[ARTISTES] Vous avez droit à un temps de création financé !

Anciennement appelée Résidence Chanson et aujourd’hui gérée sur fond d’État par le CNV, la commission 8 Résidences Musiques actuelles a pour mission le soutien aux projets de création artistique et d’action culturelle en associant un lieu d’accueil, un artiste et un producteur de spectacles.


Déléguée par le ministère de la Culture au CNV, la commission 8 a aidé 40 projets en 2018, soit 72% des dossiers reçus, pour un montant moyen de plus de 9.400€ par projet. L’aide est attribuée à l’exploitant du lieu accueillant la résidence et fait l’objet d’un versement en deux fois, le bilan étant soldé après étude des bilans et des contrats. En savoir plus sur les critères de la commission 8.

Tout sur « l’aide à la résidence en musiques actuelles »

 

[GRANDE ENQUÊTE] La filière musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine

L’A. lance la 2ème étape de la démarche d’observation des musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine : l’enquête, qui permettra de réaliser le portrait socio-économique des acteurs de la filière.

La démarche d’observation des musiques actuelles démarrée par la carte des principales structures de la filière (ci-dessous), conçue avec la participation des acteurs professionnels, se poursuit maintenant par une 2ème étape : l’enquête.

Voir en plein écran

Une enquête va donc être menée pendant un mois sous la forme d’un questionnaire en ligne. Il permettra de dresser le portrait socio-économique des acteurs de la filière.

Répondre à l’enquête

Une restitution publique de ce travail est prévue en début d’été à l’occasion d’un temps fort du contrat de filière.

[REPORTAGE] Rencontres du SOLIMA Creuse, vers une SMAC creusoise ?

Peu avant les fêtes de fin d’année se tenait à Guéret un temps de concertation entre différents acteurs du département et de la région :  des artistes, des représentants de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), des associations creusoises dans le secteur culturel ainsi que des salariés du Réseau des Indépendants de la Musique. Retour en texte et en images sur cette journée « Musiques actuelles en milieu rural : un levier de développement local ».

Ce report a été réalisé par Hugo, volontaire en service civique au RIM.

Le SOLIMA Creuse ou Schéma d’Orientation des Lieux de Musiques Actuelles en territoire creusois, est une structure ayant pour objet depuis 2017, de dynamiser les actions culturelles sur son territoire, à l’image de cette réunion d’acteurs dans l’espace André Lejeune.


La matinée fut consacrée à présenter le SOLIMA Creuse, ses apports, ses intervenants réguliers, les résidences territoriales qu’il met en place – dont bénéficie notamment l’artiste Angéla Flahaut – ainsi que son projet d’accompagnement sur les rails, dont a bénéficié l’artiste Mathieu Delarbre.

Parmi les intervenant, nous avons pu retrouver :

  • Rémi Faure (SOLIMA Creuse – voir interview en fin d’article).
  • Véra Bezsonoff (FEDELIMA).
  • Marianne Valkenburg (DRAC – voir interview en fin d’article).
  • Nos deux artistes Angéla et Mathieu cités plus tôt.
  • Florent Teulé (RIM).
  • Jean-Michel Lucas (intervenant Droits Culturels).
  • Angélique Védrine (Département Creuse).
  • Hervé Herpe (la Guéretoise).
  • Pascal Gaméra (La Naute à Champagnat).
  • Eric Correia (Conseiller Régional Nouvelle-Aquitaine).

Un collège d’acteurs venant de différents horizons, mais tous réunis pour répondre à des problématiques communes et apporter leur pierre à l’édifice d’une journée bien animée.

Nos intervenants du jour !

Organisation du SOLIMA

Le début d’après midi fut dédié à la mise en œuvre de petits « ateliers-débats » sur différents thèmes donnés. On y retrouve pêle-mêle, des sujets comme l’égalité homme-femme, les droits culturels – où M. Jean-Michel Lucas est intervenu –  la question du financement et des subventions dans les musiques actuelles… Le tout animé par les salariés du RIM et des adhérents au SOLIMA.

De gauche à droite : Jean-Michel Lucas, Florent Teulé et Rémi Faure.

