence d’accompagnement de ces publics éloignés de l’emploi.
Télécharger la fiche du Parcours Emploi Compétences