Réunis à l’Assemblée nationale le lundi 16 avril dernier, les fédérations nationales et réseaux régionaux de la musique ont appelé de leurs vœux une concertation large sur les politiques publiques en faveur de la musique. Les 120 participants, représentant la pluralité des musiques d’aujourd’hui ont partagé leurs analyses respectives des enjeux auxquels sont confrontés les différents maillons de la filière musicale, convergeant en premier lieu sur la nécessaire défense des initiatives. Lors de ce temps, Jocelyn Borde, président de la Fraca-Ma a pris la parole au nom de la Coopération des Pôles et Réseaux régionaux de musiques actuelles. Vous trouverez ici son texte d’intervention
« Les Pôles et Réseaux pour lesquels je m’exprime aujourd’hui fédèrent les acteurs des musiques actuelles au niveau régional.
Ils créent des espaces pérennes de dialogue et favorisent ainsi la prise en compte de l’ensemble de l’écosystème musical et rendent possibles des coopérations sur de nombreux enjeux artistiques, culturels, économiques et sociétaux.
C’est fortes de la diversité qu’elles représentent que ces organisations souhaitent mettre en partage leurs diagnostics et préconisations en matière de politiques publiques liées au domaine musical.
Depuis le rôle essentiel joué par la France dans l’adoption de la déclaration universelle sur la diversité culturelle, l’objectif des Droits culturels des personnes s’impose peu à peu dans la politique culturelle française.
La loi NOTRe en a défini les contours et l’éthique et la loi LCAP, insistant sur la nécessaire articulation entre l’État, les collectivités et les acteurs pour la mise en œuvre d’une politique « construite en concertation avec les acteurs de la création artistique« .
Il convient ainsi de rappeler avec force les recommandations de l’ONU qui énonce clairement que le respect des Droits culturels est indissociable du « droit de prendre part au développement de la communauté à laquelle une personne appartient, ainsi qu’à la définition, à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques et de décisions qui influent sur l’exercice des droits culturels […] ».
Ce document impose par ailleurs aux États « l’adoption d’une législation appropriée et la création de mécanismes efficaces qui permettent aux personnes, individuellement, en association avec d’autres […] de prendre part effectivement à la prise de décisions […] »
Les pôles et réseaux régionaux souhaitent ainsi affirmer, au regard de la loi et de l’enjeu universel des Droits culturels, leur volonté d’assumer une responsabilité partagée avec les partenaires publics et les acteurs culturels, tel que cela est défini par l’ONU : « Les communautés et les associations culturelles jouent un rôle fondamental dans la promotion du droit de chacun de participer à la vie culturelle aux niveaux local et national, en coopérant notamment avec les États parties à l’exécution des obligations qui leur incombent […] »
Le respect des droits culturels et de la diversité artistique et culturelle est une question fondamentale pour les politiques culturelles.
Les structures que nous représentons contribuent à la diversité culturelle par la multiplicité de leurs identités, formes, publics, créations, activités et disciplines artistiques. Différentes et complémentaires, elles participent à l’évolution de la société et à l’enrichissement sensible et intellectuel des individus qui la composent.
La prise en compte de cette diversité des initiatives est indispensable pour permettre la diversité culturelle et artistique. C’est particulièrement vrai pour le secteur musical, composé aujourd’hui d’une myriade de petites et très petites entreprises (majoritairement associatives), mais également par des entreprises d’envergure nationale, voire internationale, ainsi que par des structures publiques. Les musiques actuelles ne peuvent véritablement se développer sans un maintien, et même un renforcement, de cette diversité et la recherche d’un meilleur équilibre au sein de cet écosystème.
Or, force est de constater que la concentration économique à l’œuvre aujourd’hui est une véritable menace pour la diversité des structures que nous représentons. Dans ce cadre, les politiques publiques, à travers leurs cadres d’intervention au niveau national et territorial, doivent contribuer à garantir le développement équilibré de la filière.
Les musiques actuelles sont bien plus qu’un mouvement artistique. Elles portent en elles une dimension culturelle et sociétale qui ne doit plus leur être nié.
