1/3 des adultes se rendent en concert avec des enfants, le rock arrive en tête des styles musicaux sauf pour les jeunes générations ! la fréquentation des festivals est préférée par l’ensemble des moins de 35 ans. 8 sur 10 spectateurs ont déjà eu un acouphène ! Un chiffre inquiétant qui témoigne de troubles auditifs devenus courants.
Ce sont les chiffres issus de l’étude « fréquentation de concerts et rapports aux risques auditifs » menée auprès des publics (1393 personnes) de salles de concerts en France, suite à la campagne de prévention des risques auditifs « HEIN? » en partenariat avec les salles membres de la FEDELIMA et les relais régionaux d’AGI-SON.
Les objectifs de l’étude sont multiples : évaluer l’impact de la campagne préventive auprès du public afin de l’améliorer, connaître les pratiques du public en matière d’écoute musicale et de sorties, sonder l’évolution des comportements de protection quant aux risques auditifs.
Anciennement appelée Résidence Chanson et aujourd’hui gérée sur fond d’État par le CNV, la commission 8 Résidences Musiques actuelles a pour mission le soutien aux projets de création artistique et d’action culturelle en associant un lieu d’accueil, un artiste et un producteur de spectacles.
Déléguée par le ministère de la Culture au CNV, la commission 8 a aidé 40 projets en 2018, soit 72% des dossiers reçus, pour un montant moyen de plus de 9.400€ par projet. L’aide est attribuée à l’exploitant du lieu accueillant la résidence et fait l’objet d’un versement en deux fois, le bilan étant soldé après étude des bilans et des contrats. En savoir plus sur les critères de la commission 8.
Tulle Agglo rejoint le Groupement d’intérêt public Cafés-Cultures, qui propose un site internet pour faciliter la programmation de concerts et spectacles dans des cafés, hôtels et restos.
« Dix minutes et pas plus. C’est le temps nécessaire aux cafés, hôtels ou restaurants, assure Samia Djitli, pour s’inscrire et demander un accompagnement financier dans le cadre d’une programmation culturelle, qu’il s’agisse d’un concert, d’une lecture, d’un spectacle de danse ou encore de théâtre ».
«La philosophie est de privilégier la simplicité, éviter toute la paperasse. Tout se passe par le site du GIP. Seules trois conditions sont nécessaires pour pouvoir bénéficier de cette aide :
être déjà affilié au Guso -Guichet unique du spectacle occasionnel
être un restaurant ou un débit de boisson d’une capacité de moins de 200 personnes
appartenir au secteur des établissements HCR, hôtels, cafés, restaurants »
Nous étions, le 2 février dernier, aux auditions régionales des Inouïs du Printemps de Bourges qui se tenaient aux Abattoirs, scène de musiques actuelles à Cognac. Au programme de la soirée : quatre groupes aux esthétiques bien différentes, du hip-hop, au garage-rock, de l’électro au Stoner. Et un jury composé de différents acteurs des musiques actuelles. Retour sur cette soirée, dernière ligne droite avant le festival du Printemps de Bourges.
Ce report a été réalisé par Hugo, volontaire en service civique au RIM.
Quatre groupe, un jury, un public réceptif, des groupes amateurs émergents jouant sur une belle scène, des styles bien différents… Quelques éléments pour résumer une soirée riche en musique originale.
Les Abattoirs de Cognac
Notre scène du soir !
A 20h30, Lucky Wild Mob, groupe de hip-hop ouvre le bal. Ces 6 jeunes, 4 rappeurs et 2 beatmakers, tout juste sortis du lycée, sur une instrumentation flirtant avec le dub, chargée en basse, nous délectent de leur son énergique sans compromis, tant par leur jeu de scène que par leur flow.
Le groupe de Hip-Hop Lucky Wild Mob
Vient ensuite The Big Idea (écouter leur interview dans notre chronique radio ici). Un groupe quelque peu OVNI, 7 musiciens, une formation garage rock composé de 4 guitaristes, un batteur, un bassiste, un percussionniste/claviériste, jouent également des instruments un peu plus atypique dans ce style musical (de la flûte à bec, du tambourin, du triangle…). Ils nous déversent un cocktail explosif, remuant, dansant et original, tantôt garage rock, tantôt psyché, tantôt funky et plus orienté pop, ces 7 jeunes rochelais, exilés à Paris, se démarquent également dans leur productions studio, avec la création d’albums concepts racontant une histoire, avec des pistes portant un nombre aléatoire, dont le prochain sortira le 3 Mai sur le label Only Lovers Records.
The Big Idea
Daytona ! Album concept du groupe.
La soirée se poursuit avec MLD, un projet solo électro, joué sur scène sans ordinateur, avec des synthétiseurs analogiques. MLD nous a fait profiter de son univers lors d’un set ininterrompu de 30 minutes, inspiré d’artistes tel que Chemicals Brothers ou LCD Soundsystem, une bonne gestion des effets, un ensemble planant qui a conquis le public.
L’artiste MLD
En fermeture de cette soirée, le groupe Birdstone est venu nous faire profiter de son projet Stoner Rock/Hard Rock, inspiré entre autre par Led Zeppelin, à travers des riffs lents bien appuyés, un chant montrant une grande virtuosité et un jeu de scène rappelant les groupes de la fin des années 70s. Un groupe sans complexe, très juste et précis qui a conclu cette soirée de façon optimale.
Birdstone
Si aucun des artistes n’a finalement été sélectionné pour le festival, l’ensemble reste prometteur, ils auront l’occasion de retenter leur chance l’année prochaine, en travaillant sur leur points faibles relevé par le jury. La Nouvelle-Aquitaine sera néanmoins représentée à Bourges par deux artistes :
San Salvador, groupe Corrézien entièrement vocal, articulant son projet artistique autour de la polyphonie, un projet développé par le Collectif Vacance Entropie.
L’A. lance la 2ème étape de la démarche d’observation des musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine : l’enquête, qui permettra de réaliser le portrait socio-économique des acteurs de la filière.
La démarche d’observation des musiques actuelles démarrée par la carte des principales structures de la filière (ci-dessous), conçue avec la participation des acteurs professionnels, se poursuit maintenant par une 2ème étape : l’enquête.
Une enquête va donc être menée pendant un mois sous la forme d’un questionnaire en ligne. Il permettra de dresser le portrait socio-économique des acteurs de la filière.