Présentation

Naturellement liées aux évolutions technologiques, sociales, culturelles et économiques, les musiques actuelles sont un métissage permanent d’esthétiques et de pratiques artistiques. Les courants regroupés dans ce terme (musiques amplifiées, musiques électroniques, jazz, musiques traditionnelles, musiques du monde, …) témoignent d’une société plurielle et embrassent toutes les générations et les milieux sociaux.

La loi du 16 janvier 2015, relative à la « délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral » a opéré la fusion des régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes au sein de la région Nouvelle-Aquitaine.

Au regard de l’opportunité représentée par cette fusion pour l’écosystème régional des musiques actuel

les, les acteurs du territoire ont décidé de se rassembler pour bâtir une « maison commune des musiques actuelles« .

L’idée étant de disposer d’un réseau ouvert, dynamique et ambitieux, mais aussi de regrouper l’ensemble des acteurs de la filière musicale sur la région Nouvelle-Aquitaine autour d’un objectif commun : la création d’un écosystème favorable à un développement équitable, coopératif et solidaire des musiques actuelles en région.

La naissance du RIM (Réseau des Indépendants de la Musique), votée à l’unanimité par ses adhérents le 19 janvier 2017, est le fruit de la fusion de trois anciens réseaux, et d’un réseau de fait d’acteurs musiques actuelles de l’ex-Limousin :

 

Le RIM rassemble aujourd’hui 130 adhérents de la filière Musiques Actuelles répartis sur toute la région Nouvelle-Aquitaine. Ces adhérents œuvrent dans les domaines suivants : spectacle vivant, musique enregistrée, accompagnement / éducation / transmission et médias.

L’ambition partagée par ces acteurs, au sein d’un projet associatif commun, se déploie selon quatre axes stratégiques :

  • le développement territorial
  • le développement professionnel
  • la valorisation des initiatives artistiques et culturelles
  • la concertation et la co-construction des politiques publiques

Ce projet, capable d’agir auprès des acteurs de musiques actuelles et de leurs partenaires sur l’ensemble du territoire régional, s’appuie sur la convergence de principes éthiques forts, tels que :

L’éducation populaire : l’éducation populaire est le moyen de l’éducation à la citoyenneté. Elle associe la dimension humaniste de développement de l’individu et la dimension politique d’émancipation. Sa méthode repose sur la participation volontaire d’individus à un projet, sur la prise de responsabilités, notamment par l’implication associative, sur l’appropriation collective des savoirs, des savoir-faire et des pouvoirs.

L’économie solidaire se réfère à des activités visant à expérimenter de nouveaux modèles de fonctionnement de l’économie intégrant une dimension sociopolitique autour du lien social et de la finalité des activités. L’économie solidaire regroupe ainsi les acteurs,  quels que soient leur statut juridique, qui font de l’utilité sociale le cœur de leur projet économique. Par cela il faut entendre l’approche élargie de l’utilité sociale, à savoir la prise en compte du développement humain et de son épanouissement au sein d’une organisation qui met en œuvre les processus de gouvernance partagée et de bonne gestion de la ressource disponible. Cela se traduit tant au niveau économique, financier, environnemental que social. Le projet de l’économie solidaire s’inscrit dans un développement territorial intégré en partenariat avec les autres modèles économiques traditionnellement en place.

Le développement durable : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » (Source : Commission mondiale sur l’environnement et le développement, Texte de référence : Rapport Brundtland – 1987). Pour atteindre cet objectif, il convient de mettre en œuvre une démarche globale de responsabilité sociétale des organisations (RSO).

La responsabilité sociétale des organisations : Inscrire les pratiques de l’organisation dans une logique d’amélioration continue en matière environnementale, sociale et économique, en réinterrogeant le projet de l’organisation au quotidien par l’intégration de pratiques éthiques et responsables. Ces pratiques doivent prendre en compte les réalités individuelles et collectives et en identifier le périmètre de responsabilité sociétale sur les territoires concernées ainsi que sur les parties prenantes. C’est une invitation au changement dans les manières de concevoir, de produire et d’agir, une invitation à la culture du « faire ensemble » et de l’intelligence collective qui s’appuie notamment sur une conception systémique de l’organisation, une gouvernance responsable et sur les notions de transparence et de redevabilité. Texte de référence : norme ISO 26000.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer