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[INTERVIEW] Antoine de LMA nous dit tout, tout sur We Are The Band

À l’occasion du lancement de « We Are The Band« , nouveau projet de création de la scène musiques actuelles Landes Musiques Amplifiées, Antoine (chargé de communication de LMA) passe à la casserole et nous révèle comment on peut réunir 1000 musiciens sur 1 projet… Et dans les Landes en + !

Pour vous rafraîchir les méninges avant la lecture : retour sur We Are The Band en 3 lignes

Le pari est un peu fou : rassembler le 29 juin 2019, dans les Landes, plus de 1000 musiciens pour jouer ensemble qu’ils soient amateurs, professionnels, inconnus ou reconnus, issus d’un cursus de formation musicale ou autodidactes passionnés. + d’infos.


Interview d’Antoine Jarzabek, chargé de communication LMA

 

RIM : Bonjour Antoine, pour commencer, peux-tu nous présenter Landes Musiques Amplifiées, la structure dont tu es le chargé de communication ?

AJ : Landes Musiques Amplifiées est une association créée en 1995 qui a pour objet la diffusion, la promotion et le développement des musiques actuelles sur le département des Landes.

Nous sommes aujourd’hui cinq salariés (direction, médiation, administration et communication) et œuvrons dans quatre grands domaines d’activité : les concerts, la formation, l’accompagnement et la création. On accueille au quotidien de nombreux acteurs musicaux du territoire (artistes, organisateurs, collectivités), que nous conseillons et tentons d’accompagner du mieux que nous le pouvons dans la réussite de leurs projets.

RIM : Comment vous est venu l’idée de monter le projet « We Are The Band » ? En quoi consiste-t-il ?

AJ : Un des credo forts de notre structure est l’envie permanente de créer du lien par le prisme de la musique, dans une société où le pas vers l’autre est loin d’être évident. C’est la base de toutes les actions et projets qui sortent des bureaux de LMA. Faire sens par l’échange et l’intelligence collective.

Un jour en réunion d’équipe, Stéphane (Greco, directeur de LMA) nous montre la performance des italiens de Rocking 1000 au pied des Alpes. 1500 musiciens, batteurs, guitaristes, bassistes, chanteurs, de tous les âges, de tous les niveaux reprenant à pleine voix une version réarrangée de « No one knows » des Queens of the Stone Age. Du grand frisson. Et ça a fait tilt.

Notre région regorge de musiciens, de groupes, de lieux de cours et de répétition, de passionnés amateurs, d’artistes reconnus, d’opérateurs culturels solides sur qui nous appuyer. Rassembler des centaines de musiciens autour d’un répertoire commun, non seulement le jour J mais tout au long de l’année, correspondait totalement à notre philosophie. On s’est donc lancé dans l’aventure « We are the Band ».

RIM : Quels sont les partenaires sur ce projet et quel est leur rôle ?

AJ : Même si LMA a lancé la dynamique, le projet a dès le départ été pensé en collectif. On a lancé un appel à de nombreuses structures culturelles, qui, quelle que soit leur forme,  travaillent toute l’année auprès de musiciens sur leur territoire.

On a très rapidement eu des retours, très enthousiastes à l’idée de faire les choses ensemble.

Le Cafémusic de Mont-de-Marsan (40),

l’Ampli à Billère (64),

l’Atabal à Biarritz (64),

le Conservatoire des Landes

– la ville de Dax

– les CMR Landes

Latitude Productions

Innovoix

– Rockschool Landes

Pôle Sud, centre de formations musicales à St-Vincent-de-Tyrosse.

Pourvoyeuses de compétences et de savoir-faire dans l’élaboration de tels projets, relais précieux aux musiciens qui fréquentent leurs murs, ces structures sont intégrées depuis le début à la réflexion artistique et pédagogique de WATB.

Une « dreamteam » de musiciens (artistes et/ou professeurs de musique) issus du collectif assureront la création d’outils pédagogiques, l’encadrement des répétitions et seront en quelque sorte les « chefs de pupitre » le jour J.

RIM : Quelles sont les différentes phases prévues pour ce projet ? Quels en sont les objectifs ?

AJ : La première étape est de s’inscrire gratuitement, à partir de la fin du mois d’octobre, sur le site wearetheband.fr. Ceci étant fait, le musicien aura accès à différents outils pour commencer à travailler le répertoire en solo, avec la possibilité de solliciter LMA pour un accompagnement sur le lieu de formation le plus proche de chez lui, sur des formats individuels ou collectifs selon l’instrument. Une fois le nombre définitif de musiciens connu, nous organiserons plusieurs temps de répétition entre mars et le jour J, le 29 juin prochain.

 RIM : Le Guinness Book des records est-il sur le coup ?

AJ : C’est certain que réunir 1000 musiciens serait un sacré challenge ! Mais ce n’est absolument pas l’objectif. Quel que soit le nombre, c’est notre capacité à créer une dynamique de « groupe » qui sera primordiale, qu’on prenne plaisir à tous les étages du projet (de l’organisation à la scène) et qu’on propose une jolie carte postale musicale le 29 juin prochain. On a rien à gagner si ce n’est le bonheur immense de voir un groupe XXL enflammer les Landes.

QUESTIONS BONUS

RIM : Quel est le premier album de musique que tu as acheté ?

AJ : Mon premier achat compulsif de disque était un triptyque : « Showbiz » de Muse, « Play » de Moby et le premier album éponyme de SOAD.

RIM: Quel projet d’une autre structure te fait rêver?

Il y en a tellement… Sans vouloir fâcher personne, si je dois retenir un projet, cela serait le festival Musicalarue, pour le dynamisme qu’il apporte au territoire rural dans lequel il s’inscrit et l’esprit qui s’en dégage, incomparable.

RIM : Peux-tu nous citer ton souvenir le plus marquant dans le milieu musical ?

J’ai été auparavant président d’une association organisant un festival, à Clermont-Ferrand.

Mon plus beau souvenir a été un sold out avec Highlight Tribe, Brain Damage, Sergent Garcia en 2011, qui a permis à l’association de survivre.  Ma plus grosse émotion à ce jour. Puis il y eut ensuite de bien belles heures… IAM, Ezekiel, Chinese Man.

RIM : Quel est ton dernier coup de cœur musical ?

J’ai adoré et beaucoup écouté le dernier projet des nantais de Cabadzi : « Cabadzi x Blier » que nous avions programmés l’année dernière à Pôle Sud. Des prods electro percutantes, des textes inspirés des répliques cultes des « Valseuses » ou de « Buffet froid », un très beau live magnifié par les projections des dessins de l’illustrateur brésilien Adam Carvalho. A découvrir absolument !

RIM : Un son à nous faire écouter ?

INIGO MONTOYA : https://www.youtube.com/watch?v=j3FLwpy4TxE

// Interview réalisée par Ugo Cazalets du RIM //