La crise sanitaire a amené chacune de nos structures à renforcer les protocoles liés à la protection des personnes présentes dans nos bâtiments (nettoyage régulier des surfaces, gel hydroalcoolique, masques…). La vitesse avec laquelle les choses ont évolué nous ont aussi contraint à agir avec rapidité en mettant parfois de côté la prise en compte de la composition des produits utilisées, leur impact sur l’environnement et les personnes.
Avec, aujourd’hui, un peu plus de ressources et de recul sur la situation, voici quelques infos relatives au nettoyage et la désinfection des surfaces abordé par le prisme de la santé environnementale.
Selon la définition de l’OMS, la santé environnementale est la prise en compte de l’impact des polluants sur la santé, qu’ils soient locaux ou globaux.
Etape 1 S’assurer que le ou les produit(s) utilisé(s) ont une action : détergente et désinfectante…C’est quoi la différence ?
Un détergent est un agent chimique que l’on retrouve principalement dans les savons, lessives, nettoyants pour les sols, surfaces et autres.
Le fonctionnement d’un détergent ; composé d’agents de surface aussi appelé «tensio-actifs» ; est de décoller le substrat de la surface sur laquelle il est, afin de le mélanger à une phase liquide tout en formant une mousse plus ou moins dense. Les tensio-actifs déplacent ainsi les salissures.
Et d’ailleurs, saviez-vous qu’un détergent n’est efficace que s’il respecte quatre phases (celles du cercle de Sinner) :
Cercle de Sinner
Action chimique : utilisation d’un produit adaptée à la salissure
Action mécanique : le travail, le frottement, l’huile de coude quoi…
Température : la chaleur peut influencer sur la qualité du travail. Certaines saletés se délogeront plus facilement sous l’effet de la chaleur
Temps d’action : l’importance de laisser agir la solution nettoyante
Chacune de ces actions occupent une part variable de ce cercle. Pour un même résultat, la diminution d’une composante doit être compensée par l’augmentation d’une ou plusieurs autres. Ainsi, la réduction de la chimie doit être compensée par une augmentation de la part de l’action mécanique, ou celle du temps, ou celle de la chaleur, ou d’une combinaison de ces trois autres paramètres.
Cas du nettoyage vapeur & micro-fibre
Un désinfectant : Un désinfectant a pour but de tuer, détruire, attaquer ou inactiver tout micro-organisme sur des surfaces ou milieux contaminés. Les désinfectants ont un large spectre et leur activité dépend de leur caractère bactéricide, virucide ou fongicide.
Ce qu’il faut retenir c’est qu’un détergent n’a pas vocation à éliminer bactéries, champignons et virus et qu’inversement, un désinfectant n’aura aucune action nettoyante sur les salissures puisqu’il a uniquement une action bactéricide, sporicide, virucide, fongicide et/ou antiseptiques.
Afin de bien nettoyer une surface, il est recommandé d’utiliser 2 produits ou une solution « toute-en-un » combinant à la fois détergent et désinfectant.
Etape 2 :
Choisir un produit de désinfection limitant à la fois le risque épidémique mais aussi le risque d’exposition involontaire des personnes accueillies dans votre structure à des substances chimiques préoccupantes.
Pour vous aider à bien choisir, nous vous invitons à lire cette fiche de recommandations sur les produits de désinfection co-réalisée par l’ARS Nouvelle-Aquitaine, ALICSE et Cpias.
Initialement à destination des EAJE (Établissement Accueillant des Jeunes Enfants) , les informations comprises dans ce document sont également adaptées aux structure de musiques actuelles (ERP et autres). Vous trouverez à la fin de ce document une liste de critères permettant de vérifier la limitation du risque d’exposition chimique des personnes aux produits :
produit agréé contact alimentaire
certifié selon les référentiels « ecodétergent »
a base uniquement d’un ou plusieurs des biocides suivants : éthanol, peroxyde s’hydrogène, acide peracétique, acide lactique
a usage professionnel avec une Fiche de Données de Sécurité (FDS) disponible
…
Vous souhaitez en savoir plus sur les questions de santé environnementale ou vous avez identifié des enjeux autour de ce sujet dans votre structure, n’hésitez pas à échanger avec Malika
En 2020, la musique va perdre 4,5 Mds€ sur les 10,2 Mds€ qu’elle devait générer : le spectacle vivant est le plus durement touché avec des effets en cascade sur l’ensemble de la chaine de valeur, de la diffusion à la création en passant par la production et l’édition musicale. L’interdépendance est l’essence même de notre filière. Et parce qu’il est encore temps de protéger les créateurs, de soutenir les structures et les entreprises qui les accompagnent, de sauver les 257 000 emplois qui font vivre la musique et de se battre pour que la diversité reste la priorité de tous, TPLM formule 10 propositions aux pouvoir publics.
