[ENTRETIEN] Gilles Castagnac • Mémoires du CIR et de l’IRMA

LES MUSIQUES ACTUELLES ONT DE LA MÉMOIRE !

ENTRETIEN 3/4

GILLES CASTAGNAC

DIRECTEUR DES MÉMOIRES DU CIR ET DE L’IRMA DE 1996 À 2020

miminettes micro interview

Cette interview s’inscrit dans le projet porté par le RIM :

« LES MUSIQUES ACTUELLES ONT DE LA MÉMOIRE ! »

4 témoignages autour des enjeux de transmission de la mémoire du secteur et de ses projets

« L’imagination, c’est de la mémoire fermentée. » Milan Kundera

Près de 45 ans après l’apparition du terme « Musiques Actuelles » et des années de structuration continue du secteur et des politiques publiques qui l’accompagnent, les enjeux de renouvellement, d’inclusion et de transmission apparaissent extrêmement forts au sein de ses structures. La mémoire du secteur (et de ses projets) constitue l’une des clés pour conserver la capacité d’impulser continuellement de nouvelles dynamiques collectives et les valeurs d’indépendance, d’éducation populaire et de défense de la diversité qui lui ont permis de se développer.

Afin d’aborder ce sujet et la manière dont il interroge ou peut servir les pratiques des acteurs des Musiques Actuelles, nous avons choisi d’interroger quatre personnes, qui ont travaillé sur ces enjeux de mémoire (conservation, valorisation, patrimonialisation, …) ou bien les ont traversés tout au long de leur carrière, « en faisant ».

Entretiens réalisés par Emma Roche, en Service Civique au RIM, en début 2025

Stéphanie Coulais - Crédit photo Doume

GILLES CASTAGNAC

Personnalité historique des Mémoires du CIR et de l’IRMA, directeur général de 1996 à 2020, journaliste et l’un des principaux dirigeants du secteur associatif de l’industrie musical français, Gilles Castagnac nous présente la structure et ses enjeux.

Pouvez-vous nous présenter les Mémoires du CIR et de l’IRMA ? (Les personnes, le collectif, les moyens) ?

C’est une initiative qui remonte à la fin de l’IRMA, qui a un moment donné, considère que son actif et sa mémoire doivent être conservés, et donc préconise la création d’une association (MCI) pour organiser cette mémorisation, et notamment la conservation de toute la documentation qui avait été réunie durant les 30 années qu’ont durée l’IRMA. Ce sont des docs relativement uniques et surtout classés qui ont fait la preuve de leur utilité (puisqu’ils étaient utilisés au quotidien par les acteurs). Donc, déjà il y a une base documentaire qui faisait (car on a encore fait du tri) quelque chose comme trente mètres cubes, si je ne dis pas de bêtises. Et à partir de là, la vocation de cette association qui est montée par des bénévoles, c’est toute opération possible qui peut aller dans le sens de l’outillage de la mémoire par et pour les acteurs. Et je dis bien « par les acteurs », c’est a dire qu’il il y a une démarche volontariste dans le sens où il s’agit de ne pas se faire voler son histoire par d’autres, d’où l’importance des témoignages par exemple. Ça prend des tas de formes, il y a des tas d’opérations qui ont pu être faites, notamment des frises chronologiques, qui sont peut-être ce qu’il y a de plus visible dans ce qu’on a fait. Sur la Nouvelle-Aquitaine, mais on l’a fait aussi au niveau national qui sont en complément, ou d’autres qu’on a faites avec la FEDELIMA, sur les politiques publiques, etc.

C’est aussi à un moment donné, de pouvoir recréer un peu de matière sur des évènements qui ont été important. Je ne sais pas si « L’agence des lieux musicaux » t’évoque quelque chose, mais les trois quarts des SMAC ont à un moment donné été aidées par cette structure, qui a existé dans les années quatre-ving-dix ou quatre-vingt-quinze pour faire court, et qui fait qu’aujourd’hui on a sur l’ensemble du territoire des salles qui fonctionnent et sont adaptées. Et donc la genèse de cette agence qui est quelque chose de quand même assez atypique dans les politiques culturelles, ça a été une initiative où à un moment donné, le ministère a mis à disposition du personnel pour les collectivités territoriales (un accompagnement sur le fait de faire émerger un projet commun, qui soit entendable et relativement particulier). La genèse de l’agence c’est quelque chose qu’on a complètement oublié, on a pu faire des plateaux pour faire intervenir les acteurs de l’époque, pourquoi ils ont pris les décisions, comment ils fonctionnaient, etc. Il y a plein d’initiatives possibles, et aussi une volonté de mutualisation. On est à une période où la question de la mémoire commence à intéresser puisqu’il y a toute une génération qui est en mesure de se retourner vers son passé. Mais où même au-delà de ça, il y a un syndrome d’initiatives qui existe (toutes formes confondues, universitaires ou autre) et elles sont très peu fédérées, ou très peu à se nourrir les unes les autres, ou à se constituer a un moment donné une logique culturelle. Et donc cette volonté de mettre en réseau, de partager ça, fait aussi partie de l’ADN de MCI.

Je ne sais pas combien il y a d’adhérents aujourd’hui, mais il y a de toute façon une équipe d’une dizaine de personnes qui sont « au quotidien » à son activité, il y a un peu plus de monde qui est concerné. On a eu des locaux a un moment donné à Montreuil, on va en reprendre prochainement (mais bon, tout ça c’est des points importants donc c’est pas tout les jours évidents et pas forcément simple à entretenir). Et puis, on répond à des appels d’offres, d’où le fait qu’on ait répondu à un appel d’offre « Cultures Collectées » sur la région Aquitaine, et qu’ont ait monté ce projet « Musiques Actuelles et Nouvelle-Aquitaine, toute une histoire », qu’on mène depuis maintenant deux ans, qui a abouti à la frise et qui va bientôt produire des podcasts qu’on est en train de réaliser.

Donc, vous êtes encore sur ce travail (Musiques Actuelles et Nouvelle-Aquitaine, tout une histoire) ?

Oui. C’est un échéancier à trois ans, on est un peu en retard. Ça nous a permis de voir qu’il y a énormément d’initiatives sur la Nouvelle-Aquitaine, mais qui sont très ponctuelles, ce qui fait que chacun fait un petit peu son truc dans son coin à un moment donné, mais qu’en fait il y a assez peu de valorisation des uns avec les autres. Par exemple, justement, dans le cadre de « Cultures Collectées », un documentaire fait par LMA sur sa création qui est super intéressant, puis il y a aussi eu des velléités de constituer des lieux de mémorisation de la scène dans différents départements où, l’air de rien, les gens ont commencé à amasser des docs, il y a eu des appels à projets, ils envoient des affiches, et puis à un moment donné il y a une dynamique qui fait que ça s’assemble, puis la dynamique s’éteint, et ça disparaît. Et donc voilà, on est un peu sur quelque chose qui manque d’une pérennité.

Pour vos actions sur le long terme, et les sujets de travail du moment, vous parliez de ce projet sur la Nouvelle-Aquitaine.
Avez-vous d’autres projets actuels ? 

Oui, le projet à long terme, c’est de créer une « Mnémothèque ». Donc un lieu qui soit vivant d’accueil pour les chercheurs, pour héberger des expos, organiser des débats, entretenir cette documentation, ce type de choses. Mais pareil, cela demande des moyens.

Globalement, à quels enjeux et besoins répond le MCI ?

Sans même parler de patrimoine, ne serait-ce qu’en parlant de mémoire, il n’y a quasiment rien. C’est pas une attitude habituelle dans le secteur, sauf que maintenant, il est suffisamment âgé et mûr pour se le poser. Non pas qu’il faille le faire, c’est simplement que les acteurs et les actrices eux-mêmes sont en situation de commencer à le faire. Ceux des musiques traditionnelles depuis très longtemps, car c’est d’une certaine manière leur vocation, mais les autres aussi. Et en fait, quand tu racontes ces histoires, tu comprends beaucoup mieux le présent. C’est aussi ça le truc, c’est de transmettre les valeurs qui ont animés les gens, ce qu’il en reste, pourquoi ils ont fait ça, comment, etc.

Qui sont les membres du MCI ? Leurs parcours sont-ils en commun ou en lien avec le secteur des Musiques Actuelles ?

La présidente est Marie-José Sallaber, qui a été la directrice adjointe de l’IRMA, le trésorier est Fabrice Borit qui a longtemps animé le CIR Auvergne et qui est aujourd’hui au CNM (Centre National de la Musique) et s’occupe des territoires. Le secrétaire est Jean-Noël Bigotti, qui était encore récemment le coordinateur de la FRACAMA, et qui avait une double casquette puisqu’il était en même temps sur une structure liée à l’emploi culturel, et qui est maintenant beaucoup plus sur cette partie là. C’est ce type de personnes qu’on peut retrouver au sein de l’association. Il y a aussi des universitaires.

En fait, comme vous disiez, il y a pas mal de profils différents qui participent.

Oui, c’est plus facile, ce sont des gens qui se connaissent ou se sont connus à des époques parce qu’ils ont bossé ensemble, ils ont été sur les mêmes sujets, etc.

Quels sont les moyens et outils de la structure ?

Quand l’IRMA a disparu, elle a affectée une subvention un peu testamentaire à la structure, ce qui a permis de démarrer. Sinon, ce sont les cotisations, les dons, les réponses aux appels d’offre qui font que certains projets sont aidés, et ça permet leur réalisation.

« […] il y a un syndrome d’initiatives qui existe (toutes formes confondues, universitaires ou autre) et elles sont très peu fédérées, ou très peu à se nourrir les unes les autres, ou à se constituer a un moment donné une logique culturelle. Et donc cette volonté de mettre en réseau, de partager ça, fait aussi partie de l’ADN de MCI. »

Par rapport aux projets du MCI en général : quels sont ses besoins ?
Il y en a-t-il de construire de nouveaux liens avec les projets des Musiques Actuelles ?

