Articulation des dispositifs

La compréhension, l’articulation, voire la convergence progressive, des politiques publiques en direction des musiques actuelles est un des chantiers majeurs pour les parties prenantes de l’écosystème. En effet, le constat, mainte fois renouvelé, du morcellement des politiques publiques reste un des principaux freins à la mise œuvre de solutions efficientes et durables. Si nous pouvons aisément faire le constat que les différents enjeux du secteur sont liés les uns aux autres (économie, emploi, artistique, mobilité, numérique, formation, insertion, territoires, etc.), il reste souvent difficile d’associer plusieurs partenaires publics voire, en leur sein même, plusieurs politiques publiques dans la résolution de ces enjeux.

 

Veille et ressource

Mobiliser l’ensemble des salariés du RIM dans la recherche et la capitalisation des informations sur leurs domaines d’expertise respectifs (financements publics et privés, temporalités et singularités des différents partenaires entre autres).

Cafés-Culture

Pour le RIM, l’enjeu des Cafés-culture s’exprime à deux niveaux : la Plateforme Nationales des Cafés culture et le Groupement d’Intérêt Public (GIP) qui porte le « Fonds d’aide à l’emploi artistique dans les Cafés-culture ». La Plateforme Nationale Cafés-Culture réunit depuis 2008 le Ministère de la Culture, des syndicats professionnels, des collectivités et des organisations professionnelles, dont le RIM. Elle a produit un dispositif global afin d’appréhender au mieux l’ensemble des enjeux liés à la diversité artistique et culturelle de nos territoires. Le GIP Cafés-culture, dont le RIM est fondateur en 2015, est une des réalisations particulièrement innovante, de la Plateforme Nationale. Alimenté par les collectivités territoriales qui souhaitent aider l’emploi artistique dans les cafés, bars et restaurants sur leur territoire, ce fonds novateur permet d’accompagner ces lieux dans leurs fonctions d’employeurs et de pérenniser les métiers d’artistes du spectacle vivant. Mais bien au-delà d’une aide à l’emploi et de ses évidentes vertus sociales et culturelles, il constitue un soutien efficace pour tous ces lieux de vie et de proximité qui façonnent le cœur de notre société, que ce soit en milieu urbain ou rural. Le GIP Cafés-culture incarne un engagement renouvelé et une volonté partagée pour soutenir une des scènes majeures de l’expression culturelle française.

Scènes de musiques actuelles

Né au milieu des années 90, le label d’État « Scène de musiques actuelles » a été institué en 2010 puis en 2017 lors de deux évolutions importantes de son cahier des charges. En Nouvelle-Aquitaine, une vingtaine de structures sont concernées, sur des formes d’organisation et des étapes de structuration diversifiées. L’enjeu est fort, pour ces acteurs comme pour les territoires concernés.
Le RIM a pour objectif d’accompagner l’ensemble des parties prenantes des SMAC (dont État, Région, Départements, Agglomérations, Villes, acteurs, partenaires associés) sur plusieurs niveaux d’intervention :

  • analyse globale du maillage et de la situation des SMAC en Nouvelle-Aquitaine (répartition territoriale, coopérations entre les SMAC, modèles
  • économiques, partenariats et développement local, contribution à l’enjeu des Droits culturels et autres)
  • accompagnement et ingénierie sur les modèles et documents de conventionnement (trame commune, documents type notamment)
  • participation à l’élaboration de la démarche d’évaluation

Développement artistique

L’enjeu du Développement artistique est aussi central pour les musiques actuelle qu’il est mal compris, voire malmené. Chacun revendique l’efficacité de sa solution d’accompagnement ou le succès d’un parcours artistique, tandis que les partenaires publics oscillent entre plusieurs injonctions contradictoires allant du succès médiatique à la défense des Droits culturels et de la liberté de la création. Il s’agit donc sortir de cette vision segmentée du développement artistique qu’a engendré l’histoire des musiques actuelles depuis 50 ans, tant du côté de ses acteurs que des politiques publiques. En Nouvelle-Aquitaine, la vision systémique s’est imposée comme un élément fondateur du RIM, une de ses raison d’être principales. L’objectif est ici de faire la convergence entre les travaux menés au niveau national, et en région depuis 2015, sur les développeurs d’artistes avec l’ensemble des autres champs d’activités de l’écosystème musical :

  • identifier et légitimer l’ensemble des parties-prenantes impliquées (Développeurs d’artistes, labels indépendants, dispositifs d’accompagnement à la professionnalisation, médias, etc.)
  • comprendre et renforcer les interactions des différentes composantes des musiques actuelles dans la perspective du Développement artistique
  • œuvrer, dans le cadre du Contrat de Filière, à la création et à l’évaluation d’un dispositif dédié
  • améliorer les conditions de la coopération entre les acteurs du développement artistique pour améliorer et sécuriser l’environnement professionnel des artistes

Transition énergétique

pilotage d’une action collective sur la transition énergétique concernant les projets de rénovation des lieux de musiques actuelles et des sites pérennes de festivals. Au delà des projets de rénovation, une réflexion sera portée sur la formation des équipes à la diminution de consommation énergétique dans ses pratiques quotidiennes. Un partenariat avec l’Institut Négawatts est en cours de construction. La mobilisation du Contrat de Plan État-Région et des Programmes opérationnels européens est prévue depuis plusieurs années pour permettre le financement des investissements nécessaires.