RÉPONDRE À L’URGENCE DE LA CRISE
1 – Apporter davantage de clarté et d’anticipation dans les conditions de réouverture des salles de spectacle et d’autorisation des festivals, afin de répondre au besoin de visibilité de la filière musicale.
• Élaborer des aides publiques spécifiques pour compenser les surcoûts et les pertes en revenu liés aux mesures sanitaires qui seront imposées aux salles et aux manifestations.
2 – Mettre en place un accompagnement social et fiscal adapté à l’ampleur de la crise.
• Préciser le contenu des « quatre mois sans charges pour les artistes-auteurs » annoncés par le chef de l’État.
• Prolonger d’au moins 18 mois le dispositif d’activité partielle pour les entreprises de la musique.
• Faire jouer pleinement à l’assurance-chômage des intermittents du spectacle son rôle de filet de sécurité.
• Prendre des mesures vouées à préserver la trésorerie des entreprises, notamment en renforçant le crédit d’impôt phonographique (CIPP) et le crédit d’impôt pour le spectacle vivant (CISV), et en mettant en place un crédit d’impôt pour les éditeurs de musique.
• Défendre une TVA à 5,5 % sur les CD et les vinyles.
3 – Obtenir que les aides et subventions soient instruites, votées, validées et versées le plus rapidement possible, indépendamment de la réalisation ou non des actions aidées, et que la clause « de service fait » soit effectivement levée.
4 – Reconduire en 2021 la mesure permettant aux organismes de gestion collective (OGC) de consacrer une partie des « 25 % » de la copie privée à des mesures d’urgence.
5 – Ouvrir des discussions entre représentants des bailleurs et représentants des salles de spectacle sur les loyers correspondant tant à la période d’interdiction d’ouverture qu’à la période de réouverture en mode dégradé.
RECONSTRUIRE LA FILIÈRE
6 – Organiser un « Valois de la musique ».
• Bâtir avec l’État et les collectivités locales une véritable trajectoire pluriannuelle de relance de la filière, dotée de moyens correspondant à l’ampleur de la destruction de valeur à l’œuvre depuis la mi-mars.
• Créer un pacte d’investissement public en faveur de la création à la mesure de la place de ce secteur dans l’économie française.
7 – Faire bénéficier le Centre National de la Musique de ressource fiscale nouvelle, significative et pérenne (TOCE, GAFAN, etc.) dans le prolongement de l’annonce faite par le chef de l’Etat d’un abondement de 50 millions d’euros pour le CNM. Compte tenu de la destruction de valeur que subit la filière, l’établissement public a besoin de moyens adaptés à ses missions et à la relance. La fragilité du CNM est aggravée par le fait que son financement actuel repose en majeure partie sur la taxe fiscale sur les spectacles de variétés, dont le produit sera quasiment nul en 2020. Face à une telle situation, le CNM est dans l’incapacité de soutenir durablement la filière musicale.
8 – Transposer dès que possible les trois directives adoptées à Bruxelles l’année dernière (droit d’auteur, câble-satellite et services de médias audiovisuels) et qui posent notamment les bases d’une plus juste rémunération de tous les acteurs de la création au titre de l’activité des Gafas, singulièrement de YouTube.
9 – Exhorter radios, télévisions, plateformes et lieux de diffusion de musique lorsqu’ils rouvriront, à diffuser et programmer un maximum de titres de production française.
• Demander en outre aux pouvoirs publics, en particulier au Conseil supérieur de l’audiovisuel, de défendre avec force les quotas radio, qui s’avèrent encore plus vitaux en période de crise.
10 – Prendre des mesures de soutien à la demande de biens culturels produits en France.
• Conforter le programme de commande publique annoncé par le chef de l’État.
• Réorienter le Pass Culture vers les arts vivants et les productions locales.
• Acheter massivement des instruments de musique pour concrétiser l’objectif d’un orchestre dans chaque école.
• Conforter l’audiovisuel public, partenaire indispensable de la filière musicale.
ÉTUDE D’IMPACT DU COVID-19 SUR LA FILIÈRE MUSICALE :
4,5 MILLIARDS D’EUROS DE PERTES : LA DIVERSITÉ CULTURELLE FRAGILISÉE
Cette étude, réalisée par EY à la demande de l’association Tous Pour La Musique, répond aux objectifs suivants :
• Fournir une évaluation globale, et par marché, des pertes de la filière musicale sur l’année 2020 suite à la crise sanitaire et économique du C-19, en termes de perte de chiffres d’affaires, par rapport aux revenus prévisionnels qui auraient été ceux de la filière musicale en l’absence de C-19 en 2020 ;
• Proposer des éclairages qualitatifs sur les impacts artistiques, culturels, sociaux et territoriaux, au-delà des pertes économiques, afin de construire un narratif partagé des enjeux communs de la filière musicale.
Le CESER a adopté le 23 janvier 2020 le rapport « Droits culturels et pratiques en amateur : exigence éthique, ambition démocratique. Pour une transition culturelle de l’action publique en Nouvelle-Aquitaine » présenté par la commission « Vie sociale, culture et citoyenneté ».
Le CESER de Nouvelle-Aquitaine a souhaité aborder les pratiques en amateur comprises dans leur sens large tel que défini par l’UNESCO. Ces pratiques culturelles en amateur (dont les pratiques artistiques) intéressent une large partie de la population, mais restent, pour l’essentiel, assez mal reconnues dans les politiques publiques.
L’analyse des pratiques en amateur réalisée par le CESER révèle qu’elles ne sont pas uniformément ou également réparties dans la société, selon l’origine sociale, le niveau de diplôme ou de revenu. La participation effective ou active à la vie culturelle implique un minutieux travail d’accompagnement, de médiation et d’éducation populaire, au plus près des personnes et des territoires, afin de mettre celles-ci en capacité de s’exprimer, de créer, de partager leurs imaginaires…
Le CESER propose de réinterroger le sens et la portée des politiques culturelles en région, et ainsi contribuer à une transition culturelle de l’action publique en Nouvelle-Aquitaine.
Éric ROUX, représentant du RIM au CESER et rapporteur de ce dossier « Il ne s’agit pas simplement de nourrir le champ étroit d’une politique culturelle définie comme secteur d’intervention. Il s’agit plus fondamentalement d’irriguer les politiques régionales à l’éclairage des droits culturels des personnes. »
Crise COVID-19 :
Spectateurs et producteurs de spectacles pris en otage
par le distributeur FNAC/France Billet
Le PRODISS, 1er syndicat national du spectacle vivant privé représentant les producteurs de spectacles, les festivals et les salles de spectacles en France, et le SMA, syndicat de la filière des musiques actuelles représentant 450 entreprises parmi lesquelles des salles de concerts (dont les SMAC), des festivals, des producteurs de spectacles, des labels, des radios et des centres de formation, entendent alerter le public sur le comportement de FNAC/France Billet, distributeur de billets de spectacles, et son impact sur la confiance des spectateurs.
Lorsque des adhérents du PRODISS et du SMA confient la distribution de leurs billets à FNAC/France Billet, ils confient de ce fait leurs relations avec les spectateurs. Suite aux annulations de spectacles en raison de la crise COVID-19, FNAC/France Billet a pris unilatéralement des décisions qui fragilisent la relation de confiance entre les organisateurs de spectacles et le public.
Dès le début de la crise, il convenait que FNAC/France Billet rembourse rapidement les spectateurs qui en faisaient la demande. Les organisateurs de spectacles ont, bien évidemment, enjoint à FNAC/France Billet de procéder à ces remboursements afin de préserver le pouvoir d’achat déjà fragilisé des spectateurs qui sont le coeur du spectacle.
Si les autres distributeurs de billetterie ont rapidement démarré ces remboursements, FNAC/France Billet a d’abord évoqué des impossibilités techniques, opérationnelles, tout en se défaussant en transmettant les coordonnées des producteurs aux spectateurs mécontents, parfois dans des situations financières personnelles délicates.