Ce n’est pas tant un besoin pour nous que pour le secteur lui-même. Nous, notre volonté, c’est d’amener des outils pour que cette transmission mémorielle puisse se faire par les acteurs eux-même. Donc là, ce qu’on fait en Nouvelle-Aquitaine, a vocation à être transmis aux acteurs pour qu’il prolongent l’histoire. On a débroussaillé un truc, on l’a mis en place, ne serait-ce que de répertorier un certain nombre de documentaires qui ont été faits sur la région sur ces questions là, une fois que la base de données est constituée, elle est commune, tout le monde peut s’y référer, la compléter et tutti quanti.

Donc, ce serait un peu plus ces porteurs de projets qui auraient besoin d’aide que vous ?

C’est pas tant un besoin d’aide que de mettre en place des outils qui peuvent à un moment durer dans le temps. C’est toujours la même chose : c’est-à-dire que, il peut y avoir des velléités et des initiatives, et chacun fait un truc une fois dans son coin et puis il y en a un autre qui fait la même chose un peu plus loin ou à un moment donné, tu regardes l’ensemble de ces volontés et tu les mets ensemble. Et là, tu obtiens beaucoup plus de résultats. On va dire que cette logique là, aujourd’hui, peut s’appliquer aux questions patrimoniales dans le domaine des musiques populaires.

Quel genre de contribution vous intéresse particulièrement dans le réseau ?

Pour les frises, on est allées interviewer des gens. Pour les faire, on connaît et on identifie relativement facilement parce que on y a participé, on a été appliqués, on dresse assez rapidement une liste de 150 acteurs et actrices de la région (en commençant dans les années soixante) qui eux-mêmes nous disent « mais n’oubliez pas X ou Y » parce que il a été important, il a fait ceci, il a fait cela… donc là, tu te construis une base de données d’acteurs reconnus, y compris des gens qui ont disparu. On les a interrogés de manière collective par un questionnaire, sur les évènements qui, selon eux, ont marqué l’histoire de la structuration des Musiques Actuelles en Nouvelle-Aquitaine. Et on a obtenu comme ça plus d’une cinquantaine de réponses assez étoffées. Et ensuite, on est retournés vers les gens pour leur faire préciser les choses en sachant qu’on en connaissait déjà un certain nombre. La frise soixante-quatorze items, avec cette volonté au passage d’essayer de balayer tout les sujets. C’est à dire qu’il y a peut-être des choses qui peuvent apparaître plus anecdotiques que d’autres, mais par rapport à la question qu’elles soulèvent, elles sont relativement symboliques. Donc évidemment, tout le monde va penser à l’ouverture des lieux, mais il n’y a pas que ça. Ça va beaucoup plus loin que simplement l’ouverture des lieux, mais c’est vrai que c’est ce qu’il y a de plus visible.

Est-ce qu’il y a encore aujourd’hui des personnes qui contribuent et complètent ces frises en ligne ?

Oui, ce n’est pas très quotidien, mais l’idée c’est de la rendre malléable, donc il y a les réactions pour les compléter, les alimenter et en faire d’autres. En plus, il pourrait y en avoir dans toutes les régions, il peut y en avoir dans tous les thèmes… la FEDELIMA a pris l’initiative après notre collaboration sur les politiques culturelles d’essayer d’en faire une sur tous leurs lieux. Je ne sais pas où ils en sont, on m’a dit que c’est un boulot beaucoup plus important que ce qu’ils pensaient au départ : qu’est ce qui permet de caractériser l’ouverture d’un lieu ? Est-ce que c’est sa date d’inauguration, son premier concert ? Cela soulève à chaque fois pleins de débats qui font que ce n’est pas si simple de créer un truc.

Comment envisagez-vous que les acteurs se saisissent de ce travail de patrimonialisation, et comment pouvez-vous aider ces projets ?

Il y a deux choses : ce que eux font déjà eux-mêmes, et ils en font plein. C’est à dire qu’il n’y a pas aujourd’hui une grande ville de France avec une scène importante, qui n’aie pas sa page Facebook de souvenirs, où chacun va poster par exemple une affiche de tel concert à tel endroit, ça il y a en a partout, mais il y a aussi des initiatives de type « PINK » (Punk Is Not Dead), des recherches universitaires sur le mouvement punk en France. Elles se caractérisent à chaque fois par des éléments symboliques. Quand les Béruriers Noirs mettent leur archives à la Bibliothèque Nationale, c’est quand même assez significatif d’une volonté de ce milieu de faire valoir sa mémoire. Donc il y a ça, et puis nous ce qu’on produit, on veut que ce soit partageable avec d’autres.

Comment envisagez vous la durabilité de ce travail au sein de MCI ?

Si c’est la durabilité de notre travail à nous en tant qu’animateurs du truc, c’est très aléatoire. Le bénévolat fait que ça durera ce que ça durera en fonction des disponibilités de chacun, de ceux qui nous rejoignent etc.… donc ça tourne et ça peut disparaître à tout moment. Quant à ce qu’on produit, c’est de faire des choses qui peuvent rester, être disponibles en tant que ressources. L’un des principaux lieux d’archivage dont on connaît la nature pérenne, (parce que contrairement a ce qu’on peut penser, le net n’a pas de mémoire, enfin très peu), c’est Wikipédia. On est en phase de collaboration avec la fondation Wikipédia, parce que à un moment donné, dans sa définition même, le projet Wiki contient le fait de dire que ce qu’on construit doit pouvoir survivre quelles que soient les évolutions technologiques. Et ça, c’est un grand pari. Si tu prends justement dans la musique, tout ce qui était de l’ordre de l’analogique a disparu par rapport au numérique, si ce n’est pas numérisé. Là il y a peut-être des besoins de numérisation, mais au-delà de ça, de formalisation dans les endroits de mémoires. Donc travailler avec la BNF est une autre chose, travailler avec le comité d’histoire du ministère de la culture est peut-être une autre perspective, etc.
C’est vrai que nous, ce sur quoi on travaille, pour parler de MCI, ce n’est pas forcément prioritairement l’aspect artistique au sens « enregistrement », même si notre volonté sera d’être en relation avec ces initiatives. Mais en grande partie, notre savoir-faire porte sur l’analyse de la structuration, des organisations. C’est là-dessus qu’on peut produire de la manière la plus originale et légitime venons de nous des choses qui sont appelées à rester.

« Nous, notre volonté, c’est d’amener des outils pour que cette transmission mémorielle puisse se faire par les acteurs eux-même. »

Est-ce qu’il y un sujet que nous n’avons pas abordé qui vous tienne à cœur d’évoquer ?
Avez-vous un message à faire passer aux acteurs de la musique en région ?

Absolument. Nous ce qu’on fait sur le projet Nouvelle-Aquitaine (et on l’a présenté à des Route du RIM pour ça) c’est bien de constituer des outils dont l’objectif est qu’il soit ensuite repris par les acteurs de la région. Dont on constate qu’ils construisent des trucs, mais il manque certainement une volonté de continuité et de coordination de tout ça. Une fois qu’on a fini notre projet, on va partir sur d’autres choses. On aura mis à disposition un certain nombre de trucs, et je pense que le RIM devrait se poser effectivement la question d’encourager d’une manière ou d’une autre cette patrimonialisation, sachant en plus qu’en terme d’opportunité de subvention d’aides, c’est un secteur qui pour l’instant, n’a pas encore été défriché, et qui va peut-être moins être dévitalisé que les autres en terme d’argent. Donc il y a certainement moyen de construire quelque chose de ce côté-là.

Vous dites qu’il y a des projets en Nouvelle-Aquitaine auxquels il manque des éléments, à quels genres de projets faites-vous référence ?

Par exemple il y a des initiatives qui ont duré un an, et ça s’est perdu. C’est très dommage, on a été rechercher des trucs, on les a retrouvés, mais ils sont mis nulle part. Il ne s’agit pas de tout refaire… quand je parle des documentaires, simplement la liste des 10-15 documentaires faits sur la région y compris sur le Poitou-Charentes, ce qui a été fait sur les bars musicaux par exemple (« Au bar et cætera »). c’est génial. Mais je ne pense pas qu’il aie été diffusé encore dernièrement, alors qu’il y a des sous qui ont été mis. Est-ce qu’on ne peut pas imaginer qu’il y ait sur le site du RIM un truc tout simple qui serait le répertoire de toutes les initiatives ? Simplement, on sait que c’est là, et puis chacun rajoute quelque chose. Et en fait, si tu veux, pour te décrire la clé de tout ce que je suis en train de te raconter, c’est ce qu’il s’est passé il y a quarante ans quand on a créé « L’officiel de la Musique », qui était l’annuaire des acteurs, l’action centrale du CIR et de l’IRMA c’était de faire en sorte de mettre à un endroit ce que les gens mettaient des années et des années à chercher à droite à gauche. Et c’est pareil pour les chercheurs, répertorier tout ce qui est en terme de recherche universitaire sur toutes ces thématiques là, on peut avoir les outils communs, faire gagner du temps à tout le monde.

Cette interview s’inscrit dans le projet porté par le RIM :

« LES MUSIQUES ACTUELLES ONT DE LA MÉMOIRE ! »

4 témoignages autour des enjeux de transmission de la mémoire du secteur et de ses projets

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[ENTRETIEN] Stéphanie Coulais • Le CERDO

LES MUSIQUES ACTUELLES ONT DE LA MÉMOIRE !

ENTRETIEN 1/4

STÉPHANIE COULAIS

CODIRECTRICE DE L’UPCP-MÉTIVE, EN CHARGE DU CENTRE D’ÉTUDES,
DE RECHERCHE ET DE DOCUMENTATION SUR L’ORALITÉ (CERDO), PARTHENAY

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Cette interview s’inscrit dans le projet porté par le RIM :

« LES MUSIQUES ACTUELLES ONT DE LA MÉMOIRE ! »

4 témoignages autour des enjeux de transmission de la mémoire du secteur et de ses projets

« L’imagination, c’est de la mémoire fermentée. » Milan Kundera

Près de 45 ans après l’apparition du terme « Musiques Actuelles » et des années de structuration continue du secteur et des politiques publiques qui l’accompagnent, les enjeux de renouvellement, d’inclusion et de transmission apparaissent extrêmement forts au sein de ses structures. La mémoire du secteur (et de ses projets) constitue l’une des clés pour conserver la capacité d’impulser continuellement de nouvelles dynamiques collectives et les valeurs d’indépendance, d’éducation populaire et de défense de la diversité qui lui ont permis de se développer.