Les réseaux territoriaux défendent et mettent en œuvre le dépassement des segmentations historiques du secteur musiques actuelles, mais aussi celles des politiques publiques. En assumant de prendre en considération un écosystème de plus en plus complexe, bien au-delà des seuls acteurs culturels, les réseaux permettent d’agir, au plus près des acteurs concernés, sur les principales politiques transversales au cœur des enjeux de société :
créativité, citoyenneté, liberté, responsabilité
participation,production, diffusion et internationalisation
développement des territoires, proximité et mobilité
développement de l’emploi et des compétences
formation et insertion
développement économique et numérique
transition énergétique, développement durable et responsabilité sociétale
recherche et innovation
gouvernance
Cette approche systémique des musiques actuelles doit trouver une traduction dans le projet de Centre National de la Musique, tant dans ses missions (concerter, construire, innover, redistribuer, réguler) que dans son processus de création.
C’est pour répondre à cet enjeu que les Pôles et Réseaux territoriaux demandent, aux côtés et en complémentarité des fédérations nationales de notre secteur, une participation pleine et entière à la mise en œuvre d’une co-construction de ces nouveaux modèles de politiques en faveur des musiques actuelles.
A l’heure des lois NOTRe et LCAP, à l’heure également de la gestion par les Régions des programmes opérationnels européens ou des Schémas Régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation, la réflexion et la mise en œuvre des politiques publiques de la culture ne peut se faire sans un dialogue étroit et permanent avec les territoires.
C’est un des objectifs de l’interpellation des organisations à l’initiative de cette journée de Concertation. L’État doit être garant, directement ou par le biais de son établissement national, d’une conception et d’un déploiement équitable et concerté de la politique culturelle sur les territoires.
Dans ce cadre, il apparaît nécessaire de renforcer les dynamiques de co-construction engagées localement.
Et ce, afin de favoriser un développement culturel en répondant aux enjeux de tous les territoires, dans leur articulation avec une vision nationale renouvelée.
À ce titre, la mise en œuvre de Contrats de filière « musiques actuelles et variétés » ambitieux, surtout s’ils sont signés aux cotés des Régions, de l’État et du CNV, est perçue par les acteurs comme une opportunité de repenser les politiques publiques en faveur des musiques actuelles.
Les enjeux sont majeurs :
accompagner les acteurs de la filière dans les mutations qu’ils rencontrent afin de sécuriser leur développement et d’encourager l’innovation,
adapter les acteurs aux enjeux numériques, environnementaux, sociaux, sociétaux et économiques,
expérimenter une politique publique conjointe en faveur des musiques actuelles, impulsant ainsi une articulation progressive des politiques publiques de droit commun,
élaborer, et c’est bien la question que nous abordons aujourd’hui, une mécanique de concertation pérenne avec la filière et la diversité de ses partenaires publics et privés.
Si les pôles et réseaux se sont constitués progressivement dans des contextes différents, leurs similitudes sont de plus en plus fortes.
La réorganisation récente des régions a favorisé depuis plus de trois ans des dynamiques de regroupement et une forte ouverture des réseaux à l’ensemble de l’écosystème musical.
Preuve de la volonté des acteurs musicaux de se rassembler dans leur diversité pour travailler ensemble et contribuer collectivement à faire progresser les pratiques, en complémentarité et parfois même à l’initiative de structurations ou d’innovations nationales.
Les 14 Pôles et Réseaux régionaux représentent à ce jour plus de 1200 structures du secteur des musiques actuelles : managers, salles de concerts, tourneurs, structures de formation ou d’accompagnement, festivals, labels indépendants, cafés-culture, studios d’enregistrement et de répétition, collectifs d’artistes, écoles de musique, médias indépendants, etc.
Ceci tout en dépassant, depuis longtemps déjà, les segmentations esthétiques et juridiques des musiques actuelles. Au sein des réseaux se croisent tous les métiers, toutes les musiques, tous les modèles économiques et toutes les dynamiques culturelles.
Ils représentent ainsi plus de 4000 salarié.e.s permanent.e.s.
C’est une diversité et une force inédites qui font des Pôles et Réseaux des espaces permanents de concertation pour l’ensemble des parties prenantes des musiques actuelles.
Ils portent des missions d’intérêt général qui, en complémentarité du processus de concertation, permettent d’accompagner durablement le développement et la structuration de l’écosystème musical.
Ils rappellent l’importance d’agir en proximité. Une proximité loin de tout repli sur soi, tournée vers les grand enjeux et interlocuteurs nationaux et européens.
Un grand nombre d’innovations du secteur sont d’ailleurs directement issues des territoires. Pour ne citer que quelques exemples :
l’expérimentation du dispositif d’aide à l’emploi artistique dans les Cafés-Cultures en Pays-de-la-Loire avant son déploiement national
la création d’un Contrat de Filière régional musiques actuelles et variétés en Nouvelle Aquitaine
la création d’un fonds de trésorerie mutualisée dans le Grand-Est
le déploiement de Métiers Culture, plateforme emploi-formation-compétences en région Centre-Val de Loire
la co-fondation en Ile de France, avec la Fedelima et le SMA, d’une solution nationale de billetterie solidaire portée par la Coopérative Socoop
Plus globalement, l’émergence artistique, les droits culturels, le développement territorial, l’emploi, la formation et l’insertion, l’accompagnement de l’entrepreneuriat, le développement économique, la prise en compte des structures de production et de développement artistique, les méthodes d’observation et les démarches responsables sont autant de thèmes sur lesquels les pôles et réseaux régionaux ont su faire la démonstration de la maturité collective des acteurs de musiques actuelles.
Les acteurs de musiques actuelles, inscrits dans une démarche éthique liée à la diversité artistique et culturelle, sont un atout pour l’ensemble des échelons territoriaux.
Leurs mises en réseaux multiples témoignent d’un engagement responsable exemplaire en faveur d’un développement concerté, solidaire et coopératif de leur secteur.
Aux côtés des organisations fédératives ou syndicales nationales, les réseaux régionaux disposent d’une vraie légitimité et apparaissent comme des interlocuteurs pertinents et précieux dans la dynamique de co-construction des politiques publiques :
diversité professionnelle de leurs adhérents et partenaires,
diversité des territoires et respect de la complexité en leur sein même,
capacité à agir sur le fonctionnement même de l’écosystème (coopérations, accompagnements, etc.),
porosité de leurs actions vers d’autres formes culturelles, sociales et économiques,
mise en place d’actions et de dynamiques privilégiant les circuits courts,
capacité de pondération des phénomènes de concentrations (industrielles et territoriales) en cours au sein de la filière
Œuvrant pour l’intérêt général, disposant d’une expertise sur les spécificités et enjeux territoriaux, les réseaux ont atteint un niveau de maturité tel qu’ils sont une partie prenante légitime et un interlocuteur incontournable de la co-construction de politiques publiques ambitieuses et renouvelées en faveur des musiques actuelles.
Aussi, aujourd’hui, ils souhaitent :
réaffirmer leur complémentarité, leur articulation et leur coopération avec les organisations nationales présentes ici
être reconnus pour leurs missions d’intérêt général, encore ignorées par de trop nombreux partenaires publics et par les réflexions sur le futur établissement national de la musique,
être reconnus et soutenus comme des interlocuteurs majeurs et centraux, tant pour la structuration et le développement des musiques actuelles que pour l’élaboration des politiques publiques nationales et territoriales,
défendre la nécessité d’un nouveau modèle de développement global capable de dépasser la segmentation de la filière pour s’emparer autant des enjeux transversaux de l’écosystème (numérique, emploi, économie, développement durable…) que de la notion de développement territorial.
Ce dernier point est tout sauf anodin. Il sous-tend un effort partagé de réalignement, depuis les territoires jusqu’à l’organisation du Ministère de la Culture, en passant par les Contrats de Filière, l’évolution de l’organisation interne du secteur et de son futur établissement national. Il ne peut plus être question uniquement de métiers ou d’esthétiques. Il doit être maintenant question des enjeux transversaux, fondamentaux, que nous partageons tous.
Au final, il s’agit bien de coopération. Il s’agit bien, pour nous tous ici – citoyens, acteurs musicaux, réseaux territoriaux, fédérations nationales, syndicats, collectivités, établissement public national, État – de dépasser les contradictions afin d’assumer collectivement ce que préconisent les principales normes internationales de développement durable, ce que portent les grands textes internationaux et ce que nous dit l’état de droit : nous sommes les parties prenantes d’un fait de société. Nous devons en assumer collectivement la responsabilité. »
Certaines structures s’intéressent à ces questions sans pour autant bien cerner ce que veulent dire ces termes et ce que représente la mise en place d’une démarche de responsabilité sociétale pour une organisation de musiques actuelles.
Le RIM propose une première rencontre le mercredi 2 mai de 10h à 16h à Bordeaux, pour éclaircir toutes ces questions. Lors de cette journée, nous vous proposons de :
présenter les différents axes concernés par la responsabilité sociétale,
écouter le témoignage du Florida qui a suivi un accompagnement à cette démarche pendant 2 ans,
identifier vos besoins en matière d’accompagnement,
vous présenter CONFER (organisme de formation richesses humaines émanant de AGEC&CO).
Pour des raisons de calendrier, cette journée a été organisé dans des délais assez court. Si toutefois vous êtes intéressé-e-s mais ne pouvez pas vous rendre disponible, pas de panique, d’autres modules comme celui-ci seront prévus. N’hésitez pas à le faire savoir à Malika ou à en discuter avec votre délégué-e territorial-e.
Du 24 au 29 avril, les professionnels et les artistes de Nouvelle-Aquitaine vous donnent rendez-vous au Printemps de Bourges !
LES ARTISTES DE NOUVELLE-AQUITAINE
Lauréats des sélections régionales organisées dans les 3 antennes territoriales : la Rock School Barbey (Bordeaux), 6Team Prod (Meyssac), et aux Abattoirs (Cognac), ils se produiront sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges.
DAMPA
Derrière une montagne de machines et de câbles, Dampa rêve. C’est la fusion de deux êtres qui produit ces rythmes, ces rimes et ces douces enveloppes électroniques qui d’ores et déjà retentissent pour Yves Saint Laurent et habillent les embruns de son parfum Black Opium. Angéline et Victor, dans une étreinte, partagent leurs imaginaires musicaux foisonnants et sortent doucement de leur isolement fertile pour révéler une musique emprunte de soul électronique et de synthés analogiques. Pénétrer leurs refuge, c’est osciller entre la voix profonde d’Angéline et la puissance créatrice de Victor, pour s’envoler à la lumière de leur univers hybride, planant au dessus de toute frontière.
« Tu sais, j’ai peur de rien, à part du vide, qu’il anime mes lendemains ». Non, Malik Djoudi n’a peur de rien et son premier album vient combler un vide dans le paysage français. Un romantisme de dandy pas trop sûr de lui, qui convoque Christophe, Sébastien Tellier et William Sheller, une voix qui flotte dans les airs tout près de Connan Mockasin, une sourde intensité mélodique qui trouble à la manière de Blonde Redhead, une intimité dont James Blake a retrouvé le secret… Et des mots en français qu’il manie avec grâce et candeur, sur une trame électro pop toute aussi épurée.
Une vague de froid s’est abattue sur la ville. Frissonnent déjà au coin du feu les premières rimes de ces deux ombres en peine : L’un, aux pratiques et rituels douteux, n’écoutant que ses pulsions, laissant place à une part d’improvisation qui laisse parfois des traces derrière chacun de ses passages……L’autre, son précieux majordome, son bras droit pas très bavard terminant le boulot et dont le seul but est de faire briller les cuivres et les scènes de crimes de Monsieur.Les deux couturiers hors pairs vous invitent à les espionner en collant l’oreille à la cloison ou les épier par un trou de serrure … Quand le sucre rencontre le sang… Laissez-vous malmener par leur musique de chevet…
Laissez-vous embarquer dans un voyage atypique à bord d’un vaisseau vaporeux. Une promesse de plongeon au creux des vagues accompagné de sons aquatiques, électroniques, rêveurs et entêtants. Les horizons sont colorés, la voix est vibrante et tient la promesse de vous amener dans les limbes, au rythme d’une puissance douce, parfois mélancolique. Il suffit de fermer les yeux, de vous laisser transporter vers des univers magiques aux mille chimères.