Après avoir finalement reconnu que sa stratégie était de ne lancer les remboursements qu’à la réouverture des magasins à la mi-mai, FNAC/France Billet s’est mise volontairement en situation de ne pas traiter les questions et réclamations des spectateurs, au détriment de l’image des entrepreneurs de spectacles et des artistes. Dans le même temps, FNAC/France Billet indiquait de manière mensongère sur sa plateforme annulation.francebillet.com qu’elle était en attente d’informations des producteurs, et que ce retard était indépendant de sa volonté.
Après de multiples engagements non tenus, les premiers remboursements ne sont intervenus que la deuxième semaine de juin sur les manifestations annulées et n’ont toujours pas véritablement démarré en ce qui concerne les manifestations reportées. Pourtant nous sommes plus de quatre mois après les premières annulations !
Le PRODISS, le SMA et leurs adhérents entendent donc mettre en lumière le comportement de FNAC/France Billet au cours des derniers mois. FNAC/France Billet agit de manière solitaire et non solidaire. Ce faisant, FNAC/France Billet met surtout en péril la continuité du monde du spectacle en traitant anormalement les porteurs de billets qui sont les spectateurs d’hier et de demain, les publics des artistes que nous produisons, la raison d’être de notre métier.
Face à l’inertie de certains distributeurs de billets comme FNAC/France Billet, le PRODISS et le SMA encouragent les spectateurs à exiger sans délai leur remboursement pour les spectacles annulés des distributeurs auprès desquels ils ont acquis leurs billets.
Afin de répondre au besoin de soutien des hôtels, cafés et restaurants programmateurs de spectacle vivant et des équipes artistiques dans le cadre de la crise actuelle, le conseil d’administration du GIP Cafés Culture a décidé d’augmenter la participation du fonds d’aide à l’emploi artistique dès le premier artiste salarié au GUSO, tout en conservant la progressivité des aides jusqu’au maximum de 65% de prise en charge dès le 5ème artiste ou technicien salarié.
Le nouveau barême de l’aide à l’emploi d’artistes :
Dès le début de la crise sanitaire, une mobilisation collective d’une trentaine d’organisations du secteur culturel, dont le RIM fait partie, coordonnée par l’Ufisc, a vu le jour afin d’aider les structures culturelles et artistiques à traverser cette période si particulière.
De cette mobilisation vient de naître le Centre d’Assistance Mutualisé Art & Culture (CDAMAC), nouvel outil d’appui aux équipes artistiques et aux projets dans le cadre de la crise sanitaire et la gestion de ses conséquences.
Cette plateforme gratuitement accessible à tou.te.s, coordonnée par l’Ufisc et Opale/CRDLA Culture, a été conçue par des professionnels.les du secteur et sa dimension collective permet d’accéder à des informations vérifiées tout en contribuant au recensement des besoins des acteurs et actrices culturel.les.
Sur cette plateforme il est possible de :
> Consulter la FÀQ sur les problématiques récurrentes rencontrées (gestion sociale, soutien économique aux structures, conditions d’activité, reprise…)
> Consulter les fiches détaillant les différentes mesures et fonds de soutien (sur le plan national, local et international)
> Poser directement une question plus précise si aucune réponse n’a été trouvée en parcourant les ressources
Cet outil est une initiative expérimentale et a vocation à être complété dans les prochaines semaines. Il se veut complémentaire aux actions menées par un certain nombre d’acteurs sur les territoires.
Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?
Depuis les premières restrictions d’activité des salles de spectacle, le 9 mars, les annonces présidentielles et gouvernementales concernant les activités artistiques et culturelles s’enchaînent de manière erratique.
Comment peut-on affirmer le 16 avril que de « petits festivals » pourraient se tenir à partir du 11 mai, comme si ces milliers d’événements étaient en mesure de s’adapter d’un jour à l’autre à de nouvelles conditions d’accueil, alors qu’aujourd’hui la quasi-totalité des festivals d’été est annulée et que les festivals d’automne n’ont à ce jour aucune visibilité quant aux conditions de leur tenue ?
Comment peut-on annoncer le 15 mai que la Fête de la musique aura bien lieu, que les parcs à thèmes et les lieux de cultes rouvrent, alors que l’ensemble de nos établissements sont fermés au public, qu’aucun atelier de pratiques artistiques de proximité n’est autorisé, qu’aucune équipe artistique n’a pu réellement reprendre son activité, et que la plupart des salles de spectacle ou de concert n’envisagent aucune reprise possible de la diffusion avant janvier 2021 ?