Afin d’aborder ce sujet et la manière dont il interroge ou peut servir les pratiques des acteurs des Musiques Actuelles, nous avons choisi d’interroger quatre personnes, qui ont travaillé sur ces enjeux de mémoire (conservation, valorisation, patrimonialisation, …) ou bien les ont traversés tout au long de leur carrière, « en faisant ».

Entretiens réalisés par Emma Roche, en Service Civique au RIM, en début 2025

Stéphanie Coulais - Crédit photo Doume

STÉPHANIE COULAIS

Stéphanie Coulais occupe le poste de Codirectrice à l’UPCP-Métive, en charge du Centre d’Études, de Recherche et de Documentation sur l’Oralité (CERDO) à Parthenay.

Le CERDO est l’un des projets de l’UPCP-Métive : pouvez-vous d’abord nous expliquer ce qu’est l’UPCP ?

L’UPCP-Métive est une association qui s’est crée en 1969 dans l’idée de la nécessité de la sauvegarde, la transmission et la valorisation de la culture orale, rurale et régionale. Circonscrire le territoire : c’est lié à un territoire culturel qui correspond à l’ancien Poitou (la Vendée, les Deux-sèvres, la Vienne et les Charentes). Ces cinq départements qui constituent l’ensemble culturel relatif à la culture Poitevine-Saintongeaise. C’est aussi lié à la langue régionale, c’est comme ça qu’on définit les limites de ce territoire-là. Fin des années soixante, des gens se disent que c’est extrêmement important de sauvegarder cette mémoire-là, cette culture qui est amenée a disparaître si on n’en prend pas soin et si on ne se soucie pas de la transmettre. Ça s’est fait d’abord au sein d’associations réparties sur tout le territoire, qui se sont approprié les chants, les musiques, les savoir-faire et toutes les connaissances liées aux connaissances et pratiques orales du territoire. Pour approfondir tout ça, ils sont allés à la rencontre des habitants du territoire pour leur demander quels sont ou quels ont été leurs modes de vie, leurs connaissances sur telle ou telle thématique. Et pour en garder une trace, ils ont réalisé des enregistrements. C’est l’apparition des enregistreurs portatifs, analogiques, cassettes, bandes… c’est aussi le développement des films, caméras Super 8 et autres formats, donc ça devenait un peu plus facile de fixer cette mémoire-là qui, avant, n’avait pas été tant que ça prise en compte, ou en tout cas dévalorisée.

Cette démarche-là est au centre de ce qu’est l’UPCP-Métive aujourd’hui. Là, on parle de gens qui se sont réunis en association, se sont structurés pour faire ces démarches de sauvegarde et de transmission. Ce faisant, ils se sont organisé et ont oeuvré dans un esprit d’éducation populaire. Des choses d’envergure se sont créées : des spectacles, des choses qui ont pu tourner jusqu’à l’étranger, des échanges avec des groupes et des pays étrangers… Donc au sein de cette UPCP naissante dans les premières années, il y a pu avoir cette démarche-là où des gens se sont professionnalisés ou ont acquis une expérience qui leur a donné une légitimité artistique, de création, d’interprétation, de recherche technique. Ça a donné naissance à beaucoup de professionnalisation dans le domaine de la régie technique, son, lumière etc. L’UPCP s’est structurée, elle s’est d’abord trouvée dans le sud Deux-Sèvres, dans un lieu appelé « Les Ruralies », en lien avec un musée lié à la ruralité et le machinisme agricole, sur une aire d’autoroute. Elle est ensuite arrivée en 1993 à Parthenay sur la volonté de la municipalité de l’époque, et en dégageant beaucoup de fonds européens du Ministère, de la Région, de la Ville aussi, pour que l’UPCP soit accueillie à Parthenay en tant que tête de réseau d’un ensemble d’associations réparties sur tout le territoire. Cela dit, bien que ce soit une union – même si aujourd’hui l’UPCP est identifiée à Parthenay – il s’agit bien d’un réseau d’associations réparti sur les cinq départements.

Donc aujourd’hui, l’UPCP, c’est en même temps des actions dans le domaine de la création-diffusion, avec la mise en place d’un festival qui existe depuis trente-sept ans (le festival De Bouche à Oreille qui a lieu chaque année, hormis exceptionnellement l’année dernière et l’année du Covid). C’est un festival d’inspiration traditionnelle mais qui met en avant des esthétiques diverses. C’est un lieu de rencontre de toutes ces esthétiques qui s’appuient sur les musiques, chants et danses de tradition orale. C’est l’une des vitrines les plus visibles. Il y a également une saison qui se déroule à Parthenay et ça peut être avec les associations du réseau. On est en train d’écrire notre projet actuellement et cette saison on va d’ailleurs essayer de le construire de plus en plus avec les acteurs du réseau, donc de moins se trouver sur Parthenay. Cette saison se construit avec d’autres réseaux associatifs, mais aussi d’autres acteurs culturels. Ça peut être Diff’art à Parthenay, l’association « Ah », Le Nombril du Monde à Pougne-Hérisson pour les plus proches localement, mais pas que. On accueille aussi beaucoup de résidences d’artistes : on a un lieu qui est propice à cela, puisqu’on a une salle de spectacle qui permet de faire des sorties de résidence et un équipement dans lequel se trouve aussi le CERDO où les artistes en résidence peuvent venir chercher de la matière pour leurs créations.

Un autre volet important, c’est la transmission qui inclut la formation et l’éducation artistique et culturelle. Nous portons une formation de formateurs qui peut s’adresser à la danse traditionnelle, alors que dans ce domaine, il n’y a pas de lieu d’enseignement reconnu avec diplôme à la clé qui permet d’avoir une reconnaissance de compétences de transmission en danse traditionnelle. Ce n’est pas le cas pour la musique : là il y a des lieux qui le sont. Là, on va mettre une formation en place autour de la « musique verte ». C’est tout ce que l’on peut fabriquer comme matériel à partir d’éléments végétaux, que l’on trouve autour de soi. Cela peut être autour de la langue régionale, également, qui se développe de plus en plus. On est en lien avec l’Université de Poitiers à ce sujet. En éducation artistique et culturelle : on a un catalogue que l’on a réactualisé pour l’année scolaire. On occupe un lieu qui est la « Maison des Cultures de Pays », qui est un bâtiment municipal mis à disposition par la ville de Parthenay et qu’on partage avec le Musée d’Arts et d’Histoire de Parthenay. Avec la ville, nous avons en charge la co-gestion de ce lieu. Je parlais d’une salle de spectacles : elle est équipée au niveau éclairages et lumières et permet d’avoir des propositions de spectacles, de résidences… Ce lieu est également occupé par d’autres acteurs culturels du territoire. Nous avons la gestion au niveau de la régie, notre régisseur est mis à disposition des différents usagers de cet espace-là.

En quoi consiste le CERDO aujourd’hui ?

Le CERDO est le centre de ressources de l’UPCP-Métive (Centre d’Etudes, de Recherches et de Documentation sur l’Oralité), et nous accueillons l’ensemble des fonds qui ont été réalisés par les associations du réseau, ou par l’UPCP en tant que telle.

Ces fonds d’archives sont composés d’enregistrements sonores, audiovisuels, de documentation papier, d’iconographie… et cela depuis la fin des années soixante, ce qui nous amène à mettre en place un travail de numérisation pour les documents de cette époque-là, puisqu’ils sont enregistrés sur des supports qui nécessitent d’être numérisés si on veut pouvoir les consulter aujourd’hui. Nous organisons la gestion de ces documents, la numérisation et le traitement documentaire, qui consiste à prendre connaissance de façon très fine de ces documents : c’est à dire les écouter, les regarder, les décrire de façon très fine, pour pouvoir ensuite accéder au contenu et savoir dire quels sont les contenus et les thématiques que l’on va pouvoir trouver sur tel ou tel document.

Les répertoires de musiques, chants, danses, contes traditionnels constituent 70% du contenu. Dans ce qui reste, on va trouver des témoignages sur des savoir-faire, sur des métiers, des coutumes, des mythes, des légendes, des choses très pragmatiques de la vie quotidienne dans le monde rural, la cuisine, l’éducation, la vie des femmes, les rapports entre les femmes, les hommes, les différentes catégories sociales… Cela aborde tout un tas de sujets qui peuvent toucher aussi les sciences humaines et sociales et de manière transversale la question de la langue. Ces témoignages peuvent être emprunts de langue régionale que l’on nomme le « Parlanjhe » ou « Poitevin Saintongeais », ou « Patois » (mais qui n’est pas un terme très valorisant, c’est pour ça que l’on ne l’utilise pas beaucoup). Par rapport au CERDO et toute cette chaîne documentaire que j’ai décrite de la numérisation et de la valorisation, nous ne sommes pas seuls à l’avoir travaillée et mise en place : ça s’est fait depuis plusieurs décennies. Quand rien n’existait dans ce domaine, on a travaillé avec d’autres acteurs répartis sur tout le territoire. Nous sommes une petite dizaine d’acteurs sur le territoire. Nous sommes aussi en lien avec la Bibliothèque Nationale de France.

Tout ça pour dire que le travail qu’on mène, ce n’est pas une méthode qu’on applique au CERDO de façon isolée. C’est quelque chose qui est réfléchi et construit avec d’autres acteurs du territoire et qui a une valeur auprès de ces autres acteurs, notamment des institutions telles que la BNF (Bibliothèque Nationale de France).