Une fois le bilan de ces ateliers effectués, l’heure était venue pour le SOLIMA Creuse d’aborder une des thématiques phares du champ d’action de la structure : la mise en place d’une SMAC (Scène de Musiques ACtuelles) Creusoise, qui aurait la particularité de ne pas être liée à une salle en particulier, mais à tout un champ de lieux de musiques actuelles qui formerait, par la force de ce collectif, la SMAC en Creuse, désirée par les différents acteurs du département.
Les objectifs de ce fonctionnement seraient entre-autres de valoriser les actions du département, de favoriser l’accès à la culture et à la musique, et de ne pas tomber dans le piège de centraliser le cœur de l’activité sur une seule ville du département.


Enfin, la soirée s’est achevée sur deux concerts, celui d’Angela Flahaut et de Aldidmat (groupe de Mathieu Delarbre), deux artistes bénéficiant des modules d’accompagnements et de résidence du SOLIMA, de façon à mettre en pratique ce pourquoi cette structure existe avant tout : la diffusion de musiques actuelles.


Envie d’en savoir plus sur cette journée ? Jetez un œil à la synthèse de cette journée réalisée par le collectif Zélie !

Article du 25/01/2019 de lamontagne.fr

Site du SOLIMA Creuse

Chronique Radio pulsar du 07/01/2019 (Interviews de Rémi Faure et de Marianne Valkenburg)

Chronique du 26/01/2016 sur les droits culturels, par Radio Pays de Guéret (intervention de Jean-Michel Lucas)

En vidéo : la dynamique des musiques actuelles en Creuse

 

[OFFRE D’EMPLOI] Ampli recherche assistant(e) action culturelle

L’association AMPLI, créée en 1983, est labellisée SMAC depuis 2012 et a en charge La route du son, lieu dédié aux musiques actuelles au sein des Abattoirs, espace d’art contemporain et de design graphique de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées.

Son projet associatif se développe autour de l’aide à la création, les concerts, la médiation et la sensibilisation des publics, l’accompagnement de projets, le travail en réseau et l’action culturelle.

Les objectifs principaux de l’association :

• Soutenir et développer la pratique musicale,
• Permettre à des artistes émergents, alternatifs et singuliers de rencontrer un public,
• Appréhender les musiques actuelles comme un moyen d’expression et d’émancipation,
• Transmettre et partager notre expertise du secteur des musiques actuelles.

Contexte de recrutement :
Depuis bientôt 15 ans AMPLI développe un programme d’action culturelle qui s’adresse à des typologies de publics toujours plus larges, « tout public » et public éloigné – empêché (scolaires, en situation de handicap, quartiers « politique de la ville », seniors…).
Pour répondre à des besoins croissants des publics et des territoires, AMPLI souhaite initier une nouvelle étape de son développement et renforcer le secteur de l’action culturelle.

Missions :

En lien avec le responsable de l’action culturelle et sous la responsabilité du directeur, il/elle sera amené(e) à être en charge de :

=> Coordination des projets d’action culturelle :
• Coordination des actions : conception et gestion de planning, lien entre artistes et structures, participation à des réunions ;
• Suivi administratif des actions : rédaction de fiche-projet, convention, compte-rendu, déclaration des intervenants…
Il/elle pourra être amené(e) à assurer des interventions et des séances de médiation pour certains ateliers.

=> Développement de projets d’action culturelle et de vie associative :
• Actions spécifiques à mettre en œuvre auprès des scolaires, notamment lycéens,
• Développement du lien avec les adhérents de l’association,
• Participer au développement des actions avec nos partenaires / voisins du site des Abattoirs

Profil recherché :
Outre une appétence pour l’action culturelle et un goût pour la médiation, un attachement au monde associatif et à ses valeurs, le.la candidat.e devra faire preuve de :

=> Savoirs :
• Connaissance en conduite de projet d’action culturelle et de médiation, des publics et des structures
• Connaissance du fonctionnement associatif, des réseaux artistiques et culturels

=> Savoir-faire
• Coordination de projet
• Animation, encadrement et évaluation de projet

=> Savoir-être
– Sens de l’organisation, de la planification et de l’anticipation,
– Capacité d’analyse et de synthèse,
• Aisance relationnelle et rédactionnelle,
• Capacité d’initiative tout en sachant respecter les consignes.