Comment peut-on interdire les événements de plus de 5.000 personnes jusqu’au 1er septembre, les regroupements de plus de 10 personnes jusqu’au 2 juin, sans limitations intermédiaires à venir, et rouvrir le Puy du Fou ?
Comment peut-on faire de telles annonces alors qu’elles sont en totale contradiction avec les protocoles sanitaires promus par le ministère de la Culture pour l’ensemble des pratiques artistiques et culturelles, pour la tenue des festivals et la réouverture des lieux au public ?
Comment peut-on être autant déconnecté de nos réalités professionnelles, de nos calendriers, de nos outils de travail ?
Comment peut-on annoncer le 6 mai des mesures pour la culture (prolongation des droits pour les intermittents du spectacle, commandes publiques massives pour les créateurs, fonds festivals…) et n’en n’avoir, trois semaines après, aucune traduction concrète ?
Comment peut-on « refonder une ambition culturelle pour la France » en « libérant les énergies créatrices et en donnant aux artistes confiance et visibilité » sans qu’aucune mesure sérieuse de politique publique ne soit prise ?
Comment peut-on annoncer pour le secteur culturel 50 millions d’euros par-ci, 5 millions par-là, alors que le tourisme, fortement dépendant de nos activités, se voit proposer une enveloppe de 18 milliards ?
Comment peut-on si peu connaître les domaines de la culture qui sont faits de professionnels, organisés et structurés ? Comment peut-on nous traiter comme des amuseurs publics, des histrions égocentriques vivant par et pour leur passion, alors que nos activités ont un poids économique direct de 47,5 milliards d’euros, soit 2,2 % de l’économie française et concernent 2,4 % de sa population active ?
Comment peut-on tenir aussi peu compte des arts et de la culture, quand ils s’appuient sur les droits humains fondamentaux et revendiquent l’émancipation des personnes et le développement de leurs capacités ? Comment peut-on privilégier la rentabilité économique et les seules industries au détriment de la multiplicité des forces citoyennes au service de l’intérêt général ?
Vos annonces distillées au compte-goutte, contradictoires et incohérentes épuisent les acteurs, ajoutent de la confusion à la situation, de la désespérance à la fragilisation.
Souhaitez-vous vraiment que le monde des arts et de la culture sorte de cette crise ? Alors, faites-le avec nous, pas contre nous !
ACTES IF – Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
AJC – Association Jazzé Croisé
CITI – Centre International pour les Théâtres Itinérants
Chorégraphes Associé.e.s
Collectif LAD, Liberté Action Danse
FAMDT – Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
FEDELIMA – Fédération de lieux de musiques actuelles
La Fédération de l’Art Urbain
Fédération De Concert!
FEMA – Fédération musiques actuelles Bourgogne-Franche-Comté
FERAROCK – Fédération des Radios Associatives Musiques actuelles
FNAR – Fédération nationale des arts de la rue
FNEIJMA – Fédération Nationale des Ecoles d’Influence Jazz et Musiques actuelles
France Festivals – Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant
FRACA-MA – Pôle région Centre-Val de Loire musiques actuelles
Futurs Composés, réseau national de la création musicale
GRAND BUREAU – Réseau musiques actuelles Auvergne-Rhône-Alpes
GRANDS FORMATS – Fédération d’artistes pour la musique en Grands Format
HAUTE FIDÉLITÉ – Pôle régional des Musiques Actuelles Hauts-de-France
LAPAS, L’Association des Professionnels de l’Administration du Spectacle
MMFF – Music Managers Forum France
OPALE – Organisation pour Projets Alternatifs d’Entreprise
OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie
PAM – Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud
Le Pôle – Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
Pôle Nord, fédération régionale des arts de la rue et de l’espace public en Hauts-de-France
Réseau Buzz Booster – Concours et réseau national de Rap émergent
RIF – Réseau des Musiques Actuelles en Ile-de-France
RIM – Réseau des indépendants de la musique
RMAN – Réseau des musiques actuelles en Normandie
Le Réseau Musiques Actuelles Grand Est
SCC – Syndicat des Cirques et Compagnies de création
SMA – Syndicat des Musiques Actuelles
SYNAVI – Syndicat national des arts vivants
THEMAA – Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts associés
Think Prod, réseau de bureaux de production
UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelle
ZONE FRANCHE – Réseau des musiques du monde
Cette liste sera mise à jour régulièrement