En terme de valorisation, ce qu’on décrit, on le met en ligne via notre base de données (cerdo.fr). C’est une base de données sur laquelle on peut faire des recherches brutes, où l’on va retrouver les enquêtes ethnographiques dont j’ai déjà parlé. C’est brut, dans le sens où il y a toutes les caractéristiques de ces enquêtes : ça peut être des hésitations, des enregistrements de qualité plus ou moins bonnes, des personnes qui font appel à leur mémoire et qui ont du mal à la retrouver, ce sont des personnes âgées, dont parfois des musiciens. Les doigts sont un peu rouillés, les instruments pas toujours accordés… C’est une matière qui est brute, que l’on organise en outil, de sorte à pouvoir la proposer facilement en accès à nos usagers.

Comment s’inscrit le CERDO dans le projet plus global de l’UPCP-Métive ?

Quelque part, le CERDO est aujourd’hui au cœur des activités de l’UPCP. Il va nourrir la création artistique, les supports utilisés par les formateurs en musique et danse traditionnelle, qu’il s’agisse de formateurs qui se trouvent en école de musique ou en conservatoire, dans des ateliers organisés par nos associations du réseau ou même en dehors. À Poitiers par exemple, il y a des cours d’accordéon diatonique ou d’instruments traditionnels qui sont donnés indépendamment de l’UPCP. Donc c‘est au cœur des missions principales de l’UPCP-Métive, dans le sens ou ça nourrit la transmission et la valorisation. Ça permet aussi de nourrir les actions qui émanent directement du CERDO, à savoir les dossiers thématiques en ligne, mais également les expositions ou des colloques qu’on met en place, sur des thématiques variées.

Comment le fonds documentaire s’est-il constitué et structuré au CERDO ?

Je peux peut-être préciser une chose : l’UPCP existe depuis 1969. Elle est arrivée à Parthenay en 1993 et le CERDO est arrivé plus tard, en 1994, parce que les premières collectes ethnographiques, lorsqu’elles ont été réalisées, n’ont pas été constituées dans l’idée de créer un fonds documentaire à proprement parler. Les gens sont allés enregistrer les « anciens » pour récolter leur savoir et le réutiliser immédiatement. L’idée, c’était d’apprendre une musique, par exemple un air. On va le récolter auprès d’un ancien, on l’apprend tout de suite pour le réinjecter dans un spectacle ou dans des répertoires qu’on s’enseigne et qu’on joue les uns avec les autres, mais pas du tout dans l’idée de se dire « on va faire un centre de ressources et les gens iront ensuite puiser dans ce centre de ressources ». D’ailleurs, concernant les premières collectes qui ont été faites, souvent, une fois le dépouillement effectué (c’est à dire que les notes ont été relevées et que les gens ont mémorisé les airs), les gens réenregistraient par dessus d’autres enquêtes, ce qui aujourd’hui est un scandale absolu quand on parle d’enquête ethnographique. Il n’y avait pas cette idée de dire que les collectes finiraient dans un centre de ressources documentaires.

C’est ensuite, une fois que l’ampleur de la documentation qui a été réalisée a été perçue, que les gens de l’UPCP se sont dit qu’il fallait créer un outil qui rassemble toute cette matière au sein de l’association. C’est là que le CERDO s’est créé.

Et donc, quelles sont les premières ressources que vous avez rassemblées pour commencer ?

Ce sont les enquêtes ethnographiques qui ont été réalisées auprès des habitants du territoire sur leur savoir en général. Je parle d’une chose qui revient souvent. La méthode pour aller à la rencontre de ces gens s’est beaucoup faite au cours de stages « OSTOP». Acronyme qui veut dire « Opération Sauvetage de la Tradition Orale Paysanne ».
Le fait même de parler d’ « opération de sauvetage » ça donne un peu l’envergure de la démarche : il y a une notion d’urgence et une mort certaine qui opérera si rien n’est fait. Donc l’idée, c’était de créer ces stages souvent qui se déroulaient durant les vacances de février, encadrés par l’UPCP et des gens aguerris à l’ethnographie.

Il y avait notamment un ethnologue régional, Michel Valière, qui est l’un des deux fondateurs de l’UPCP-Métive (UPCP, à l’époque) avec André Pacher. Ensemble, ils ont formé des équipes de jeunes qui allaient sur tout le territoire, accueillies à chaque fois par des associations locales. Pendant une semaine, les groupes se déployaient et allaient à la rencontre des habitants, pour les enregistrer et réaliser ces enquêtes ethnographiques. Souvent, cela se terminait par une veillée dans la commune la plus grosse du canton, où on rassemblait les différentes personnes qui avaient été enregistrées. Le tout donnait lieu donnait finalement lieu à d’autres enregistrements. C’est à ce moment-là, en général, qu’on filmait pour en agrder des traces. Voilà comment cela se déroulait. Ça donnait encore lieu à d’autres enregistrements. C’est à dire que les stages permettaient de découvrir en quelque sorte ce qu’on appelle des « informateurs ». Ensuite, des gens un petit peu plus aguerris retournaient les voir pour continuer les enquêtes et obtenir un maximum d’informations.

Comment la création du CERDO a-t-elle été reçue ?

Photo CERDO Parthenay par S. Coulais

Je ne peux que supposer car je n’étais pas là à ce moment-là, mais je pense qu’elle a été reçue comme un soulagement. Les associations et les gens (car il y a eu des enquêtes faites par des particuliers) n’avaient pas pour but de garder les enquêtes qu’ils réalisaient. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, c’était vraiment dans l’idée d’avoir une trace, pour ensuite s’approprier les répertoires et les réinjecter dans leur activité. Or, le fait d’avoir des cassettes, des bandes, des photos, ça générait une documentation qu’ils n’avaient pas forcément les moyens de gérer correctement. Ça leur permettait de se décharger de cette responsabilité-là et d’avoir un lieu avec, à la fois, l’espace pour, les compétences et du personnel salarié (car ce sont des bénévoles, dans les associations du réseau) pour s’occuper de ces enregistrements. Je pense donc qu’elle n’a pu être que chaleureusement accueillie.

L’approvisionnement en nouvelle documentation est-il continuel ou périodique ?
L’UPCP est-elle en recherche permanente de nouveaux documents ?

Alors effectivement, on est plus du tout sur le même processus de collecte aujourd’hui. Car ce dont je parlais avec les opérations de sauvetage, c’est vraiment quelque chose qui se faisait en masse et de façon systématique, surtout. D’une part, parce qu’on ne cherche plus la même chose et qu’on n’a plus les mêmes ressources sur le territoire en terme d’anthropologie. Là aussi, on n’a plus forcément les informateurs qui pourraient nous livrer des chansons des répertoires de musiques traditionnelles.
En revanche, on fait des collectes avec les projets qu’on anime.
Par exemple, nous avons depuis quelques temps mis en place un projet, qui est une mallette pédagogique numérique de la culture Poitevine-Saintongeaise. Le premier volet est sur la langue/culture Poitevine-Saintongeaise sur laquelle mon collègue médiateur a travaillé, a rassemblé de la documentation et des ressources pour créer un outil qui soit actuel, dans les usages de transmission de la langue. Pour ce faire, il est allé à la rencontre de locuteurs et les a enregistrés. On est ici à la fois sur un processus de collecte et de valorisation.. On peut dire quand même qu’il y a des enquêtes qui continuent à être menées, toujours avec un projet en ligne de mire. C’est la condition aujourd’hui : c’est à dire qu’on ne fait pas de la collecte pour la collecte, on le fait parce qu’il y a un projet derrière.

Je précise aussi que les collectes anciennes ont été faites par des associations ou des particuliers. Ils étaient bénévoles. L’UPCP, avec son équipe permanente n’a jamais eu pour mission de réaliser des collectes. Elle a pour mission de s’en occuper, de les sauvegarder et de les valoriser. Aujourd’hui quand l’UPCP en tant que telle fait de la collecte, c’est toujours en lien avec un projet actuel. Mais on a pour ambition, cela pourrait rentrer dans la formation de formateurs, de continuer la formation au collectage (on a déjà fait ça l’année dernière avec un stage d’initiation au collectage) pour que les gens dans les associations du réseau ou sur le territoire puissent avoir des moyens en terme de connaissance. On peut aussi mettre à disposition du matériel pour que les gens aillent réaliser des collectes.

« On considère que la culture régionale, orale, le patrimoine culturel immatériel est un bien commun et collectif. On se doit de le protéger et de le transmettre pour continuer à le faire vivre. »

Par rapport à ce travail de valorisation de fonds, et à son utilité : quelles sont les raisons de sa création ?

On considère que la culture régionale, orale, le patrimoine culturel immatériel est un bien commun et collectif. On se doit de le protéger et de le transmettre pour continuer à le faire vivre. On considère que les droits liés à sa propre culture sont des droits qui n’ont pas à être remis en question et qu’on se doit de participer à la transmission de la culture régionale, parce que c’est indispensable de savoir d’où on vient pour savoir où on va. C’est indispensable, on continue à le dire, de connaître ses racines, les particularités et connaissances d’un territoire. C’est quelque chose qui favorise l’ouverture aux autres cultures que l’on côtoie. C’est nécessaire pour éviter le repli sur soi, tout ce qui est identitaire, la crainte et la peur des autres engendrées par la méconnaissance. Se connaître soi-même ou reprendre contact avec les cultures de la région, cela peut permettre d’avoir une assise favorable à l’ouverture aux autres cultures. C’est la contribution de l’UPCP dans ce sens-là et c’est ce pourquoi on est accompagnés. On est financés et soutenus par le Ministère de la Culture, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département des Deux-Sèvres, la Communauté de Commune de Parthenay-Gâtine et la Ville de Parthenay.

Qu’implique l’intégration de nouvelles ressources et de nouveaux documents au centre de documentation ?

Cela implique, très trivialement, d’avoir des espaces de stockage. Surtout qu’aujourd’hui on travaille beaucoup avec l’image – c’était moins le cas avant – mais aussi du temps nécessaire à la description du contenu. Je ne l’ai pas précisé, mais pour les enquêtes faites autrefois, on est très loin d’avoir décrit et numérisé la totalité des fonds. C’est encore quelque-chose qu’on doit faire et qui est d’ailleurs problématique car on a peu de moyens alloués à ça. Nos moyens sont essentiellement tournés vers la valorisation, qui passe par la transmission, la diffusion artistique… mais on a très peu de moyens pour la numérisation, le traitement documentaire et la mise à disposition des archives, qu’elles soient passées ou actuelles.

Rencontrez-vous des enjeux liés à la conservation et des difficultés aujourd’hui sur l’archivage ?

Oui. Pour ce qui concerne les archives anciennes (celles sur supports analogiques), ce sont des supports qui se dégradent, qui ne sont pas pérennes. L’enjeu aujourd’hui, c’est de tout numériser avant qu’on ne puisse plus lire les signaux qui sont enregistrés sur ces supports anciens. Or, notamment en terme d’audiovisuel, on sait que c’est le cas, on a déjà des documents qu’on ne peut plus lire. Notamment, on a des choses qui sont enregistrées sur vidéo demi-pouce, un support qui date du début des années quatre-vingt dix et ça, aujourd’hui, c’est illisible. Donc, l’enjeu est là : de pouvoir numériser, transférer des supports anciens. Je précise que pour le son, on a un atelier de numérisation ici, qui nous permet de transférer la plupart des supports, en revanche, ce n’est pas le cas pour l’audiovisuel. Il faut alors qu’on fasse appel à un prestataire extérieur et c’est un coût, à chaque fois qu’on veut numériser de l’audiovisuel.

Voyez-vous des enjeux délaissés à l’UPCP ?

Numériser des supports anciens, car nous ne sommes pas financés pour ça. On peut dire que ça a été délaissé puisqu’avant, nous percevions une aide financière de la Bibliothèque Nationale de France. Cela passait par la FAMDT (Fédération des Actrices et acteurs de Musique et Danse Traditionnelle), une fédération à laquelle on adhère au niveau national. Cette fédération était en lien avec la BNF et nous redistribuait à la fois le travail et les ressources financières pour numériser et décrire nos fonds. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Je dirais « délaissé » ou en tout cas « pas pris en compte ». Prenons l’exemple du FFestival de Bouche à Oreille qui existe depuis de nombreuses années : il a été enregistré, mais on n’a pas de travail qui permet de numériser ces enregistrements, ni de les valoriser. Aujourd’hui, systématiquement, le festival est enregistré à partir de la table de la régie, on a ça dans un coin, mais ce n’est pas visible.

Ce travail peut-il être inspirant pour les autres esthétiques des Musiques Actuelles ?

J’imagine que ça peut être la même chose sur ce que je viens d’évoquer, j’imagine qu’ils créent des archives lors de la réalisation de leurs évènements, en enregistrant ou en faisant des photos ou des vidéos. Parce que nous, on a un système d’archivage, c’est à dire qu’on a une sauvegarde en plusieurs exemplaires de nos contenus, on a mené une réflexion, mais je ne suis pas sûre que d’autres acteurs du domaine des Musiques Actuelles aient ce système-là en place. Je ne sais pas comment ils font, mais j’imagine que lorsqu’ils font un spectacle, ils le filment, l’enregistrent et mettent cela sur un disque dur, voire sur un deuxième pour sauvegarder, mais ça ne va pas au-delà. Ça, en soi, ce n’est pas une sauvegarde pérenne et elle est rarement exploitée.

Quelles sont les compétences particulières nécessaires à votre activité ?

Au CERDO, on est « trois et demi ». Moi, je suis co-directrice en charge du CERDO et je coordonne les activités qui sont spécifiquement sur ce secteur ainsi que celui de la formation et de la transmission. On a une documentaliste spécialisée (ce qui est aussi ma formation au départ). Ça permet d’amener des compétences en terme de gestion de la chaîne documentaire depuis la sauvegarde des originaux jusqu’à la valorisation et la mise en ligne. Ça passe aussi par des connaissances en terme de gestion de base de données et également de leur mise en place. On a changé d’outil l’année dernière et j’ai une collègue qui a vraiment dû « mettre les mains dans le cambouis » pour travailler avec le prestataire et adapter la base de données et l’outil à nos besoins, qui sont très différents d’une base de données de médiathèque, par exemple. Voilà pour Sandra, nous avons aussi Gilles qui est en mi-temps sur de la numérisation d’archives audiovisuelles, plutôt sonores, sur quelques supports audiovisuels (vidéo, précisément) et iconographiques (là aussi supports anciens, diapositives, négatifs, supports papier)… donc des compétences de technicien opérateur de numérisation. Et puis Yacoub, qui est médiateur documentaire. A travers les thématiques qu’on dégage ensemble, il met en valeur les ressources du CERDO en créant des outils adaptés.

« Peut-être qu’on pourrait apporter (aux autres esthétiques musicales) certaines de nos compétences sur une réflexion à engager sur la sauvegarde à engager des archives aujourd’hui. »

Est-ce que l’UPCP créé des nouvelles sources, en terme d’archives ?

Oui, en lien avec ce que je disais tout à l’heure quand on réalise des collectes en lien avec les projets actuels, ce sont des nouvelles sources. C’est le cas quand on enregistre et filme nos évènements et actions (concerts, spectacles, conférences). Par exemple, on a fait une formation en danse avec des formateurs, elle était filmée et chacun d’entre eux a amené ses propres ressources (qu’elles soient sonores ou audiovisuelles) donc on continue à alimenter les sources.

Le CERDO est essentiellement fondé sur les collectes ethnographiques, leur sauvegarde et valorisation, mais peut aussi avoir la préoccupation de l’archivage des musiques qui se créent aujourd’hui et se produisent aujourd’hui. Hors, ce n’est pas réellement réfléchi, on en parle, mais il n’y a pas d’action concrète de notre coté. On produit des choses : l’UPCP a aussi des activités liées au spectacle vivant et a la création artistique mais ça, ce n’est pas aussi systématiquement filmé que nos archives et on ne s’en occupe pas, concrètement. Nous n’avons pas de politique de sauvegarde et de traitement de ces nouvelles archives, qu’on créé aujourd’hui.

Je me dis que le travail que le RIM mène à travers ces entretiens peut être une occasion pour nous de participer à cette patrimonialisation-là. On a un savoir-faire et des homologues sur la France, avec qui on travaille pour ce qui est de la production, mais il n’y a pas de réflexion qui aboutit à des actions concrètes, définies et avancées.

Cette interview s’inscrit dans le projet porté par le RIM :

 » LES MUSIQUES ACTUELLES ONT DE LA MÉMOIRE ! »

4 témoignages autour des enjeux de transmission de la mémoire du secteur et de ses projets

Retrouvez les autres interviews en cliquant sur les boutons suivants :

APPEL À CANDIDATURE – Seule(s) en Scène 2025

SEULE(S) EN SCÈNE 2025

APPEL À CANDIDATURES

APPEL A CANDIDATURES

🎤 Seule(s) en Scène 2025 : Une opportunité professionnelle pour les musiciennes émergentes !

Le dispositif Seule(s) en Scène 2025, est porté par un partenariat entre le Réseau MAP et France Travail Spectacle.

Il revient pour une 4ème édition dans le cadre de la convention des JIRAFE des Musiques Actuelles !

Pensé pour soutenir les artistes musiciennes émergentes, ce programme offre à 14 artistes issues de 7 régions l’opportunité de se produire sur scène, de rencontrer des professionnelles de la filière musicale, et de bénéficier d’une mise en lumière nationale.

🎶 À la clé pour les lauréates

↘︎ Deux soirées de showcases au New Morning et à L’Archipel, les 15 et 16 septembre 2025 (prestations live de 15 minutes)

↘︎ Un speed meeting professionnel avec 14 expertes de la filière, organisé le 17 septembre

↘︎ Une valorisation sur l’annuaire Majeur·e·s en partenariat avec shesaid.so France

 

📅 Calendrier 2025

↘︎ Du 12 mai au 08 juin : appel à candidatures national

↘︎ 17 juin : sélection des lauréates en Région Nouvelle Aquitaine (2 projets seront retenus)

↘︎ 1er juillet : annonce des 14 artistes sélectionnées

↘︎ 15 septembre : 7 showcases au New Morning (Paris)

↘︎ 16 septembre : 7 showcases à L’Archipel (Paris)

↘︎ 17 septembre : speed meeting

Les artistes peuvent profiter des rencontres de la convention JIRAFE sur le reste de la semaine. Une aide aux déplacements pourra être proposée, un cachet par artiste au tarif conventionnel.

 

✨ Critères de sélection

Pour candidater, il faut :

↘︎ Être une artiste de la musique et du chant pouvant présenter une prestation solo ou un duo et dont le leadership est une femme

↘︎ Être accompagnée par un dispositif de professionnalisation, par exemple celui d’un Réseau de Musiques Actuelles, une pépinière, avoir remporté des prix décernés par des professionnels ou le dispositif de repérage d’une salle de concerts, … Les lauréates doivent avoir la structuration administrative, l’entourage professionnel pour pouvoir commercialiser leurs prestations directement après les showcases

↘︎ Avoir au moins 30 minutes de compositions originales

↘︎ Justifier d’au moins 6 concerts réalisés depuis la création du projet

↘︎ Être inscrite à France Travail dans sa région

↘︎ Être domiciliée dans la région Nouvelle-Aquitaine

 

🌍 Les Régions concernées :

Auvergne-Rhône-Alpes — Grand Est — Hauts-de-France — Île-de-France — Nouvelle-Aquitaine — Occitanie — Provence-Alpes-Côte d’Azur

 

💡 Pourquoi encourager les participations ?

Seule(s) en Scène, c’est bien plus qu’un concert : c’est un tremplin, un réseau, une visibilité nationale, et un pas de plus vers la professionnalisation pour des musiciennes.

C’est aussi une démarche engagée pour plus de diversité, de représentation et d’équité dans l’industrie musicale.

 

👉 Candidate via le formulaire en ligne de ta région avant le 8 juin 

L’équipe culture spectacle de Nouvelle-Aquitaine reste à votre disposition pour toutes questions :

laurie.leblond@francetravail.fr

frederic.blanc@francetravail.fr

gerald.daragnes@francetravail.fr

 

Partenaires

JIRAFE – Réseau MAP — France Travail Spectacle — L’Archipel — New Morning (Officiel) —shesaid.so France — Wiin.io – Réseau des Indépendants de la Musique – Label Babord – collectif MEDUSYNE

 

SOUTIEN AU CESER – Courrier co-signé par les réseaux culturels de Nouvelle-Aquitaine

SOUTIEN AU CESER

COURRIER CO-SIGNÉ PAR LES RÉSEAUX CULTURELS DE NOUVELLE-AQUITAINE

Bordeaux, 4 avril 2025

Madame la Députée,

Nous avons appris que deux amendements portant sur la suppression des CESER, dont celui de Nouvelle-Aquitaine, ont été adoptés le 24 mars dernier à l’Assemblée nationale, à l’occasion de la réunion de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de simplification de la vie économique.

Par ces amendements, les CESER se retrouvent assimilés à des opérateurs de l’État, alors même qu’ils n’en relèvent pas, puisqu’ils sont liés au fait régional, institués par les lois de décentralisation de 1972.

De surcroît, remettre en cause leur existence-même pour un motif purement budgétaire, alors qu’ils représentent en moyenne moins de 0,1 % du budget régional, paraît tout à fait disproportionné.

Par ce courrier, nous voulons affirmer notre attachement à cette instance représentative de la société civile, dont nos associations professionnelles sont membres, comme une centaine d’organisations représentant l’ensemble des corps intermédiaires de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Il nous semble que le CESER est un élément indispensable à la co-construction de l’action publique du Conseil régional.

Il offre à notre démocratie régionale des instances de dialogue uniques et originales réunissant les différents regards et registres d’expériences, les différentes sensibilités de la société civile organisée en permettant de porter la voix et les attentes des millions d’habitants, des bénévoles associatifs et des socio-professionnels qui vivent les réalités et les préoccupations du quotidien.

Alors que l’on déplore souvent l’évolution vers une société jugée comme trop marquée par des tensions et des logiques antagonistes voire conflictuelles, il paraît particulièrement contradictoire de mettre à mal l’une des rares instances qui précisément contribuent à faire naître des visions partagées dépassant les intérêts spécifiques ou catégoriels.

Les CESER ne remplacent pas les élus. Ils les accompagnent. Ils enrichissent la décision publique, en apportant une lecture plurielle, des expertises croisées, et une vision de long terme, au service des politiques publiques régionales, dont celles qui nous occupent au premier chef, les politiques culturelles.

Par la présente, nous vous demandons de voter contre ces deux amendements lors de l’examen de ce projet de loi qui sera présenté dans les prochains jours, et de demander, au contraire, à renforcer ces lieux de dialogue, de travail collectif et de construction démocratique.

Restant à votre disposition, nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, l’expression de nos salutations respectueuses.

✒️ Signataires : ASTRE / GRAND’RUE / LINA / CINA / RIM

ROUTE DU RIM 2025 X 20 ANS SMA Rencontre pro des musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine

Route du RIM mai 2024 Guéret
Route du RIM rencontre musiques actuelles Guéret

15ème ROUTE DU RIM X 20 ANS DU SMA

GRATUIT – OUVERT À TOUTES & TOUS
⚠️ LES INSCRIPTIONS SONT CLÔTURÉES

La route du RIM 2025 est la rencontre professionnelle des musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine ! Organisée au printemps par le RIM (Réseau des Indépendants de la Musique), elle rassemble les acteurs et actrices de la filière musicale pour leur permettre de se rencontrer, d’échanger sur leurs pratiques et de contribuer à la réflexion collective sur les enjeux du secteur.

Pour cette édition à la Sirène (La Rochelle), plusieurs temps forts :

  • Lundi 26 mai : 🎂 Ca se fête ; Retrouvons-nous la veille de la Route du RIM pour souffler les 20 bougies du SMA !

     

  • Mardi 27 mai : Nous vous donnons rendez-vous pour une journée d’ateliers, de tables rondes et de moments conviviaux autour de la thématique de “L’accompagnement.”

     

  • Mercredi 28 mai : C’est l’Assemblée Générale du RIM !

LES 20 ANS DU SMA – LUNDI 26 MAI

 Le SMA fête en 2025 ses 20 ans et le célèbre dans chaque région !
Cet anniversaire itinérant s’associera en Nouvelle-Aquitaine à la 15ème édition de la Route du RIM.
Cette soirée spéciale, ouverte à toutes et tous, aura lieu la veille de la Route du RIM, à la Sirène.

Venez souffler avec nous les 20 bougies du SMA et participer à une table ronde déterminante,
animée par des universitaires, artistes, élu•e•s et professionnel•le•s.

Vous avez la possibilité de vous inscrire sur chacun de ces temps : table ronde et/ou buffet dinatoire

17h – 19h • Table ronde - Echéances électorales : quelle mobilisation des artistes et des professionnels du secteur culturel ?

📍 La Sirène, Grande Salle, le Cap
Format : Table ronde

Les prochaines échéances électorales approchent : municipales en 2026, présidentielles en 2027, régionales en 2028, sans compter sur une possible nouvelle dissolution de l’AN entretemps. A l’aune de celles-ci, nous souhaitons nous interroger sur la place à prendre, tant du point de vue des artistes que du côté des organisateurs.

En effet le secteur culturel est en lien permanent avec les politiques publiques qui l’encadrent pour garantir un cadre favorable à la création, à l’éducation artistique et culturelle pour toutes et tous ou à l’accompagnement artistique.

Or, ces dernières années, nous déplorons de plus en plus d’atteintes à la liberté de création & d’expression, que d’attaques à la diversité, aussi nous souhaitons nous mobiliser pour garantir un cadre propice au spectacle, au débat et aux imaginaires.

Animation
Aurélie Hannedouche, Directrice du SMA

Intervenant•e•s
• Charline Claveau, Vice-présidente en charge de la culture, des langues et cultures régionales, et du patrimoine à la région Nouvelle Aquitaine
• Catherine Benguigui, Adjointe à la culture de la Ville de la Rochelle et membre du CA du Centre National de la Musique
• Chloé Bodart, Fondatrice et architecte de la Compagnie Architecture
• Mathieu Molard, Rédacteur en chef chez StreetPress
• Lescop, chanteur, auteur, compositeur
• Sandra NKaké, Chanteuse, autrice et compositrice
• David Fourrier, Directeur de La Sirène

19h – Apéritif et discours

📍 La Sirène, Club, Le Balcon

🍽️ 20h • Buffet dinatoire et soirée conviviale

📍 Pallice Palace / Site web
162 ter, Bd Emile Delmas
Depuis la Sirène > 6 min à pieds / 2 min en voiture

Venez partager avec les partenaires, les intervenant•e•s de la table ronde organisée par le SMA, l’équipe du RIM et de La Sirène ainsi que vos pairs un apéritif dinatoire au Pallice Palace, nouvel espace situé dans le quartier de la Pallice à La Rochelle, dédié à l’événementiel et aménagé dans d’anciens entrepôts maritimes.

Tarif : 25€ (buffet + 1 verre de vin ou bière ou soft)

Navettes
Départ arrêt La Sirène > arrêt 1 – Place Verdun > arrêt 2 – Gare SNCF
Horaires : 22H & 23H

Clôture des inscriptions pour les 20 ans du SMA : vendredi 23 mai

LA ROUTE DU RIM – MARDI 27 MAI

9h30 • Coucou ! Café ?

📍La Sirène, Club, au balcon

Tout doux ! Les équipes du RIM et de la Sirène vous souhaiteront d’abord la bienvenue avec un petit café chaud à la main. Nous profiterons de ce temps privilégié pour vous (re)présenter le Réseau, les activités 2024 en quelques chiffres clés et notre boîte à outils.

11h – 12h30 • 4 séquences au choix

⚠️ LES INSCRIPTIONS SONT CLÔTURÉES

L’accompagnement des projets artistiques et des personnes qui les encadrent : essentiel et protéiforme !

 ⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier !

📍Grande salle, Le Cap
Format : Table ronde
Capacité : 60 places

Résidences, dispositifs, pré-production discographique, enregistrement, management ou services à la carte : l’accompagnement des projets artistiques et des personnes qui les encadrent est aussi essentiel dans le développement de carrière qu’il est protéiforme. Les objectifs et les façons de faire sont multiples, diverses et complémentaires. À la Sirène, nous avons fait le choix de relations durables, du sur-mesure et d’une grande souplesse afin de répondre au mieux aux attentes et aux besoins sur un temps long. Cet atelier se propose d’explorer la richesse et la multiplicité des typologies d’accompagnement au sein des structures et des territoires, les freins et les obstacles rencontrés et d’observer les complémentarités dans un écosystème de plus en plus complexe.

Animation :
Equipe de la Sirène

Modérateur :
Patrice Mancino, Journaliste

Intervenant.e.s :

• Alice Manners, Chargée d’études référentiel métiers AGEC
• Victor Crespi, Directeur de Cristal Production
• Marc Mottin, Coordinateur artistique et pédagogique, Chantier des Francofolies
• Charly Maitre, Chargé d’accompagnement – La Nef – Angoulême
• Cassien, Artiste accompagné par La Sirène, Cristal Prod, Chantier des Francofolies, Le Confort Moderne

 

L’Étincelle – partage d’expériences en non mixité

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier !

📍Le Dock, au Quai
Capacité : 20 places

Depuis mai 2023 nous organisons un temps en non mixité pour que les professionnelles puissent se rencontrer et faire réseau. L’Étincelle revient, toujours sous la forme d’un temps d’interconnaissance et d’échange de pratiques. Nous proposons d’aborder cette fois-ci les carrières féminines dans la musique : quels freins ? Quelles initiatives soutenantes ? Quelle ressources ?