Avis à tous les professionnels : passez faire un coucou à nos adhérents, la Rock School Barbey (Bordeaux), 6Team Prod (Meyssac), et Les Abattoirs (Cognac) au Rendez-vous des Antennes. Grande « messe » où tourneurs, programmateurs, éditeurs, labels, manageurs, chargés de com et attachés de presse viennent rencontrer les artistes iNOUïS. C’est aussi un festin de spécialités venues des quatre coins de France et de la Francophonie. On s’y donne rendez-vous pour reprendre des forces et partager les claques musicales de l’après-midi iNOUïS. Parfois on tombe sur un visage familier et on tente de déchiffrer discrètement son nom sur le badge. On en repart rassasié, désaltéré et les poches pleines de CDs.
Des showcases dans une jolie cave, pour partager des moments généreux et conviviaux réservés aux professionnels (sur invitation) où découvrir de beaux artistes en dégustant des bonnes choses…
du mercredi au vendredi, de 15h à 18h à deux pas de l’espace pro et du 22 ; 28bis, rue Fernault – 18000 Bourges
CONFÉRENCES
Mercredi 25 Avril 2018
15h – 18h : Tour de France du Développement d’Artistes – Étapes Centre-Val de Loire
Lieu : Auditorium, espace de réception
Organisée par la Fraca-Ma
Afin de contribuer à la reconnaissance de nouvelles formes d’entreprenariat, dédiées à la production et à la promotion d’artistes émergents, les Pôles et Réseaux Régionaux des musiques actuelles ont organisé un Tour de France du Développement d’Artistes. La Fraca-Ma en coordonne l’étape Centre-Val de Loire, en partenariat avec le Printemps de Bourges. Conférence et ateliers sont au programme, traversés par la thématique « modèle économique et structuration de l’activité ».
11h – 12h30 : Speed-listening : à l’écoute des nouvelles vibrations mondiales !
Lieu : Auditorium Mozart
Organisée par Zone Franche.
Les musiques du monde se réinventent aujourd’hui dans de nouvelles vibrations, puisant dans les racines traditionnelles et se propulsant dans des énergies hybrides, urbaines et souvent engagées. Décryptage en musique de quelques figures et tendances fortes de cette nouvelle scène mondiale. Avec également quelques repères chiffrés sur l’état d’un secteur en pleine effervescence.
Modératrice : Hortense Volle, journaliste à RFI, France Inter et Pan African Music
Intervenants : Pierre-Henri Frappat, directeur de Zone Franche
Marie-José Justamond, directrice du festival Les Suds à Arles et membre du conseil d’administration de Zone Franche
Mounir Kabbaj, directeur de Ginger Sounds et secrétaire général de Zone Franche
15h30 – 17h : « Je t’aime, moi non plus? » ou comment établir un contrat de confiance entre collectivités territoriales et acteurs culturels
Lieu : Auditorium, Espace de réception
Organisée par le SMA
« Sans les liens étroits qui les lient avec leurs collectivités territoriales (ville, communauté d’agglomération ou de communes, département, région, etc.), de nombreux festivals et salles de concert ne pourraient mener à bien leurs actions en direction des artistes et des publics. Pour autant si personne ne conteste le caractère positif de ces partenariats public/privé, des frictions peuvent apparaître tant les visions et les modes de fonctionnement divergent.
Mise à disposition d’un bâtiment ou d’un espace, subventions, conventions, délégations de service public, etc., ces relations partenariales se tendent parfois voire dérapent… Si les acteurs culturels se posent les questions du soutien, jusqu’où les collectivités ont-elles le droit de s’immiscer dans la gestion de ces structures sans qu’il s’agisse pour autant de gestion de fait ? En effet, jusqu’où peuvent-elles intervenir ? La loi LCAP rappelle le principe de liberté de programmation, mais des exemples récents interrogent sur la pression que subissent les équipes… Peuvent-elles aussi imposer des contreparties qui semblent parfois disproportionnées au regard de leur intervention? Quel est le rôle de l’État dans de ces relations souvent pluripartites ?
Modérateur : Yves Bommenel, président du SMA
Intervenants :
– Jean-Philippe Lefèvre, maire-adjoint de Dole à l’action culturelle, l’évènementiel et aux relations internationales et membre du Conseil d’Administration de la FNCC
– Frédéric Lombard, conseiller musique DRAC Centre
– Colas Amblard, docteur en droit et avocat associé chez NPS Consulting
– Arnaud Monnier, codirecteur de l’EMB Sannois
16h – 17h30 : La qualité sonore est-elle un outil de prévention des risques auditifs ?
