Nous étions, le 2 février dernier, aux auditions régionales des Inouïs du Printemps de Bourges qui se tenaient aux Abattoirs, scène de musiques actuelles à Cognac. Au programme de la soirée : quatre groupes aux esthétiques bien différentes, du hip-hop, au garage-rock, de l’électro au Stoner. Et un jury composé de différents acteurs des musiques actuelles. Retour sur cette soirée, dernière ligne droite avant le festival du Printemps de Bourges.
Ce report a été réalisé par Hugo, volontaire en service civique au RIM.
Quatre groupe, un jury, un public réceptif, des groupes amateurs émergents jouant sur une belle scène, des styles bien différents… Quelques éléments pour résumer une soirée riche en musique originale.
Les Abattoirs de Cognac
Notre scène du soir !
A 20h30, Lucky Wild Mob, groupe de hip-hop ouvre le bal. Ces 6 jeunes, 4 rappeurs et 2 beatmakers, tout juste sortis du lycée, sur une instrumentation flirtant avec le dub, chargée en basse, nous délectent de leur son énergique sans compromis, tant par leur jeu de scène que par leur flow.
Le groupe de Hip-Hop Lucky Wild Mob
Vient ensuite The Big Idea (écouter leur interview dans notre chronique radio ici). Un groupe quelque peu OVNI, 7 musiciens, une formation garage rock composé de 4 guitaristes, un batteur, un bassiste, un percussionniste/claviériste, jouent également des instruments un peu plus atypique dans ce style musical (de la flûte à bec, du tambourin, du triangle…). Ils nous déversent un cocktail explosif, remuant, dansant et original, tantôt garage rock, tantôt psyché, tantôt funky et plus orienté pop, ces 7 jeunes rochelais, exilés à Paris, se démarquent également dans leur productions studio, avec la création d’albums concepts racontant une histoire, avec des pistes portant un nombre aléatoire, dont le prochain sortira le 3 Mai sur le label Only Lovers Records.
The Big Idea
Daytona ! Album concept du groupe.
La soirée se poursuit avec MLD, un projet solo électro, joué sur scène sans ordinateur, avec des synthétiseurs analogiques. MLD nous a fait profiter de son univers lors d’un set ininterrompu de 30 minutes, inspiré d’artistes tel que Chemicals Brothers ou LCD Soundsystem, une bonne gestion des effets, un ensemble planant qui a conquis le public.
L’artiste MLD
En fermeture de cette soirée, le groupe Birdstone est venu nous faire profiter de son projet Stoner Rock/Hard Rock, inspiré entre autre par Led Zeppelin, à travers des riffs lents bien appuyés, un chant montrant une grande virtuosité et un jeu de scène rappelant les groupes de la fin des années 70s. Un groupe sans complexe, très juste et précis qui a conclu cette soirée de façon optimale.
Birdstone
Si aucun des artistes n’a finalement été sélectionné pour le festival, l’ensemble reste prometteur, ils auront l’occasion de retenter leur chance l’année prochaine, en travaillant sur leur points faibles relevé par le jury. La Nouvelle-Aquitaine sera néanmoins représentée à Bourges par deux artistes :
San Salvador, groupe Corrézien entièrement vocal, articulant son projet artistique autour de la polyphonie, un projet développé par le Collectif Vacance Entropie.
L’A. lance la 2ème étape de la démarche d’observation des musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine : l’enquête, qui permettra de réaliser le portrait socio-économique des acteurs de la filière.
La démarche d’observation des musiques actuelles démarrée par la carte des principales structures de la filière (ci-dessous), conçue avec la participation des acteurs professionnels, se poursuit maintenant par une 2ème étape : l’enquête.
Une enquête va donc être menée pendant un mois sous la forme d’un questionnaire en ligne. Il permettra de dresser le portrait socio-économique des acteurs de la filière.
L’association AMPLI, créée en 1983, est labellisée SMAC depuis 2012 et a en charge La route du son, lieu dédié aux musiques actuelles au sein des Abattoirs, espace d’art contemporain et de design graphique de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées.
Son projet associatif se développe autour de l’aide à la création, les concerts, la médiation et la sensibilisation des publics, l’accompagnement de projets, le travail en réseau et l’action culturelle.
Les objectifs principaux de l’association :
• Soutenir et développer la pratique musicale,
• Permettre à des artistes émergents, alternatifs et singuliers de rencontrer un public,
• Appréhender les musiques actuelles comme un moyen d’expression et d’émancipation,
• Transmettre et partager notre expertise du secteur des musiques actuelles.
Contexte de recrutement :
Depuis bientôt 15 ans AMPLI développe un programme d’action culturelle qui s’adresse à des typologies de publics toujours plus larges, « tout public » et public éloigné – empêché (scolaires, en situation de handicap, quartiers « politique de la ville », seniors…).
Pour répondre à des besoins croissants des publics et des territoires, AMPLI souhaite initier une nouvelle étape de son développement et renforcer le secteur de l’action culturelle.
Missions :
En lien avec le responsable de l’action culturelle et sous la responsabilité du directeur, il/elle sera amené(e) à être en charge de :
=> Coordination des projets d’action culturelle :
• Coordination des actions : conception et gestion de planning, lien entre artistes et structures, participation à des réunions ;
• Suivi administratif des actions : rédaction de fiche-projet, convention, compte-rendu, déclaration des intervenants…
Il/elle pourra être amené(e) à assurer des interventions et des séances de médiation pour certains ateliers.