Intervenante
Anne-Lise Vinciguerra, directrice de La Petite

Animation
• Marine Costecalde, chargée de mission Pratiques responsables, RIM
• Elisa Ingargiola, Déléguée territoriale en Gironde pour le RIM

Sécurisation et accompagnement des gouvernances associatives : nos pratiques, vos enjeux, les besoins ?

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier !  

📍Catering, Le quai
Format : Atelier
Capacité : 40 places

Quelles que soient les perturbations (internes ou externes) qui viennent impacter la machine associative ou ses équipes, la gouvernance peut très vite jouer un rôle central dans la résolution ou l’aggravation de crises. Depuis quelques temps, cette problématique réapparaît massivement au sein des structures, et notamment dans leurs sollicitations auprès du réseau. Au delà des récentes crises qui ont évidemment intensifié le phénomène, le cycle naturel des projets et les évolutions des parcours personnels imposent de toute façon à chaque structure de réinterroger régulièrement sa gouvernance : la robustesse de son organisation, le degré d’implication de ses membres, son renouvellement…

L’atelier a pour objectif de faciliter les échanges sur vos pratiques et les solutions mises en places par vos structures, puis d’envisager les pistes d’accompagnements à construire pour mieux répondre collectivement à cet enjeu.

Animation :
• Benjamin Suhard, Délégué territorial du RIM en Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres
• Florent Teulé, Directeur du RIM

Indépendance VS réseaux sociaux

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier !  

📍Studio 2, Le Quai
Format : Table ronde et échanges
Capacité : 25 places

En 20 ans, l’avènement des réseaux sociaux a redéfini notre façon de communiquer, de s’informer, d’interagir et de s’engager. Ce glissement sémantique et cette fuite en avant mettent en lumière des fractures sociales et soulèvent des questions essentielles pour notre secteur : la défense de nos valeurs, la définition de notre indépendance, notre rapport au numérique, notre capacité à porter un changement sociétal… Cet atelier souhaite questionner notre rapport à ces plateformes, à la dissonance cognitive qu’elles nous imposent et imaginer collectivement l’après.

Intervenant•e•s :
• David Pucheu, Chercheur membre de l’axe E3D (études digitales) du MICA. Responsable du parcours « Culture(s) digitale et nouveaux médias » (L3 LEA, UBM). Enseignant Master IPCI (Ingénierie de Projet Culturel) ; Master Design : interaction, innovation, service ; Master Humanités digitales (UBM).
Président de l’ASIL-Banzaï Lab, Bordeaux
• Annabel Gazzano, chargée de communication, de billetterie et de la vie associative à L’Inconnue, Talence

Animation :
• Meggy Cosson, Chargée de communication et de la vie associative pour le RIM
• Jean-Baptiste Magne, Chargé de communication, graphisme et contenu web pour le RIM

 

12h30 – 14h • Pause midi

Déjeuner

📍La Sirène, Le quai

Foodtruck « Pasta Sama »

– Nouilles chinoises viande de porc / Wok
– Riz et poulet au wok
– Option végé (Nouilles ou Riz + préparation pommes de terre sautées avec des légumineuses,
des feuilles de moutarde et petits légumes)
– Dessert : Mochi
 
12€ par personne

 

Visite commentée de la Sirène

📍 Départ Club, au Balcon
Sur inscription / Places limitées

Suivez le guide ! Les membres de l’équipe de la Sirène vous feront visiter les recoins de cet ancien entrepôt à grains habilement réhabilité en 3 plateaux de 1000m2, dédié aujourd’hui à la diffusion de concerts et à la création artistique.

14h – 15h30 • 4 séquences au choix

⚠️ LES INSCRIPTIONS SONT CLÔTURÉES

L'accompagnement des personnes en situation de handicap dans leur pratique et projets musicaux

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier !  

📍Le Dock, au Quai
Format : Table ronde
Capacité : 20 places

Longtemps difficile pour les personnes en situation de handicap du fait de nombreux freins, l’accès à la pratique musicale se démocratise progressivement au fur et à mesure de l’évolution du cadre réglementaire et des mentalités, ainsi que d’une meilleure appropriation des droits culturels dans les projets d’accompagnement ou de médiation des structures musiques actuelles. À travers différents témoignages de personnes concernées et/ou accompagnantes, cet atelier visera à partager les bonnes pratiques et postures, mais aussi mieux identifier les dispositifs et ressources existantes, permettant aux personnes en situation de handicap d’évoluer et s’épanouir dans leur pratique musicale, qu’elle soit amateure ou à visée professionnelle.

Intervenant•e•s :
François-Xavier Caillet – Musicien & Formateur « Musique & Handicap » / Pôle du Tison
• Baptiste Hamon – Chargé de l’action culturelle / Le Temps Machine
• Christine Girard – Formatrice Insertion / EPNAK
• Antoine Tascher – Musicien / Fire in Studio

Animation :
Nicolas Antoine – Délégué territorial, Creuse, Vienne et Haute-Vienne au RIM

 

VHSS – Temps d’échange entre pairs

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier ! 

📍Studio 2, au Quai
Format : Temps d’échange entre pairs
Capacité : 25 places

Depuis quelques années, le cadre juridique et institutionnel autour des VHSS se précise. Cependant, les organisations peuvent se retrouver démunies face à la complexité des cas de VHSS et aux questions qu’ils soulèvent, qu’elles aient ou non un protocole de signalement interne. Après un rappel des grandes lignes du cadre légal, cet atelier proposera un temps d’échange entre pairs pour mettre en commun des situations et recevoir des retours du groupe, le tout enrichi des éclairages d’un.e expert.e.

Intervenant•e•s
Anne-Lise Vinciguerra, directrice de La Petite

Animation :
Elisa Ingargiola, Déléguée territoriale en Gironde pour le RIM

La communication de crise dans le secteur culturel

 📍Grande Salle, Le Cap
Capacité : 60 places
Format : Table ronde

Communication de crise, cela n’arrive qu’aux autres… Jusqu’au jour où la crise est là et tous les regards braqués vers l’organisation ou sa représentation, dans un secteur de forte exigence symbolique, attendent une réaction claire, concise et adaptée.

En ces temps troublés, se préparer à communiquer, autrement dit à parler au nom d’une structure, avec une stratégie claire, n’est pas un luxe mais une nécessité. La communication ne doit pas ajouter du bruit mais renforcer un pacte de confiance avec son écosystème.

L’atelier aura pour but de présenter les enjeux de la communication de crise, d’en préciser la définition et de voir au travers d’exemples concrets des méthodes et des outils adaptés au secteur culturel.

Cet atelier permettra de décrypter aussi sur les crises en cours, à venir et celles auxquelles vous avez été confrontées avec un seul fil rouge : choisissons d’anticiper plutôt que de réagir.

Intervenant•e•s :
Céline Rousseau, Co-fondatrice de Mazette, agence d’ingénierie culturelle

Animation :
• Meggy Cosson, Chargée de communication et de la vie associative au RIM
• Florent Teulé, Directeur du RIM

Musique enregistrée et mutualisation

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier ! 

📍Catering, au Quai
Format : Temps d’échange entre pairs
Capacité : 25 places

Le secteur phonographique est en constante mutation et nécessite un perpétuel renouvellement des usages, des outils et des compétences. Dans cette optique et en capitalisant sur les retours d’expérience précédemment obtenus lors d’ateliers, nous souhaitons vous proposer ici d’imaginer ensemble des chantiers communs autour du partage de compétences, de la mutualisation d’outils et de moyens.

Animation :
Emmanuel Castel, chargé de valorisation des oeuvres au RIM et co-référent Musique Enregistrée
• Jean-Baptiste Magne, chargé de communication au RIM et co-référent Musique Enregistrée

16h – 17h30 • 4 séquences au choix

⚠️ LES INSCRIPTIONS SONT CLÔTURÉES

Accompagner les femmes artistes dans les musiques actuelles

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier ! 

📍Grande salle, au Cap
Capacité : 40 places
Format : Atelier participatif

Dans le secteur des musiques actuelles, les femmes artistes rencontrent encore de nombreux freins : programmation, financement, réseautage… Comment mieux les accompagner et favoriser un environnement plus inclusif ?

Cet atelier participatif propose d’explorer ces enjeux à travers des témoignages, des échanges de bonnes pratiques et une réflexion collective pour proposer des actions concrètes.

Intervenant•e•s :
Baptiste Hamon, Chargé de l’action culturelle au Temps Machine à Tours
Ingrid Etienne, directrice de COMBO 95
Laurianne Gervaise, co-présidente de Docteur Larsène

Animation :
Alice Drouet, Chargée de mission Service Civique et numérique au RIM

Les défis de la transition écologique : quels cadres et quelles ressources ?

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier ! 

📍Catering, au Quai
Format : Conférence
Capacité : 40 places

Depuis sa création, le RIM s’est toujours interrogé sur les responsabilités de la filière vis à vis des enjeux de pratiques durables. Ses structures adhérentes ont elles aussi avancé, expérimenté, essaimé des initiatives pour tendre vers des projets plus vertueux. Aujourd’hui, un cadre institutionnel se structure petit à petit au niveau national et régional. Le RIM et les autres réseaux régionaux Nouvelle Aquitaine contribuent aux réflexions à différents endroits, de même que les acteurs-ices / adhérentes poursuivent leurs expérimentations pour proposer des solutions. Les défis identifiés sont notamment les suivants : mobilité, numérique, transition énergétique, ressource en eau, éco conception de projets artistiques… Quels sont ces cadres institutionnels qui vont s’imposer à tous ces prochains mois / années ? Vers qui pourrez-vous vous tourner pour être accompagné dans vos démarches de transitions vers une plus grande sobriété ? Quels sont les exemples sur lesquels s’appuyer pour mettre en œuvre des projets durables ? Un temps d’information et d’échanges avec des acteurs-ices engagé.es dans les transitions pour que chacu.ne se sente outillé.e.