Lieu : Auditorium Mozart
Organisée par Agi-Son
Le nouveau décret limitant les niveaux sonores (102 dBA et 118 dBC) prévoit l’obligation de diffusion de protections auditives au public des concerts. Si les protections auditives sont des outils de prévention utiles, vont-elle devenir la norme pour écouter la musique live.
En regard des résultats de l’évaluation de sa campagne de prévention « Hein? », AGI-SON propose d’explorer le sujet de la qualité sonore dans un cycle de rencontres. Ce premier échange, à Bourges, sera l’occasion d’interroger l’origine de la source sonore : les musiciens.
Qu’est-ce que la qualité sonore en live? Qu’implique-t-elle dans la gestion du son sur scène? Qu’est-ce qu’une « bonne gestion » du son de scène? Est-ce que nos modèles de diffusion en live sont les bons? Quel lien est établi entre le musicien et le mixeur? Quelle qualité sonore propose l’artiste au public ?
Intervenants :
-Angélique Duchemin, coordinatrice nationale AGI-SON
-Nicolas Schauer, Batteur des Wampas
-Julien Soulié directeur du FAIR
-Elsa Deftari, sonorisatrice – tournée Shaka Ponk
-Alone & Me, artiste
Vendredi 27 Avril 2018
11h – 13h : SPEED-MEETING avec le CNV et le FC
Lieu : Auditorium, espace de réception
Organisée par le CNV et le FCM
Le CNV et le FCM proposent aux professionnels présents pendant le festival de rencontrer leurs équipes sous forme de speed-meeting. Vous souhaitez présenter votre projet en vue du dépôt d’une demande d’aide?
Prenez rendez-vous avec :
Le CNV sur les programmes de soutien aux entreprises de spectacles, déclaration des spectacles, l’affiliation, l’observation et la ressources —
Le FCM sur les programmes de soutien aux festivals, préproduction scénique et showcase — Le FCM sur les programmes de productions phonographiques et audiovisuelle.
11h – 12h30 : Les droits des artistes interprètes confrontés aux nouveaux médias
Lieu : Auditorium Mozart
Organisée par la SPEDIDAM.
Quels sont les droits des artistes interprètes face aux différentes plateformes de streaming et de vente en ligne ?
Les différentes aides de la SPEDIDAM
Intervenant : Guillaume DAMERVAL, gérant de la SPEDIDAM
Didier Lallement, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine ; Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ; Vincent Monadé, président de Centre national du livre, établissement public du ministère de la Culture ; et Bruno Boutleux, président de l’Agence Livre Cinéma Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine (Alca Nouvelle-Aquitaine), ont signé le nouveau contrat de filière du Livre, ce vendredi 6 avril à 18 heures à Bordeaux dans le cadre de L’Escale du livre.
Dans une logique d’harmonisation des dispositifs existants sur l’ensemble du territoire régional, et afin de proposer une politique de soutien au plus près des préoccupations des professionnels, la Région, en étroite collaboration avec l’État et les structures régionales pour le livre, a organisé en 2017 une vaste concertation des acteurs culturels. Cette concertation a mis en exergue les profondes mutations des industries culturelles et confirmé la nécessité de renouveler et d’approfondir la politique déjà menée.
Par cet accord-cadre 2018-2020, les partenaires souhaitent ainsi répondre de manière transversale aux évolutions de la filière du Livre et se fixent trois objectifs principaux :
la diversité de la création et une juste rémunération des auteurs ;
la professionnalisation et le développement des acteurs de la chaîne du livre;
l’aménagement culturel du territoire et l’accès à la culture.
Pour répondre à ces enjeux, le contrat de filière du Livre se décline en trois axes principaux : l’interprofession, les auteurs et la vie littéraire, l’économie du livre.
Interprofession
Le soutien à la formation, l’accompagnement juridique et un pôle “Ressources” seront mis en place par l’Alca Nouvelle-Aquitaine à destination de l’ensemble des professionnels de la filière du Livre.