=> Développement de projets d’action culturelle et de vie associative :
• Actions spécifiques à mettre en œuvre auprès des scolaires, notamment lycéens,
• Développement du lien avec les adhérents de l’association,
• Participer au développement des actions avec nos partenaires / voisins du site des Abattoirs
Profil recherché :
Outre une appétence pour l’action culturelle et un goût pour la médiation, un attachement au monde associatif et à ses valeurs, le.la candidat.e devra faire preuve de :
=> Savoirs :
• Connaissance en conduite de projet d’action culturelle et de médiation, des publics et des structures
• Connaissance du fonctionnement associatif, des réseaux artistiques et culturels
=> Savoir-faire
• Coordination de projet
• Animation, encadrement et évaluation de projet
=> Savoir-être
– Sens de l’organisation, de la planification et de l’anticipation,
– Capacité d’analyse et de synthèse,
• Aisance relationnelle et rédactionnelle,
• Capacité d’initiative tout en sachant respecter les consignes.
CDD de 9 mois renouvelable une fois
Pérennisation en CDI envisagée
Temps partiel (30h par semaine)
Temps plein envisagé à terme.
Salaire brut : 1364€
Niveau de rémunération : groupe B de la convention collective de l’animation.
Permis B et véhicule indispensable (frais de déplacements pris en charge)
Lieu de travail :
Le siège social d’AMPLI est situé à Billère. Les projets d’action culturelle sur lesquels la personne serait amenée à se déplacer se déroulent essentiellement sur l’agglomération paloise.
Date limite des candidatures : 19 mars,
Entretiens à partir du 21 mars,
Poste à pourvoir courant avril.
« Hybride, insaisissable, artistique, politique, précurseur, en perpétuelle réinvention… comment définir le punk ? »
Le Monde revient sur le projet « Punk Is Not Dead » mené par une équipe de chercheurs pour retracer l’histoire de la scène punk en France. Pour en conserver les traces, ils parcourent les garages et salles de concert qui ont fait vivre ce patrimoine culturel pendant près de 40 ans. La Rock School Barbey, Vicious Circle, La Fanzinotheque ou encore Strychnine chez nous sont autant de témoins historiques de cette « contre-culture », qu’il est urgent de préserver avant que les supports ne disparaissent.
Reportage :
Le punk, symbole de résistance et de liberté
Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà « célèbres » à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région, montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou au contraire qui suscite méfiance et défiance.
Bordeaux constitue un creuset essentiel du punk en France et une des étapes essentielles de ce projet. Bordeaux, c’est évidemment la ville, ses groupes, ses musiciens, ses figures de la punkitudes, ses lieux incontournables, ses radios libres, ses labels et disquaires indépendants, les rubriques dans la presse locale, les lieux informels, friches et squats. Mais au-delà du cœur urbain Bordeaux capte aussi les initiatives sonores et rebelles venues de la périphérie girondine et du grand Sud-Ouest pour la période plus récente. Faut-il s’étonner de cette vivacité ? Bordeaux, cultivant une posture de rébellion héritée de l’histoire, a fait preuve d’énergie et d’inventivité pour résister musicalement à l’image bourgeoise de « Belle endormie » qui lui collait à la peau.
Les initiatives pionnières (Festival punk de Mont-de-Marsan, 1976, 1977 au cours desquelles s’illustrent les Bordelais de Strychnine ouvrant pour Clash), les rivalités légendaires avec Toulouse autant que les liens avec l’Angleterre constituent des pistes à exploiter pour comprendre et définir la force, l’empreinte et l’identité punk de la scène locale.
La démarche de PIND
Ce programme de recherche repose sur la collecte d’archives et de témoignages ouverte à tous, et sur des journées d’études et de rencontres.
Trois grands défis sont au cœur du projet :
Préserver une mémoire fragile en train de s’éteindre en raison de la vulnérabilité des acteurs et de la fragilité et du caractère périssable des supports matériels consubstantiels à l’idéologie punk prônant la débrouille et le bricolage.
« il y a une urgence parce que si on ne récolte pas ces supports-là, si on ne les collecte pas maintenant, on ne pourra plus écrire cette histoire… on est pressés »
Casser les formes d’illégitimité de l’objet en montrant l’intérêt de valoriser l’étude de ce segment illégitime des musiques populaires entendu comme un prisme pour observer le fonctionnement de la société contemporaine, et en montrant ce qui rend le punk français irréductible à ses homologues anglo-américains.
Replacer la musique au cœur de l’objet, entendue comme une matérialité sonore particulière produite et utilisée socio-culturellement qui caractérise, identifie et définit le style musical punk.
La confrontation de quatre axes de recherche permettrait de définir et identifier la culture punk : le temps, l’espace, la violence, et les systèmes de représentation.
Dans le cadre du Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés en Nouvelle-Aquitaine, l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine, le CNV et le Réseau des Indépendants de la Musique (RIM), organisent une journée de concertation le :
Lundi 11 mars 2019 De 09H30 à 17H Le Krakatoa 3 Avenue Victor Hugo 33700 Mérignac
À l’heure où les enjeux sociétaux (social, économique, énergétique, environnement) interrogent la pérennité de nos organisations, cette journée de concertation a pour but de collecter les besoins des acteurs de la filière pour accompagner le développement durable des projets. En 2018, une mesure expérimentale sur la transition énergétique a été réalisée. Suite à un retour sur cette expérimentation, des échanges seront prévus pour imaginer l’avenir de cette mesure.