Recherche de nouveaux partenaires

En étroite concertation avec les signataires du Contrat de filière, il s’agit d’étudier l’opportunité de créer de nouveaux dispositifs pouvant contribuer directement à la réalisation de l’objet du Contrat de Filière par le biais de conventions bilatérales ou multilatérales avec des partenaires associés, publics ou privés.

 

PARTENAIRES

Le conseil régional est l'assemblée délibérante qui gère les affaires de la Région. Il exerce des compétences notamment dans le domaine de l'action économique. Depuis 1986, ses membres sont élus au suffrage universel direct pour six ans.
La Drac (Direction Régionale des Affaires Culturelles) Nouvelle-Aquitaine est organisée sur trois sites (Bordeaux, Limoges et Poitiers) et en trois pôles : Patrimoines et architecture Création et industries culturelles Démocratisation et action territoriale Dans un souci de proximité avec les collectivités, les acteurs culturels et les usagers, l'ensemble des compétences de la Drac est exercé sur ses trois sites d'implantation : Bordeaux, Limoges et Poitiers. Le siège de la Drac Nouvelle-Aquitaine est à Bordeaux.
Le CNV tire son origine du Fonds de Soutien Chanson, Variétés, Jazz, association fondée en 1986 par des producteurs de spectacles avec le plein appui du ministère de la Culture, pour favoriser l’essor de l’économie du spectacle vivant musical. A coté des autres formes du spectacle vivant (théatre, musique classique, danse, opéra…), régulièrement soutenues depuis la création du ministère de la Culture, le secteur des musiques actuelles et des variétés a donc fait l’objet d’une reconnaissance plus récente par les pouvoirs publics.
Le Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles (Irma) est une association loi 1901 (J.O du 16 avril 1986) conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication et soutenue par les organismes de la filière musicale. Son action s’appuie notamment sur l’entretien d’une base de données relationnelle, une activité de formation, un lieu d’accueil parisien, de nombreuses ressources d’outillage et des capacités d’expertise et d’observation, permettant une intervention auprès des pouvoirs publics.
Les principales missions de Pôle Emploi Spectacle consistent à : - accompagner les professionnels du spectacle, confirmés ou en devenir, dans leur recherche d’emploi ; - mobiliser les moyens adaptés pour faciliter leur accès à l’emploi (formation, aides à la mobilité, rencontres professionnelles, job meetings …) ; - assurer le versement d’une allocation pour ceux ayant des droits à l’assurance chômage. Selon le passé professionnel et les contrats de travail générant une ouverture de droits, les allocations chômage relèvent du régime général ou sont régies par les annexes VIII pour les techniciens et l’annexe X pour les artistes du spectacle ; - conseiller les entreprises dans tous leurs recrutements : du diagnostic des besoins à l’intégration dans l’entreprise ; - recouvrer les contributions des entreprises et des salariés. Les employeurs du spectacle versent leurs cotisations auprès de Pôle emploi services - Centre de recouvrement cinéma spectacle et les employeurs occasionnels, auprès du GUSO.
L’Association CO incarne une vision de l’emploi culturel et créatif, innovante et responsable. Les professionnel·les du secteur (employeurs, porteur·se·s de projets, salarié·e·s, …) partagent la nécessité de développer des conditions d’emploi et d’avenir professionnel durables en accord avec les valeurs d’une économie sociale et solidaire. CO concourt au développement d’outils adaptés, qualitatifs et territorialisés de gestion humaine qui permettent le développement durable des organisations culturelles et créatives.
Le LABA aide à identifier, lever et gérer les fonds européens, pour tous projets dans les domaines des Industries créatives, du sport et du tourisme. Le LABA est un pôle de compétences, fondé en 2013 par des spécialistes des financements européens et industries culturelles et créatives et de l'aménagement du territoire. Il intervient auprès des organisations qui mènent des missions d'intérêt général ou des projets d'utilité sociale (collectivités, fédérations, entreprises, entreprises sociales...)
Le Conseil Économique, Social et Environnemental Régional, seconde assemblée de la Région, assume un rôle consultatif auprès du Conseil régional. Il examine le budget à toutes ses étapes et les différents documents de planification en amont de leur adoption et répond aux demandes d’avis et d’études du Président du Conseil régional (saisine). Conformément à la loi NOTRe, il a vu se renforcer depuis 2016 sa capacité à contribuer à des évaluations et à un suivi des politiques publiques régionales. Riche de la grande diversité de ses membres et des structures de la société civile organisée qui y sont représentées, le CESER bénéficie d’une liberté d’expression, tant dans le choix des thèmes qu’il souhaite traiter (auto-saisine), que dans sa communication ou son appréciation des sujets qui lui sont soumis. Il publie et diffuse des avis, contributions et rapports destinés à éclairer la décision des acteurs publics et socio-professionnels.