Nous, personnes libres, êtres d’humanité d’égale dignité, ici en Nouvelle-Aquitaine,
parce que nous lisons, suivons et parfois partageons les communiqués et les prises de position rédigés et signés par des personnalités ou des élu·e·s de la République,
parce que nous lisons, suivons et parfois partageons les communiqués et les prises de position rédigés et signés par des organisations, mouvements, fédérations, syndicats, réseaux,
parce que nous réaffirmons l’importance des droits humains fondamentaux,
parce que nous sommes libres de penser et de signer par nous-mêmes,
parce que nous pensons que la situation que nous traversons demande une prise de recul et un regard distancié,
parce que nous croyons en la discussion argumentée,
parce qu’aux tests technocratiques nous préférons les tests d’humanité,
parce que nous savons qu’une pensée complexe ne se résume pas en quelques signes,
parce que nous voulons faire encore mieux humanité ensemble,
Le 11 mars dernier, alors que l’ampleur de la crise était encore incertaine, 30 structures indépendantes lyonnaises engagées dans tous les secteurs de la création et des médias (musiques, livre, arts visuels, numérique, arts de la scène, cinéma, magazines, radios, web, podcasts, photographie, graphisme, design…) lançaient un appel à la confiance et la solidarité face à l’ampleur de la catastrophe globale qui s’annonçait et dont nous pressentions qu’elle allait frapper brutalement nos secteurs.
Très vite, l’appel a été rejoint par plus de 300 structures en France : festivals, salles de concert, producteurs de spectacles, collectifs d’artistes, auteurs et acteurs de la création, médias en ligne ou imprimés, labels, éditeurs, lieux d’accompagnement, prestataires techniques…
Avec la fermeture des lieux, l’annulation des événements et les règles de la « distanciation sociale » antinomiques de l’essence même de notre fonction, nos structures, coopératives, entreprises et associations d’intérêt général, déjà structurellement fragiles, ont été les premières frappées par les conséquences économiques de la crise ouverte par le Covid- 19.
Nous avons cependant choisi de suspendre toute communication et diffusion de cet Appel, par respect pour les victimes et la primauté de l’urgence sanitaire. Mais nous avons continué à travailler collectivement, à nous battre pour préserver des emplois, à mesurer l’ampleur des dégâts sur chacune de nos structures – et plus largement sur la société.
Nous nous retrouvons, solidaires et unis dans cet ensemble d’acteurs culturels et de médias indépendants, parce que le secteur culturel auquel nous appartenons n’est pas uniforme et ne présente pas les mêmes fragilités face à cette crise :
Alors que les grandes institutions ont un niveau de financement public qui, dans l’immense majorité des cas, ne menacera pas leur survie et que les collectivités publiques endossent la responsabilité de leur pérennité, nous devons nous battre chaque jour pour tenter de sauver nos emplois et faire entendre la fragilité de notre secteur.
Alors que nous sommes contraints à cette visibilité économique à très court terme, la crise à l’inverse aiguise les appétits et accroît la prédation des grands groupes qui profitent de la fragilité des petites et moyennes structures culturelles et des médias indépendants pour les racheter et conforter leurs monopoles.
NOUS NE BÉNÉFICIONS NI DE LA TUTELLE PROTECTRICE DE L’ÉTAT,
NI DES APPORTS FINANCIERS DES GRANDS GROUPES :
NOUS SOMMES SEULS, DONC NOUS DEVONS ÊTRE ENSEMBLE.
En quelques heures, le Fonds public d’investissement d’Arabie Saoudite est rentré dans le capital de Live Nation au moment même où les discussions de recomposition capitalistique débutaient en France autour du groupe Lagardère… et où le fond d’investissement de l’Etat chinois CITIC prenait le contrôle du groupe media tchèque Médea, suscitant instantanément l’inquiétude la plus vive chez les militants de la liberté de la presse et les acteurs culturels du pays. Les grandes manœuvres ont commencé, notamment dans l’industrie musicale et les médias, accentuant les concentrations et menaçant le pluralisme des opinions comme la diversité culturelle.
Nous choisissons de parler au nom des structures indépendantes, des acteurs petits et moyens de la culture, non pour nous-mêmes et nos intérêts particuliers ou sectoriels, mais parce que nous sommes convaincus que nous portons une vision et une pratique de la culture essentielles à sa diversité, à sa vitalité, à son avenir.