Auteurs et vie littéraire
Les auteurs pourront bénéficier de bourses d’écriture ou de traduction, solliciter le fonds de soutien pour l’acquisition de matériel ou d’autres frais utiles à la réalisation de leur projet d’écriture. Les compagnonnages, associant un auteur et une structure dans le cadre d’un projet culturel au long cours, seront soutenus afin de valoriser le travail des auteurs néo-aquitains sur leur
propre territoire.
À noter enfin, une initiative expérimentale : le soutien à la mise en réseau d’espaces de travail partagés au sein des tiers-lieux, des médiathèques et librairies qui souhaitent être identifiés comme des lieux d’accueil pour les auteurs.
Économie du livre
Les maisons d’éditions indépendantes et entreprises de diffusion-distribution pourront bénéficier de soutien aux investissements nécessaires pour leur développement économique, et au titre de leur programme éditorial annuel. Les éditeurs et les agents littéraires seront accompagnés pour favoriser leur participation à des salons du livre en France et à l’international.
Les librairies indépendantes et les points de vente du livre pourront être soutenus pour les investissements contribuant à leur développement économique : création, transmission, reprise, réaménagement, extension, informatisation, enrichissement des fonds, offre numérique et programme d’animation.
À noter que le contrat de filière du Livre Nouvelle-Aquitaine est le seul en France à intégrer un dispositif d’aide à l’emploi pour les maisons d’édition et les librairies indépendantes.
Le contrat de filière sera abondé chaque année à hauteur de 800 000 € par la Région, 300 000 € par l’État, et 200 000 € par le Centre national du livre. À titre expérimental, le Centre national du livre s’engagera dans le soutien aux projets de compagnonnage à destination de la jeunesse, en plus de son soutien historique à la librairie indépendante.
Les appels à projets 2018 lancés dans le cadre du Contrat de Filière Musiques Actuelles et Variétés en Nouvelle-Aquitaine sont en ligne !
Le Contrat de filière espace de dialogue et d’innovation, vise à répondre aux problématiques des acteurs du secteur des musiques actuelles et des variétés en région Nouvelle-Aquitaine.
Au sein du contrat de filière, le fonds créatif, abondé par l’État, la région Nouvelle-Aquitaine et le CNV (Centre national de la chanson, des variétés et du jazz), coordonné par le RIM (Réseau des Indépendants de la Musique) permet de lancer des appels à projets expérimentaux co-construits avec les acteurs dans le cadre des concertations.
Le Contrat de Filière, c’est quoi? Nicolas, notre délégué territorial vous répond à l’antenne de Radio Pulsar.
Les appels à projets sont ouverts jusqu’au lundi 9 avril 2018.
Appels à projets 2018
Développement des coopérations professionnelles
Soutenir des coopérations innovantes et la mise en commun de compétences en vue de construire des partenariats durables autour d’enjeux d’utilité sociale pour l’ensemble de l’écosystème musical.
Accompagner des projets d’actions culturelles (milieu scolaire, carcéral, hospitalier, zone rurales, zone sensibles…), dont la dimension d’expérimentation est liée à l’intérêt général (modèle économique, co-construction des projets, approche pédagogique, …).
Soutenir les projets d’entreprises de labels indépendants reconnus comme structurants, afin de leur permettre de se développer en s’adaptant aux mutations territoriales et à celles de leur secteur d’activité.
Soutien aux lieux et projets culturels de proximité
Soutenir les lieux ou projets de diffusion ou de pratiques, dédiés aux musiques actuelles ou nés d’initiatives portées par des acteurs d’autres secteurs d’activité (médias, cafés cultures, etc.) dans la mise en œuvre de leur projet culturel de proximité.
Parallèlement le dispositif de Transfert de savoir-faire est ouvert jusqu’au 30 juin 2019.
Ce dispositif a pour objectif de faire le lien entre les professionnels de la région Nouvelle-Aquitaine et de leur proposer un cadre d’échange pour partager des outils, des techniques et des modes opératoires répondant à des problématiques communes.
Retrouvez toute l’actualité et les informations sur le contrat de filière musiques actuelles et variétés en région Nouvelle-Aquitaine sur http://musiquesactuelles-na.org