Animation :
• Marine Costecalde, chargée de mission Pratiques responsables, RIM
• Florent Teulé, Directeur du RIM

Témoins :
• Virginie Seguinaud, Coordinatrice pour Slowfest
• Benoît Zubryski, La Sirène
• Mathieu Alousque, CIAM
• Laurent Moulédous, Hart Brut

La Pause des administrateur•rice•s du RIM

📍Le Dock, au Quai
Format : Echange entre pairs
Capacité : 20 places

⚠️ Cette séquence est réservée aux administrateur•rice•s des structures adhérentes du RIM

Que vous exerciez une fonction d’administration au sein d’une « petite » ou d’une « grosse » structure adhérente du RIM, venez partager entre pairs, vos problématiques, de la veille et vos pratiques (réussite, échec ou « work in progress ») et trouver des solutions dans un esprit de solidarité. Un petit temps d’un quart d’heure sera dédié à la prise en main de l’outil en ligne Loomio sur lequel est hébergé le groupe d’échange et d’entraide « Adhérent.e.s – administration ».

Inscrivez-vous en proposant vos sujets dans le formulaire. Nous tenterons, dans la mesure du possible, de les aborder le jour J.

Animation :
Sarah Bambou, Chargée de mission Développement économique
• Isabelle Bousquet, Administratrice et Chargée de mission Développement économique

La coopération entre les acteurs culturels

⚠️ Il n’y a plus de places pour cet atelier ! 

📍Grande salle, au Cap
Format : Conférence participative
Capacité : 40 places

A l’heure où les incertitudes politiques et économiques planent sur les structures culturelles, la coopération est parfois présentée et parfois vécue comme remède évident pour réinviter les modèles des organisations. Cependant, si l’idée de coopérer est convaincante intellectuellement, sa mise en œuvre nécessite l’organisation d’une diversité de compétences et d’attitudes pour aboutir. Coopérer, oui, mais pourquoi et comment ? Est-ce un vœu pieu ou un véritable levier de changement ? A travers des apports théoriques et les témoignages inspirants de structures investies dans des projets coopératifs, cette conférence participative s’intéressera à partager les fondamentaux de la coopération, les bonnes pratiques ainsi que les dispositifs d’accompagnement existants.

Intervenante :
• Vanessa Escaiche, chargée de l’accompagnement et de la coopération pour l’Accordeur
• Laura Ortiz-Rouzé, consultante chercheure en innovation sociale, cabinet Ellyx
• Victor Crespi, directeur général, Cristal Productions

Animation :
• Elisa Ingargiola, déléguée territoriale en Gironde pour le RIM

🕺 17h30 – 01h • Soirée du RIIIIIIM

📍Club, balcon
Ouvert à toutes et tous sur inscription

17h30 📷 Rendez-vous devant la Sirène pour une photo de groupe !
18h30 • Discours
18h45 • Show de l’artiste CASSIEN
19h15 •  Ouverture du bar, apéritif dinatoire et DJ set

Apéritif dinatoire : Salades, pizzas, charcuterie, légumes, tortillas, soupe froide, fromages
15€ par personne

2 départs de navettes de la Sirène au Centre-ville : 23h30 et 01h 

⚠️ LES INSCRIPTIONS SONT CLÔTURÉES

Clôture des inscriptions : Vendredi 16 mai 18h

💡BON À SAVOIR
Vous recevrez un récap de vos inscriptions
quelques jours avant l’évènement

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE – MER 28 MAI

☕ 9h30 • Accueil café

10h – 12h30 • AG du RIM
📍 Grande Salle, au Cap

L’Assemblée Générale est un moment clé pour le fonctionnement de la vie associative du RIM.
Nous y voterons notre rapport d’activité et financier de 2024.
Nous réaliserons également un débat conclusif à l’issue des ateliers proposés la veille.

⚠️ Attention : cette séquence est réservée aux adhérent•e•s du RIM.
Veillez à ce que votre structure soit représentée.

Si personne ne peut être présent•e pour voter, donnez votre pouvoir !
CLIQUEZ ICI

🍽️ 12h30 – 14h • Repas

📍Au Quai

Foodtruck « Zizanie » : Formule vagabonde
– Croque-Monsieur épinards / compotée d’oignons / morbier (pain au sésame)
– Salade Grecque (tomates, concombres, feta, oignons rouges, olives noires)
– Salade Verte
– Mini gaspacho
12€ par personne

⚠️ LES INSCRIPTIONS SONT CLÔTURÉES
Clôture des inscriptions : Vendredi 16 mai 18h

INFOS PRATIQUES

COMMENT VENIR ?

TRANSPORTS EN COMMUN

Pour accéder à la Sirène depuis la gare :

🚌 EN BUS YÉLO
Ligne Illico 1A / arrêt « La Sirène »
Bon à savoir : des navettes retour vers le centre-ville seront prévues pour les participant•e•s de la Route du RIM après la soirée du mardi 27, à 23h30 et à 01h.
🚲 EN VÉLO YÉLO
2 stations sur le Boulevard Emile Delmas
🚗 EN VOITURE : COVOITUREZ !

C’est bon pour la planète et c’est bon pour votre réseau – Covoiturez ! Publiez vos annonces et trouvez un trajet grâce à Caroster ici.

Caroster : comment ça marche ?

🚗 Vous avez une voiture : cliquez sur « + ajouter un trajet » et publiez l’annonce de votre trajet aller ou retour
👀 Vous recherchez une voiture : consultez les trajets existants et cliquer sur « ajouter au trajet » pour rejoindre une voiture qui vous convient.
Vous ne trouvez pas de trajet qui vous correspond ? Inscrivez-vous sur la liste d’attente pour être notifié des nouveaux trajets publiés.

Parkings sur place
Parking Delmas :
sécurisé, gratuit et ouvert tous les soirs situé à 100m à gauche juste après La Sirène
Stationnement possible le long du Boulevard Emile Delmas et sur la place du marché à l’entrée du boulevard

HÉBERGEMENTS

⚠️ Attention, le RIM ne s’occupe pas de la réservation des chambres : voici la liste des hébergements partenaires et les détails pour procéder à votre réservation en profitant des tarifs négociés. Les tarifs sont applicables pour les nuits du 26 et du 27 mai.

Nous vous conseillons de réserver rapidement, la plupart des offres sont possibles jusqu’à deux semaines avant l’évènement.

CENTRAL - Auberge de jeunesse & Hôtel

📍 16 rue de l’Escale, La Rochelle / Site web / ☎️ 05 79 87 02 75

> Depuis la Sirène : 15min en voiture / 30min en transport en commun
> Depuis la Gare : 19 min à pieds / 15 min en voiture / 15 min en transport en commun

Tarifs négociés :
Option dortoirs : Entre 2 et 10 lits par espace. (Il existe 7 espaces dortoirs)
33€ / 38€ avec petit déjeuner

Option appartement : 6 personnes. (Il n’y a qu’un appartement)
222€ / 250€ pour 6 personnes avec petit déjeuner

Taxe de séjour : 0,88€ par personne et par nuit

Pour réserver et bénéficier de la réduction : Cliquez sur le Lien de réservation et indiquez le code promo “CENTRALRIM”

Appart’City Classic La Rochelle Centre

📍8 rue Franc Lapeyre, La Rochelle / Site web / ☎️ 05 46 43 27 66

> Depuis la Sirène : 20 min en voiture / 35 min en transport en commun
> Depuis la gare : 3 min en voiture / 11 min à pieds

Tarifs négociés :
T1 Single – 1 personne, grand lit : 68€ / 76€ avec petit déjeuner
T1 Twin – 2 personnes, 2 lits d’une personne : 68€ / 84€ avec petit déjeuner
T1 Double – 2 personnes, 1 grand lit : 68€ / 84€ avec petit déjeuner
T2 – 2 personnes, 2 couchages grand lit et 1 canapé : 102€ / 118€ avec petit déjeuner

Taxe de séjour : 1,10€ par personne et par nuit

Pour réserver et bénéficier de la réduction : Envoyez un mail à larochelle@appartcity.com et indiquer le code promo “RIMAC25”

Hôtel** Savary

📍2 rue Alsace-Lorraine, La Rochelle / Site web / ☎️ 05 46 34 83 44
> Depuis la Sirène : 10 min en voiture / 30 min en transport en commun
> Depuis la gare : 36 min à pieds / 45 min en transport en commun

Tarifs négociés :
Single : 62,5€ / 72€ avec petit déjeuner
Twin : 75€ / 94€ avec petit déjeuner
Triple : 89,50 € / 118€ avec petit déjeuner

Taxe de séjour par personne : 1,10€ par personne et par nuit

Pour réserver et bénéficier de la réduction : Contactez l’hôtel par mail à savary-hotel@wanadoo.fr ou par téléphone en indiquant que vous réservez au nom du RIM

Ibis Budget

📍27 rue de Perigny, La Rochelle / Site web / ☎️ 05 86 58 04 00
> Depuis la Sirène : 19 min en voiture / 35 min en transport en commun
> Depuis la Gare : 3 min en voiture / 8 min à pieds

Tarifs négociés :
Single ( 1 lit double ) : 75€ / 87,5€ avec petit déjeuner
Twin : 75€ / 100
€ avec petit déjeuner
Triple (1 lit double + 1 lit simple escamotable) : 90€ / 127,50€ avec petit déjeuner

Taxe de séjour : 1,10€ par personne et par nuit

Pour réserver et bénéficier de la réduction : Uniquement par téléphone au 05 86 58 04 00, en indiquant le code “RIM SIRENE”

Côté Océan, Angoulins-sur-Mer

📍 18 avenue de Châtelaillon, Angoulins-sur-Mer / Site web / ☎️ 05 86 16 00 07

⚠️ Côté Océan propose des résidences de vacances (maison, duplex, villa…) avec des tarifs intéressants mais à 20 min en voiture, au sud de la Rochelle, à Angoulins-sur-Mer.

Vous pouvez bénéficier d’une réduction de 5% sur l’ensemble des logements en renseignant le code “FIDAMANTA” lors de votre réservation sur le site

UNE QUESTION ?

Contactez Meggy Cosson, prenom.nom@le-rim.org