CDD de 9 mois renouvelable une fois
Pérennisation en CDI envisagée

Temps partiel (30h par semaine)
Temps plein envisagé à terme.
Salaire brut : 1364€
Niveau de rémunération : groupe B de la convention collective de l’animation.

Permis B et véhicule indispensable (frais de déplacements pris en charge)

Lieu de travail :
Le siège social d’AMPLI est situé à Billère. Les projets d’action culturelle sur lesquels la personne serait amenée à se déplacer se déroulent essentiellement sur l’agglomération paloise.

Date limite des candidatures : 19 mars,
Entretiens à partir du 21 mars,
Poste à pourvoir courant avril.

Renseignements : Stéphane Cortijo ; centre-info@ampli.asso.fr

Candidature à adresser à :
AMPLI
Mme La Présidente
51 allée Montesquieu
64140 Billère

[REPORTAGE] Quand le punk devient un objet de science

« Hybride, insaisissable, artistique, politique, précurseur, en perpétuelle réinvention… comment définir le punk ? »

Le Monde revient sur le projet « Punk Is Not Dead » mené par une équipe de chercheurs pour retracer l’histoire de la scène punk en France. Pour en conserver les traces, ils parcourent les garages et salles de concert qui ont fait vivre ce patrimoine culturel pendant près de 40 ans. La Rock School Barbey, Vicious Circle, La Fanzinotheque ou encore Strychnine chez nous sont autant de témoins historiques de cette « contre-culture », qu’il est urgent de préserver avant que les supports ne disparaissent.

Reportage :


Le punk, symbole de résistance et de liberté

Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà « célèbres » à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région, montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou au contraire qui suscite méfiance et défiance.

Bordeaux constitue un creuset essentiel du punk en France et une des étapes essentielles de ce projet. Bordeaux, c’est évidemment la ville, ses groupes, ses musiciens, ses figures de la punkitudes, ses lieux incontournables, ses radios libres, ses labels et disquaires indépendants, les rubriques dans la presse locale, les lieux informels, friches et squats. Mais au-delà du cœur urbain Bordeaux capte aussi les initiatives sonores et rebelles venues de la périphérie girondine et du grand Sud-Ouest pour la période plus récente. Faut-il s’étonner de cette vivacité ? Bordeaux, cultivant une posture de rébellion héritée de l’histoire, a fait preuve d’énergie et d’inventivité pour résister musicalement à l’image bourgeoise de « Belle endormie » qui lui collait à la peau.

Les initiatives pionnières (Festival punk de Mont-de-Marsan, 1976, 1977 au cours desquelles s’illustrent les Bordelais de Strychnine ouvrant pour Clash), les rivalités légendaires avec Toulouse autant que les liens avec l’Angleterre constituent des pistes à exploiter pour comprendre et définir la force, l’empreinte et l’identité punk de la scène locale.

La démarche de PIND

Ce programme de recherche repose sur la collecte d’archives et de témoignages ouverte à tous, et sur des journées d’études et de rencontres.

Trois grands défis sont au cœur du projet :

  • Préserver une mémoire fragile en train de s’éteindre en raison de la vulnérabilité des acteurs et de la fragilité et du caractère périssable des supports matériels consubstantiels à l’idéologie punk prônant la débrouille et le bricolage.

« il y a une urgence parce que si on ne récolte pas ces supports-là, si on ne les collecte pas maintenant, on ne pourra plus écrire cette histoire… on est pressés »

  • Casser les formes d’illégitimité de l’objet en montrant l’intérêt de valoriser l’étude de ce segment illégitime des musiques populaires entendu comme un prisme pour observer le fonctionnement de la société contemporaine, et en montrant ce qui rend le punk français irréductible à ses homologues anglo-américains.
  • Replacer la musique au cœur de l’objet, entendue comme une matérialité sonore particulière produite et utilisée socio-culturellement qui caractérise, identifie et définit le style musical punk.

La confrontation de quatre axes de recherche permettrait de définir et identifier la culture punk : le temps, l’espace, la violence, et les systèmes de représentation.

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