Parce que nous formons ce maillage contemporain et engagé, enlacé dans son époque, au plus près du terrain, des publics, notamment de la jeunesse, de leurs fractures,
Parce que nous savons articuler un engagement de proximité avec une vision européenne et cosmopolite,
Parce que nous travaillons le plus souvent avec peu de moyens, en réseau, de façon collaborative, en dialogue et en co-construction avec d’autres acteurs, avec de nombreux partenaires publics et privés,
Parce que nous dessinons notre horizon bien au-delà de nos champs disciplinaires et de nos silos, parce que nous avons intégré la révolution numérique tout en la tenant à une juste distance critique…
Le RIM est signataire, et soutient, aux côtés de ses homologues réseaux, fédérations, syndicats et organisations, de dimension régionale et nationale, des communiqués suivants :
La Drac et la Région Nouvelle-Aquitaine s’associent pour soutenir l’émergence et le développement de créations artistiques et d’outils de médiation intégrant des technologies numériques.
Cet appel à projets a pour objectif de développer l’appropriation du numérique chez les acteurs du secteur culturel et favoriser la diversification des formes et des formats à destination des publics. À travers cet appel à projets, les partenaires souhaitent également :
Favoriser les expérimentations pour créer de nouveaux services.
Favoriser la diffusion des pratiques innovantes dans l’écosystème de la culture et du patrimoine.
Créer des synergies entre les écosystèmes du numérique, de la recherche et des sciences et celui de la culture.
Atteindre de nouveaux publics en tenant compte des nouveaux usages
Favoriser la diffusion en ligne de créations artistiques et culturelles de Nouvelle-Aquitaine pour enrichir l’offre numérique en Région
Quels projets sont concernés ?
Les projets doivent avoir un lien fort avec le champ artistique ou patrimonial et doivent s’inscrire dans l’un des deux axes suivants :
Création : soutenir des formes artistiques incorporant des expérimentations numériques dans leur narration (interactivité publics – scène, projections, nouvelles narrations faisant appel à la réalité virtuelle et augmentée, etc.). L’ambition de la création numérique sera envisagée ; la part de la dimension numérique dans un projet plus global de création devra consister en une proposition novatrice.
Médiation : soutenir des projets innovants de transmissions (médiation culturelle, éducation artistique et culturelle, valorisation) dont l’objet est le développement de supports numériques permettant un rapport augmenté à une création ou à un élément patrimonial (ex. : applications, web-apps, dispositifs réalité virtuelle et augmentée).
L’ensemble des esthétiques est concerné (théâtre, musique, danse, cirque, arts de la rue, arts plastiques et visuels, cinéma et audiovisuel, livre et lecture, patrimoine matériel et immatériel…), ainsi que les projets hybrides et transdisciplinaires.
Qui peut répondre ?
Tout organisme ou structure portant un projet à destination des publics de Nouvelle-Aquitaine : association, collectivité territoriale, entreprise, établissement public, etc.
En réaction aux premières annonces d’annulation des manifestations de plus de 5000 personnes, puis de 1000 personnes, le RIM a décidé de lancer dès le 16 mars, jour de l’annonce officielle du confinement national, une enquête d’impacts du Covid-19 sur les acteurs de la filière Musiques Actuelles en Nouvelle-Aquitaine.
Cette enquête compile les données de 181 répondants : lieux de diffusion (salles de concerts, cafés-cultures…), festivals, producteurs de spectacles, éditeurs et producteurs phonographiques, écoles de musique, structures d’action culturelle, studios d’enregistrement, lieux de répétition, disquaires, médias musicaux…
Elle dresse un état des lieux des conséquences de la crise sanitaire sur une période donnée :du 16 mars au 1er avril 2020. Les chiffres qui en ressortent ne sauraient donc rendre compte de l’impact réel, et bien plus important, que la crise aura sur le secteur musical.
L’enquête est volontairement très simple, minimaliste, afin de pouvoir obtenir très rapidement des chiffres indicatifs et des retours qualitatifs pour favoriser notre accompagnement. Il faut donc plutôt appréhender ces chiffres comme des ordres de grandeur que comme des statistiques abouties et scientifiquement justes. Il conviendra donc de refaire une enquête plus précise en fin de crise pour mesurer les impacts a posteriori.